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Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3

et fut licencié à Saurnur. Ancien membre de la Société industrielle d’Elbeuf, il a collaboré à la création du Musée de cette Société, et a été

nommé délégué-rapporteur à l’Exposition uni¬

verselle de 1878. Entré dans le journalisme en 1880, il a collaboré à différents journaux et revues, et publie, depuis plusieurs années, dans la Patrie , sous le signature : Marie-Paul , des gazettes de Paris très remarquées.

Lemaire (Jules), poète français, membre et lauréat de nombreuses académies poétiques de France, né, à Corbeil, en 1825, en dehors de nombreuses poésies éparses dans différents recueils et journaux, a publié: « Le gros péché de l’abbé Millet », roman, Paris, 1888 ; « Les veillées de Corbeil », id., id.

Lemaître (Jules), écrivain et critique français, né, le 27 avril 1853, au village de Vennecy, sur la lisière de la forêt d’Orléans. Dès l’âge de cinq mois, il fut transporté à Tavers, près de Beaugency, et il y passa toute son enfance. Il fit ses premières études au petit Séminaire d’Orléans, et il n’en a point consorvé un bon souvenir. Il devait être alors, comme M. Anatole France, « un enfant précoce, nerveux, chétif, caressant, déjà surpris de vivre et de regarder vivre ». Il fut peu compris et peu aimé de ses professeurs. Des singularités, des curiosités au-dessus de son âge, qui eussent intéressé et attaché à lui des maîtres plus intelligents, choquèrent au contraire l’esprit étroit des ecclésiastiques d’Orléans. Il alla terminer ses classes à Paris, au petit Séminaire de la rue Notre-Dame-des-Champs, passa son baccalauréat en juillet 1871, et fut reçu à l’Ecole Normale en 1872 ; agrégé des classes supérieures, il fut nommé professeur de rhétorique au Havre, où il demeura cinq ans. En avril 1880, il fut nommé maître de conférences à

l’Ecole Supérieure des lettres d’Alger; puis, en 1882, chargé du cours de littérature française à la Faculté de Besançon. Docteur ès-lettres en 1883, il fut nommé professeur à la Faculté de Grenoble. Mais depuis longtemps, il songeait à quitter l’Université. En 1884, il demanda un congé et vint à Paris. Rédacteur à la Revue Bleue , il est en même temps critique dramatique au Journal des Débats. M. J. L. a publié: « Les Médaillons », poésies, Lemerre; « Petites orientales », poésies, id. ; « Sérénus, histoire d’un martyr », id. ; « Le Théâtre de Dancourt », chez Hachette ; « Les Contemporains », 3 vol., Lecène et Oudin; « Impressions de Théâtre », 2me série, id.; il a écrit lui-même pour la scène avec succès.

Lemas (Théodore), publiciste et administrateur français, né, à Miramont (Lot-et-Garonne), le 5 septembre 1858. Il a été attaché à la présidence du Conseil des ministres, il est actuellement conseiller de préfecture du Cher. Membre de la Société des gens de lettres, M. T. L.

tement pendant l’invasion », Paris, Fischbacher, 1884 ; « Études sur le Cher pendant la Révolution », 1887.

Lemcke (Charles), estéthicien allemand, professeur d’histoire de l’art au Polytechnique de Stuttgard, né en 1831, a publié: « Lieder und Gedichte », Hambourg, sous le pseudonyme de Carlo Manno ; « Populâre Æsthetik », Leipzig, 1865, 6me éd., 1887 (traduit en suédois et en polonais) ; « Geschichte der deutschen Dichtung neuerer Zeit », 1 vol., id., 1871 ; « Beowulf », roman, trois vol., Berlin, 1881 ; « Ein süsser Knabe », id., 1884, trois vol., traduction anglaise; il a collaboré aux biographies des peintres hollandais de Dohme.

Lemer (Jean-Baptiste- Julien-Raymond), publiciste et littérateur français, né, à Rochefort (Charente-Inférieure), le 7 juin 1815. Il a fait une partie de ses études au Collège Charlemagne et sous la direction de M. Adolphe Blanqui aîné, de l’Institut. Il a débuté, en 1840, dans les journaux littéraires et satiriques de cette époque : Sylphide , Silhouette , Coulisses , Corsaire , Entr’acte, etc.; en 1848, il a été secrétaire' de la rédaction du Courrier f rançais ; fondateur du journal L'Égalité ; en 1850, il a été rédacteur en chef de la revue: Le Progrès , collaborateur de La Presse et correspondant du National de l'Ouest; en 1854, 1855 et 1856, il a fondé et rédigé le Bulletin financier , industriel et bibliographique de la Revue des Deux Mondes ; de 1852 à 1870, il a fait beaucoup de travaux de librairie; de 1871 à 1876, il a été correspondant du Golos , de la Bourse , de la Gazette de V Académie à Pétersbourg ; enfin il a été un des collaborateurs de la Nouvelle Revue. Jean Lox est un des pseudonymes de Julien Lemer. Il a beaucoup usé de ce pseudonyme, ainsi que de celui de J.-B. Raymont pendant la lutte contre le second Empire. Il a signé alternativement de ces trois noms la plupart des biographies publiées en 1870 dans le Plutarque populaire contemporain , où il eut pour collaborateurs Jules Claretie, Henry Maret, Gabriel Guillemot, Vapereau, etc. Comme nuance, il a signé de son nom un placard pamphlet contre le plébiscite intitulé: « Non », et du nom de Jean Lux, un autre placard intitulé: « Zut au plébiscite ». Outre une grande quantité d’articles dans divers journaux: La Semaine , la Gazette de l’industrie, YEpoque de 1866, le Moniteur de l’Exposition (1855), dans son journal La République (1870), dans son Almanach de la République qu’il publie depuis 1877, il a signé du pseudonyme de Jean Lux un volume en 1871 : « Le Crime du 18 mars » ; « Sarah, la mangeuse de cœurs » ; « L’homme qui tue la femme », romans. Enfin, M. J. L. a donné un volume inti tulé : « Balzac, sa vie, son œuvre ».

Lemercierde Neuville (Louis), littérateur fran-

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çais, né, à Laval (Mayenne), le 2 juillet 1830. On lui doit une série d’otrvrages curieux et intéressants : « I Pupazzi », 1866; « Paris-Pantin », 1868; « Le théâtre des Pupazzi », 1875; « Les Pupazzi de l’enfance », 1881; « Le nouveau théâtre des Pupazzi », 1882; « Les Comédies de Château » ; « Les Contes Abracadabrants » ; « Les Contes de Saint-Nicholas » ; « Les Coulisses de l’amour »; « Six Comédies pour jeunes filles »; « Les Enfants au Salon »; « Les Femmes de Mürger », avec Léon Beauvallet; « Arrivé par les femmes », roman; « Les Courtisanes célèbres » ; « Les Tourniquets », revues; « La Poire du XIXe siècle », id.; « Les Trente-six mètres de Becdanlo », album de dessins; « Le Guide des Fumeurs », avec Victor Cochinat; « Recette pour marier les filles », vaudeville. Il a fondé les journaux: La Muselière , les Nouvelles de Paris , le Parisien; il a écrit dans le Figaro , le Nain Jaune, le Gaulois , la Patrie , Le Livre, Le Diogène, La Causerie, Le Boulevard, etc.

Lemke (Elisabeth), femme de lettres, feuilletoniste et conférencière à Berlin, né, le 5 juin 1849, à Rombitten, près de Saalfeld dans la Frusse Orientale, a débuté par des poésies éparses; suivirent: « Die Waldkônigin », cantate, mise en musique par Franz Fôtzc; « Lôse Korner », aphorismes en vers; « Volkstiimliches in Ostpreussen ».

Lemling’ (Joseph), chimiste et photographe allemand, né, le 17 janvier 1825, à Marmagen, dans les provinces Rhénanes, où il demeure. Il a publié : « Der praktische Photograph », 1860 ; « Der Forscher auf dem Gesammtgebiete der praktischen Photographie », 1869 ; « Die photogr. Fortschritte der neuesten Zeit », 1870; « Der Freund des Photographen », 1875; « Die Photographie im Dienste der Industrie », 1885- 86 ; « Der Photo- Chemiker und die Hausindustrie », 1887.

Lemme (Louis), théologien allemand, professeur de théologie systématique à l’Université de Bonn depuis 1884, ancien professeur à Breslau, né, le 8 août 1847, à Salzwedel dans l’Altmark. On lui doit: « Das Verhâltnis der Dogmatik zur Kritik und Auslegung der heiligen Schrift nach Schloiermacher », Goettingue, 1874; « Die drei grossen Reformationschriften Luthers vom Jalire 1520 », Gotha, 1875, 2e éd., 1884; « Das Evangelium in Bôhmen », 1877; « Die religionsgeschichtliche Bedeutung des Dekalogs », Breslau, 1880 ; « Die Nâchstenliebe », id., 1881 ; « Das echte Ermahnungschreiben des Apostels Paulus an Timotheus », id., 1882; « Die Sünde wider den heiligen Geist », id., 1883 ; « Ueber die Pflege der Einbildungskraft », id., 1884 ; « Die Macht des Gebets mit besonderer Beziehung auf Krankenheilung », Barmen, 1887; « Der Erfolg der Predigt », Leipzig, 1888.

Lemmermayer (Frédéric), romancier et feuil-

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letoniste autrichien, né, à Vienne, le 6 mars 1857, fils de peintre, est l’auteur d’un roman du moyen-âge, intitulé : « Der Alchymist », lequel publié en 1883, a été réédité. Avec M. F. Bamberg à Gênés, il a préparé l’édition de la correspondance de Frédéric Hebbel.

Leraonnier (Camille), illustre écrivain belge, né, à Ixelles, près de Bruxelles, le 24 mars 1835. Voici, par ordre chronologique, la liste de ses publications en librairie : « Salon de Bruxelles », Bruxelles, 1863 ; « Salon de Bruxelles », id., 1866 ; « Nos Flamands », id., 1869 ; « Croquis d’automne », id., id. ; « Salon de Paris », Paris, 1870; « Paris-Berlin », Bruxelles, 1871 (pastiche anonyme de la prose de Victor Hugo) ; « Sédan », id., id., 2e éd., 1875; « Contes flamands et wallons », id., 1873, 2e éd., Paris, 1874 : « Histoires de gras et de maigre », Paris, 1874; « Derrière le rideau », id., 1875; « Gustave Courbet et son oeuvre », id., 1878; « Mes médailles », id., id. ; « Un coin de village », id., 1879; « En Brabant », Verviers, id., 2e éd., 1884; « Les bons amis », id., 1880, 2e éd., 1884: « Trois contes », id., id.; « Bébés et joujoux », Paris, id. ; « Les Charniers », id., 1881 ; « Le mort », Bruxelles, 1881, 2e éd., Paris, 1887 : « Un mâle », Bruxelles, 1881 (il a été tiré de ce roman un drame joué avec quelque succès à Bruxelles en 1888) ; « Les petits contes », id., 1882 (réimprimés chacun à part et avec des modifications de style, id., 1888); « Thérèse Monique », Paris, 1882; «Ni chair, ni poisson », Bruxelles, 1884 ; « Histoire de huit bêtes et d’une poupée », Paris, 1885 (couronné en manuscrit par l’Académie Royale de Belgique en 1881) ; « L’hystérique », id., id.; « Les concubins », id., id. ; « Happe-chair », Bruxelles, 1886; « La Belgique », Paris, 1887 (ouvrage qui a obtenu, pour la période 1883- 87, le grand prix quinquennal de littérature française institué par le gouvernement belge) ; « La comédie des jouets », id., id. ; « Noëls flamands », id., id. ; « Histoire des beaux-arts en Belgique, de 1830 à 1887 », Bruxelles, 1887; « En Allemagne, sensations d’un passant », Paris, 1888 ; « Les peintres de la vie », id., id. ; « Madame Lupar », id., id. ; « Ceux de la glèbe », id., 1883. M. L. a apporté son concours à la publication de quelques grands ouvrages collectifs: son « Histoire des beaux-arts » a formé d’abord, en 1881, l’un des volumes de « Cinquante ans de liberté » ; il a donné à « La Belgique illustrée » le chapitre « Mons et le Borinage » ; il a été l’un des directeurs de l’« Anthologie des écrivains belges », éditée sous le patronage du gouvernement, mais dont il n’a paru qu’un volume, accueilli par des critiques très méritées. Parmi les revues et les journaux belges et français auxquels il a collaboré, il faut citer d’abord U Art universel et L' Actualité, fondés par lui respectivement en 1874 et en

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1876 et qui cessèrent de paraître en 1877, puis la Revue de Belgique , L’Artiste , L'Europe, la Gazette des Beaux-Arts , Le Bien public , Le Magasin Pittoresque , Le Tour du Monde , Le Musée des Deux- Mondes, le Bulletin de la Société des gens de lettres, Le Livre, Le Figaro, Le Voltaire, La Vie Moderne, etc. Actuellement, M. L. réside à Paris et fait partie de la rédaction du Gil-Blas. On se rappelle le retentissant procès qui lui fut intenté en 1889 lorsque, de la Belgique, où il habitait encore, il eut envoyé à ce journal une nouvelle, extrêmement colorée d’ailleurs, intitulée: « L’enfant du Crapaud ». En dépit des efforts de son ami (l’éminent jurisconsulte et maître écrivain belge Edmond Picard qui vint plaider pour lui à Paris), ce procès se termina par une condamnation pour outrage aux mœurs. La place nous manque pour apprécier ici d’une façon complète le talent de M. L. D’excellents juges lui ont reproché avec raison des recherches de forme parfois fatigantes et surtout l’abus du néologisme. Mais abstraction faite de ces critiques, on peut se rallier, semble-t-il, à cette appréciation du correspondant belge de la Rivista Contemporanea de Elorence (liv. du 1er mai 1888) : « M. Camille Lemonnier est, sans contredit, à l’heure actuelle, l’écrivain le plus remarquable de notre pays, et je ne connais guère que M. Edmond Picard qui puisse, comme dans le groupe de Goethe et Schiller à Weimar, lui disputer la palme. Doué d’un tempérament essentiellement artiste, d’une faculté d’observation étonnante, d’un style magnifique et souple, il a abordé les genres les plus divers en marquant chacun d’eux de son empreinte puissante. Tour-à-tour nous l’avons vu, depuis un quart de siècle, critique sagace dans ses Salons, dans son étude sur Courbet, dans son Histoire des Beaux-Arts en Belgique; conteur charmant dans ses Contes flamands et wallons, dans ses Petits contes écrits pour les enfants ; romancier vigoureux et psychologue profond dans ses beaux livres : Le mort , Un mâle , L'hystérique. Mais son œuvre capitale est bien cette Belgique que le jury chargé de décerner le prix quinquennal de littérature française a couronnée ».

Lemonnier (Charles), philosophe et publiciste français, directeur des Etats-Unis d'Europe, organe de la Ligue internationale de la Paix et de la Liberté, est né, à Beauvais (Oise), le 27 \ novembre 1806. Elève du Collège de Beauvais, il termina ses études aux Lycées Charlemagne et Louis-le-Grand. Il fut lauréat du concours général, où il obtint le prix de discours fran-

fçais. Il fut ensuite professeur de philosophie à l’École de Sorèze, puis membre actif de l’École Saint-Simonienne. Docteur en droit, il fut inscrit au barreau de Bordeaux. En 1867, il fut à Genève l’un des fondateurs de la Ligue international e de la Paix et de la Liberté, dont il est

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1 aujourd’hui le président. Il a publié en 1848, en deux volumes, un « Commentaire sur les polices d’assurance maritime ». En 1858, il a donné une édition en trois volumes des « Œuvres choisies de Saint-Simon », Librairie Socialiste. En 1872, il a publié dans la Bibliothèque Démocratique un volume in-32°, intitulé : « Les États-Unis d’Europe ». En 1881, il a fait paraître une nouvelle édition de la première traduction faite en français de l’« Essai philosophique de Kant sur la paix perpétuelle ». De 1858 à 1857, en collaboration avec M. Charles Fauvety, il a publié la Revue religieuse et philosophique. Depuis 1871, il est le directeur et le rédacteur en chef du journal: Les Etats- Unis d'Europe, organe de la Ligue internationale de la paix et de la liberté. U y a plus de trente ans qu’il écrit dans le Phare de la Loire. A diverses époques, il a publié un grand nombre de brochures, notamment en 1878, une « Forme de traité d’arbitrage entre peuples » ; « De l’arbitrage international et de sa procédure » ; « Bases d’une organisation fédérale de l’Europe », 1869.

Lemoyne (André), poète paysagiste français des plus exquis, né, le 22 novembre 1822, à Saint- Jean-d’Angély (Charente-Inférieure). Reçu avocat à Paris en 1847, il dut, l’année suivante, à la suite d’un revers de fortune, quitter le barreau, et poiir vivre, il entra comme compositeur d’imprimerie dans la maison Didot. M. A. L., à qui l’Académie française a donné quatre fois ses couronnes, a été nommé en 1876 archiviste de l’École nationale des Arts décoratifs. Ses premiers vers parurent à la Revue de Paris (1856-57). Depuis lors, ses œuvres diverses ont été tour-à-tour publiées à la Revue Française, à la Revue Nouvelle, à la Vie Littéraire, à la Nouvelle Revue de madame Adam, à la Revue des Deux-Mondes. Elles forment actuellement, chez A. Lemerre, trois volumes. Deux volumes de poésies renferment : 1° (de 1855 à 1870) « Les Charmeuses » ; « Les Roses d’Antan » — 2° (de 1871 à 1883) « Les Légendes des Bois » et « Chansons marines » ; « Les Paysages de mer » et « Fleurs des Près » ; « Les Soirs d’Hiver et de Printemps ». Un volume de Nouvelles en prose comprend une « Idylle Normande »; « Alise d’Évran »; « Les Pensées d’un Paysagiste » et « Le Moulin des Près ».

Lemstrom (Charles -Selim), physicien finlandais, professeur à Helsingfors, né en 1838; en dehors de ce qu’il a publié dans les recueils scientifiques et dans les revues de la Finlande, il a publié: « Om Volta-induktions-strômmars intensitets-fôrlopp », 1869; « Om Orsakerma till jordens magnetism », 1877.

Leuartowicz (Théophile), illustre poète polonais, résidant à Florence, est né le 27 fé-

1 vrior 1824. Ancien employé au Ministère de

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la Justice, il émigra en 1848; il s’établit d’abord à Paris, où il épousa une parente de Miçkiewicz, Mlle Sophie Szymanowski, femme peintre distinguée, qui lui donna le goût des beaux-arts et l’encouragea à s’essayer lui-même dans la sculpture. Mais il doit sa grande renommée à ses premiers recueils lyriques, où ses chants patriotiques ont surtout fait vibrer les sentiments du peuple polonais, qui a appris par cœur, plusieurs de ses poésies. Le peuple en a senti la chaleur, les lettrés et les artistes en ont goûté la grâce exquise. Ayant passé de Paris à Rome, de Rome à Florence, l’Italie l’a charmé et retenu. Son enthousiasme pour l’Italie perce dans un grand nombre de ses poésies, dont plusieurs ont été traduites en italien par M. Ettore Mascucci et forment un beau volume publié à Florence chez Barbèra. Ses premiers Chants qui ont paru sous le titre: « Lirenka », avaient établi sa réputation et lui avaient donné rang parmi les premiers poètes de la Pologne contemporaine. Depuis, il a beaucoup écrit, et son œuvre en prose et en vers est contenue en plusieurs volumes. Parmi ses poésies, on cite surtout: « L’Extase »; « La Béate »; « Le Paysage polonais en petits tableaux »; « La bataille de Raclawicz » ; « Le Gladiateur » ; le poème « Vanda ». En 1878, on a commencé l’édition de ses œuvres choisies. Citons encore les poèmes: « Jean Sobieski »; « Kosciuszko »; « Dasia » ; sa « Comédie infernale » ; ses « Lettres sur IMickiewicz »; une foule de discours littéraires, d’essais, d’articles, de poésies éparses. Ses compatriotes qui arrivent en Italie visitent leur poète qu’ils vénèrent, et auquel ils ont fait une pension, pour le mettre à l’abri des soucis matériels.

Lenel (Othon), jurisconsulte allemand, professeur de droit romain à l’Université de Strasbourg depuis 1885, né, à Mannheim, le 13 décembre 1849, a fait ses études aux Universités de Heidelberg, Leipzig et Berlin; il a été d’abord professeur libre à Leipzig, puis professeur à Kiel et à Marbourg; on lui doit: « Ueber Ursprunge und Wirkung der Exceptionen », 1876; « Beitrâge zur Kunde des praetorischen Edicts », 1878; « Das Edictum perpetuum », 1888; « Palingenesia juris civilis », 1887; différents essais dans les revues de jurisprudence.

Lenient (Charles-Felix), professeur et littérateur français, né, à Provins, le 4 novembre 1826, fit de brillantes études au collège de sa ville natale et à Paris. Nommé professeur de seconde au Lycée de Montpellier, il fut deux ans après rappelé à Paris comme suppléant de la classe de troisième au Lycée Napoléon, où il devint, en 1854, professeur adjoint de rhétorique. Reçu docteur ès-lettres l’année suivante, il fut nommé professeur titulaire au même lycée. En 1863, M. L. a pris une part brillante aux conférences de la Sorbonne. Il a été nommé

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maître de conférences à l’École normale en 1865 et professeur de poésie française à la Faculté des lettres de Paris. On doit à M. C. L. : « Étude sur Bayle » ; et « De Ciceroniano bello », thèse de doctorat, 1885; « La Satire en France au moyen-âge », 1859, ouvrage couronné par l’Académie Française (1860) ; « La Satire en France, ou la littérature militante au XVIe siècle », 1868; « La Comédie en France au XVIIIe siècle », 1888.

Lenstroem (Charles-Jules), écrivain suédois, né, le 7 mai 1811, à Gefle, a fait ses études théologiques à l’Université d’Upsala; ancien professeur à Gefle, il débuta comme écrivain dans le journal Eos d’Upsala, en 1839-40; ses articles sur les défauts de l’enseignement universitaire suédois furent surtout remarqués. Ses ouvrages sont nombreux. Citons: « Lârobok i allmânna och svenska kyrkohistorien »; « Lârobok i dogmhistorien » ; « Sôderhafvets apostel Joh Williams och Christendomens utbredande pâ sôderhafsôarne », 1847 ; « Ostindiens apostlar 1848 »; « En liten biblisk historia », 1855, 4me éd., 1874; « Forslag till cateches », 1854, 3me éd., 1870; « Evangeliernas bok, eller de fiyra evangelistiernas berâttelser efter tiden ordinade till en enda », 1857 ; « Biblisk theologi eller bibelns tros-och sedelàra i System », 1859-62; « Populâr framstàllning af Hegels lara om staten och verldshistorien », 1836; « Forsôk till lârobok i âsthetiken », 1836; « Thorildsâsthetiska âsigter till elt helt sammanstâlda », 1837; « Lars Fornelius, Sveriges fôrste âsthetiker », 1838; « Bidrag till den svenska âsthetikens historia », 1840; « Handbok i romerska litteraturens historia », 1838; « Stjernhjelm, elt litterârt skaldeportrâlt » ; « Svenska poesiens historia », 1839-40; « Handbok i poésiens historia », 1840-41 ; « Sveriger literatur- och Konsthistoria », 1841 ; « Om Finlands folkpoesi », 1843; « Om Wikingatâgens inflylande pâ medeltidens poesi », 1841; « Brage », 1874; « Svensk litteratur historia i sammandrag », 1857; « Konstheoriernas historia », 1839; « Handbok i de skôna Konsternas historia », 1848; « Ordbok ôfver helsingdialecten », 1841 ; « Sigurd och Brynhilde », 1836; « Lyriska fôrstlingar », 1837; « Gullbrôllopet », idylle; « Fahlujuvelen », 1838; « Nero », tragédie; « Pastoral, taflor ur prestlifvet i Sverige », 1854; « Cromwell, historisk dikt », 1860; « Gustaf II Adolf, historiska sânger »; « Den helige Augustinus, historisk dikt » ; « Di fyra stânden, taflor ur Svenskt sedelif », 1865; « Svensk antologi », 1840-41; « Psalmbok for enskild andakt », 1853.

Lentner (Ferdinand), jurisconsulte autrichien, professeur libre de droit pénal à l’Université de Vienne, né en 1841, a publié, ent'r’autres : « Das Ehrendelict der Verlâumdung nach ôsterreichischem Strafrechte », Vienne, 1870; « Das Complott », id., id. ; « Die Grundlagen des

Presstrafrechtesj », id., 1878 ; « Das Recht in Kriege , Compendium des Volkerrechtes im Kriegsfalle », id. , 1880; « Der Kampf um Baum », id., 1882 ; « Grundriss des Staatsrechtes der ôst. ung. Monarchie », Vienne, 1885; « Grundriss des Volkerrechtes der Gegenwart », id., 2rae éd., 1885 ; « Das Recht der Photografie », id-, 1886 ; « Das internationale Colonialrecht », id., id. ; « OEsterr. ungar. Verfassungslehre, Lehrbuck für d. k. k. Cadettenschulen », id., 1887.

Lenz (Maximilien), historien allemand, professeur d’histoire à l’Université de Marbourg, né en 1850. On lui doit : « Kônig Sigismund und Heinrick V von England », Berlin, 1874 ; « Drei Tractate aus dem Schriftencyclus des Constanzer Concils », Marbourg, 1876 ; « Die Sclilacht bei Mühlberg », Gotha, 1879; « Briefwechsel Landgraf Philipps d. Grossmiithigen von Hessen mit Bucer », deux parties, Leipzig, 1880-87; « Martin Luther », Berlin, 1888, deux éd. ; « Der Rechensckaftsberickt Philipp des Grossmiithigen über den Donaufeldzug 1546 und seine Quellen », Marbourg, 1886.

Lenz (Michel), poète allemand, né, le 21 mai 1820, à Luxembourg, conseiller de la Chambre des Comptes du Grand-Duché de Saxe-Weimar. On lui doit: « Der Feierwon », 1850, de-

Ivenu le chant national du Luxembourg ; « Spass an Jerscht », 1873 ; « Hierschtblumen », 1887.

Lenz (Oscar), illustre géographe et voyageur allemand, professeur de géographie à l’Université de Prague depuis 1885, né, le 13 avril 1848, à Leipzig, depuis 1870 membre de l’Institut géologique de Vienne; il a exploré le Gabon et l’Ogowé, dans la Côte Occidentale de l’Afrique, de 1874 à 1877 ; Tibouctou et le Soudan occidental par le Marve, de 1879 à 1881 ; l’Afrique centrale par le Congo, les lacs Tanganyika et Nyassa, et le Zambesi jusqu’à Zanzibar, de 1885 à 1887. Rédacteur du journal géographique: « Aus allen Welttheilen », de 1882 à 1887; de 1883 à 1885, il a été secrétaire général de la Société géographique de Vienne ; membre honoraire de plusieurs sociétés géographiques, décoré d’ordres et de médailles nombreuses, il a publié: « Skizzen aus Westafrika », Berlin, 1878 ; « Timbuktu, Reise durch Marokko, Sahara und Sudan », deux vol., Leipzig, 1884 (traduction française), Paris, 1885; plus d’une centaine d’essais différents dans les journaux, dans les revues et dans des recueils différents.

Lenz (Robert), savant et voyageur russe, professeur à l’Institut technologique de Saint- Pétersbourg, conseiller d’Etat, né, en 1833, à Saint-Pétersbourg, a fait ses études d’abord en Livonie et puis à l'Université de Saint-Pétersbourg; il a fait un voyage scientifique en Perse, dans l’Afganistan, au Béloutchistan, de 1857 à 1859, et deux voyages scientifiques en Fiulande, le premier pour des observations magné-

tiques, l’autre pour la mesure de la gravité ; on lui doit en russe ou en allemand, ou dans les deux langues : « Recherches sur une anomalie magnétique en Finlande », 1862 ; « Observations magnétiques en Finlande », 1865 ; « Observations magnétiques et astronomiques en Perse et à Hérat en 1868 » ; « Influence de la température sur la conductibilité thermique de quelques métaux », 1869; « Sur quelques propriétés du fer », id. ; « Recherches historiques sur le fleuve Amou-Daria », 1870 ; « Densité et salure de l’eau de mer », 1868; « Loi de Kirchhoff appliquée aux conducteurs de seconde classe », 1876; « Influence de la température sur le fil de cuivre », 1877; « Conductibilité des solutions en eau des sels », 1878 ; « De la figure de la terre », 1879 ; « Inverseur en mercure », 1878; « Dilatation de l’eau de mer », 1882 ; « Résistance du mercure épuré de différentes manières », 1883; « Voltamètre à mercure », 1876 ; « Résistance galvanique des solutions de quelques sels dans l’alcohol », 1883 ; « Résistances galvaniques des solutions de sels des halloïdes » ; « Influence exercée sur la résistance galvanique de mercure par la pression »,

1882 ; « Sur les périodes des aurores boréales »,

1883 ; « De l’influence de la température sur la résistance du mercure », 1884.

Léon XIII (Sa Sainteté), 259e Pontife Romain, successeur de Pie IX dans la Chaire de Saint-Pierre. Son nom, dans le monde, était Vincent- Joachim Pecci; il est le fils du comte Ludovic Pecci et de Mme la comtesse Anna Prosperi, né, à Carpineto, diocèse d’Anagni, le 2 mars 1810. Dans son enfance, on l’appelait Vincent; à l’école il adopta le nom de Joachim. Il fit ses humanités au Collège des Jésuites de Viterbe, où le savant père Léonard Giribaldi lui donna une instruction philologique très-solide. A l’âge de quatorze ans, ayant perdu sa mère, il fut envoyé à Rome chez un oncle, et il fréquenta le Collegio Romano, où les pères Ferdinando Minini et Giuseppe Bonvicini, enseignaient les belles-lettres et où le père J.-B. Pianciani, neveu de Léon XII, et le père André Carafa enseignaient les mathématiques. Il y fut distingué par un prix de physique et chimie, et par un accessit de mathématiques. Il fréquenta ensuite les cours de philosophie des pères Jean Perrone, François Manera, Michel Zecchinelli, Cornélius Van Everbroek et François-Xavier Patrizi, frère du Cardinal du même nom. En même temps qu’il poursuivait ses études philosophiques, il était répétiteur de philosophie au Collège Allemand. En 1830, pour une dissertation publique sur une thèse de philosophie, il remporta un premier prix ; à l’âge de 21 ans il fut reçu docteur; il écrivait en vers latins dès l’âge de 13 ans avec la plus grande aisance ; depuis, il est devenu un maître dans l’art d’écrire le latin en prose ainsi

qu’en vers. Ses poésies et ses allocutions latines sont très-appréciées par leur élégance et par leur clarté. Son premier recueil de vers a été publié à Udine depuis son élévation à la Chaire de Saint-Pierre. A l’Université il avait appris le Droit civil et le Droit canonique; il s’y était distingué et il fut reçu docteur en jurisprudence. Le Pape Grégoire XVI le nomma son prélat domestique et référendaire de la Signature en 1837. Nous le trouvons successivement protonotaire apostolique, délégué apostolique à Benevento, Perugia, Spoleto, où il se fit remarquer par de l’énergie et de la prudence, et où il parvint à étouffer le brigandage. Nonce du Pape en Belgique et archevêque, in 2)cirtibus infidelium , de Damiette (en 1843), il passa trois ans à Bruxelles; quatre mois avant la mort du Pape Grégoire XVI, il fut nommé Évêque de Pérouse, et il gouverna d’une manière admirable son diocèse jusqu’en 1878. Il avait été créé cardinal en 1853, et élevé aux fonctions de Cardinal Camerlengo en 1877. Nous n’avons point à juger ici la conduite politique du Pape Léon XIII. Nous remarquerons seulement, comme nuance de ses goûts et de sa haute culture, que dans le choix des nouveaux cardinaux, il a eu soin de s’entourer des prélats les plus vertueux et les plus instruits. Signalons parmi ses œuvres : « L’Église et la Civilisation, lettres pastorales adressées au Clergé et au peuple de Pérouse, pour le carême de 1877 et celui de 1878 », Paris, 1878; « Discours du Souverain Pontife Léon XIII aux fidèles de Rome et du monde catholique depuis* son élection au Vatican, recueillis et publiés pour la première fois par le R. P. don Paschal de Franciscis, traduction française authentique », Paris, Plon, 1884; « Lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Léon XIII adressée aux patriarches, primats, archevêques et évêques du monde catholique », 1881; « La Franc-maçonnerie, lettre encyclique de S. S. Léon XIII », 1884; « De la constitution chrétienne des États », 1885. En dehors de ces ouvrages, nous avons de lui une foule d’encycliques, lettres pastorales, etc., qui sont des documents précieux pour l’histoire contemporaine. Une pièce de vers de M. Cavallotti en langue grecque a été traduite par S. S. et M. Cavallotti a traduit en italien une pièce de vers latins de S. S.

Leoiiliard (Charles-Georges-Rodolphe), jurisconsulte allemand, professeur de droit romain et prussien et de procédure civile à l’Université de Marbourg, né, le 12 décembre 1851, à Breslau, a fait ses études dans sa ville natale, à Brieg, à Heidelberg, à Berlin, à Giessen, reçu docteur à Berlin en 1874, professeur libre à Berlin, extraordinaire à Goettingue, ordinaire à Halle, depuis 1885 à l’Université de Marbourg, qui l’a délégué en 1888 aux fêtes universitaires de Bologne. On lui doit : « De natura actionis

quæ præjudicialis vocatur », Berlin, 1874; « Versuch einer Entscheidung der Streitfrage über den Vorzug der successio graduum vor dem Accrescenzrechte nach rom. Rechte », 1874 ;

« Giebt es nach der Reichscivilprocessordnung noch Fictionen ? », 1879 ; « Der Irrthum bei nichtigen Vertragen », deux parties, 1882-83;

« Noch ein Wort über den jurist. Universitâts- Unterricht », Marbourg, 1877 ; « Rechtsfalle zum vergleichenden Studium des rom. Rechts und des preuss. Landrechts », Leipzig, 1887 ;

« Die Universitât Bologna im Mittelalter », id., 1888; des essais nombreux.

Leoni (Joseph), jurisconsulte italien, professeur libre de droit romain à l’Université de Padoue et avocat à la Cour de Cassation de Rome, né, à Vérone, le 21 janvier 1854, reçu docteur en philosophie en 1873, en jurisprudence en 1874; il acheva ses études juridiques à l’Université de Vienne, et il défendit avec les avocats Crispi et Giuriati, par un brillant plaidoyer, une cause célèbre, celle du directeur de la Banque Vénitienne devant les Assises de Padoue. On lui doit: « L’azione Pauliana nel diritto romano », 2me éd., Padoue, 1877 ; « La teoria dei diritti divisibili ed indivisibili nel diritto romano », id., 1887 ; « Gli articoli 536 591 del codice civile italiano », 2rae éd., id., 1879 ; « Cenni sulla pollicitatio e sulia promissio venditionis », id., 1885 ; « Le arre nel diritto romano », dans le Digesto italiano.

Leoni (Mario), nom de plume d’un négociant piémontais (le chev. Jacques Albertini) qui a eu de beaux succès comme romancier et comme auteur dramatique, né, le 2 août 1847, à Turin. Il débuta à l’âge de 16 ans dans un journal humoristique; après quatre ans, l’éditeur Treves de Milan publiait son premier roman : « Le favorite del Re ». Suivirent : « Il quinto cielo » ; « Il processo di un morto » ; « Le goccie di sangue » ; « Torino sotterranea » ; « Madamigella Diogene » ; « Giorgino Dal Pozzo » ; « Foglia di fico » ; « L’ultimo bandito » ; « Nozze assassine » ; « Storie » ; « La Città dei morti » ; « Senza terra » ; « Storia d’una bella ragazza » ; « La venditrice di fumo »; « L’incendiaria »; « La moglie negra ». A côté de ces romans à sensation qui lui ont créé à Turin surtout un grand cercle de lecteurs, surtout parmi le peuple, il a donné au théâtre des drames, dont ceux qu’il a écrit en patois sont devenus très populaires. Citons : « Coriolano II », drame ; « Amore di Regina », en collaboration ; « I bancarotié » ; « Luisa » ; « Oh Spaciafornô !» ; « I mal maria » ; « ’L Bibi »; « I Baraba » ; « La fia del bornio » ; « Lo scarpino di Lidia », couronné; « Sconde nosse »; « Forza irresistibile » ; « Fomne brute » ; « Un subriquet » ; « I mal nutri », pièce d’une remarquable portée sociale, représentée une centaine i de fois; « Le fiette »; « L’America ».

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