POP
mis entre toutes les mains, son réalisme n’est jamais grossier, ses pages les plus passionnées n’éveillent jamais une pensée malsaine. C’est en réalité un des romanciers les plus féconds, les plus traduits et les plus populaires d’aujourd’hui.
Pontois (Jean-Félix-Honoré) , magistrat et littérateur français, est né, à Thouars (Deux- Sèvres), le 26 juillet 1837. Après avoir fait ses études à" Poitiers et son droit à Paris, il entra en 1859 au ministère de la justice en qualité de rédacteur. Il quitta le ministère de Injustice pour la magistrature en 1868. Il a occupé successivement les fonctions de juge au tribunal d’Annecy, de juge d’instruction à Alger. Il a été conseiller à Alger, conseiller à Bourges, président du tribunal de Tunis; il est actuellement president à la cour de Nîmes. Il est officier d’Académie, grand officier du Nicham Iftikar. M. P. a publié : « Les petits-fils de Tartuffe », 1 vol., Librairie nouvelle, 1864; « Projet d’organisation judiciaire et réforme du code d’instruction criminelle et du code pénal », brochure, Cotillon, 1871; « La conspiration du général Berton », étude politique et judiciaire sur la Restauration avec de nombreux documents inédits et un portrait du général, 1 vol. grand in-8°, Dentu, 1877 ; « Libres pensées », Alger, 1880. Il a publié plusieurs romans, parmi lesquels il faut citer : « Les crimes extraordinaires » ; « Le Policier- Violee ». Des pièces de théâtre: « Les Hannetons » au théâtre du Luxembourg ; « 10 minutes d’arrêt » au théâtre de Beaumarchais ; Un ballet: « La Vision », en collaboration avec Méry ; « La robe de chambre de Diderot », à la Comédie française, en collaboration avec Edmond Thiaudière.
Ponzio-Yaglia-Faccanoni (Valérie), femmeauteur italienne, né, à Turin, demeurant à Padoue. On doit à sa plume les meilleures traductions des tous les romans de H. Gréville, et d’autres de l’allemand et de l’espagnol. Elle a aussi écrit un petit livre pour les enfants: « Alcuni animali veduti da vicino », qui a eu un prix d’honneur donné par la Società Zoologica Lombarda.
Popelin (Claudius), peintre et poète français, né, à Paris, en 1825, s’est acquis une juste célébrité par des peintures sur émail, représentant, avec une remarquable exactitude historique, des portraits et des allégories. Il est l’auteur d’ouvrages spéciaux fort estimés sur l’art de l’émail et sur l’art du potier. Il a publié, chez Lemerre, en 1875, un volume de vers : « Cinq octaves de sonnets ».
Popescu (Jean), écrivain roumain, professeur de philosophie et de pédagogie au Séminaire oriental de Hermanstadt (Siebenbürgen), membre du Metropolitan Consistorium de l’Eglise orientale hongroise et de Siebenbürgen, membre correspondant de l’ Academia Romana de Buca-
rest, membre de la Verein für wissenschaftliche Pedagoc/ih in Deutschland, né, en 1831, à Catia (Siebenbürgen), fit ses premières études aux Gymnases et Lycées de Udvarhely, Kronstadt, Hermannstadt et Blasendorf. Passé à Leipzig (1859), il étudia à l’Université sous la direction des éminents professeurs MM. N. Drobsch et F. Ziller, s’adonnant presque exclusivement à la philosophie et à la pédagogie. Rentré dans son pays natal, il fut reçu comme professeur au Séminaire. On lui doit : « Organul pédagogie », publié en 1864, en douze brochures. Cette publication a toujours été considérée comme une des meilleures du genre : « Computul in scola populara », 1875, une nouvelle méthode pour l’enseignement de l’arithmétique ; « Compendiu de Pedagogia », à l’usage des maîtres et des élèves; « Anteia carte de lectura si invetiatura pentru Scôlele populare » ; « A dona Carte de lectura si invetiatura pentru Scôlele populare ». Ces deux livres de lecture, qui ont eu l’honneur et le mérite de sept éditions sont les meilleurs ouvrages modernes de la bibliothèque scolastique roumaine. La publication la plus importante de M. P. est, sans contredit, sa « Psichologia empirica », publiée en 1881 et réimprimée en 1887. Cet ouvrage est regardé comme un des bijoux de la littérature didactique roumaine et comme un des plus choisis du genre.
Popp (Caroline Broussart, veuve), journaliste et romancière belge, née, à Binche, en 1808. Sa famille appartenait à la noblesse d’épée : le lieutenant-général baron Broussart et le colonel chevalier Broussart se distinguèrent au cours des guerres du premier empire. Mlle C. B. épousa M. Popp, un ingénieur-géographe à qui la Belgique doit un excellent « Atlas parcellaire cadastral » et qui fonda le Journal de Bruges dont, après la mort de son mari, Mrae veuve Popp conserva la direction: elle est depuis cinquante-trois ans le rédacteur en chef de ce journal, l’un des organes estimés de l’opinion libérale. En outre, elle a collaboré ou collabore encore à V Office de Publicité - où ses « Lettres brugeoises » sont signées Charles, - à V Illustration nationale , à V Illustration européenne , etc., et elle a écrit pour « La Belgique illustrée » le chapitre intitulé : « Ostende, Blankenberghe, Heyst, Damme ». Enfin, nous avons d’elle en librairie des livres pleins de charme: « Nathalie » ; « Récits et légendes des Flandres » ; « Contes et nouvelles » ; « Paysages flamands et wallons »; « La tête de fer ». Mme veuve Popp a vu ses meilleures pages traduites en flamand, en anglais et en allemand; ses confrères de la presse belge ont fêté, en 1887, par une touchante manifestation, son cinquantenaire de journaliste; le gouvernement français lui a envoyé les palmes académiques; et le Roi des Belges l’a nommée chevalier de l’ordre de Léopold.
Porena (Philippe), homme de lettres italien,
professeur de géographie aux Instituts techniques, né, à Rome, en août 1839, docteur en philosophie en 1859, en droit en 1863, professeur d’histoire et géographie en 1860. Nous avons de lui une série d’ouvrages très remarquables, dont une partie insérée au Bulletin de la Société géographique italienne , à VArchivio Storico Italiano et autres revues spéciales : « La decadenza dell’agricoltura presso i Romani », Rome, 1869 ; « Le principali scoperte geografiche », Milan, 1871 ; « Sulla storia délia città di Roma nel Medio Evo » (Rivista Europea ), 1872 ; « Del Nilo e delle sue sorgenti », Rome, 1873; « Due parole in difesa di Cola di Rienzo », id., id. ; « Breve compendio délia Stoifia d’Italia nel Medio Evo », id., 1874, 2me éd., 1879 ; « Itinerario di Roma e suoi dintorni di Antonio Nibby, corretto e ampliato secondo le ultime scoperte e gli studii più recenti », id., 1877 ; « Le esplorazioni di Emilio Holub nell’Africa Méridionale » ( Bollettino délia Societa Geografica Italiana), 1881 ; « Di Pasquale Adinolfi e delle sue opéré » ( Archivio Storico Italiano), 1882 ; « L’opera del barone di Richthofen nella Cina » (Bollettino délia Societa Geografica Italiana ), id. ; « L 'Orbis pictus di Agrippa », Rome, 1883; « Sulle ragioni geografiebe délia Storia Romana » ( Bollettino délia Societa Geografica Italiana ), 1884; « Sulle condizioni odierne deil’Abissinia » (id.), id. ; « La scienza geografica secondo le più recenti dottrine ( Nuo va Antologia ), 1885; « Sul deperimento fisico délia regione italiana » ( Bollettino délia Societa Geografica Italiana ), 1886 ; « La Geografia italica del Nissan » (id.), id.; « Manuale di Geografia moderna ad uso degli Istituti tecnici », Milan, id. ; « La collezione di carte nautiche di T. Fischer » (Bollettino délia Societa Geografica italiana ), 1887 ; « La Geografia in Roma e il Mappamondo Vaticano » (id.), 1888; « L’ America Anglo-Sassone » dans l’ouvrage La Terra , dirigé par le prof. Marinelli, Milan, 1888-89.
Porret (Charles) , professeur et publiciste suisse, né, en 1845, à Pesenz dans le Canton de Neuchâtel, embrassa la carrière théologique et fut, après un court séjour à Tubingue, appelé en 1865 à professer la philosophie à Neuchâtel devant les étudiants du gymnase. Admis en 1870 dans le clergé de l’Eglise nationale vaudoise, il exerça les fonctions pastorales à l’Abbaye dans la Vallée du Lac de Zoug jusqu’en 1873, époque à laquelle la Commission synodale de l’Eglise libre lui confia à Lausanne la chaire d’homilétique et d’exégèse pour le Nouveau Testament. M. C. P. est surtout connu dans le monde théologique de la Suisse romande par sa fidèle collaboration au Chrétien Évangélique , dont, en 1877, après la retraite de M. Paul Burnier, il est devenu l’un des directeurs. Parmi ceux de ses articles qui ont été tirés à part, nous indiquerons : « Rapports et différences en-
tre le Christianisme évangélique et le Christianisme libéral », 1872; « La notion du ministère dans le Nouveau Testament », 1875. M. C. P. à également édité le « Sabbat juif et le dimanche Chrétien d’après le manuscrit de Vinet »,
Porret (James-Alfred), prédicateur et publiciste suisse, né, le 4 septembre 1843, à Boudry dans le Canton de Neuchâtel, lit ses études théologiques à l’Académie de Lausanne et à l’Université de Tubingue, entra dans le ministère actif et remplit successivement les fonctions de suffragant à Boudry (1867) et à Morges (1869), de pasteur titulaire à Provence dans le Jura vaudois (1871) et à Lausanne (1878). L’Union évangélique de Genève l’a appelé tout dernièrement, en 1889, à son service en qualité de pasteur auxiliaire. M. A. P. compte dans la Suisse romande parmi les adversaires les plus brillants et les plus passionnés du protestantisme libéral. Outre un volume de « Sermons » (1880), nous possédons de lui: « Le Boudha et le Christ, fatalité ou liberté », 1879; « La Joie de Noël », 1879 ; « Vie ou Mort, discours à des catéchumènes », id., 2me éd., 1880; « L’Être infini doit-il être conçu comme personnel ? », 1881 ; « Un miracle au XIXe siècle », id. ; « Les devoirs du fidèle envers son église », 1884; « John Bunyan », id. ; « L’insurrection des Cévennes (1702-1704), avec des notes et un appendice », 1886. La collaboration de M. A. P. est, depuis longtemps, acquise à la Bibliothèque Universelle , au Chrétien Évangélique et surtout au journal Evangile et Liberté qui le compte depuis sa fondation parmi ses directeurs.
Port (François-Célestin), ai’chiviste français, ne, à Paris, le 23 mai 1828, licencié ès— lettres, archiviste de Maine-et-Loire depuis 1854. Il a débuté par la découverte et la publication dans la Bibliothèque des Écoles des Chartes , de « Six lettres inédites de Pierre Corneille ». Sa thèse:
« Essai sur l’histoire du commerce maritime de Narbonne », Angers, 1854, obtint une médaille d’or au Concours des Antiquités nationales. Il a publié ensuite : « Inventaire analytique des archives anciennes de la Mairie d’Angers », Paris, 1861 ; « Inventaire analytique des archives anciennes de l’hôpital St.-Jean d’Angers », Angers, 1870; « Cartulaire de l’hôpital St.-Jean d’Angers », id., id. ; « Bibliothèque Angésine », id., 1868 ; « Le livre de l’évêque Guillaume Le Maire », 1874; « Statuts des quatre facultés de l’Université d’Angers », Angers, 1878; « Notes et notices Angésines », id., 1879; « Souvenirs d’un nonagénaire », 1880; « Les artistes Angésins », Angers, 1881 ; « Questions angésines », id., 1884 ; « Dictionnaire historique, biographique et géographique », id., 1869-78, couronné ; « Itinéraire de Paris à Angers », Paris, 1867. M. P. a collaboré à diverses publications, citons : l’« Histoire de France » de '