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d’origine, à Lausanne, à Erlangen, à Tubingue, se tourna plus spécialement vers la philologie sémitique et suivit à Leipzig les cours de Fleischer. En 1869, à son retour en Suisse, la Maison des orphelins de Zurich le choisit pour aumônier, en 1871 il débuta à l’Université en qualité de privât Docent ; l’Université de Bâle se l’attacha en 1876 comme professeur extraordinaire, en 1881 comme professeur ordinaire. M. C. d’O, dans lequel le parti évangélique salue un de ses représentants les plus capables, est docteur en philosophie de l’Université de Leipzig depuis 1871, docteur et théologie depuis 1885. Nous signalerons comme ses principaux écrits : « Les synonymes hébraïques de temps et d’éternité, expliqués philologiquement et génétiquement », Leipzig, 1871; « A travers la Terre- Sainte » ( Journal de voyage ), Bâle, 1878; 3rae éd., 1884 ; « L’immutabilité de l’Évangile des Apôtres », id., 1879; « Les prophéties de T Ancien-Testament relatives à l’accomplissement du Royaume de Dieu », Vienne, 1882 (traduction anglaise, Edimbourg, 1885 ; « Les Prophètes Isaïe et Jérémie » (dans le Commentaire de Strack et Jôckler), Nordlingen, 1887 ; « Les 12 petits prophètes », id., 1888. M. C. d’O. a également fourni de nombreux articles pour la 2rae édition de la Real-Encyclopédie de Herzog.

à V Istituto Superiore tecnico de Milan (1875- 77), à Païenne (1877-79), à Naples (79-90), né, à Florence, le 18 janvier 1852, étudia les sciences mathématiques à l’Université de Pise et aux écoles Politechniques de Zurich et de Dresde. Il a publié plusieurs mémoires insérés au Civilingenieur de Leipzig, au Giornale di Matematiche, aux Comptes-rendus du Regio Istituto Lombardo, de l’Académie des Lincei, de la Société des sciences naturelles et économiques de Païenne et de l’Académie Royale des Scienze fisiche e matematiche de Naples ; voici les titres des principaux : « Regolatori a forza centrifuga », Florence, 1874; cet ouvrage a été tiré en volume à part: « Sulla teoria dei poligoni e curve funicolari » ; « Principii délia teoria dei quaternioni elementarmente esposti »; « Osservazioni sulla teoria delle Dinami » ; « Sulle analogie fra la teoria délia statica e quella dei momenti d’inerzia ».

Padiglioue (Charles), généalogiste italien, né, à Palerme, le 10 octobre 1827, apprit les belleslettres au Collegio dei Nobili de sa ville natale; prit part aux guerres de l’Indépendance de 1848- 49 et à la défense de Venise. De retour à Naples, il fut arrêté et ensuite surveillé par la police ; mis en prison une seconde fois (1853), et exilé dans ses terres jusqu’à 1859. Sous le Grou-

vernement national, il fut nommé bibliothécaire de la Brancacciana de Naples. Nous avons de lui: « Il Blasone di Baviera », 1859; « I)ei segni che indicavano sulle tombe degli antichi cavalieri il genere délia loro morte », 1860; « Ceuni sull’ordine del Santo Sepolcro di Gerusalemme », id.; « Cenno sulla Casa Filangieri », id.; « Le divise dei più illustri personaggi di Casa Gonzaga », 1864; « L’arme di Dante Alighieri », 1865; « Del significato délia voce Genealogia », id. ; « Dello stemma veneto nel reale di Savoia » ; « Etimologia del nome di Savoia » ; « Gli ordini cavallereschi di Alessandro Gonzaga »; « Il F. E. R. T. di Casa Savoia »; « Genealogia délia famiglia Quaranta »; « Genealogia délia famiglia Gagliardi »; « Intorno aile osservazioni sulla nuova arma del Regno d’Italia »; « Tavole storico-genealogiche délia Casa Candida già Filangieri »; « La nobiltà napoletana », 1880; « Délia Casa Rocco », id.; « Corne il titolo di Duca del Sasso sia devoluto alla Corona », 1881 ; « La Casa De Portis », 1883; « Famiglia Manzoni », 1887;

« Delle livrée », 1889; « La Città di Santa Maria Capua Vetere », id. ; « I Concorsi in Italia ! » Naples, 1887; « Norme pratiche per la formazione dei catalogbi alfabetici o per materie e degli indici per specialità bibliografiche », id., id.

Paganelli (Spiridion), littérateur grec, né, à Corinthe, en 1882, fit ses études à Athènes et débuta par un ouvrage sur l’« Occupation militaire en Thessalie et en Épire ». Dans la revue grecque La Semaine il a publié deux études dignes de remarque: « Sur les cimetières d’Athènes » et « Les nuits d’Automne » ; ensuite :

« La philanthrophie à Athènes » ; « Au de là de l’Isthme » ; « La Crête et les Crétois » ;

« Sœur Marthe », dans laquelle se trouvent des renseignements sur l’île de Delos et les fouilles faites par l’école française. M. P. est un auteur sentimental et religieux et chérit les traditions populaires. Il a été longtemps directeur d’un journal de l’opposition.

Pagani (Gentile), paléographe et archiviste italien, né, à Milan, le 3 juin 1833, fondateur et propriétaire de la revue illustrée: Raccolta milanese di storia geografica ed arte, bibliothécaire de la Commune de Milan. Après une jeunesse difficile, il réussit à se faire connaître en 1859 et entra bientôt à l 'Avanguardia, journal fondé par Garibaldi. Nous avons de lui: « La questione del Papa », 1863, 2e éd. 1882; « Le principal i vicende délia nostra patria », 1866;

« La nostra dimora. Manualetto di Geografia », 1870; « Storia del servizio municipale degli incendii in Milano », 1873, 2e éd. 1887; « Famiglia Labus di Coslino, Cattaro, Brescia e Milano », sous le pseudonyme de D. M. ; « Le antiche commemorazioni délia battaglia di Legnano », 1876; « L’archivio civico di Milano »,

1874, 2e éd. 1880; « Saggio di carnevalografia ambrosiana », 1884; « Del teatro in Milano avanti il 1598 », 1884; « Progetto di derivazione d’acqua potabile e diluente per Milano », 1884; « Ricordo di Casale Brianza », 1886.

Pagano (l’abbé Vincent), philosophe italien, né, à Diamante (Calabre), en 1832, entra dans les ordres et dès 1856 inséra des articles littéraires au Poliorama Pittoresco , au Giuseppe Parmi et à YEpoca, journaux napolitains. En 1861, il publia un ouvrage intitulée : « Diritto délia nazionalità italiana », suivi deux ans après par « Il diritto universale », 2 vol., qui devait servir pour ainsi dire de préface à V Enciclopedia universale. M. l’abbé P. n’est pas seulement un philosophe ; c’est aussi un lettré. Nous avons de lui dans le champ des belles-lettres les ouvrages suivants: « Studii filologici »; « Il Mediterraneo »; « Dei poemi epici »; « Studii Danteschi », et de 1882 à 1887, il a inséré dans la revue II Propugnatore, de Rome : « Délia lingua e dei dialetti d’Italia » ; « L’Eneide e i poeini epici ad uso delle Scuole di Liceo » ;

« Studi sopra Dante Alighieri » ; « Pier delle Vigne in relazione col suo secolo » ; « Critica letteraria intorno alla censura di Ugo Foscolo sopra il sonetto di Onofrio Minzoni » ; « Notizie storiche e letterarie del barone e poeta Galeazzo di Tarsia ». Enfin, nous devons ajouter que 1 abbe P. a fonde à Naples un Athénée de sciences morales qui porte le nom de Mario Pagano. Appartiennent à la même famille MM. Pasquale Pagano, président du Tribunal, auteur de 1 « Introduzione allô studio délia giurisprudenza », et Bernard Pagano, receveur des contributions, collaborateur à plusieurs journaux et revues de jurisprudence, enfin le chanoine Alexandre P. théologien, auteur de « Gli Studii Bibüci », de « Gli Studii ecclesiastici », des « Discorsi sacri ».

Pagès (Alphonse), littérateur français, né, à Paris, en 1838, a collabore à YHomme libre , aux Nouvelles de Paris , au Globe^ à V Avenir national , etc. Il avait rédigé pendant le siège de Paris La France nouvelle. Alphonse Pagès a donne au théâtre: « Misanthropie et repentir », traduit de Kotzebue, 1863; « Molière à Pezenas », 186/ ; « La citerne des Feuillants », drame en cinq actes, en prose, 1868; « L’honneur du nom », drame, 1869; « Colombine avocat pour et contre ». M. P. a fondé YÉcho de la Sorbonne. Il a publié : « Balzac moraliste » ;

« Amadis de Gaule » ; « Les grands poètes français » ; « Les victoires de l’amour », roman ;

« Un arrêt d’outre-tombe », id.; « Hélène Roland », id. ; « Un miracle en commandite », id.;

« Le Mystère de Mantes », id.; « Le Billet sanglant », id. ; « L’Homme au six-cent-mille francs », ces trois derniers romans, chez Henry Havart. M. P. a précédement publié une « Histoire illustrée de la littérature française ».

Paget (Mlle Violette), plus connue sous le pseudonyme de Vernnn Lee , femme de lettres anglaise établie à Florence, née en 1856. Nous avons d’elle: « Studies of the XVIIIth century in Italy », 1880; « Belcaro », 1881 ; « The prince of the 100 soups », 1883; « Ottilie », id.; « Euphorion », 1884; « Miss Brown », 1885; « Baldwin », 1885; « Juvenilia », 1887.

Paggi (Félix), chef pendant longtemps de la maison de librairie de Florence qui portait son nom et qui maintenant porte celai de ses neveux Roberto Beinporad e figli, né, à Sienne, en 1822. Cette maison très importante partage avec la maison Paravia une belle notoriété à cause des ouvrages d’éducation et d’instruction primaire et secondaire qu’elle lance sur le marché. Elle se distingue sur toutes les autres par la pureté du style. M. P. a su découvrir plusieurs écrivains pédagogistes de première force. Citons entre autres MM. Alfani, Dazzi, Lorenzini, Vecchj, et mesdames Ida Baccini, Conti-Carotti, Emma Perodi, etc. MM. Bemporad, successeurs de M. Paggi, suivent parfaitement la route que leur oncle a tracée.

Pagliara (Roch), critique musical et compositeur italien, bibliothécaire du Conservatoire de musique de Naples (San Pietro a Maiella), né, à Baronissi (prov. de Salerne), le 26 mars 1856. Il étudia à Naples, débuta dans l’enseignement, collabora à la Gazzetta di Napoli, et après un séjour en Hollande et en Allemagne, obtint par concours la place de Bibliothécaire. En dehors de plusieurs traductions du français et d’un petit poème lyrique intitulé: « La Canzone dei ricordi », mis en musique par M. Martucci, nous avons de lui: « Intermezzi musicali », études sur Florimo, Rossini, Wagner, Martucci, Donizetti, etc.; « Romanze e fantasie », poésies lyriques, Milan, Ricordi; « Riflessi Nordici », traduction de l’allemand, Naples, Santojanni et Bideri.

Pagniui (César), pédagogiste italien, né, à Pistoia, en 1836, fils d’un instituteur, suivit la profession paternelle et enseigua les mathématiques au Gymnase Forteguerri de sa ville natale (1857-71). Ensuite directeur de l’Orphelinat Puccini (1871-90), il publia: « Trattato di aritmetica teorieo-pratico per le scuole ginnasiali e tecniche », Florence, Paggi éd. ; « Trattato di Geoinetria per le scuole secondarie », Milan, Maisner; « Geoinetria pratica per le scuole normali », id.; « Prime nozioni di Geometria », id. ; « Compendio di aritmetica », id.; « Primi elerrienti di aritmetica », id.; « Problemi di matematica pura ed applicata », id. ; « Raccolta di problemi sopra ogni regola dell’aritraetica », Pistoia, Rossetti ; « Primi eleinenti di disegno lineare e di geometria pratica », Turin, Paravia; « Corso di disegno lineare », id., id.; « Compendio di grammatica italiana », id., id. ; « Abbaco per la prima classe elementare », Florence, Paggi.

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