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Protonotari (Joseph). Le nom de la famille P. est étroitement lié à une des publications scientifiques et littéraires les plus importantes de l’Europe contemporaine, La Nuora Antologia. Cette revue est sans rivales eu Italie et peut tenir son rang entre les revues anglaises, françaises et allemandes. Elle fut fondée en 1866 par le prof. François P., mort il y a trois ans. Il en tint la direction et nous pouvons l’appeler le Buloz de l’Italie. Il sut élever la Nuova Antologia à un degré remarquable de prospérité. Il eut pour successeur son frère, le docteur Joseph, dont nous esquissons ici la notice biographique. C’est un homme aux vues larges, à l’intelligence vive, à l’instruction solide et surtout un homme d’un tact exquis. Il a accru la valeur de sa revue en appelant aux bureaux de rédaction les intelligences les plus remarquables de l’Italie: sous sa direction un essaim d’esprits d’élite étudient avec un soin assidu et une grande indépendance les questions du jour. M. le docteur P. est né, à Santa Sofia (prov. de Florence), en 1850. Il est donc dans la fleur de l'âge, ce qui lui permet de consacrer à sa revue une activité extraordinaire et des connaissances nombreuses et profondes. La Nuova Antologia a une influence remarquable sur le progrès intellectuel de la Péninsule. Comme écrivain, M. le doct. P. a publié une monographie intitulée: « La liberté di stampa », qu’on considère à bon droit comme un petit ouvrage parfait.
Proust (Antonin), littérateur et homme politique français, actuellement député des Deux- Sèvres, est né, à Niort (Deux-Sèvres), le 15 mars 1832. Il appartient à l’une des familles les plus considérées du pays ; son père a été membre de la Chambre des députés en 1831. M. A. P. a publié, dans le premier volume du Tour de Monde , plusieurs relations de voyage: « Le Mont Athos »; « Un Hiver »; «A Athènes »; « Le Cydaris ». De 1860 à 1863, il collabora au Courrier du Dimanche , sous le pseudonyme de Antonin Barthélémy , et fit paraître en 1864, sous le même pseudonyme, un volume intitulé: « Un Philosophe en voyage ». A la fin de l’année 1864, il fonda La Semaine universelle , journal hebdomadaire qui paraissait à Bruxelles. Condamné en 1865, par le tribunal de Niort, pour une série d’articles sur la Révolution qui avaient paru dans le Mémorial des Deux-Sevres , M. A. P. se consacra, pendant les deux années 1866
et 1867, à la rédaction des Archives de l’Ouest.
recueil qui forme cinq grands volumes, donnant le texte des cahiers rédigés en 1789 dans les provinces du Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge, de l’Angoumois, du Maine, de l’Anjou, du Berry, de la Bretagne et de la Guyenne. Dans le même temps, il publia « La Justice révolutionnaire à Niort » ; « Les Chants de la Grèce moderne ». En 1869, M. A. P. combattit vive-
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ment la politique du ministère Ollivier, et le plébiscite qui devait précipiter la France dans la guerre (« Lettres sur le plébiscite »). Après le déclaration de guerre, il suivit les opérations de l’armée du Rhin en qualité de correspondant du journal Le Temps , il assista à la désastreuse capitulation de Sédan. Revenu à Paris le 5 septembre, il fut choisi par Gambetta, ministre de l'intérieur, comme secrétaire, et, après le départ de Gambetta, demeura auprès de Jules Favre. A titre d’officier attaché à l’état— major du général Clément Thomas, M. A. P. prit une part active à la défense de Paris. Après la guerre, M. A. P. fut l’un des fondateurs du journal La République française , où il traita surtout les questions de politique extérieure. M. A. P. a été élu député de la lre circonscription de Niort le 8 février 1876 contre MM. Mousnier d’Availles et d’Assailly, monarchiste; réélu en octobre 1877, après le 16 mai, contre M. Germain, candidat du maréchal de Mac-Mahon ; réélu, sans concurrent, le 21 août 1881 et élu en 1885 au scrutin de liste au premier tour de scrutin. En 1876, il a fait adopter à la Chambre l’affichage des dépêches étrangères et l’échange des documents parlementaires avec les parlements étrangers. Il est l'auteur de la proposition de loi sur les pensions militaires, que Gambetta signa avec lui en 1877 et qui fut votée en 1878. En 1880, il a pris l’initiative de la proposition d’amnistie pour les condamnés de 1871, et en 1881 il a proposé l’organisation du crédit agricole. Appelé, le 14 novembre 1881, à faire partie du ministère des Beaux-Arts, il a jeté les bases de l’organisation de l’enseignement technique. Démissionnaire le 26 janvier 1882, il présida au mois d’août 1883, l’Union Républicaine au moment de la révision des lois constitutionnelles. M. A. P. a présidé le Conseil général des Deux-Sèvres pendant six ans. Il s’est retiré de l’assemblée départementale en réclamant contre le cumul des fonctions électives. M. A. P. préside depuis 1882 V Union Centrale des Arts décoratifs . Il a contribué à ce titre à la création du Musée des arts décoratifs et, comme président de la Commission des monuments historiques, il a créé le Musée des Moulages du Trocadéro. M. A. P. a publié en 1881 : « La Correspondance du Prince de Bismarck ».
Provélé^ios (Aristomène), né, en 1850, dans l’île de Siphnos. C’est dans cette île qu’il fit ses premières études ; à l’âge de sept ans, il vint à Athènes pour compléter son instruction. En 1870, il écrivit son premier ouvrage poétique:
« Thésée », poème épique; quelque temps après il publia: « La Domine de la discorde »; « Le voyage d’Arion » ; « Adam et Eve » ; tous ces poèmes furent honorés d’une mention au concours poétique. En 1876, il alla en Allemagne pour y suivre un cours de philosophie; il reçut le diplôme de docteur en philosophie. En 1887,