LEP
Léontias (Saplio), femme-poète liéllène, collaboratrice du Journal des Dames , directrice d’un pensionnat à Smyrne, où elle est née en 1833, fit de bonnes études à Constantinople. Elle connaît à fond le grec classique, l’allemand et le français. Elle a publié diverses études sur les anciens auteurs grecs, une étude très érudite sur la Eemme dans l’ancienne tragédie, l’« Histoire dé l’empereur Constantin-Le-Grand », dédiée au prince royal de Grèce ; « L’Économie domestique », ouvrage fort estimé et divers articles sur la littérature grecque.
LéOIltovic, (Théodore) , jurisconsulte russe, professeur de droit à l’Université d’Odessa, a publié, entr’autres : « Le Code de la Ruslcaïa Pravda et les statuts de la Lithuanie » ; « Sur les droits des Israélites » ; « Les paysans de la Russie méridionale et occidentale au XVe siècle » ; « Histoire du droit russe ».
Leon y Castillo (Fernando de), homme politique espagnol, actuellement ambassadeur d’Espagne à Paris. C’est un ancien journaliste qui entra dans la politique en 1868. Il fut d’abord directeur du journal La Razon Espanola ; ensuite chef de division au Ministère des colonies, puis plus tard préfet de Grenade, où il fit preuve d’une grande énergie. Nommé directeur au Ministère de l’Intérieur, il en sortit pour être député aux Cortès en 1870. Depuis ce temps, il a toujours été réélu par ses compatriotes des Canaries. Orateur très éloquent, il représente à la Chambre le groupe le plus conservateur. En 1873, il fut nommé Ministre des colonies et il tomba avec le Ministère Sagasta au moment de la Restauration monarchique. Ministre de l’Intérieur dans le cabinet actuel, il a rendu de grands services au pays.
Leopardi (Alphonse), écrivain italien, né, le 9 mars 1830, à San Ginesio ; il fit ses études classiques à Osimo, les universitaires à Camerino. De 1850 à 1860, il conspira pour la délivrance des Marches du joug pontifical ; il est secrétaire de la Municipalité de San Ginesio, président du Collège réuni des Notaires de Macerata et de Camerino, secrétaire du Congrès des Notaires en 1875 à Rome ; il a contribué avec le prof. Sbarbaro à la propagande en faveur d’un monument au grand penseur de San Ginesio, Alberigo Gentile; mais son titre principal qui le fait apprécier par les lettrés est un charmant volume de poésies en dialecte, publié en 1887, chez Lapi à Città di Castello, sous le titre: « Sub tegmine fagi », ouvrage couronné à l’Exposition provinciale de Camerino en 1888, et qui lui fait une place à côté de Porta, de Brofferio, de Fucini, de Belli, c’est-à-dire parmi les meilleurs écrivains en dialecte. Le volume est précédé par une notice sur la morphologie et la phonétique de San Ginesio, et suivi par quelques écrits en italien.
Le Paige (Constantin-Marie-Michel-Hubert-