RON
seur à l’École supérieure du commerce à Gênes, né, à Bergame, en 1845; il y fit ses études qu’il acheva par la suite en Allemagne, reçut son doctorat à Padoue, servit sous Garibaldi et enseigna aux Instituts techniques du Royaume et à l’Université de Parme. Nous avons de lui plusieurs articles de finance et d’économie politique aux revues spéciales et les deux volumes suivants: « Corso elementare di scienza delle finanze », Parme, Battei, 1887 ; « La morale nei sistemi tributarii », Bologne, Zanichelli, 1887.
Rondani (Albert), poète et critique d’art italien, né, à Parme, en 1846. Nous avons de lui:
« Versi », 1871 ; « Affetti e meditazioni » , 1875; « Voce dell’anima », 1880; ces trois volumes sont en vers; « Scritti d’arte », 1874 ; « Saggi di critica d’arte », 1880; « I tre regni danteschi nell’arte »; « Francesco Petrarca; sua casa in Selvapiana e accusa fattagli di magia » ; « Il conte Jacopo Sanvitale » ; « Letteratura contemporanea » ; « La filosofia positiva e la critica d’arte », Parme, 1888; « Il mito italico nella filosofia positiva del secoio XI », Rome, 1889; « Il marito di Francesca da Rimini nei canto V dell’Inferno » pour le centenaire de Béatrix, Parme, 1890, etc. M. R. a collaboré avec succès à V Art de Paris, à la Nuova Antologia , à la Rivista internazionale , aux Letture di famiglia , aux Serate italiane et à une quantité de journaux et revues littéraires ; c’est un talent d’élite et un délicat.
Rondelenx (Paul-Grégoire), homme politique français, né, à Paris, le 20 novembre 1832. Après avoir été attaché à un grand établissement industriel de Paris et à une de ses succursales à Londres, M. R. devint, en 1862, directeur gérant des mines et usines de la Condemine à Bussières-les-mines (Allier). Ces usines destinées à l’exploitation de la houille, schistes, carrières, produits céramiques, ont pris, sous sa direction, un grand développement, malgré la concurrence américaine pour les huiles minérales. L’un des fondateurs, en septembre 1870, du journal Le Républicain de V Allier de la nuance de l’union républicaine, M. R. appuya constamment de son influence les candidatures républicaines, et, en 1877, fut élu à une grande majorité conseiller d’arrondissement pour le canton de Bourbon-l’Archambault, contre le conseiller réactionnaire sortant. Au scrutin du 4-8 octobre 1885, il a été désigné dans les réunions électorales pour être porté sur la liste républicaine de l’Ailier, et il a été élu au premier tour par 49,616 voix sur 94,228 votants. Inscrit à l’union des gauches, il est questeur de ce groupe depuis la mort du député Lionville; diverses propositions dues à son initiative ont été adoptées par la Chambre, notamment un amendement au règlement visant le quorum dans les élections ou assemblée générale (séance du 4 juin 1887). Lors de l’interpellation de de Mun