REU
losophie ancienne », 1844; « Essais de critique générale », 1854-64; « Science de la morale », 1869; la « Psychologie de Hume », traduite en société avec M. Pellon, 1878; « Essais de critique générale », premier essai; « Traité de logique générale et de logique formelle », seconde éd., revue et considérablement augmentée, 3 vol., Fischbacher ; « Deuxième Essai: Traité de psychologie rationnelle d’après les principes du criticisme », 2e éd., revue et considérablement augmentée, 3 vol. , Fischbacher, 1875 ; « Uchronie. L’utopie dans l’histoire », 1 vol., dans la Critique philosophique, 1876; « Esquisse d’une classification systématique des doctrines philosophiques », 2 vol., 1885.
Renson (Achille), journaliste belge, né, à Waremme, en 1825. « Il a fallu » dit M. Charles Potvin « le succès d’un premier petit journal « et la naissance d’un deuxième : la Chronique , « pour que M. Achille Renson pût donner car- « rière à son esprit d’observation et de mise « en scène comique de types observés, dans ses « parodies dialoguées des séances de la Cham- « bre des représentants, signées Pétrus. Ici, « nous trouvons un genre nouveau en français, « qui semblerait n’avoir pu être créé qu’à Pa- « ris, et nous le voyons créé de façon à plaire « à Bruxelles. Un cadre habile, spirituellement « rempli, une vérité de croquis, une variété de « traits aussi inépuisable que ses modèles, du « rire toujours, de la verve souvent, et parfois « une profondeur de peinture et une élévation « de ton d’une véritable puissance ». M. R. a réuni dans un petit volume : « La Chronique à la Chambre », une de ses années parlementaires (1868-1869). Il est aujourd’hui directeur du journal bruxellois La Gazette.
Retes (François-Louis de), auteur dramatique espagnol, né en 1825 et employé aux Finances. Il est peut-être le seul qu’aient épargné les crises politiques, et qui, après 40 ans de services continus, soit arrivé de simple employé à une direction de Finances et même au grade de Directeur général de la dette. Il a fait applaudir un grand nombre de pièces au théâtre. On doit citer : « El hereu » (l’héritier) ; « La Reltraneja »; « Don Felipe », etc. Il a été président de la commission des finances espagnoles à Paris. Il s’est retiré en 1886.
Renk (Frédéric), hygiéniste et écrivain allemand, professeur d’hygiène à l’Université de Berlin, Conseiller d’État, membre du bureau d’hygiène, né, le 20 octobre 1850, à Munich (Bavière), fit ses études à l’Université de sa ville natale guidé par les célèbres Vogt et Pettenkofer, a été assistant à l’Institut d’hygiène à Munich et prof, libre à cette Université, et à Berlin depuis 1887. On lui doit: « Ueber die Mongen des Auswurfes bei verschiedenen Krankheiten der Respirations-organe » ( Zeitschr . f. Biol.), vol. 11, Munich, 1874; « Die Kanal-:
gase, deren hygien. Bedeutung und technische Behandlung », id., Universitât- Buchhandl., 1882; « Die Luft. offentliche Bâder » (deux chapitres du Handbuch der Ilygiene de Pettenkofer et Ziemssen), Leipzig, F. C. W. Vogel. Nous lui devons aussi un grand nombre d’articles parus dans VArchiv. /. Hygiene de MM. Pettenkofer, Hofmann et Forster, qui se publie à Munich, dans le Gesundheits-Ingenieur paraissant à Munich aussi et, enfin, dans les Arbeiten aus dem Kaiserlichen Gesundheitsamte, Berlin, Springer, 1889.
Reusch (François-Henri), théologien allemand, professeur de théologie catholique (exégèse du "Vieux Testament) à l’Université de Bonn, né, à Brilon (Westphalie), en 1825, étudia aux Gymnases de Brilon et Paderborn, aux Universités de Bonn, Tubingue et Munich, devint docteur en théologie en 1859 et professeur ordinaire à Bonn en 1861. En 1871, à cause de son opposition au Concile du Vatican, M. R. fut excommunié par l’archevêque de Cologne. On lui doit: « Erklàrung der Bûches Baruch », Fribourg, 1853 ; « Das Buch Tobias, übersetzt und erklârt », id., 1857 ; « Lehrbuch der Einleitung in das Alte Test. », id., 1859, 4me éd., 1870; « Bibel und Natur », id., 1862, 4me éd., Bonn, 1876; « Dâs Unfehlbarkeits- Decret vom 18 juli 1870 » (anonyme), Prague, 1871 — J. I, v. Schulte ; « Die biblische Schopfungsgeschichte », Bonn, 1877 ; « Die deutschen Bischôfe und der Aberglaube », id., 1870; « Der Index der Verbotenen Bûcher », 2 vol., id., 1883-85; « Die Indices librorum prohibitorum des 16 Jahrhunderts », Stuttgart, 1887 ; « Der process Gaiilei’s », Bonn, 1879; « Die Selbstbiographie des Cardinals Bellarmin » (en collaboration avec M. Dôllinger), id., 1887; « Geschichte der Moralstreitigkeiten in der romisch— kath. Kirche » (en collaboration avec M. Dôllinger), 2 vol., 1889 ; « Die Falschungen in dem Tractat des Thomas von Aquin gegen die Griechen », 1889 ; « Ein Galilei- Process in Belgien », 1879; « N eue Documente zur Geschichte Galilei’s » ( Magaz . f. d. Litt. d. Ausland ), 1879.
Reuss (Edouard-Guillaume), théologien protestant alsacien, né, le 18 juillet 1804, à Strasbourg, se voua dans sa jeunesse à l’étude de la philologie orientale, et fut à Halle l’élève de Gesenius, à Paris celui de Sylvestre de Sacy. La vocation académique s’empara de lui dès les bancs du gymnase ; immédiatement après son retour sur les bords de l’Hl, il débuta au Séminaire luthérien comme privât Docent pour l’exégèse, et commença en 1828 la série de ces cours aussi remarquables pour la richesse et l’originalité du fond que pour la lucidité et l’élégance de la forme qui se sont poursuivis sans interruption aucune jusqu’en 1888. Le Séminaire le nomma en 1834 professeur ordinaire pour l’exégèse du Nouveau Testament; la Faculté de théologie lui confia en 1836 la chaire de mo-
EEU
raie qu’il échangea en 1864 contre celle d’exégèse de l’Ancien Testament. L’Université de Iéna lui conféra en 1843 le diplôme de docteur en théologie, celle de Halle, en 1873, celui de docteur en philosophie; ses collègues et ses anciens amis célébrèrent en 1878 avec un éclat extraordinaire le jubilé de son premier cours académique. M. R., dont la verte vieillesse ne connaît ni affaiblissement, ni lassitude, ne s’est démis de sa chaire qu’en 1888 après avoir initié aux saines méthodes scientifiques de nombreuses générations d’étudiants et contribué plus que tout autre professeur à élever et à maintenir à un niveau intellectuel des plus remarquables le clergé réformé d’Alsace. Parmi les nombreux ouvrages sortis de sa plume, 1’ « Histoire de la théologie chrétienne au siècle apostolique », a initié les lecteurs français aux questions de haute critique religieuse qui lui étaient demeurées jusqu’alors étrangères et renoué la chaîne de forte culture brisée depuis la révocation de l’Edit de Nantes, tandis que l’Allemagne admire chez le professeur de Strasbourg la finesse, le goût, la mesure, un art accompli des positions littéraires qui ne nuit aucunement à la rigueur scientifique. Par ce rare et magnifique ensemble de qualités comme par sa noble fidélité à ses études premières et son chaleureux intérêt pour ses anciens élèves, M. R. mérite pleinement d’être appelé le premier docteur et par l’âge et par le génie de la moderne école do Strasbourg. Voici d’après l’ordre chonologique la liste complète de ses ouvrages indifféremment rédigés soit en français, qu’il manie avec une brillante facilité, soit en allemand, dont il use en maître classique: « De statu litterarum theologicarum per secula VII et VIII » (thèse de baccalauréat), 1825 ; « De libris Veteris Testamenti Apocryphorum perperam plebi negatis » (thèse de licence), 1829; « De vocum paulinarum Logon Sophias et Logon Gnoseos sensu rectius definiendo », 1834; « Opinion de la conférence pastorale sur le projet de la création d’une Faculté des hautes études théologiques à Paris », 1837; « Ideen zur Einleitung in’s Evangelium Johannis », 1840; « Geschichte der heiligen Schriften Neuen Testament », 1842 , 5me éd., 1874; « Die Johannische Théologie », 1847 ; « Der 68te Psalm », 1851 ; « Histoire de la théologie chrétienne au siècle apostolique », 1852, 3me éd. 1864; « Fragments littéraires et critiques sur l’histoire de la Bible française », 1867 ; « Etudes sur les Evangiles synoptiques », 1854; « Die deutsche Historienbibel vor der Erfindung des Bücherdrucks », 1855; « Chants de pèlerinage, Psaumes 120, 134 », 1858; « Flavius Josephe », 1860; « L’Epître aux Hébreux », id. ; « Ruth », 1861 ; « Les Sybilles Chrétiennes », id. ; « Histoire du canon des Ecritures Saintes dans l’Église Chrétienne », 1862, 5me éd., 1864; « Hiob », 1869; « Bibliotheca Novi
EEU 1669
Testamenti græci », 1872 ; « Reden an Theologie-Studirende », 1878; « La Bible », traduction nouvelle avec introductions et commentaires, où sont successivement abordés tous les problèmes relatifs à l’origine et à l’interprétation des différents livres, admirable résumé de la longue et féconde carrière scientifique fournie par M. R., 1874-880, 16 vol.; « Geschichte der heiligen Schriften des alten Testaments », 1881 ; « Luther », conférence prononcée lors du jubilé du réformateur, 1883. En dehors de ces nombreuses productions individuelles, M. R. s’associa avec ses deux amis, MM. Baum et Cunitz, pour la magistrale édition des « Opéra Calvini », XXXV vol., 1863-87 ; et ne récula pour la mener à bien, même après la mort de ses deux collaborateurs, devant aucun voyage, comme devant aucune recherche dans les bibliothèques. La j Revue de Strasbourg le compta en 1849, avec MM. Scherer et Colani, au premier rang de ses fondateurs ; dès 1840, il avait dirigé, de concert avec M. Cunitz, deux publications plus modestes, spécialement destinées aux pasteurs alsaciens : « Strassburger Beitrâge zu den theologischen Wissenschaften », 5 vol., à partir de 1847 ; « Denkschrift der theol. Gesellschaft », 5 vol., 1840-81.
Reuss (Rodolphe-Ernest), historien et littérateur français, né, à Strasbourg, le 13 octobre 1841. Reçu licencié ès-lettres en 1861, il fréquenta, pendant trois ans, les Universités de Iéna, de Berlin, de Munich et de Goettingue, fut reçu docteur en philosophie dans cette dernière ville en 1864, et alla terminer ses études à Paris (1865-66). Il fut nommé successivement professeur agrégé au gymnase protestant de Strasbourg (1865), privât Docent d’histoire au Séminaire protestant (1869-72), professeur de littérature allemande (1870-72), puis professeur d’histoire au gymnase (1872) ; enfin bibliothécaire de la ville de Strasbourg (1873). Il a publié: « La destruction du protestantisme en Bohême », 1868; 2rae éd., 1888; « Les Bibliothèques publiques de Strasbourg, incendiées le 24 août 1870 », 1871 ; « La sorcellerie au seizième et au dix-septième siècle, particulièrement en Alsace », Cherbuliez, 1871; « La chronique strasbourgeoise de J.-J. Meyer, l’un des continuateurs de Kœnigshoren », 1873 ; « Chronique strasbourgeoise de 1672 à 1684 », 1873; « Les Statuts de l’ancienne Université de Strasbourg », 1873; « Le grand tir strasbourgeois de 1576 et la venue des Zurichois à Strasbourg », Strasbourg, Treullet et Wurtz, 1876; « Abraham Lincoln, conférence faite au profit des victimes de la guerre en France », id., id., 1872 ; « Zwei Lieder über den Diebskrieg oder Durchzug des Navarrischen Kriegsvolkes im Elsass, 1587 », id., id., 1874; « Zur Geschichte des Strassburger Freischiessens und des Zürchen Hirsebreis, 1576 », id., id., 1876 ; « Le marquis de Pezay,
un touriste parisien en Alsace au XVIIIe siècle », Mulhouse, Bader, id. ; « Strassburger Chronik von 1677-1710. Memorial des Ammeisters Franciscus Reisseissen », Strasbourg, Schmidt (Bull), 1877; « Die Beschreibung des bischœflichen Krieges anno 1592. Eine Strassburger Chronik », id., Treuttel u. Würtz, 1878 ; « Les tribulations d’un maître d’école de la Robertsau pendant la révolution », id., id., 1879; «Pierre Brully, ministre de l’Eglise française de Strasbourg, 1539-1545 », id., id., id. ; « Strassburg im dreissigjàlirigen Krieg. Fragment aus der Chronik des Malers J. J. Walther », id., id., id.; « Strassburger Chronik von 1657-1677. Aufzeichnungen des Ammeisters Franciscus Reisseissen », id., Schmidt (Bull), 1880; « Notes pour servir à l’histoire de l’Eglise française de Strasbourg (1545-1794) », id., Treuttel et Würtz, id.; « L’Alsace pendant la Révolution française* I. Correspondance des députés de Strasbourg à l’Assemblée nationale (année 1789) », Paris, Fischbacher, id. ; « Vieux noms et rues nouvelles de Strasbourg. Causeries biographiques », Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1883; « La justice criminelle et la police des mœurs au seizième et au dix-septième siècle. Causeries strasbourgeoises », id., id., 1885 ; « Charles de Butré, un physiocrate tourangeau en Alsace (1724- 1805) d’après ses papiers inédits », Paris, Fischbacher, 1887; « Aus der Geschichte des Dorfes Fürdenheim (1662-1689), Aufzeichnungen Reisseissens », Strasbourg, id. ; « David Livingstone, missionnaire, voyageur et philanthrope (1813- 1873) », Paris, Fischbacher, 1885; « La Cathédrale de Strasbourg pendant la Révolution. Etudes sur l’histoire politique et religieuse de l’Alsace (1789-1802) ».
Reuter (Hermann-Frédéric), théologien allemand, docteur en théologie et en philosophie, professeur de l’histoire de l’Église à l’Université de Goettingue, conseiller du concistoire et abbé de Bursfelde, né, à Hildesheim, le 30 août 1817; il fit ses études à Goettingue et Berlin et prit ses grades en 1843. M. R. a été professeur libre à Berlin, professeur ordinaire à Breslau et à Greifswald ; depuis 1876 professeur à l’Université de Goettingue. On lui doit: « Johannes von Salisbury », Berlin, 1842; « De erroribus qui ætate media doctrinam christianam de S. Eucharistia turpaverunt », id., 1840; « Geschichte Alexanders III und der Kirche einer Zeit », id., 1845; « Geschichte der religiôsen Aufklarung im Mittelalter », id., 1875-77 ; « Augustinische Studien », Goettingue, 1887. M. R. fut le promoteur de la fondation des Zeitschr. f. Rirchengeschichte , publiées par Brieger à Goettingue.
Réveillaud (Michel-Ludovic-Eugène), né, à Saint-Coutant-le-Grand (Charente-Inférieure) , le 30 janvier 1851, d’une famille d’instituteurs. Il fit de brillantes études au Lycée Charlemagne, et remporta, en rhétoriqno, le premier prix de
discours français au concours général. Il sTe préparait à passer des examens pour entrer à l’Ecole normale supérieure, quand les événements de 1870-71 vinrent changer ses idées. Réformé pour myopie et ne pouvant faire la campagne des armes, il résolut de faire celle des idées, et entra dans le journalisme. Il écrivit dans la Concorde, journal des Charentes, et prit quelque temps après la direction du Contribuable de Rochefort. En soutenant les idées républicaines et libérales, il contribua à l’élection, du 2 juillet 1871, du colonel Denfert et du Préfet de la République à La Rochelle, M. Mestreau. Celui-ci en venant à Paris le prit pour son secrétaire, et le jeune journaliste profita de ce séjour pour faire ses études de droit. Mais le journalisme l’attirant plus que le barreau, de 1872 à 1878 il se mit à la tête de plusieurs journaux républicains de province : le Mémorial des Vosges, Y Indépendant Rémois, Y Avenir républicain de Troyes. Il publia en 1878 le « Manuel du Citoyen » et la « Question religieuse et la solution protestante », Paris, Grassart. L’auteur, qui venait de se rattacher au protestantisme, fit en 1878 dans le temple protestant de Troyes une profession publique de sa foi nouvelle et dès lors il se consacra à la propagation évangélique par la parole et parcourut et parcourt encore la France dans tous les sens pour orienter les esprits dans les voies de la réforme religieuse. On a publié de lui divers traités et opuscules : « La Bonne guerre » ; « La Vie éternelle » ; « Le Surnaturel dans le christianisme » ; l’introduction au livre : « Les lois de la nature dans le monde spirituel ». Après un voyage aux États-Unis, il publia un volume : « Histoire du Canada et des Canadiens français », 1884; et depuis, une: « Histoire chronologique de la Nouvelle-France au Canada », un vol., Paris, Fischbacher. En 1877, « Une Excursion au Sahara algérien et Tunisien », id., id. M. R. est membre du Consistoire de Versailles et député laïque aux synodes généraux de Nantes et de Saint-Quentin. Son nom a été porté sur la liste républicaine progressiste de la Charente-Inférieure aux élections de 1889, il y eut ballotage et M. R. reporta toutes ses voix au second tour sur les candidats de la liste républicaine opportuniste qui avait rallié le plus de suffrages.
Revel (Albert), théologien vaudois, né, à La- Tour (Vallées du Piémont), en 1837, fit ses études classiques et théologiques au. Collège de La- Tour. Il séjourna une année à Édimbourg comme étudiant du Collège de l’Église libre d’Écosse, et, après sa consécration (1861), entra en qualité de professeur de langues latine et grecque au Collège de La-Tour. En 1870, le synode vaudois le nomma professeur de théologie exégétique à l’École de Florence en remplacement du docteur Désanctis. Ses principa-
les pûblications sont : 1’ « Epistola di S. Jacopo », avec traduction et commentaire, 1868 ; Vu Epistola di Clemente Romano », traduction et notes, 1869 ; « Antichità bibliche », 1872 ; « Teoria del culto » ; « Origine del Papato », traduction libre de l’anglais, 1875 ; « Cento lezioni sulla vita di N. S. Gesù Cristo », pour les écoles du Dimanche, id. ; « Storia letteraria dell’Antico Testamento », ou introduction aux livres de l’Ancien Testament, 1879 ; « Manuale per lo studio délia lingua ebraica », id. ; « I Salmi », version et commentaire des 41 premiers psaumes, 1880; une nouvelle traduction italienne du « Nouveau Testament », basée sur le texte des éditions de Lachmann, Tischendorf et Tregelles, 1881 ; une « Encyclopédie (méthodologique) des sciences théologiques à l’usage des étudiants », 1886; et en dernier lieu, une « Histoire de la Littérature hébraïque », 1888, dans la série des manuels scientifiques édités à Milan par M. Ulrich Hoepli. — L’Université d’Edimbourg lui a conféré en 1888 le grade de docteur en théologie, honoris causa.
Réville (Albert), professeur et écrivain français, docteur en théologie, professeur d’histoire des religions au Collège de France, président de la section des sciences religieuses à l’Ecole pratique des Hautes-Etudes à la Sorbonne, ancien pasteur de l’École wallonne à Rotterdam, membre de l’Académie royale des Sciences des Pays-Bas et de plusieurs autres sociétés savantes, est né, à Dieppe, en 1826. Élève du Collège de Dieppe et successivement des académies de Genève et de Strasbourg, on a de lui : < Introduction à l’histoire du culte », traduite de l’anglais du docteur Wately et sur sa demande, 1849; « Authenticité du Nouveau Testament », traduit de l’allemand d’Olshausen, 1851 ; « De la Rédemption, étude historique et dogmatique », 1860 ; « Manuel d’histoire comparée de la philosophie et de la religion », résumé d’après le hollandais de J. -H. Scholten, 1859 ; « Essais de la critique religieuse », 1860; « Études des critiques sur l’Évangile selon Saint-Mathieu », ouvrage couronné par la Société de La Haye ; « Théodore Parker, sa vie et ses œuvres », 1862; « Histoire du dogme de la divinité de Jésus-Christ », 1869, 2me éd., 1876, faisant partie de la Bibliothèque de philosophie contemporaine; « Prolégomènes de l’histoire des religions », 1881 ; « Les Religions des peuples non civilisés », 2 vol., 1883 ; « Les Religions de Mexique, de l’Amérique centrale et du Pérou », 1885; « Leçon d’ouverture du cours d’histoire des religions au Collège de France »; « La Religion chinoise », 1889. M. A. R. a fourni en outre un nombre considérable d’articles disséminés dans Le Lien , la Revue de théologie de Strasbourg, le Disciple de Jésus-Christ , la Revue Germanique , la Revue des Deux-Mondes, V Encyclopédie des Sciences religieuses , la
Revue dJIistoire des religions et phisieurs autres recueils étrangers et français.
Réville (Jean), publiciste et théologien français, fils du précédent, né, le 6 novembre 1854, à Rotterdam, fit ses études soit à Genève, soit à Paris, et fréquenta pendant quelques semestres les Universités de Berlin et de Heidelberg. De 1880 à 1883, il exerça le ministère évangélique dans la paroisse de Sainte-Suzanne près de Montbéliard (département du Doubs) ; depuis 1884, il s’est fixé à Paris, où il remplit au Lycée Henri IV les fonctions de pasteur aumônier. La carrière scientifique a été poursuivie par lui parallèlement avec la vocation pratique. Licencié (1880) et docteur en théologie (1885) de l’Université de France. M. R. a été nommé en 1885 à l’École des Hautes- Études, maître de conférences pour l’enseignement de l’histoire de l’Église chrétienne ; depuis 1884, il dirige la Revue de l’histoire des Religions , et en rédige toute la partie pédagogique. Plusieurs journaux et revues protestants jouissent de sa collaboration; la jeune école scientifique progressive réformée le compte au nombre de ses écrivains et de ses conférenciers les plus capables. Nous sommes redevables à M. R. des ouvrages suivants : « Le Logos d’après Philon d’Alexandrie », 1877 ; « De anno dieque quibus Polycarpus Smirnæ martyrium tulit », 1880; « La doctrine du Logos dans le quatrième Évangile et dans les œuvres de Phi- Ion », 1881 ; « La religion à Rome sous les Sévères », 1885. M. R. a été correspondant de VAlgemeen Ilandelsblad d’Amsterdam (1880-86) et collaborateur du Protestant , de la Vie Chrétienne, de V Encyclopédie des Sciences religieuses, de la Revue Bleue, etc.
Revilliod (Gustave), littérateur suisse, né, le 8 avril 1817, à Genève, dans une des plus vieilles familles aristocratiques par sa mère, née Ariane de la Rive, une femme des plus distinguées et qui exerça une influence des plus heureuses sur son développement intellectuel, il se trouva l’allié de l’illustre physicien Auguste de la Rive. Ses précoces aptitudes littéraires rencontrèrent un terrain propice à la pension Toppfer, où il reçut sa première éducation ; le spirituel auteur du « Presbytère » introduisit lui-même son élève dans la république des lettres en rendant compte de la manière la plus gracieuse dans la Bibliothèque Universelle de sa première publication, les « Contes orientaux » traduction de Hauff, 1836-37, faite sur le bancs mêmes de l’Ecole. La première œuvre do longue haleine, à laquelle se voua M. R., fut le relèvement, entrepris de concert avec l’aimable érudit Édouard Fick, de l’ancienne typographie génevoise, bien déchue de la splendeur à laquelle elle avait atteint avec les De Tournes, autres illustres imprimeurs du XVIe siècle. A. partir de 1853, parut, grâce à leur intelligente
1672 EEY
sollicitude, toute une série de productions originales, réimpressions, traductions également remarquables par la beauté des caractères et l’intérêt des sujets choisis : « Jeanne de Jussié — Le levain du calvinisme, ou commencement de l’hérésie de Genève », 1853; « Fromment Anthoine — Les Actes et gestes merveilleux de la cité de Genève », d’après le manuscrit aux Archives de Genève, 1854 ; « Advis et devis de la source de l’idolâtrie et tyrannie papale, par laquelle practique et finesse les Papes sont en si haut degré montés >, 1856, en collaboration avec J.-J. Chaponnière d’après le manuscrit de Bonivard, déposé à la Bibliothèque de Genève ainsi que les trois autres opuscules suivants : « Advis et devis de l’ancienne et nouvelle police de Genève », 1865; « Advis et devis des langues suivis de l’Amartigénée, c’està-dire de la Source de péché », id. ; « Chroniques de Genève », publiées d’après le manuscrit de J.-J. Chaponnière, 1867 ; « A la Cuisine papale », d’après l’édition de Conrad Badius, 1855; « Comédie du Pape malade et tirant à sa fin », par Thrasibule Phénjce, d’après l’édition de 1561, 1859; « Le Traité des Reliques », par Calvin d’après l’édition donnée en 1599 par Pierre de la Rouvière, 1863; « Le livre du Recteur », catalogue des étudiants de l’Académie de Genève, de 1559 à 1859, d’après le manuscrit conservé à l’Université de Genève, imprimé par les soins de MM. Charles Le Fort, Édouard Fick, Gustave Revilliod, 1860 ; « La Cité de Baie au XIVe siècle », 1863 ; « Bernard Palissy. Discours admirable de l’art de terre », id. ; « Discours véritable de la découverte de l’entreprise de Loys de Comboursin du Terrail exécuté à Genève », Lyon, 1609, réimprimé en 1868 ; « Paradin Guillaume — Chronique de Savoye », Lyon, Jean de Tournes, 1552, réimprimée en 1874 ; « Des cinq Escoliers sortis de Lausanne brûlez à Lyon », martyrologue protestant de Crespin, réimprimé en 1878, avec figures de Gandon ; « Histoire véritable et digne de mémoire des quatre Jacopins de Berne, hérétiques et sorciers qui y furent brûlez », traduits de l’allemand en 1549, réimprimé en 1878; « La persécution de l’église de Paris en 1559 », martyrologe protestant de Crespin, réimprimé en 1880, avec figures de Gandon. M. R. n’a pas fait preuve d’un zèle moins intelligent pour faire passer dans la langue française quelques unes des meilleures productions littéraires de l’Allemagne contemporaine, voyages, nouvelles ou romans. Nous citerons, entr’autres : « Jean Gutenberg, premier maître imprimeur, ses faits et discours les plus dignes d’admiration », par Frédéric Dingelstedt, 1858 ; « Scènes de la vie Californienne », par Gerstaecker, 1859 ; « La prairie du Jacinto », 1861; « Georges Howard », 1869; « Nathan le Squatter, ou le premier américain au Texas » ; « Le Vice-roi, ou le Mexi-