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gieuses le chargea de plusieurs monographies relatives à l’histoire du Moyen-âge. Nous lui sommes redevables de la traduction de deux ouviages considérables : « L’Histoire Romaine de Wagner », 5 vol., 1868-72, et l’« Histoire de la théologie protestante », par Dorner, 1870.
Pavan (Antoine), né, à Trévise, le 20 avril 1823, où il est conservateur des hypothèques. M. P. est un autodidacte. Compromis dans les événements politiques de 1848, il émigra en Piémont én 1857, fut secrétaire particulier de plusieurs ministres : Mamiani, Scialoja, Depretis, Sella, Minghetti, Ferrara. Il est maintenant conservateur des hypothèques à Trévise. Nous avons de lui : « Gli illustri Pesaresi. Epigrafi italiane », Pésare, 1881; « Paris Bordone. Ricordanza », Trévise; « Terenzio Mamiani », commémoration, Venise; « La Musa dell’arte. Discorso per la solenne distribuzione dei prend agli alunni dell’Istituto di Belle Arti in Venezia », 1884; « Ghirlanda di semprevivi intrecciata sulla tomba délia N. D. Caria Pavan », Trévise, 1887; « Illustrazione délia Villa Impériale dei principi Albani di Castelbarco sopra il colle di S. Bartolo presso Pesaro », Pésare, Federici ; « Quintino Sella. Commemorazione », Venise, 1886.
Pavet de Courteille (Abel- Jean -Baptiste— Marie), littérateur français, né, à Paris, le 24 juin 1821, membre de l’Academie des Inscriptions et belles-lettres et de l’Académie de Saint-Pétersbourg, professeur de langue et littérature turque au Collège de France ; il a publié : « Dictionnaire turc— oriental », 1870 ; « Mémoires de Bâbel, traduits sur l’original djagataï », 1871 ;
« Mirâdj nâmets texte ouïgour et traduction française », 1882; « Tezkereh-i-Evliâ, texte ouïgour et traduction française », 1889.
Pavia (Louis), polygraphe italien, né, le 3 décembre 1S54, à Milan, d’une famille espagnole ; étudia au Lycée Beccaria de Milan et suivant son inclination pour la philologie se consacra à l’enseignement des langues étrangères aux instituts du gouvernement. Nous avons de lui :
« Pan per focaccia », Milan, 1878; « L’ultima lotta », id., 1880; « Valentina Visconti », id., 1881; « F. K, 32, ferma in posta», id., 1889 ;
« Le Nozze d’irma », roman, 1879; « Sol », nouvelle, 1885 ; « Grido d’Upupa », vers ; « Storia di Crema » ; « Storia di Lodi » ; « Storia di Brescia », Milan, 1879 ; « Introduzione allô studio délia lingua inglese », id., 1881; « Grammatica elementare délia lingua inglese », Heidelberg, 1888 ; « Sull’insegnamento delle lingue straniere negli Istituti tecnici », 1889 ; « Monumenti délia poesia Castigliana nel Medio Evo », 1889-90 (en cours de publication) ; « Libro di lettura per le scuole elementari », 1890; « Sérié graduata di libri di lettura », 2 vol., 1889-90.
Payne (Jacques), romancier anglais, imitateur de Charles Dickens, mais qui n’en a point
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pris la place, né, à Cheltenham, en 1830, élevé à Eton et à Cambridge au Trinity College , où il prit ses degrés en 1854. Il contribua à plusieurs revues littéraires, et en 1854 fut nomme directeur du Chamber s Journal. La liste des ouvrages de M. P. est très longue et la fécondité de sa plume n’a point nui à sa popularité:
« Stories from Boccaccio », 1854 ; « Poems », id. ; « A family Scapegrace » ; « Lost Sir Massinberd »; « By Proxy »; « A Perfect Treasure » ; « Bentinck’s Tutor » ; « A County family » ; « At Her Mercy »; « A Woman’s Vengeance » ; « Cecil’s Trust » ; « The Clyffards ofCiyffe»; « The foster Brothers »; « Found Dead »; « The Best of Husbands »; « Walter’s Word » ; « Halves » ; « Carlyon’s Year »;
« One of the family » ; « Fallen Fortunes » ;
« What He Cost Her » ; « Gwendoline’s Harvest » ; « Like Father, Like son » ; « A marine résidence » ; « Married Beneath Him » ;
« Mirk Abbey » ; « Not Wooed but Won » ;
« Two Hundred Pounds Reward » ; « Less Black than We’re Painted » ; « Murphy’s Master » ; « Under one Roof » ; « High Spirits » ;
« A Grape from a Thorn »; « For Cash Only »;
« Kit; a Memory »; « Thicker Than Water »;
« The Talk of the Town » ; « The Luck of the Darrells » ; « The Heir of the Ages » ; « Sorne Literary Recollections », etc. etc.
Pecaut (Félix), théologien et pédagogiste français, né, le 3 janvier 1828, à Saliés de Béarn, fit ses études classiques aux collèges de Pau et de Sainte-Foy, ses études théologiques à la Faculté de Montauban, où Adolphe Monod, malgré la divergence de leurs vues, apprécia hautement son amour de la vérité et son serieux moral. Sa thèse de bachelier, soutenue en 1848, traitait « De l’authenticité et de la canonicité du Nouveau-Testament, étudiées dans les écrits des Pères Apostoliques ». Un séjour d'une année (1849) aux Universités de Berlin et de Bonn lui permit de puiser directement aux souices de l’érudition germanique. Nommé on 1850 suffragant à Saliés de Bearn, sa ville d’origine, M. P. n’exerca que pendant quelques mois les fonctions pastorales en raison des scrupules excessifs que lui inspirait la lecture du Credo et se tourna vers la carrière de l’enseignemeut. L’institut Duplessis— Mornay, dont le nom seul indique suffisamment le caractère huguenot, un des meilleurs qui existassent à cette epoque à Paris, l’eut, de 1852 à 1857, pour directeur. Le mauvais état de sa santé le contraignit en 1859 à retourner dans le Bearn, où il demeura jusqu’en 1880. Cette période de retraite fut excellemment remplie par la composition d’ouvrages qui ont joué fin rôle de premier ordre dans le développement de la pensée religieuse contemporaine, et dans lesquels la piété la plus sincère et la plus élevée s’allie avec la plus complète indépendance dogmatique : « lie Christ et
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la conscience », 1859; « De l’avenir du Théisme Chrétien », 1864; « De l’avenir du protestantisme en France », 1867 ; « Le Christianisme libéral et le Miracle », 1869, sans parler de nombreux articles insérés dans le Lien , le Discipie de Jésus-Christ , la Revue de Strasbourg , etc. En 1870, M. P. qui suivait avec un vif intérêt le mouvement d’émancipation théologique qui s’opérait dans la Suisse Romande y concourut par un ministère libre de quelques mois à la Chaux de Fonds. En 1872, le Synode réformé qui se réunit à Paris le compta parmi ses membres ; le discours qu’il prononça contre le rétablissement d’une confession de son obligation produisit une profonde impression sur ceux mêmes qui ne partageaient pas ses vues. A côté de sa carrière théologique, M. P. dans le domaine de l’école en accomplit une deuxième tout aussi fructueuse. De 1870 à 1880, le Jeinps le compta au nombre des collaborateurs les plus appréciés pour les « Lettres de province » et de nombreux articles scolaires, dont quelques uns ont été réunis en 1879, sous le titre : « Etudes sur l’éducation nationale ». La troisième République, dans son oeuvre de réforme pédagogique, ne pouvait négliger un auxiliaire aussi précieux. Chargé en 1879 par le ministère de l’instruction publique d’une mission en Italie dans le but d’étudier les écoles normales, les écoles primaires supérieures et les collèges de filles (Deux mois de mission en Italie, 1880), nommé en 1880 inspecteur général pour la circonscription de Bordeaux, M. P. a ete charge en 1880 également d’organiser et de diriger l’école supérieure d’institutrices créée à Fontenayaux-Roses près Paris. Aujourd’hui, en presence des résultats obtenus et apres une expérience de dix années, on peut dire hardiment qu’une plus noble tâche ne pouvait être confiée à un chef plus capable et plus sympathique.
Pecaut (Dr Élie), médecin et publiciste français, fils du précédent, né, à Paris, en 1854, s’est fait connaître par les ouvrages suivants : « Cours d’hygiène », 1882; « Petit cours d’hygiène en dix leçons, d’après les nouveaux programmes, à l’usage des écoles primaires », suivi d’un « Abrégé d’hygiène à l’usage des classes élémentaires », 1883; « Résumé du cours d hygiène à l’usage des classes élémentaires », id.; « Cours d’anatomie et de physiologie humaines » (avec 58 figures), id. ; « La première éducation de l’écolier, petit livre de leçons en prose et en vers et de leçons orales à l'usage des classes élémentaires », 1885 ; « L’Art » (simples entretiens, en collaboration avec C. Baude), 1888.
Péchenard (Mgr Pierre-Louis), protonotaire apostolique, vicaire général à Reims, docteur ès-lettres et en droit canonique, membre de l’Académie nationale de Reims, né, à Gespunsard (Ardennes, France), le 1er décembre 1842, fit ses études littéraires dans les deux Sémi-
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naires diocésains de Charleville et de Reims, passa quelques années à Paris, à l’École des Hautes-Études dite des Carmes, où il fut reçu licencié és-lettres. Curé, pendant trois ans, à la Neuville-aux-Tourneurs, il professa ensuite les lettres et l’histoire, puis devint supérieur du Petit Séminaire de Reims, où il créa une Académie toujours florissante. Vicaire général de l’archevêque de Reims depuis 1879, il a été élevé à la prélature comme protonotaire apostolique par Sa Sainteté Léon XIII en 1887. Outre un certain nombre de Discours religieux, tel que « Panégyriques », il a surtout écrit dans le genre historique. Voici les titres de ses principales publications : « Histoire de la Neuville-aux-Tourneurs », in-8°, Reims, 1872 et 1877 ; « De Schola Remensi, decimo seculo », in-8°, Paris, Thorin, 1875 ; « Jean-Juvénal des Ursins », id., id., id. ; « Histoire de Gespunsard », in-8° Charleville-Pouillard, 1877; « Triduum du B. Urbain II », in-8°, Reims, imprimerie Coopérative, 1882 ; « Histoire de l’Abbaye d’Igny » (ordre de Cîteaux, id., id., 1883; « Histoire de la Congrégation de Notre-Dame à Reims », 2 vol. in-8°, id., id., 1886.
Peclieur (Jules-Michel), magistrat français, né, à Metz, le 2 avril 1826. Ses études faites à Metz, et son droit à Paris, il débuta dans la magistrature en 1851 comme substitut à Rocroi (Ardennes), puis revint à Metz en qualité de substitut du tribunal. Nommé substitut du procureur général en 1863, il remplit ces fonctions avec beaucoup de distinction et fut nommé conseiller à la Cour en 1870. Depuis la guerre, M. P. occupe le même poste à Nancy. Trente fois, depuis 1875, président des Assises dans les Ardennes, à Saint-Michel, dans les Vosges et dans Meurthe-et-Moselle. Il a publié : « De l’indépendance du Magistrat », discours prononcé à l’audience solennelle de rentrée de la Cour de Metz, Metz, imp. de Nouveau, 1867.
Peclimauu (Jean baron de), chimiste allemand, docteur en philosophie, professeur de chimie à l’Université de Munich, né, à Nuremberg, en 1850, étudia aux Universités de Munich, Heidelberg, Greifswald et à Londres. Depuis 1875, il est directeur de la Section analytique du laboratoire de chimie à l’Académie Royale des Sciences à Munich. Ses travaux ont paru dans les Liebig's Annalen, en 1874 ; dans les Ber. d. d. chem. Ges ., en 1882, 1883, 1884 et 1885. Nous donnons ici les sujets des plus importants : « Ueber die Parami domet asulfotoluolsâure » ; « Ueber Condensationsproducte zweier basischer Fettsàuren » ; « Synthèse der Dihydronaphthoësâure » ; « Neue Bildungsweise des Cumarin » ; « Ueber ein Condensationsproduct der Apfelsaure » ; « Ueber die Cumalinsaure »; « Ueber Acetondicarbonsàure » ; « Zur Constitution der aus Cumaciusâure entstehenden Pyredinderivate » ; « Ueber Diisonitroso-