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d’abord dans les bureaux de l’instruction publique, puis dans ceux des affaires étrangères, et enfin comme chef de section au ministère de l’intérieur. Il avait débuté dans la littérature à Heidelberg en publiant en allemand : « Kurze Uebersicht des geistigen und sittlichen Zustanden in Serbien ». A Berlin en 1852 il avait publié: « Die neuere Literatur der Serben », opuscule de circonstance qui eut l’honneur de la traduction en français et en polonais et dont la critique allemande s’occupa. En même temps, il faisait paraître des ouvrages en langue serbe par les soins de la société littéraire de Belgrade. Les événements de 1858 et la chute du prince Karageorgevich et l’avènement du vieux prince Milosch Obreverich conduisirent M. R. à s’occuper activement d’affaires politiques. Après avoir occupé en 1860-61 des places importantes, il fut envoyé en mission à Constantinople, où à force de prudence et d’habileté, il obtint du Sultan en 1867 l’évacuation des forteresses de la principauté par les garnisons turques. Au mois de novembre de la même année, le prince Michel lui confia le portefeuille des affaires étrangères. M. R. ne le garda pas longtemps, car il était trop libéral pour occuper une place dans un cabinet réactionnaire. Il se fit alors envoyer au Monténégro, à Saint-Pétersbourg et à Berlin avec des missions diplomatiques. Il était dans cette dernière ville lorsqu’il reçut les nouvelles de l’assassinat du prince Michel, et en même temps l’ordre du Gouvernement provisoire de ramener en Serbie le jeune prince Milan qui étudiait à Paris. Il rentra en juin 1868 à Belgrade avec ce dernier, et il devint membre du Conseil de Régence. En 1872, lorsque le prince Milan prit les rênes du gouvernement, M. R. fut ministre des affaires étrangères, et pour un temps chef du Cabinet. C’est lui qui stipula l’alliance entre la Serbie et le Monténégro, et déclara la guerre à la Porte. L’insuccès militaire trouva, grâce à M. R., une ample compensation dans le succès diplomatique. M. R. était encore au pouvoir lorsque la guerre Russo-turque éclata, et après le traité de Santo Stefano ce fut M. R. qui au Congrès de Berlin représenta la Serbie. Le nom de M. R. est donc étroitement lié à toutes les phases de l’histoire moderne dans la péninsule des Balkhans. Mais en 1880 il dut s’éloigner du pouvoir, ne pouvant sousciure aux conditions que l’Autriche-Hongrie mettait à son traité de commerce avec la Serbie. Ce fut alors que M. R. désormais libre put réunir et publier son grand ouvrage intitulé : « Relations extérieures de la Serbie de mon temps ». Cet ouvrage d’une haute importance contient des souvenirs personnels et des documents d’État, et révèle plusieurs côtés de l’histoire contemporaine. En 1885, invité à Saint-Pétersbourg pour les fêtes des Saints Cyrille et Méthode, il fut reçu par le Czar avec une haute distinction. Revenu dans sa patrie, il

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