‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 130 sur 496 · PAP · texte numérisé non relu

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qui est à la hauteur de ceux que l’on publie en Occident, qui rend de grands services à la jeunesse grecque, et qui fut approuvé par le Ministre de l’Instruction publique de Grèce.

Papanti (Jean), lettré et bibliophile italien, en même temps commerçant, né, à Livourne, en 1830, étudia dans sa ville natale. Collectionneur de livres, il est un bibliophile de première force en tout ce qui concerne Boccace et les conteurs italiens de son école. Sa bibliothèque contient les meilleures et plus rares éditions du « Decameron ». Il a publié les ouvrages suivants: « Catalogo dei novellieri in prosa », 1871 ; « Dante secondo la tradizione e i novellatori », 1873 ; « Facezie e motti dei secoli XV e XVI », 1874, dans le recueil Curiosità italiane ; « I parlari italiani a Certaldo, alla festa dei 5° centenario di messer Giovanni Boccaccio », Livourne, 1875.

Paparigopoulus (Constantin), historien grec, professeur d’histoire à l’Université d’Athènes, né, en 1815, à Constantinople, où son père, riche banquier, fut une des premières victimes de la vengeance ottomane (1821). Le jeune P. fut eleve à Odessa au Lycee Richelieu aux frais du Czar Alexandre. En 1854, il fut nommé professeur d’histoire à l’Université d’Athènes, et après avoir, de 1860 à 1864, écrit un grand nombre de monographies historiques, il publia son ouvrage essentiel: « L’Histoire du peuple grec », 5 vol., dont il fit même un abrégé en un seul volume, publié en 1878 à Paris dans sa traduction française, sous^le titre de « Histoire de la civilisation Hellénique ». La seconde édition revue, augmentée et corrigée de l’« Histoire », vient de paraître à Athènes, 1890.

Paparigopoulos (Pierre), frère du précédent, né, à Constantinople, en 1817, vint en Grèce à l’âge de 12 ans et après avoir achevé ses études, se rendit en Allemagne et étudia le droit à Munich et Heidelberg; en 1839, il revint en Grèce pour y exercer la profession d’avocat; en 1841 il fut nommé professeur agrégé à l’Université d’Athènes et juge au tribunal de première instance. En 1845, il eut la chaire de droit romain et fut nommé juge à la Cour de Cassation. Depuis 1860, il exerce de nouveau la profession d’avocat. Nous avons de lui: « Histoire de la décadence de l’Empire Romain », traduit de Gibbon, 1854; « Traité civil des Romains et des Byzantins », 1888.

Papée (Frédéric de), historien polonais, docteur ès-lettres, employé à la bibliothèque de l’Université à Lemberg, né, en 1856, à Ztoczoiv en Galicie (Autriche). Il a fait ses études à Lemberg et à Vienne dans l’institut de M. Sickel, et il a publié quelques ouvrages sur l’histoire polonaise du XVe siècle (en polonais): « L’élection de la dynastie Jagellon en Bohème » (publ. par l’Acad. à Cracovie, 1878) ; « La candidature de Frédéric Jagellon au diocèse de Varmie »;

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« La bourgeoisie polonaise au XVe siècle », 1883. Il collabore à diverses publications polonaises, comme : Monumenta Poloniœ, etc. et allemandes: Mittheilungen fur ôsterr. Gesch. et Sybels Hist. Zeitschrift.

Pappafava (Vladimir), avocat et juriste dalmate, né, à Zara, le 30 avril 1850, fit son droit à TUniversité de Gratz et à Vienne, occupa une place administrative de 1875 à 1883, exerce au barreau depuis 1885. Il collabore aux revues suivantes : Journal du droit international privé , Revue des Institutions et du Droit , Bulletin de la Société de législation comparée , Bulletin de la Société générale des prisons , Bravo , Pravnik , Mjezecnik pravniékoga druztva u Zagrebu , Gaceta del Notariado, Notariato Italiano, Gazzetta dei Tribunali di Trieste. M. P. a publié : « Delle opéré che illustrano il notariato », 1880; « Nacelo o nonatraznoj djelatnseti Zakona », id. ; « Sulla condizione civile degli stranieri », 1882 ; « Notice historique sur le notariat », 1884; « Études sur l’exécution des actes notariés d’après la législation autrichienne », id.; « Letteratura notarile d’ogni secolo e paese », 1883; « Formulario notarile », id. ; « Il diritto internazionale privato », 1885, etc.

Paquet (René), littérateur et naturaliste français, né, à Charleville (Ardennes), le 29 septembre 1845, fit ses études à Metz et son droit à Paris. Avocat à la Cour d’appel pendant quelque temps, il se consacra ensuite exclusivement à des travaux philosophiques, littéraires et scientifiques qu’il a tous signés de l’anagramme Nérée Quépat. Nous avons de lui en librairie : « Simples notes prises pendant le siège de Paris », 1871 ; « La Lorgnette philosophique, dictionnaire des philosophes contemporains », 1872; « Essai sur la Mettrie », 1873; « Histoire du village de Woippy », 1878 ; « Chants populaires messins », 1878 ; « Recherches historiques sur la grande Thury », 1880; « Le chasseur d’alouettes au miroir et au fusil », 1871; « Monographie du Chardonneret », 1873; « Ornithologie parisienne ou Catalogue des oiseaux, etc. », 1874 ; « Ornithologie au Salon de 1876 », 1876; « Ornithologie parisienne »; « Dictionnaire biographique de la Moselle ». M. P. a collaboré à la Revue de zoologie , à Y Acclimatation, à Mélusine et au Mémorial de la Loire.

Paquié (A.), écrivain militaire français, est né, en 1839, à Cordes (Tarn). Entré à Saint-Cyr à l’âge de 17 ans, en 1856, il en sortit sous-lieutenant d’infanterie en 1858; il a commandé, pendant 4 ans, le 7e bataillon de chasseurs alpins ; a été promu lieutenant-colonel au 140e en 1885. Il a publié: « Connaissance et emploi du terrain. Tir incliné de l’infanterie », Paris, Dumaine, 1878; « Feux de guerre », id., id., 1879; « Influence des distances et du terrain sur la valeur des formations tactiques », id., id., 1881;

« Marches en pays de montagnes », id., Baudoin, 1887.

Parascos (Achille), poète grec, né, en 1839, à Athènes, commença très jeune à composer des poésies patriotiques, et quitta même ses études pour se mettre dans le parti révolutionnaire. Il fut mis plusieurs fois en prison pour ses vers séditieux contre le Roi Othon, mais après sa chute le poète reconnut ses torts et écrivit une élégie sur l’ex-roi. Il a publié un « Recueil de poésies » en trois volumes, et c’est avec justice qu’on lui a conféré le titre de poète national.

Paraskevaïdis (Philopœmen), orateur grec et traducteur de Dante, né, à Athènes, en 1838. Il a prononcé plusieurs discours et inséré des articles dans les journaux pour défendre la liberté de la presse. En dehors de plusieurs pamphlets sur les prisons et sur l’amélioration de l’état des prisonniers, il a publié la traduction en vers de YEnfer de Dante et de l’ouvrage sur la Liberté de J. Stuart-Mill.

Pardo (Henri), oculiste italien, né, à Florence, en décembre 1835. En dehors d’articles dans les revues spéciales, il a dirigé quelque temps le Giornale d'igiene , et fait gratuitement aux écoles populaires un cours d’hygiène. Il est membre de plusieurs sociétés scientifiques.

Pardo (Arthur), publiciste italien, fils du précédent, né le 9 septembre 1861, suivit les cours technique et classique, et fut le seul élève pour la langue italienne du célèbre Fanfani. Il entra de bonne heure dans le journalisme, et fut en même temps collaborateur au Fieramosca , rédacteur en chef à Y Elettrico, puis à la Vedetta, correspondant du Corriere di Roma et du Corriere di Napoli. Il est propriétaire de la Battaglia de Florence. Conférencier et poète, il a donné en 1889 des conférences remarquées sur l’histoire de France. Ses pseudonymes les plus connus sont : Brancaleone, Leopardo, A. P. et Leida. Nous avons de lui : « Povero Guido ! », nouvelle, 1880; « Il dott. Marchetti », nouvelle, 1881 ; « Milioni truffati », roman, 1883 ; « La Corona dello Czar », deux éditions (épuisées) id.; « Letteratura Ci’istophle », critiques dans le journal La Civetta, 1885-86; « Amici e avversnrii », id. ; un grand nombre de nouvelles, articles littéraires et critiques, et poésies qu’il n’a pas encore réunies en volume. M. P. est un polémiste distingué et cela lui a procuré quelques duels.

Pardo-Bazan (Emilie), romancière et critique espagnole, née, à la Corogne,, vers 1852, a étudié toute seule ; la variété de ses ouvrages est remarquable; jeune fille, elle a été très ardente propagandiste du carlisme. Aujourd’hui elle s’est consacrée entièrement à la littérature; elle passe pour le premier romancier coloriste d’Espagne. « Estudio critico de las obras del P. Feyéo », 1876; « Pascual Lopez », roman ; « Los poetas epicos cristianos », critique ; « Estudios sobre

el darwinismo », critique ; « Un viaje de novios », roman, 1881; « San Francisco de Asis », histoire, 1882 ; « La Tribuna », roman, id. ; « La Cuestion Palpitante », critique, 1883; « La Dama Joven », nouvelles, 1885; « El Cisne de Vilamorta », roman, id. ; « Los Pazos de Ulloa », roman, 1886; « La Madré Naturaleza », roman, 1887 ; « La Revolucion y la Novela en Rusia », critique, id. ; « Mi Romeria », impressions, 1888 ; « De Mi Tierra », impressions, 1889; « Morrina », nouvelle, id.; « Insolacion », id. ; une plaquette en vers: « Jâime ». Une traduction des « Frères Zemganno ». De nombreux articles dans les revues espagnoles. Elle prépare un monument superbe: l’« Histoire de la littérature espagnole ». Mrae P.-M. est présidente du folklore galicien, elle est liée de vive amitié avec Castelar, Canovas, etc. Elle se maria en 1868 à M. Quirogariche, propriétaire. Son nom a été prononcé pour siéger à l’Académie des sciences espagnole, à laquelle jusqu’ici aucune femme n’a appartenu.

Parieu (Esquiron de), publiciste, économiste et homme politique français, ancien ministre, membre de l’Institut et de la Société nationale d’agriculture de France, a publié: « Études historiques et critiques sur les actions possessoires », 1848 ; « Essai sur la statistique agricole du département du Cantal », 1856 ; « Histoire des impôts généraux sur la propriété et sur le revenu », 1856; « Traité des impôts, considérés sous le rapport historique, économique et politique, tant en France qu’à l’étranger », 1862; « Principes de la science politique », 1870; deux éditions, dont la 2me augmentée d’un opuscule important, et publiée ensuite séparément sous le titre de « Considérations sur l’histoire du deuxième Empire » ; « La Politique monétaire en France et en Allemagne », 1872; « Gustave-Adolphe », 1875; « Brisach en 1639, ou les derniers jours du duc Bernard de Saxe- Weimar », 1877. M. E. de P. a collaboré activement à beaucoup de recueils spéciaux, ainsi qu’au Journal des Économistes , à la Revue européenne, à la Revue contemporaine , à la Revue de France, etc.

Paris (Félix), économiste français, né, à Paris, le 30 novembre 1843. Après avoir terminé ses etudes et occupé divers emplois dans de grandes maisons de commerce de Paris, il fonda a Lille (1875), sous le titre de V Épargne du travail , une Caisse de Prévoyance , à l’aide de laquelle des ouvriers, des employés peuvent se procurer toutes sortes de marchandises chez des commerçants de leur choix aux mêmes prix qu’au comptant, avec un crédit de 60 pour °/o environ. Par cette ingénieuse combinaison, M. P. a beaucoup contribué à l’amélioration du sort des travailleurs dans le département du Nord, où son institution répondait à un besoin réel, puisque le nombre de ses clients qui n’était en

18 <5 que de 4613, s’élève aujourd’hui à près de 100,000. Aussi a-t— il dû établir successivement des succursales à Roubaix, Turcoing, Armentières et Douai. Dans le Moniteur de l’Épargne du Travail, journal qu’il dirige et qu’il donne gratuitement a ses clients, M. P. a publié bon nombre d’articles d’économie sociale ainsi que des biographies de personnes célèbres, telles que Alain de Lille, surnommé le docteur universel (XIIe siècle) ; Antoinette Bourignon, qui, au XVIIe siecle, a écrit de nombreux ouvrages en latin; Jacquemars Giélée, qui a publié, au XIIIe siècle, une branche importante du roman du Renart ; Desrousseaux, le chansonnier mélodiste et traditionniste, etc., etc. M. P., admis comme exposant dans la Xe, section de l’Exposition Universelle de 1889 (Économie sociale), a publié à cette occasion un numéro spécial de VÉpargne du travail avec de nombreuses gravures.

Paris (Gaston), illustre philologue et écrivain français, membre de l’Institut, né le 9 août 1839, étudia a Paris, Bonne et Goettingue; il a dirigé quelque temps la Revue critique. Depuis 1855, il est president de la section des sciences historiques et philologiques à l’école pratique des Hautes-études. Voici ses œuvres principales: « L’Histoire poétique de Charlemagne », couronnée par l’Académie des Inscriptions; « Vie de St.-Alexis » ; « Chansons populaires du XVe siècle », 1875; « Deux rédactions des Sept Sages de Rome », 1876; « Miracles de Notre- Dame par personnages », 7 vol., 1876-1883; « La vie de Saint-Gilles par Guillaume de Berneville »; « Trois rédactions de l’Évangile de Nicodème »; « Le roman de Merlin »; « La loi de l’oiselet »; « Les poésies au moyen-âge », leçons et lectures, 1885, 2e éd. 1887.

Paris (Monseigneur Louis- Albert-Philippe d’ORLÉANS, Comte de), prince et chef de la Maison d Orléans, homme politique et écrivain français, né, à Paris, le 24 août 1838, partagea l’exil de sa famille en Angleterre de 1848 à 1858. Il servit a l’armee italienne avec son frère le Duc de Chartres dans la campagne de 1859. En 1861, les deux frères prirent service aux États-Unis à l’état-major du général Mac Clellan commandant en chef de l’armée du Potomac. Le côté politique de la vie du Comte de P. est trop connue pour qu’il soit nécessaire d’en faire ici le résumé. Nous dirons plutôt que M. le Comte de P. est un historien militaire de large envergure ainsi qu’un publiciste remarquable. Nous avons de lui en librairie: « Les associations ouvrières en Angleterre », Paris, 1869; « Histoire de la guerre civile en Amérique », 6 vol., 1883; on a attribué au C. de P. un article de la Revue des Deux Mondes en 1867 intitulé: « L’Allemagne et ses tendances nouvelles ». Il a encore à son actif des lettres aux journaux et des protestations lors du décret d’exil qui le frappa en 1886,

Farodi ( Dominique- Alexandre ) , littérateur italien, né, en 1840, à La Oanee (île de Candie), passa son enfance à Smyrne et vint en 1860 à Milan. Il débuta par un roman politique : « L’ultimo dei Papi », inséré dans V Illustrazione Italiana et se rendit à Paris, où tout en donnant des leçons de langue et de littérature italiennes, il publia en français deux volumes de vers :

« Passions et idées », 1865; « Nouvelles Messéniennes », 1867. En 1870, il fit jouer aux matinées littéraires de M. Ballande, le drame: « Ulm le Parricide », et en 1876 au théâtre français une tragédie en vers: « Rome vaincue », qui obtint un brillant succès et fut interprétée par Mlles Sarah Bernhart , Dudley et MM. Mounet-Sully, Laroche, etc. Il a publié depuis : « Séphora », poème biblique, 1877, et « La jeunesse de François I », drame en vers.

, Paroz (Jules), directeur de l’école normale de Peseux près de Neuchâtel, s’est fait connaître par de nombreux ouvrages de morale et de pédagogie, dont voici les principaux: « Instruction relative au septième commandement, ou avertissement contre les péchés secrets adressé aux jeunes gens », 1857; « Quelques idées sur la fondation et l’organisation d’établissements pour les jeunes filles pauvres, mémoire envoyé au concours sur la fondation Schnell », travail couronné par le Conseil d’Etat du Canton de Berne, 1859; « Histoire universelle de la pédagogie renfermant les systèmes d’éducation et les méthodes d’enseignement des temps anciens et modernes, les biographies de tous les pédagogues célèbres, le développement progressif de l’école depuis la scolastique jusqu’à nos jours », 1869; « L’enseignement élémentaire, plan d’études et de leçons de choses », 1872;

« L’école primaire, cahiers de pédagogie d’après les principes de Pestalozzi », 1879. Nous lui sommes également redevables de quelques traductions de l’allemand: « Vie et voyages de W. Dampier », par W. Koerber, 1856; « Voix d’avertissement et d’instruction à propos des péchés secrets », par Kapff, 1868.

Parren (Callirhoé), femme-auteur héllène, née, à Crète, en 1859, directrice du Journal des Dames, ancienne directrice de l’Ecole Supérieure des jeunes filles à Odessa. Cette dame qui connaît très bien le français, l’italien, l’allemand et le russe, travaille maintenant à un grand ouvrage : « L’Histoire de la femme depuis 6000 ans ». Elle est aussi auteur d’une tragédie patriotique: « La Crete libre », traduite en russe. Citons encore: « Analyse critique des drames de Sophocle » ; « Etudes sur l’histoire des femmes de la révolution grecque ».

Partsch (Joseph), écrivain allemand, professeur de géographie à l’Université de Breslau, né, à Schreiberhau (Silésie), a publié : « Africæ veteris itineraria explicantur et emendantur », Berlin, 1874; « Die Darstellung Europas in

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dem Geographischen Werke des Agrippa », Breslau, 1875; « Die Gletscher der Vorzeit in den Kerpathen und den Mittelgebirgen Deutschlands », id., 1882; « Physikalische Géographie von Griechenland mit besonderer Rücksicht auf das Alterthum », id., 1885, en collaboration avec M. Neumann; « Bericht über die wissensch. Ergebnisse meiner Reisen auf den Inseln des Jonischen Meers », paru dans les Sitzungsberichte d. Brl. AU., 1886. M. P. a publié aussi les monographies suivantes: « Die Insel Korfu », Gotha, 1887 ; « Die Insel Leukat », id., 1889; aussi qu’une « Uebersichtskarte von Elis », avec notes explicatives et est collaborateur de Monumenta Germaniœ histor. (auc. antiq. tom. III. ps. Posti Cresconii Corippi africani grammatici quæ supersunt, rec. Berol. 1879).

Parville (François-Henri-Peudefer de), écrivain scientifique français, né, à Evreux, le 27 janvier 1888. Après avoir terminé ses études au Lycée Bonaparte, il entra à l’école des Mines; il prit part à un voyage d’exploration scientifique dans l’Amérique centrale (1859-60), au retour duquel il débuta dans Le Pays , comme rédacteur scientifique. Il fut chargé en même temps du feuilleton scientifique du Costitutionnel et de La Patrie ; puis il entra au Moniteur Universel et fut appelé au Journal Officiel, dont il rédigea la partie scientifique depuis sa fondation, et notamment les comptes-rendus de l’Académie des sciences. C’est à M. de P. que l’on doit depuis 1861 les comptes-rendus analytiques des Académies qui paraissent le lendemain même de la séance. En 1871, la direction du Journal des Débats lui donna la succession de Foucault et lui confia la critique scientifique. Il fut à la même époque chargé au même titre de la revue des sciences du Correspondant qu’il rédige depuis dix-neuf ans. En outre, M. de P. publie chaque année depuis 1861 sous le titre de « Causeries scientifiques, Découvertes et Inventions », un annuaire illustré du progrès scientifique et industriel très estimé. Il a publié à part: « Un habitant de la planète Mars », 1865; « L’Exposition universelle de 1867, guide de l’exposant et du visiteur », 1867 ; « L’électricité et ses applications » ; « La Clef de la science », etc. Il a été rédacteur en chef du Cosmos en 1862, et du Journal des Mines en 1864, du journal La Science pour tous de 1868 à 1870. Il a été membre des jurys des diverses expositions; il est lauréat de l’Institut (prix Montyon), ingénieur expert près le Tribunal civil de Paris.

Pascli (Morits), docteur en philosophie, mathématicien allemand , professeur ordinaire à l’Université de Giessen, né, à Breslau, le 8 novembre 1843, où il fit ses etudes. Nous lui devons: « De duarum Sectionum conicarum in circulos projectione », dissertation publiée en 1865 à Breslau; « Vorlesungen über neuere

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mon et Bréal. A partir de 1854, il devint un des rédacteurs principaux du Journal des économistes , dans lequel il publia des travaux ti es remarqués sur « La Contrainte et la Liberté »;

« La Famille et la Société »; « Robert Peel »;

« L’ancien régime », etc.; études qui ont été recueillies en un volume de « Mélanges ». En 1860, il ouvrit à Montpellier un cours libre d’économie politique qu’il reprit à Paris, à 1 ecole de Médecine en 1866. En même temps, il faisait de nombreuses conférences dans toute la France. En 1867, il fonda, avec Arlès Dufour, Michel Chevalier et Martin Paschoud, la Ligue internationale et permanente de la Paix , devenue, après les événements de 1870, la Société française des amis de la Paix , dont il est actuellement le president. Dévoué à la cause de l’instruction sous toutes ses formes, il a été, avec MM. Laboulaye, Henri Martin, l’un des fondateurs de la Société pour la propagation de l’instruction parmi les femmes : il en est le president. Conseiller général de Seine-et-Oise, président de la délégation cantonale de Saint— Germain et membre du Conseil départemental de l’instruction publique, M. P., qui avait refusé plusieurs fois sous l’Empire de présenter sa candidature au Parlement, se porta en 1878 candidat à la députation comme républicain conservateur dans les Bouchesdu-Rhône ; il échoua ; mais en 1881 il a été élu député du VIIIe arrondissement de Paris, comme républicain indépendant. Membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), il est, en outre, président de la Société d’économie politique, et de la Société d économie populaire; président d’honneur de la Société du Travail, et membre ou président d’un grand nombre d’autres Sociétés d’etudes. Outre les « Leçons » et « Mélanges », mentionnés plus haut, il a publié: « Les machines et leur influence sur le progrès social » ; « Le Petit Poucet du XIXe siècle » ; « L’industrie humaine » ; « La population » ; « La liberté commerciale, la monnaie et le papier-monnaie, la propriété et l’hérédité, etc., etc. » ; « Leçons d’économie politique »; « Mélanges économiques »; « La propriété intellectuelle »; « L’économie politique en une séance »; « L’enseignement obligatoire » ; « La question des octrois »; « La part delà France dans l’économie politique »; « L enseignement obligatoire en France » , Edouard Laboulaye » ; « Frédéric Bastiat » ; « Le rétablissement des tours » ; « La barbarie moderne »; « La liberté individuelle en 1881 »; « La véritable égalité » ; « La liberté du travail et les traités de commerce » ; « Discours parlementaires sur les syndicats professionnels » ; « Le programme économique du Gouvernement » ; « Les expéditions lontaines et les crédits pour le Tonkin et Madagascar » ; « Les modifications aux tarifs des douanes (Céréales et bétail) » ; « La réglementation des heures de travail et la

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responsabilité des accidents industriels » ; « Discours, rapports et brochures diverses sur la paix et la guerre »; « L’arbitrage international, etc. ». M. F. P. professe actuellement l’économie politique au Collège Chaptal et à l’École des Hautes-études.

Passy (Paul-Édouard), professeur et publiciste français, né, à Versaille (S.-et-O.), le 18 janvier 1859; liçansie es— lettres, bachelier es— scènses; s’ocupe de linguistique et de pédagogie, spécialement de l’ensègnemant des langues vivantes. A surtout étudié les langues germaniques, parle couramant l’anglais, l’alemand et l’italien; moins corectemant le hollandais, l’islandais, le dano-norvégien, le suédois et l’espagnol. A comansé en 1877 à ensègner l’anglais à l’école normale protestante de Courbevoie, bientôt après à l’école normale d’Auteuil, ou il ensègne encor; a aussi ensègné l’anglais et l’alemand à l’Associacion filotecnique, à l’Ecole des Hautes-études comerciales, au Colège Sévigné, au Cour complémentaire de l’ecole comunale de la rue des Marters Paris. A ete tiois fois envoyé en mission par le Ministère de l’Instrucsion publique, en 1883 aux États-Unis, en 1885 en Islande, en 1886 en Suède. Depuis 1882, s’est ocupé de plus en plus de la réforme de l’ensègnemant des langues d’après les principes de la jeune école fonétique. A fondé en janvier 1886 l’Associacion fonetique des professeurs de langues vivantes, et dirige depuis ce temps le Maître fonétique, organe de TAssociacion. En décambre 1886, a contribué à fonder la Société de réforme ortografique. A publié les ouvrages suivants : « Premiers éléments d’anglais », Hachette, 1882; « Premier livre de lecture, méthode fonétique », Firmin Didot, 1883; « L’instruction primaire aux États-Unis, rapport présenté au Ministre de l’Instruction publique », Delagrave, 1885; « Kleines Lesebuch fur Kinder », Firmin Didot, 1884; « Le phonétisme au Congrès de Stockholm »; 26e fascicule des « Mémoires et documents scolaires », publiés par le Musée pédagogique, Delagrave, Hachette, 1887; « Le français parlé », Hennerger à Heibronn, 1886; « Élemans d’anglais parlé », métode fonétique, Firmin- Didot, lre éd. 1886; 2e éd. 1887; « Les Sons du français, leur formacion, leur combinaizon, leur reprézantacion », id., id. En outre, M. P. a publié un grand nombre d’articles dans des journaux et revues de Franse, d’Angletere et d’Àlemagne ; il a aussi fait un certain nombre de conféranses pour la Société de géografie, l’Associacion filotecnique, la Société de réforme ortografique, et tous les dimanches pour la mission populaire évanjélique. II fait partie, entre autres, des sociétés suivantes : Associacion fonétique des professeurs de langues vivantes, Société de réforme ortografique, Société française de sténografie, Associacion française

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pour l’avansement des scianses, Société de la pais par l’éducacion, Ligue nacionale contre l’atéisme, Société évanjélique de Franse, Société des écoles du Dimanche, Phonetic Society (Angletere), Neuphilologenverein (Alemagne), Rœlistavningenlshap (Suède), Quousque Tandem (Suède), American Spelling Reform Association, etc. — Dans cette notice l’ortographe est celle de la nouvelle école phonétique dont M. P. est l’apôtre convaincu.

Pasteur (Louis), illustre savant français, né, à Dole (Jura), le 27 décembre 1822. — La vie et les oeuvres de ce grand chercheur qui a découvert tout un monde, celui des infiniment petits, ont été exposées au public français par son gendre, M. René Vallery-Radot, sous ce titre trop modeste : « Histoire d’un savant par un ignorant ». — Ecrivain élégant et clair, l’auteur de cette biographie raconte, de la façon la plus intéressante, l’histoire des découvertes du grand savant français; il les expose toutes, depuis ses premières études sur la dissymétrie moléculaire, jusqu’à ses récents travaux sur la rage, sur les maladies virulentes et les cultures artificielles de virus devenus de véritables vaccins, en passant par les célèbres expériences sur la génération spontanée, sur les fermentations, les maladies des vins, la fabrication de la bière, du vinaigre, les maladies des vers à soie. Dans une exposition ordonnée et lucide, on voit se développer la suite de ces admirables conquêtes scientifiques qui sont nées les unes des autres, et qui sont toutes reliées entr’elles par le lien d’une rigoureuse méthode. C’est ce beau livre : « L’Histoire d’un savant par un ignorant » que nous allons résumer pour les lecteurs du Dictionnaire international. — A son retour en France, le père de M. P., vieux soldat décoré sur le champ de bataille, choisit pour vivre le métier de tanneur. Aujourd’hui, à Dole, sur une petite maison de la rue des Tanneurs, une plaque de marbre porte ces mots écrits en lettres d’or:

Ici est né Louis Pasteur le 27 décembre 1822.

En 1825, la famille P. quitta Dole pour s’installer à Arbois. Le père de M. P. venait d’acheter, sur les bords de la Cuisance, une petite tannerie. C’est dans cette tannerie et dans la ville d’Arbois que M. L. P. passa son enfance. Ce fut à partir de la classe de troisième que le jeune homme, se rendant compte des sacrifices que son père s’imposait, sentit s’éveiller en lui cette passion du travail qui devait faire le fonds de sa vie. Le Collège d’Arbois n’ayant pas de professeur de philosophie, M. L. P. partit pour Besançon. Il y resta l’année scolaire, fut reçu bachelier ès -lettres et nommé immédiatement répétiteur au même Collège. Dans l’intervalle de ses fonctions, il suivait les cours de mathématiques spéciales, qui préparaient aux examens

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des sciences de l’École normale. Reçu admissible, le quatorzième, ce rang ne lui plut pas, et il vint à Paris où, après une année de travail préparatoire dans l’institution Barbet, il fut reçu, de nouveau, le quatrième (octobre 1843). — A l’Ecole, le goût de M. Pasteur pour la chimie devint une passion. Il put la satisfaire à son gré. La chimie était alors enseignée : à la Sorbonne, par M. Dumas, et, à l’École normale, par M. Balard. — Le dimanche, M. P. passait ses journées chez M. Barruel, le préparateur de M. Dumas. Il ne songeait qu’aux manipulations. Laboratoire ou bibliothèque, il ne pensait qu’à s’enfermer là, curieux de tous les secrets de la science, cherchant toujours à apprendre. — Nommé professeur suppléant de chimie à Strasbourg, M. P. s’y maria avec Mlle Marie Laurent, la fille du recteur do l’Académie. En 1852, il devint professeur titulaire. Deux ans après, en 1854, il fut nommé, à trente-deux ans, doyen de la Faculté des sciences de Lille. — Une des principales industries du département du Nord est la fabrication de l’alcool provenant de la betterave et des grains. Après des découvertes cristallographiques qui sont importantes pour la science, mais d’une nature un peu trop spéciale pour être expliquées dans une biographie sommaire, comme celle-ci, M. P. aborda l’étude des fermentations. — Dans un premier travail sur la fermentation lactique, M. P. reconnut la présence et l’action, dans cette fermentation, d’un être organisé, vivant, qui en était le ferment, comme la levûre de bière était le ferment de la fermentation alcoolique. M. P. démontra ainsi que la fameuse théorie de Liebig, qui invoquait une force de contact ou un mouvement communiqué, était absolument fausse. — La fermentation butyrique prouva que ses vibrions vivent sans air, que l’air les fait périr et arrête la fermentation que ces vibrions déterminent. M. P. désigna cette nouvelle classe d’êtres du nom d’êtres anaérobies , c’est-à-dire d’êtres pouvant vivre sans air. Que le progrès de la science, ajoutait— il, fasse de ce vibrion une plante ou un animal, peu importe : c’est un être vivant, doué de mouvement, qui vit sans air et qui est ferment. — « Dans ces infiniment petits de la vie - dit M. Dumas à M. P., devant l’Académie des Sciences - vous avez découvert un troisième règne, celui auquel appartiennent ces êtres qui, avec toutes les prérogatives de la vie animale, n’ont pas besoin d’air pour vivre et trouvent la chaleur qui leur est nécessaire dans les décompositions chimiques qu’ils provoquent autour d’eux ». — On se rappelle l’ardente polémique soulevée dans le monde savant entre les partisans de la génération spontanée et leurs adversaires. En 1858, M. Pouchet, directeur du Muséum d’Histoire naturelle de Rouen , correspondant de l’Académie des Sciences, déclara à cette Académie qu’il avait

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réussi à démontrer l’existence d’êtres microscopiques venus au monde sans germes. M. P. établit, au contraire, qu’il y a des germes partout, que les poussières qui flottent dans l’air renferment des germes d’organismes inférieurs et que la génération spontanée n’est pas. En 1860, l’Académie des Sciences ayant fondé un prix pour essayer, par des expériences bien faites, de jeter un jour nouveau sur cette question, M. P. remporta le prix. Il n’y a, concluaitil, aucune circonstance aujourd’hui connue, qui permette d’affirmer que des êtres microscopiques sont venus au monde sans germes, sans parents semblables à eux. « Ceux qui le prétendent ont été le jouet d’illusions, d’expériences mal faites, entachées d’erreurs qu’ils n’ont pas su apercevoir, ou qu’ils n’ont pas su éviter. La génération spontanée est une chimère ». • — M. Flourens, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, déclara les expériences de M. P. décisives. « Pour avoir des animalcules, que faut-il, si la génération spontanée est réelle? De l’air et des liquides putrescibles. Or, M. P. met ensemble de l’air et des liquides putrescibles et il ne se fait rien. La génération spontanée n’est donc pas. C’est ne pas comprendre la question que de douter encore ». — Après avoir ainsi résolu le problème de la génération spontanée, problème qui n’était qu’une parenthèse imposée à son esprit, M. P. revint aux fermentations. — Dans une leçon célèbre qu’il alla faire à Orléans, à la demande des fabricants de vinaigre de cette ville, M. P. examina la différence de nature entre le vin et le vinaigre. Il démontra que le ferment du vinaigre est le petit champignon microscopique, mycoderma aceti. — Guidé par ces études sur le vinaigre, M. P. entreprit ensuite de rechercher les causes qui pouvaient provoquer les maladies des vins. Ces maladies proviennent aussi de ferments organisés, de petits végétaux microscopiques. Comme ces végétations trouvent dans le vin des conditions favorables à leur développement, elles l’altèrent. Pour empêcher le développement de ces parasites, M. P. eut l’idée de recourir à l’influence de la chaleur. Il reconnut qu’il suffisait de porter le vin, pendant quelques instants, à une température de 55 à 60 degrés pour qu’il fut mis à l’abri de toute altération ultérieure. Tous les vins peuvent subir l’action de la chaleur sans l’altérer, et une minute de chauffage, au degré voulu, suffit pour assurer la conservation d’un vin quel qu’il soit. — Ainsi, M. P., après avoir expliqué les causes qui déterminent les altérations des vins, a trouvé le moyen de les combattre pratiquement, avec certitude et succès. — Grâce à lui, les vins peuvent à présent être gardés ou transportés en tout pays, sans que leur goût ou leur parfum en soient altérés. — En 1868, la maladie des vers à soie désolant les départements séricicoles,

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M. Dumas engagea M. Pasteur à se livrer à des recherches pour conjurer une épidémie ruineuse dont personne ne pouvait alors triompher. M. P. savait que des naturalistes italiens, notamment Eilippi et Cornalia, avaient rencontré chez les vers et les papillons des vers à soie de petits corpuscules visibles seulement au microscope, tous identiques de figures et de proportions. Le naturaliste Lebert assurait qu’on les constatait toujours dans les vers malades. Le docteur Osimo de Padoue avait même aperçu ces corpuscules dans certaines graines de vers à soie, et le docteur Yittadini avait proposé l’examen des graines au microscope pour avoir des œufs sains. Tel fut le point de départ des observations de M. P. qui, au bout de cinq années d’expériences et de patients travaux, réussit à ramener la richesse dans des pays désolés. Mais il avait subi de telles fatigues, il avait tellement abusé du microscope dans ces expériences quotidiennes, qu’il fut, au mois d’octobre 1868, frappé d’hémiplégie. « Au moment où il vit la mort s’approcher, il dicta à sa femme une dernière note sur les études qui lui tenaient tant au cœur ». — Paralysé du côté gauche, M. P. ne retrouva jamais l’usage complet de ses membres. Aujourd’hui encore, vingtdeux ans après cette atteinte, il a la démarche d’un blessé. — Frappé ainsi, en pleine force, à quarante-cinq ans, M. P. regrettait de n’avoirpas eu le temps de rendre plus de services à son pays. Heureusement, au plus fort de la paralysie, sa lucidité d’esprit lui était restée. — Au mois d’octobre 1857, M. P. avait été appelé à Paris et chargé de la direction des études scientifiques à l’Ecole normale supérieure. Il avait alors trente-cinq ans. — En décembre 1868, M. P. fut nommé professeur de géologie, physique et chimie à l’Ecole des Beaux-Arts réorganisée ; il ne conserva que peu de temps cette chaire, et fut nommé professeur de chimie à la Sorbonne en 1867. — Membre de l’Académie des Sciences (section de minéralogie), où il avait remplacé M. de Sénarmont en 1862, M. P. fut élu membre étranger de la Société royale de Londres en 1869. Cette même Société royale lui avait déjà décerné le prix Rumford en 1861. — En 1866, M. P. reçut un prix de 10,000 florins du Ministère de l’agriculture de l’empire austro-hongrois, pour ses travaux sur les vers à soie. — Au mois de juillet 1870, M. P. fut nommé sénateur. Cette nomination n’eut pas le temps de paraître au Journal Officiel. — Revenu de Trieste en France à la veille de la déclaration de guerre, M. P. adi'essa, le 18 janvier 1871, un doyen de l’Académie de médecine de l’Université de Bonn, une lettre pour lui demander de reprendre le diplôme de docteur allemand que la Faculté de médecine de cette Université lui avait conféré en 1868. — La guerre terminée, après deux ans de paralysie, M. P-

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consacra sa convalescence à de nouvelles études sur la bière, laquelle est beaucoup plus sujette que le vin à contracter des maladies. Toutes ces maladies ont pour cause exclusive le développement de petits champignons microscopiques, ferments organisés dont les germes rendent la bière: aigre, sûre, tournée, filante et putride. Les causes de l’altération de la bière étant les mêmes que celles du vin, l’action de la chaleur est aussi le meilleur moyen de préservation. En chauffant la bière, immédiatement après sa mise en bouteilles, à une température de 50 à 55 degrés, le chauffage détruit les ferments. Ce chauffage de la bière est aujourd’hui appliqué partout en Europe et en Amérique. Par hommage pour ses travaux, on appelle pasteurisation l’opération de chauffage enseignée par M. P. L’action de pasteuriser consiste à chauffer la bière selon les procédés qu’il a indiqués, pour tuer les germes des ferments. L’heureuse influence des « Études sur la bière » est si universellement reconnue qu’à Copenhague, M. Jacobsen a fait ériger dans la salle d’honneur de son célèbre laboratoire le buste de M. P., par Paul Dubois. M. P. a démontré que la fermentation alcaline, comme la fermentation alcoolique ou acétique, est produite par des êtres vivants dont la préexistence dans la liqueur est la condition nécessaire. En 1865, le docteur Lister commençant l’application de sa méthode antiseptique s’appuyait sur les découvertes de M. P. Au mois de février 1874, le grand chirurgien anglais adressait au savant français ses « remerciements les plus cordiaux » pour lui avoir « démontré la vérité de la théorie des germes de putréfaction et lui avoir ainsi donné le seul principe qui pût mener à bonne fin le système antiseptique ». — A mesure qu’il avançait dans la découverte des ferments vivants, M. P. espérait arriver à la connaissance des causes des maladies virulentes et contagieuses. Il aborda l’étude des virus en cherchant à pénétrer dans toutes ses causes la terrible maladie que l’on appelle la maladie charbonneuse. Le 80 avril 1877, M. P. lut à l’Académie des Sciences une note faite en collaboration avec MM. Chamberland et Roux, où il fut démontré que le bacille découvert en 1850 par MM. Davaine et Royer était réellement l’agent unique de la maladie, et que c’était bien la bactéridie qui cause le charbon. — Pour ces deux maladies si virulentes : le charbon et la septicémie, les recherches de M. P. ont nettement établi la doctrine du parasitisme. Quant au remède, M. P. reconnut que le microbe du charbon ne se cultive pas quand il est soumis à une température de 44 degrés centigrades. Une poule inoculée avec du sang charbonneux meurt au bout de deux jours, si, en l’obligeant à rester les pattes dans l’eau froide, on fait descendre la température de son sang à 37 degrés et guérit si on la réchauffe, *

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