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l’Université de Napl es, de ses discours comme Ministre de l’Agriculture d’abord, de la justice ensuite, nous avons de lui en librairie: « Ricerche délia Filosofia morale degli antichi », 1860; « Délia pena di morte », 1863; « Elementi di diritto penale », 1865; « Filosofia e dritto », 1868; « Dei progressi del dritto penale in Italia al secolo XIX », id. ; « Sul naturalismo e le scienze giuridiche », etc., etc.

Pesty (Frédéric), écrivain hongrois, ancien député au Parlement hongrois, membre de l’Académie hongroise des sciences, conseiller royal, membre fondateur et directeur de la Société historique et de la Société géographique de Budapest, etc., etc., membre correspondant de YAccademia Araldico-genealogica Italiana de Fermo, membre honoraire de plusieurs académies et sociétés savantes étrangères, né, le 3 mars 1823, à Temesvar, fit ses études à Temesvar, à Szeged et à Pest. De 1850 à 1864, il fut secrétaire de la Chambre de commerce et de l’industrie de Temesvar et de 1864 à 1876 directeur de la première banque industrielle hongroise fondée à Budapest. Dans sa qualité de secrétaire, il représenta en 1862 la Chambre de commerce de Temesvar et la Société des chemins de fer autrichiens à l’Exposition universelle de Londres, et dans cette occasion il voyagea en Allemagne, en Hollande, en Belgique et en France. Depuis 1876 seulement, M. P. put se dédier exclusivement aux sciences et compléter ses études sur l’histoire hongroise. Il parcourut à cet effet l’Autriche, l’Allemagne et l’Italie s’arrêtant assez longtemps à Rome afin de puiser dans les archives du Vatican les éléments pour ses ouvrages historiques. De 1848 à 1858, il collabora à plusieurs journaux politiques allemands et hongrois à Temesvar, il dirigea et publia, en langue hongroise, une Revue hebdomadaire intitulée: Deleijlü (La Boussole), qui commença à paraître en 1858 et dut cesser ses publications vers la fin de 1861. La Boussole , professant des idees très liberales, causa à M. P. bien des désagréments. Le 26 septembre 1860, la police s’empara de lui et sans lui faire subir aucun interrogatoire le conduisit dans la forteresse de J osephstadt et ne lui rendit la liberté qu’après un mois environ. Il fut un des patriotes qui contribuèrent le plus efficacement à la création de la Société historique hongroise et publia un grand nombre d’ouvrages, dont on va citer les principaux, sans compter la foule d’articles que cet historien laborieux fit paraître dans plusieurs revues et particulièrement dans les Secoli , organe de la Société historique. Voici la liste: « Les jours de l’histoire universelle », 2 vol., Vienne, 1870; « Les Templiers en Hongrie », 1861 ; « Histoire des duels judiciaires en Hongrie », 1867;

« Les possessions du despote serbe Georges Brankewics en Hongrie », 1877; « Die Ortsnamen und die Geschichte », id.; « Histoire du banat

Szôreny », 4 vol., Budapest, 1878; « Die Verschollenen alten Comitate », 2 vol., 1880, ouvrage couronné du grand prix de l’Académie; « Die Enstehung Croatiens », Budapest, 1882; « Die Geschichte der Burggrafschaften in Ungarn », id., 1882; « Monographie des comitats Krassé », id., 1885; « Briefe über Croatien », id., id.

Petavel-Olleff (Emmanuel), pasteur et publiciste suisse, Dr theol. du Columbian College à Washington, né, en 1836, à Neuchâtel, appartient à une famille autocthone qui a donné à l’Eglise plusieurs générations de serviteurs dévoués ; il suivit dans sa ville d’origine les cours des professeurs Perret-Gentilet et Frédéric Godet, fréquenta également à Genève pendant quelques sémestres ceux de la Faculté de théologie libre, fut consacré en 1858 au Saint-Ministère et obtint immédiatement après une suffragance à la Chaux de Fonds. En 1865 l’église de Londres le choisit pour conducteur spirituel. En 1866, M. P. se transporta à Paris pour rédiger un journal religieux: La vie chrétienne et travailler à une nouvelle traduction de la Bible placée sous le patronage ,de membres de l’Institut et d’hommes éminents appartenant à toutes les confessions, prêtres, pasteurs, rabbins, MM. Grand’Pierre et Isidore, Mgr. Darboy et M. Martin-Paschoud. Le zèle déployé par M. P.- 0. en cette occurrence ainsi que ses solides connaissances en hébreu le désignaient pour devenir le secrétaire de la Société nationale pour la traduction des Livres-Saints, mais l’entreprise échoua, malgré l’accueil favorable qu’elle avait rencontré à ses débuts devant le mauvais vouloir des ultramontains et l’hostilité des libres penseurs. Depuis lors, nous trouvons M. P.-O. à Paris, à Londres, à Neuchâtel, à Genève, à Lausanne, où il réside aujourd’hui, toujours occupé de problèmes théologiques, toujours disposé à défendre ses opinions par la parole et dans la presse. Depuis 1872, il s’est fait l’apôtre, dans les pays protestants de langue française, au moyen d’articles de revue, de conférences et de cours libres, de la doctrine de V Immortalité Conditionnelle, remise en honneur par l’anglais White et dont un petit groupe de publicistes s’efforce sans beaucoup de succès, de faire le centre de la pensée chrétienne. Parmi les ouvrages dus à la plume féconde de M. P.- 0., nous mentionnerons les suivants : « Secours à porter aux victimes de l’ivrognerie », 1860; « Notice sur Isaac da Costa israélite portugais », 1862; « La Bible en France, ou les traductions françaises des Saintes-Ecritures », étude historique et littéraire, 1864; « Bouquet helvétique », recueil de poésies, 1865; « Voix d’alarme », discours prononcé à Versailles, 1868; « L’égalité chrétienne, la loi du progrès », discours apologétiques, 1869; « Lettre d’un ministre protestant à Sa Majesté le roi de Prusse », 1871; « La fin du mal ou l’immortalité des jus-

tes et l’anéantissement graduel des impénitents », 1872, trad. anglaise de 1875; « Le péril de l’évangélisme », à propos d’un récent procès de presse, 1883. M. P.-O. a traduit de l’anglais le « Christianisme sans églises — Lettres à un Comte italien », par Henri Dunn, 1878, et activement collaboré au Chrétien évangélique, à la Revue théologique , à V Encyclopédie des Sciences Religieuses.

Petit de Julleville (Louis), professeur et littérateur français, professeur-adjoint à la Sorbonne, directeur d’études à la Faculté des lettres, maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, ancien membre de l’Ecole Française d’Athènes, né, à Paris, le 18 juillet 1841, a publié : « Histoire de la Grèce sous la domination romaine », Paris, Thorin, 1875; « La Chanson de Roland », traduction rythmée et assonancée avec une introduction et des notes , Paris, Lemerre, 1878; « Histoire du théâtre en France au moyen-âge », L. Cerf, 1886; « Répertoire du théâtre comique en France au moyenâge », 1886; « Notions générales sur les origines et sur l’histoire de la langue française », Delalain, 1883; « Leçons de littérature française », 1884.

Petitot (Emile-Fortuné-Stanislas) , ancien missionnaire et géographe français, né le 3 décembre 1838, fit ses études à Marseille et fut ordonné prêtre le 15 mars 1862. Il partit trois jours après pour les missions françaises du fleuve Mackenzie, ancienne Nouvelle-Bretagne, actuellement territoire du Nord-Ouest, domaine canadien. Revenu en France en septembre 1874, il retourna au Mackenzie en avril 1876 et le quitta pour aller au Canada en janvier 1882. Il revint en France en mai 1883 et fut nommé curé de Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne) en août 1886 et installé le 1er octobre de la même année. Il fut nommé officier d’Académie en 1875. Il est membre des sociétés d’anthropologie (1870), de philologie (1872), de l’Académie de Stanislas de Nancy (1875), de la Société de Géographie de Paris (1875), lauréat (prix de Baek) de la Société de Géographie de Londres (1883). Il a publié: « Coup d’œil sur la Nouvelle-Bretagne », Pitrat aîné, Lyon, 1865; « Etude sur la nation montagnaise en Tchippwoyane », id., id.; « Géologie générale de l’Athabasca-Mackenzie », Paris, Hennuyer éd., 1884; « Géographie du Mackenzie et de l’Anderson », Paris, Delagrave, 1875 ; « Grammaire et dictionnaire Déné Dendjié », gr. in-4°, Leroux, 1876 ; « Vocabulaire esquimau avec notes grammaticales et monographie » ; « Monographie des Déné Dondjié » ; « Monographie des Esquimaux Elhiglit » ; « Six légendes américaines identifiées à l’histoire de Moïse et du peuple de Dieu », A. Hennuyer éd., Paris, 1877 ; « Ethnographie des Américains Hyperboréens », avec atlas, Paris,

Challemel, 1878; « On the Athabasca district », Londres, 1883 ; « Essai sur la légende nationale d’Ayatl », Paris, 1883; « La femme serpent », id., Gaidoz et Rolland, 1884; « De l’avenir de l’œil de l’homme dans les temps futurs », id., 1876; « Étude sur la nation Déné », Nancy, 1875; « Étude sur la nation des femmes », Bruxelles, 1877; « Parallèle entre la famille Caraïbo-esquimaude Alésanéiens phéméiens », Rouen, 1883; « Habitations et fluctuations des Peaux-rouges en Canada », Paris, 1883; « Sur quelques armes de pierre rapportées d’Amérique », Paris, 1875; « De la prétendue origine orientale deâ Algonquins », id., 1883; « De la formation de certains mots par un procédé bilingue », Rouen, 1883; « Quatre articles sur le cannibalisme dans le N.-E. du Canada », Paris, 1886; « Huit articles illustrés dans le journal des voyages », id., Delaux, 1886-87 ; « Traditions indiennes du Canada N.- 0. », id., Maisonneuve et C. Loelere éd., 1886 ; « Textes originaux des mêmes légendes et traduction littérale », id., 1888; « Les grands Esquimaux », id., Plon, Nourrit, 1887; « En route pour la Mer Glaciale », id., Letouzey, 1888; « Autour du grand lac des esclaves >; « Quinze ans sous le cercle polaire : le Mackenzie d’après les dessins de l’auteur », id., Dentu, 1889.

Petriccioli (Joseph), poète italien, capitaine aux bersaglieri en retraite, ancien professeur à l’Ecole de Guerre, né, à Lerici, le 2 mars 1826, fît son droit à l’Université de Gênes, a fait toutes les campagnes de l’Indépendance italienne, depuis le 5 giornate de Milan jusqu’à 1866. Le cap. P. est poète latin et italien. Nous avons de lui: « La redenzione dei popoli », poème en 8 chants ; « Anacreontica per album » ;

« La bella del mare », idylle ; « Sonetti varii » ;

« Stabat Mater » ; « A mia madré morente » ;

« Epistola in distici latini a Cestaro » ; une traduction en héxamètres de l’« Ugolino », de Dante; « Parva in magnis », dédié à l’empereur d’Allemagne; « Stiliani Nuptiæ »; « Hymnus Paci »; « Ode Saffica in morte di Vittorio Emmanuele »; « Ode Saffica all’amico Balsimelli » ; « Inno ad Umberto I » ; « L’aiuto dei morti » ; « D’oggi in domani »; « Dogali »;

« Notte » ; « Primavera ».

Pétritzi (Adamantios), né à Syra. Il a fait ses études à l’Université d’Athènes, où il reçut le diplôme de docteur en droit; il est juge à la Cour d’appel et professeur agrégé à l’Université. Ses principaux ouvrages sont: «Delà garantie solidaire » ; « Des Sociétés de commerce ».

Petrocclii (Polycarpe), homme de lettres italien, né, à Pistoia, en 1852, écrivit d’abord des contes pour la jeunesse, réunis en volume sous le titre de « Fiori di campo ». Il collabora à la Perseveranza , à la Nuova Antologia et au Fanfulla délia Domenica. Il traduisit d’une façon très

fidèle et merveilleuse comme pureté de langage l’« Assommoir » de Zola; c’est un ouvrage remarquable sous tous les égards. Nous avons encore de lui: « Teatri vernacoli e teatro popolare italiano », 1881; « I Vespri », drame, 1882; « Nuovo dizionario italiano », Milan, Treves, en cours de publication de 1883 ; « Dell’opera di Alessandro Manzoni letterato e patriota », 1886; « Nei boschi incantati », id., nouvelles; « Grammatica délia lingua italiana », Milan, Treves, 1887.

Petsclienig (Michel), philologue autrichien, professeur libre de philologie classique au Gymnase et à l’Université de Gratz, né, en 1845, à Grossedling (Carinthie). Il est auteur de plusieurs ouvrages philologiques, écrits en langue latine et dont nous allons donner les titres des plus remarquables: « Victoris Vitensis historia persecutionis Africanæ provinciæ », Vienne, C. Gerold, 1881; « Q. Horatii Flacci, carmina selecta », Prague, Tunpsky, Leipzig, Freitag, 1883 ; « Flavii Cresconii Corippi Africani grammatici opéra », Berlin, Calvary, 1886; « Paulini Petricordiæ quæ supersunt », Vienne, Tempsky, 1888; « Johannis Cassiaui opéra, pars II », Vienne, Gerold, 1886; « Cassiani opéra, pars I », id., Tempskv, 1888; « Studien zu den Metamorphosen des Apuleius », id., 1882.

Pettenkofer (Max de), chimiste allemand, né, près de Neuburg, le 3 décembre 1818, suivit les cours universitaires à Munich. Il fut employé d’abord à la Monnaie, puis comme aideprofesseur de chimie médicale à l’Université en 1847, et succéda à son oncle en 1850 dans sa pharmacie. Ses travaux sur l’hygiène lui firent donner la chaire de cette spécialité à l’Université en 1866 et nommer président de la Commission du choléra en 1873. Comme chimiste, il s’est occupé des affinités de l’or, de la chaux hydraulique, d’une essence de bois qu’il arriva à préparer pour la conservation des tableaux à l’huile et qu’il décrivit dans son ouvrage sur « Les couleurs à l’huile », Brunswich, 1872. Comme hygiéniste, il a publié des travaux importants sur la ventilation, l’aération des habitations, sur un nouvel appareil respiratoire trouvé par lui. Voici la liste de ses derniers ouvrages : « Handbuch der Hygiene und der Gewerbekrankheiten », Vogel, éditeur à Leipzig;

« Archiv für Hygiene. Gemeinschaftlich mit prof. Dr Franz Hofmann in Leipzig und Dr Josef Forster in Amsterdam », édité par R. Oldenbourg à München; « Vergleichende Untersuchungen über Beschaffenheit der Luft bei Beleuchtung der K. Residenz-theaters in München mit Gas- und mit electrischem Lichte, Archiv für Hygiene, vol. I » ; « Ueber Desinfetion der ostindischen Pest als Schutzmittel gegen Einschleppung der Choiera in Europa. Archiv für Hygiene, vol. II »; « Die Choiera », traité populaire, inséré: a) dans la revue Nord und Süà,

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