‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 220 sur 496 · RIN · texte numérisé non relu

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vue très importante qui contient déjà à peu après 20,000 notices et articles sur des sujets d’histoire italienne. L’année précédente, M. K,, avait fondé une association entre les professeurs de l’enseignement secondaire, et dirigé l 'Eco delV Associazione degli insegnanti delle scuole secondarie , qui en est l’organe. Enfin, M. R. a été (1879) professeur à l’école de guerre, et sans vouloir donner ici les titres de ses discours, conférences, opuscules, etc., nous ne pouvons passer sous silence son ouvrage intitulé : « Cronologia per il popolo délia storia d’Italia dal 476 al 1870 », Florence, Barbèra.

Rindfleisch (Édouard), médecin allemand, professeur de pathologie générale, d’anatomie pathologique et d’histoire de la médecine à l’Université de Wurzbourg, né, à Kothen (Anhalt), le 15 décembre 1836, fit ses premières études au Gymnase de Wittenberg et aux Universités de Heidelberg, Halle et Berlin sous le célèbre prof. Virchow ; il fut nommé professeur libre à l’Université de Breslau en 1861, et enseigna successivement à Zurich (1865), à Bonn (1874) et à Wurzbourg (1879). En dehors de très nombreux articles parus dans le Virchow' s Archiv et dans plusieurs autres revues allemandes, nous lui devons : « Lehrbuch der pathologischen Gewebelehre », Leipzig, Engelmann, 1867-69; La sixième édition de cet ouvrage qui vient d’être traduit en français, italien et russe, a été publiée par Engelmann à Leipzig en 1886: « Elemente der Pathologie », Engelmann, Leipzig, 2ine éd., qui eut aussi l’honneur des versions dans presque toutes les langues européennes ; « Aerztliche Philosophie » (conférence contre le matérialisme), Wurzbourg, chez Hertz.

Ring (Hermann- Anacréon), rédacteur en chef depuis 1887 de Svenska Family journalen Svea (journal hebdomadaire illustré), critique de théâtre et de littérature depuis 1885 au Svenska Daghladet (La Gazette suédoise) à Stokholm. M. R. est né, le 14 septembre 1859, à Altuna, a fait ses études au nouveau lycée de Stokholm et à l’Université d’Upsala. Citons ses meilleures publications: « Sangervas bok », traduction de « Buch der Lieder », par Henri Heine, librairie Cari Suneson, Stokholm, 1886. L’ouvrage fut couronné d’un prix de S. M. le roi Oscar II ; « Lâroboki deklamation (Cours élémentaire de l’art de la déclamation) », id., J. A. Seelig, id. ; « Teatern under shieda tider (Construction du théâtre ancien et moderne) », id., impr. J. W. Holm, 1887 ; « Spridda drag ur de hungliga teatrorum historia (Quelques traits sur l’histoire du théâtre en Suède) », id., J. Bagge, 1888 ; « Dikter », poésies, id., Sumson, id. ; « Harzesan », traduction de « Die Harzreise », par Henri Heine, id. , Fahlerantz et Cie, 1889; « Meiningaruc. Derasgâstspelerle dessasbûydelse für den seenistra transêcu (Les Meinings, ©urs tournées et leur influence sur l’art scéni¬

que) », id., J. Seligmann et Cie, id., traductions des ouvrages de Jules Lermina (1888) et de Nikolaï Gogol (1889). Il a publié dans plusieurs revues et journaux des traductions d’après Horace, Richepin, Musset, Goethe, Heine, Platen, Müller v. Kônigswinter, Carmen Sylva (la cantate « Das Sonnenkind », traduit du manuscrit de Sa Majesté, l’original est inédit), Moore et plusieurs autres, des essais sur le théâtre suédois, sur la tragédie en Grèce, sur les comédies de Ludvig Holberg, etc.

Ristelliuber (Paul), bibliographe et littérateur alsacien, né, à Strasbourg, le 11 août 1834. Il publia, à vingt-deux ans, un volume de vers ; bientôt l’érudition, la curiosité, le tentèrent et il fit paraître le « Liber vagatorum », ou « Livre des gueux », précédé d’une notice littéraire et biographique sur l’argot des bords du Rhin et terminé par un vocabulaire des mendiants (1862). Au Livre des gueux succéda : « Faust dans l’histoire et dans la légende, essai sur l’humanisme superstitieux du XVIe siècle et les récits du pacte diabolique », 1863 ; puis M. R. se tourna vers l’histoire locale et consacra deux ans à l’élaboration de l’« Alsace ancienne et moderne, dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin », 1865. A la série de ses travaux alsatiques appartiennent encore: « L’Alsace », album photographique, faisant partie de la « Galerie universelle des peuples », publiée par Lallemant et Hart, 1865 ; « Lettres sur les archives de la ville de Strasbourg », 1866 ; « L’Alsace à Morat », 1876 ; « Contes, lettres et pensées de l’abbé Galiani », avec introdution et notes, 1866, charmant petit volume qui renferme la quintessence des oeuvres et de l'esprit du petit abbé napolitain; choix des « Contes du Pogge », 1867 ; « L’Apologie pour Hérodote » de Henri Estienne, réimpression de l’édition originale qui avait été mutilée par la censure en 1516; « Biographies alsaciennes » , avec photographies : Maréchal Lefebre, Jean Schweighœuser, Ramond, Mme de Gérando, Westermann, Christophe et Jean Guérin, Martin Bucer, Gobbery, Roger de Belloguet, J. -J. Oberlin, Drolling, général Eblé, Armand-Gaston de Rohan, Jean-Louis Holtz, Saurène, P.-R. Schouenburg, Sébastien Erard, Humann, 1 vol., Colmar, Meyer, 1884; « L’Alsace à Sempach », Paris, Leroux, 1886, sans compter plusieurs brochures. « Voilà, dit un biographe (M. Mossmann), une vie entière consacrée aux lettres et les lettres portent leur récompense en elles-mêmes ».

Ristic (Jean), homme d’état serbe, né, à Cragujevaz, en 1831. Après avoir étudié les classiques et la philosophie dans son pays, il fréquenta l’Université d’Heidelberg, où il fut reçu docteur en 1852. De là, il se rendit à Paris et suivit les cours de la Sorbonne. De retour dans sa patrie (1854), il entra dans l’administration,

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