HUA
En 1855, il fut sous-officier au régiment de Riazan, et en 1856 officier. Entré à l’Académie de
l’Etat-major (1861), il y a fini les cours en 1863. Puis étant au service de l’Etat-major, il enseigna la géographie à l’École des sous-officiers à Varsovie, et composa un cours de géographie pour École des sous-officiers. En 1867, il s’est rendu à Irkoutsk en Sibérie. C’est dès ce temps qu’il entreprit ses voyages. Après avoir parcouru les déserts de la Sibérie, il écrivit son premier ouvrage : « Le voyage au pays des Urseren (1867-69) », 1870. Après avoir organisé une expédition à la Chine septentrionale, il traversa l’Asie centrale. Une des meilleures compositions de M. P. est: « La Mongolie et le pays des Tongoutes », 1876. Ce livre est traduit en anglais et en allemand. La Société géographique de Paris lui a décerné la grande médaille d’or.
Puaux (François), historien et controversiste protestant français, né, le 24 décembre 1806, à Vallon dans le département de l’Ardèche d’une famille catholique, fit à Paris ses études de droit, et revint dans son pays d’origine pour exercer la profession d’avocat à Largentière, celle de notaire à Vallon. Un sérieux travail de méditation intérieure l’amena à embrasser la foi réformée et à renoncer à ses occupations juridiques pour se rendre en 1841 à Montauban, et s’y préparer sur les bancs de la Faculté au ministère évangélique. Devenu en 1843 bachelier en théologie après la soutenance d’une thèse sur les « Peines éternelles », M. P. exerça le pastorat successivement à Luneray dans la Seine- Inférieure, à Rockefort, à Mulhouse. L’ardeur de ses convictions et son humeur polémisante l’Amenèrent à entreprendre de fréquentes tournées missionnaires, pendant lesquelles il engagea des luttes passionnées, soit avec les défenseurs de l'Église Romaine, Mgr Plantier de Nîmes, l’abbé Combalot, etc. (l’Anatomie du Papisme) : « L’Église romaine est-elle un juge infaillible en matière de foi? », 1851; « Essai sur la religion des gens du monde », 1855, soit avec les Protestants de tendance progressiste (le « Ver Rongeur ») et autres brochures plus remarquables par la véhémence de la forme que par la solidité de l’argumentation. Les services rendus par M. P. dans le domaine historique sont beaucoup plus généralement appréciés. L’« Histoire de la Réformation française », 7 vol. in-12°, 1859-64, si elle ne peut prétendre à une valeur scientifique a ranimé l’amour pour les ancêtres huguenots chez les populations du Midi; la même originalité dans l’exposition et la même verve dans le style se retrouvent dans les « Vie de Calvin » 1864 et « Vie de Cavalier » 1868; l’« Histoire populaire des Camisards », 1878 ; ainsi que dans les romans religieux : l’« Abbaye de la Vallée de l’Arc », 1885 ; « Galerie des personnages célèbres qui ont figuré