‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 228 sur 496 · RON · texte numérisé non relu

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sur les événements de Châteauvillain (Isère), sur onze ordres du jour qui furent présentés, celui qu’il proposa fut voté à une grande majorité (séance du 13 avril 1886). Rapporteur de plusieurs projets de loi adoptés par la Chambre (séances du 15 nov. 1886,' 24 nov. 1887), il prit en outre la parole lors de l’interpellation relative aux tarifs des chemins de fer (séance du 15 mars 1886) et prit part à la discussion du budjet de

1887 (séances des 8 et 11 février 1887) et de

1888 (séance du 2 mars 1888), du projet de loi concernant les caisses de retraite des ouvriers mineurs (séance du 22 mars 1888), de celui relatif au travail des femmes et des enfants dans les manufactures (séance du 16 juin 1888). Partisan d’une politique d’union républicaine, il fut un des premiers promoteurs de la candidature Carnot à la présidence de la République en 1887. Le 12 mars 1888, le journal la Cocarde, se disant l’organe du général Boulanger, commandant alors à Clermont-Ferrand, ayant publié dans son premier numéro un article réclamant la substitution au régime parlementaire du pouvoir confié à* un seul homme, M. R. prévint dès le lendemain le ministère qu’il comptait lui poser une question au sujet des articles de journaux dans lesquels se trouvait compromis le nom d’un des commandants de corps d’armée. Cette question, ayant été ajournée d’un commun accord, à la séance suivante, fut ensuite abandonnée, le gouvernement ayant, dans l’intervalle (voir V Officiel du 15 mars 1888), relevé de son commandement le général Boulanger, ce qui valut au député les attaques les plus vives de la presse boulangiste. En avril 1888, nommé rapporteur de la proposition de loi tendant à autoriser la Compagnie du Canal de Panama à émettre des valeurs à lots avec mission de conclure au rejet, M. R. résigna ensuite ces fonctions par suite du déplacement de la majorité à la commission et combattit vivement l’autorisation dans un important discours prononcé le 26 avril 1888.

Rouzon (Antoine), homme de lettres italien, né, à Vigo (Cadore), le 23 mars 1848, étudia les classiques au gymnase-lycée épiscopal de Bellune, et en 1866 entra au Séminaire; en 1870, il abandonna l’idée du Saint-Ministère et accepta une place fort secondaire au Collège Marco Foscarini de Venise qu’il échangea en 1878 contre la chaire de professeur aux lycées du Royaume. Nous avons de lui: « Viaggio nell’Alta Italia », 1872 ; « Da Pelmo a Peralba, almanacco cadorino », 1873-76 ; « La famiglia Mainardi », 1875; « I pievani di Vigo », id. ; « Natale Salaminio », 1877; « Il Cadore », id. ; « Da Venezia a Cadore », 1879; « Convitti nazionali », 1880; « Délia fama di Tiziano », id. ; « Agli ossarî di S. Martino e di Solferino », 1882 ; < La Regina Margberita in Cadore »; « Una gita nella piccola Svizzera » ; « Le scuole anticbe e

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moderne di Lodi » ; « I vicari del Cadore » ;

« Sul prato », et des contes et nouvelles dans les Conversazioni délia domenica de Milan.

Rooses (Maximilien), érudit belge, né, à Anvers, le 10 février 1839. Docteur en philosophie et lettres, ancien professeur de langue et de littérature néerlandaises aux athénées royaux de Namur et de Gand, M. R. est aujourd’hui conservateur du musée Plantin-Moretus à Anvers, et membre de l’Académie royale de Belgique. On lui doit: « Plantijn en de Platijnsche drukkerij », Bruxelles, 1878, notice couronnée par l’Académie; « Christophe Plantin, imprimeur anversois », id., 1883; « Correspondance de Plantin », id., 1883 et années suivantes, remarquable série de publications sur le grand imprimeur du XVIe siècle; puis: « Een drietaal verhandelingen over de geschiedenis der letterkunde », Anvers, 1865; « Brieven uit Zuid— Nederland », id., 1871; « Levenschets, Keus uit de werken, brieven van J. F. Willems », Gand, 1874; « Schetsenboek », id., 1877; « Bock gehouden door Jan Moretus II als deken der Sint-Lucas-Gilde », Anvers, 1878; « Geschiedenis der Antwerpscbe scbilderscbool », Gand, 1879 (excellent histoire de l’école anversoise de peinture) ; « Over de Alpen », Amsterdam, 1880; « Kilianus’latijnsche gedicten », Anvers, id.; « Nieuw Schetsenboek », Gand, 1882; « P.-P. Rubens en Baltbazar Moretus », id., 1884; « Rubens en de Antwerfsche schilderschool », id., id. ; « Derde Schetsenboek », id., 1885; « Jacques Jordaens », Anvers, 1885; « L’œuvre de P.-P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins », id., 1886 et années suivantes; « Op reis naar heinde en ver », Gand, 1889. M. R. est un des auteurs qui ont concouru à la publication du bel ouvrage collectif : « Pierre-Paul Rubens,- sa vie et ses œuvres », édité à Paris, en 1888, par la librairie de l’Art et il fournit d’innombrables études aux Annales de l’Académie d’archéologie d’Anvers, au Bulletijn de la Société des bibliophiles anversois, au Jaarbock du Willemsfonds, au Bulletin-Rubens , à la Revue artistique , à la Chronique des beauxarts, à Noord. en Zuid, au Toekomst, au Nederduitsch Tijdschrift, au Nederlandsche Dichten Kunsthalle, au Nederland, au Nederlandsch Toonel, au Gids, à la Kunstkronijk de La Haye, aux Graphischen Künste de Vienne, à Y Art de Paris, etc., etc. Il a dressé aussi le catalogue du musée Plantin-Moretus confié à sa garde: la 3rae éd. de ce catalogue a paru à Anvers en 1887.

Roque (Jean-Théoxène de Fillol), homme politique français, né, à Fillol (Gironde), le 11 avril 1824. Mêlé très jeune aux agitations poliques, M. R. de F. prit une certaine part à la résistance contre le coup d’Etat de 1851. Il fit ensuite un long voyage d’affaires dans l’Amerique centrale et méridionale; de retour à Paris, il continua à se signaler parmi les adversaires

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déclarés de l’Empire, notamment aux élections de 1863 et de 1869. En 1863, il fit, d’accord en cela avec le parti républicain, une campagne énergique en faveur de la candidature de M. Thiers à qui le gouvernement impérial opposait M. Dewink. En 1869, la liste républicaine toute entière n’eut pas de champion plus actif et plus dévoué. Etabli à Puteaux, il devint maire de cette commune au moment de l’investissement de Paris. Lors de la lutte contre le gouvernement de Versailles et la Commune de Paris, il fut accusé d’intelligences avec les insurgés, et condamné par le 4e conseil de guerre. Transporté à la Nouvelle-Calédonie en exécution de ce jugement, il bénéficia de l’amnistie de 1879, il rentra à Puteaux, où ses anciens administrés accueillirent avec joie son retour. Nommé député de Saint-Denis en remplacement de M. Emile Deschanel, nommé professeur au Collège de France, M. R. de F. siégea à l’extrême gauche ; il fut réélu aux élections du 21 août suivant. Membre de plusieurs commissions fort importantes, il fit partie, en 1884, de la délégation de l’extrême gauche de la chambre qui alla visiter les départements du Midi désolés par le choléra. Réélu aux élections générales d’octobre 1885, M. R. de F. s’est signalé par le dépôt de plusieurs propositions de loi d’un grand intérêt, notamment sur les « Incompatibilités parlementaires » ; le « Mode de votation du budget » ; la « Diffamation par cartes postales » et la « Réforme de la législation sur les Monts de Piété ».

Roquette (Othon) , insigne littérateur allemand, né, le 19 avril 1824, à Posen, d’une famille d’origine française; il fit ses études aux universités de Heidelberg et de Halle; voyagea très longtemps dans l’Allemagne méridionale, en Suisse et en Italie; s’établit ensuite à Berlin, enseigna la langue et la littérature allemande à l’Institut Blochmann à Dresde, et, rentré de nouveau à Berlin, il fut nommé (1862) professeur d’histoire universelle à l’Académie militaire. Depuis 1869, il est professeur de littérature allemande et d’histoire à l’Ecole Polytechnique de Darmstadt. Nous lui devons: « Joh. Christian Günther’s Leben und Dichten », Stuttgart, 1860; « Dante’s Leben und Dichten », id., 1882; « Friedrich Preller », Francfort, 1883; « Geschichte der deutschen Dichtung », id., 3rae éd., 1883; « Grosse und Kleine Leute in Alt- Weimar », Bresiau, 1887. On lui doit aussi les compositions poétiques suivantes: « Waldmeister’s Bx-autf'ahrt », Stuttgart, 1886; « Hans Haidekukuk », Berlin, 1857. Ainsi que le roman « Heinrich Falk », Bresiau, 1858, et les « Erzàhlungen », Francfort, 1859; « Neue Erzahlungen », Stuttgart, 1862, suivis de « Luginsland », id., 1867; « Dramatische Dichtungen », id., 1867-1876; « Novellen », Berlin, 1880; « Welt und Haus », Brunswick, 1876;

« Gevatter Tod », Stuttgart, 1873; « Im Hause der Vâter », Berlin, 1878; « Das Buchstabirbuch der Leidenschaft », id., 1878; « Die Prophetenschule », id., 1879; « Der Tag von St. Jacob », Stuttgart, 1879; « Gediehte », id., 1880; « Idyllen », id., 1882; « Neues Novellenbuch », Bresiau, 1884; « Rebenkranz », Stuttgart, 1885; « Ueber den Wolken », Dresde, 1887. M. R. a publié aussi une excellente « Histoire de la littérature allemande » pour les Ecoles Supérieures. Ses « Dramatische Dichtungen », que nous venons de citer, comprennent « Die Protestanten in Salzburg » ; « Sébastian » ; « Reineke Fuchs », 1867, et « Der Feiud im Hause » ; « Der Rosengarten »; « Die Schlange », 1876. Son libretto « St. Elisabeth », drame très réussi, fut mis en musique par Liszt.

Rosa (César), homme de lettres italien, professeur au Gymnase d’Ancone, né, à Florence, en janvier 1846, entra dans l’enseignement primaire et n’obtint qu’en 1875 une chaire d’enseignement secondaire; nous avons de lui: « I discorsi di un maestro di villaggio col popolo », Milan, 1870; « L’arte di far fortuna »; des essais critiques sur « Giacomo Leopardi », 1872 et 1880; « Giovanni Berchet », 1872; « Ugo Foscolo », 1873, et « Claudio Claudiano », id.; « Scienza dell’educazione », 1874; « Famiglia e virtù », Milan, 1876; « La famiglia éducatrice », 1880; « Délia vita e delle opéré di G. Leopardi », id. ; « Lettere di E. Camerini », 1882. M. R. collabore à plusieurs journaux et revues pédagogiques.

Rosa (Hugues), archéologue italien, né, à Suse (Piémont), le 24 mai 1856; il étudia à Turin, fut diplômé professeur et inséra des articles à la Rivista Subalpina de Coni, au Grillo del focclare de Lendinara, aux Actes de la Société d’archéologie de Turin, à la Rivista Storica du professeur Rinando, etc. En 1880, il fonda à Turin le Movimento letterario italiano , revue de quinzaine qui dura deux ans; en 1881, la Gazzetta di Susa qu’il dirigea pendant trois ans. M. R. est bibliothécaire à Suse et conservateur du Musée local par lui fondé en 1884. Nous avons en librairie: « Etimologie asinine, saggio di studi sulle lingue romanze », Turin, Loescher, 1879; « L’elemento tedesco nel dialetto piemontese. Postille etimologiche », id., V. Bona, 1883; « Osservazioni intorno ad un’opinione di Jacopo Durandi sui Belaci e sui Savincazii menzionati sull’Arco di Susa » {Atti délia R. Accademia di Scienze di Torino), 1884; « Di un’anfora inedita scoperta in Susa nel 1822 e la conca battesimale délia chiesa di S. Giusto » ( Atti délia R. Società di archeologia e belle arti per la prov. di Torino ), 1885; « Da Orazio. Traduzioni metriche col testo a fronte », Turin, 1885 ; « Prime iscrizioni romane pervenute al Museo civico di Susa », id., Bona, 1885; « Del luogo di Urbiano presso Susa », Suse, Gatti, 1887 ;

« Il carme in morte di Carlo Embonatti di A. Manzoni, con note e raffronti », Turin, id.; « Lapidi, terrecotte e monete romane recentemente trovate in Susa », (. Atti délia Societa d’archeologia e belle lettere per la prov. di Torino ), id., 1888; « Etimologie storiche del dialetto piemontese », id., id.

Rosanes (Jacob), mathématicien autrichien, professeur ordinaire de mathématiques à l’Université de Breslau, né, à Brodij (Autriche), en 1842, étudia à Breslau et à Berlin; en 1873, il devint prof, extraordinaire et depuis 1876 il est prof, ordinaire à l’Université de Breslau. Nous lui devons les deux monographies suivantes : « De polarium reciprocarum theoria observationes », Breslau, 1865; « Ueber die neuesten Untersuchungen in Betreff nuerer Auschauung vom Baume », id., 1871. On lui doit aussi un grand nombre d’articles parus dans le Crelle's Journal f. Mathemat., dans les Mathemat. Annalen et dans les Zeitschr fur Math, und Physik.

Rosca (Jules-E.), poète roumain, né, le 10 octobre 1858, à Bucharest. Après une enfance malheureuse, il débuta en 1875 par des pièces de vers et en mai 1877 il composa un poème « Bomania libéra », dédié à la vaillante armée roumaine. L’année d’après, il entra à la rédaction du journal Dorubansul et rédigea pendant quelque temps la feuille humoristique: L’épine ( Guimpele ). Suivirent: « Fleurs de printemps » (Flori de prima-vera), poème; « Dora siflorin », id.; « La fée des fleurs » (Dina floritôr), et 1’ « Aquilon » (Crivetul), ces quatres ouvrages sont de 1879. L’année suivante, il publia successivement un volume de poésies lyriques : « Sourires et Larmes » (Zunbiri i Lacrime), et « Sacrifice pour sacrifice » (Sacrificiu pentru sacrificiu), petit roman. En 1882: « Fata delà Cozia », drame en vers, couronné, qui fut jugé un produit poétique original par la critique allemande. En 1883, quand on organisa sous le patronage de M. le Comte Tornielli, Ministre d’Italie à Bucharest, une représentation pour les victimes d’ischia, M. B. y lut sa traduction de l’admirable poème de Lamartine, et enfin, en 1886, il fit imprimer la « Fille de Cozia », déjà nommée, et la tragédie « L’apusneano ». M. B. a été rédacteur en chef de la Doïna , revue artistique et littéraire, collaborateur à V Union, journal politique de Bucharest, et à la Familia, revue littéraire de la Transylvanie.

Rosclier (Guillaume), illustre économiste allemand, docteur en droit, en philosophie et en économie politique, professeur à l’Université de Leipzig, conseiller intime de S. M. le Boi de Saxe, né, à Hanovre, le 21 octobre 1817, fit ses études aux universités de Goettingue et Berlin, devint docteur en philosophie en 1838, professeur libre à l’Université de Goettingue en 1840, professeur extraordinaire en 1843, professeur ordinaire en 1844 et professeur à l’Uni-

versité de Leipzig depuis 1848. On lui doit :

« De historicæ doctrinæ apud sophistas majores vestigiis », Goettingue, 1838; « Leben, Werke und Zeitalter des Thukydides », id., 1842;

« Grundriss zu Vorlesungen über die Staatswirthschaft nach geschichtlicher Méthode » , id., 1843; •« Ueber Kornhandel und Theuerungspolitik », Stuttgart, 1847; 3me éd., 1852; « Colonien, Colonialpolitik und Auswanderung » , Leipzig, 1848; 3rae éd., 1884; « Geschichte der àlteren englischen Volkwirthschaftslehre », id., 1851; « System der Volkwirthschaft », Stuttgart, vol. 1er des Grundlagen der Nationalokonomik ; « System der Finanzwissenschaft », 1er et 2me éd., 1886; « Ansichten der Volkwirthschaft aus dem geschichtlichen Standpunkte », Leipzig, 1861; 3me éd., 1878; « Deutsche Nationalokonomik an der Grenzscheide der 16 und 17 Jahrhunderts », id., 1865; « De Doctrinæ œconomico-politicæ apud Græcos primordiis », id., 1866; « Geschichte der Nationalokonomik in Deutschland », Munich, 1874; « Versuch einer Théorie der Finanz- régalien », Leipzig, 1884; « Umrisse zur Naturlehre des Câsarismus », 1888. Outre cela, on lui doit un très grand nombre d’articles parus dans: Ad. Schmidt’ s Zeitschr. f. allg. Gesch., Rau- Haussen’s Arch. d. polit, okon., Cotta’schen Viertelzahrschr., Preuss. Jahrb. Tübinger Zeitschr. f. Staatswiss. Jahrb. f. Nationalbk. und Statistik , Schriften d. K. Sachs. Ges. der PFÏss., Gott. Gel. Auz. et dans le Leipz. litterar. Centralbl.

Rosen (le Baron Victor), orientaliste russe, né, le 21 février 1849, à Bevel (Gouvernement d’Esthonie), fit ses études au Lycée de la noblesse esthonienne à Bevel (1859-1866), à la Faculté de langues orientales de l’Université de St.-Pétersbourg (1866-70), et à Leipzig (1870- 71); il fut nommé professeur agrégé de langue arabe à l’Université de St.-Pétersbourg (1872), professeur extraordinaire en 1883, enfin il est professeur ordinaire depuis 1885. Membre de l’Académie Impériale des Sciences de St.-Pétersbourg (1879-82), président de la Section orientale de la Société Impériale russe d’archéologie (1885). En dehors d’une « Crestomatie arabe », en collaboration avec M. Guirgass (1875-76) et de sa collaboration à l’édition du texte arabe du « Tabari », M. le Baron B. a publié en russe: « De l’ancienne poésie arabe », 1872; « Notices d’Al- Be-Kri et d’autres auteurs arabes sur les russes et les slaves », St.-Pétersbourg, 1878; « L’empereur Basile II Bulgaroctone », id., 1883; « Notice sur la chronique arabe d’Agapius de Mambid », 1884; et différents articles, études et critiques dans les Zapiski de la Société Impériale russe d’archéologie qui paraissent sous sa direction depuis 1886. En français: « Les manuscrits arabes de l’Institut des langues orientales du Ministère des affaires étrangères », 1877 ; « Les manuscrits persans de

l’Institut des langues orientales, etc. », 1886 ; « Notices sommaires des manuscrits arabes du Musée asiatique », 1881 ; « Remarques sur les manuscrits orientaux de la Collection Marsigli à Bologne suivis de la liste complète des MM. SS. de la même collection », Rome, publication de l’Académie des Lincei , 1885. En allemand : « Deux notices sur 2 manuscrits arabes » (Ibu Hagar et Ibu Kuterbe), dans les Mélanges asiatiques.

Rosentlial (Maurice), célèbre médecin hongrois, professeur de pathologie et thérapeutique des maladies du Système nerveux à l’Université de Vienne, membre correspondant de l’Académie de médecine de Bruxelles, de la Nevrological Society de New-York et de plusieurs autres associations savantes allemandes et étrangères, est né, à Grand-Wardein (Hongrie), le 19 août 1835. Ses publications médicales surpassent le nombre de cent. Nous nous bornerons à citer ici ses plus importants travaux : « Handbuch der Elektrotherapie », Erlangen, 1865, Stuttgart, 1873; « Handbuch der Nervenkrankheiten », id., 1870; « Klinik der Nervenkrankheiten », Stuttgart, 1875, avec une préface du célèbre prof. Charcot ; cet ouvrage a été traduit en français, en italien, en anglais et en russe; « Pathologie und Theraphie der Rückensmarkskrankheiten », Vieune, 1884; « Magenneurosen und Magencatarrh so wiederen Behandlung », id., 1886 ; « Untersuchungen und Beobachtungen über Absterben der Muskeln und don Scheintod » , 1874 ; « Experimentelle und Klinische Untersuchungen über cervicale Paraplégie » {Med. Jahrb. ), 1876; « Zur Kenntniss der mot. Rindencentren » {Med. Presse ), 1878; « Untersuchungen und Beobachtungen über Hystérie » {Med. Blcitt.), 1879; « Zur Kenntniss der motorischen Hirnfunctionen » {Wien. Mid. Jahrb.), 1882; « Untersuchungen und Beobachtungen über neure Nervenmittel », 1884. M. R. est un des collaborateurs de la Eulenburg' s Reael Encyklopadie der Médecin.

Rosenthal-Bonin (Hugues), journaliste, voyageur et romancier allemand, rédacteur du journal Ueber Land und Meer, né, à Berlin, en 1840; après des voyages en Amérique et au Japon il retourna en Europe (1870) et se fixa à Stuttgard. Nous avons de lui en librairie: « Der Heirathesdamm », nouvelles; « Unterirdisch Eeuer », id.; « Der Berurseinsucher », roman; « Der Diamenschleifer », id. ; « Schwarze Schaften », id. ; « Das Gold des Orion », id.; « Das Haus mit den zwei Eingangen », id. ; « Stromschnellen », nouvelles; « Die Tochter der Kapitains », roman; « Die Tierbandigerin », id.

Roser (Guillaume), médecin allemand, depuis 1850 professeur de chirurgie à l’Université de Marburg, né, à Stuttgard, en 1817, étudia à Tubingue (1831-38), et y enseigna de 1841 à 1846 ;

de 1846 à 1850, il fut médecin à l’hôpital de Reutlingen. En société avec Wunderlich il fonda en 1842 V Archiv fur Physiologische ITeillcunde ; en 1844, il publia: « Die Anatomische Chirurgie », qui a eu l’honneur de la 8me étition, et d’une version en langue italienne; en 1847, il fit paraître son « Vademecum » d’anatomie et chirurgie dont on a publié en 1886 la 7me édition. En dehors de nombreux articles parus dans le Centralblatt für Chirurgie, et des ouvrages mentionnés, on lui doit: « Allgemeine Chirurgie », 1873; « Lehrbuch für Anatomische Chirurgie » ; « Ueber Diabètes », inséré dans la Deutsch. Klin. Wochenschr. ; «Ueber Angina Ludovisi » (id.); « Offener Pneumothorax » (id.).

Rosières (Philippe-Raoul), homme de lettres français, né, à Paris, le 25 octobre 1851, a publié: « Recherches critiques sur l’histoire religieuse de la France », 1 vol., Paris, 1879; « Histoire de la société française au Moyen-âge », 2 vol., Paris, 1880, nouvelles éd. en 1881 et 1884; « Ponce-Pilate », poème philosophique, 1 vol., Paris, 1883; « La Révolution dans une petite ville », id., id., 1888, et de nombreux articles de revues et de journaux.

Rosny (Léon de), ethnographe et orientaliste français, né, à Loos (Nord), le 5 avril 1837, Au début de sa carrière, il s’est occupé tout particulièrement de botanique sous la direction d’Adrien de Jussieu et a été attaché par Webb à l’herbier des Canaries. Quelques années après, il a suivi le cours de Stanislas Julien au Collège de France, où il a acquis la connaissance de la langue chinoise ancienne. Sur le conseil de ce savant orientaliste, il a entrepris seul l’étude de la langue japonaise dont il a publié une « Grammaire », en 1856. Lors de l’arrivée en France de la première ambassade du Shogoun du Japon (1862), le Ministre des affaires étrangères le chargea d’accompagner cette mission dans sa tournée en Europe; et au moment de son départ, il lui offrit le poste de premier interprète de la Légation de France à Yédo. Des raisons de famille empêchèrent M. de R. d’accepter cette nomination, et l’année suivante (1863), il fut chargé d’un cours libre de langue japonaise à l’école spéciale de langues orientales ; ce cours fut définitivement créé en 1868, et M. de R. en fut nommé titulaire. Comme sinologue et comme japoniste, M. de R. a publié de nombreux travaux dont nous ne pouvons citer ici que quelques uns des plus importants : « Peuples orientaux connus des anciens chinois », couronné par l’Institut; « Textes chinois anciens et modernes », 1886; « Hiao-King », le livre sacré de la Piété filiale, avec le texte original et de grands commentaires traduits pour la première fois; « Chan-haï-king », antique géographie chinoise, traduite pour la première fois et accompagnée d’un commentaire perpétuel. En 1886, il fut nommé directeur-

adjoint à l’École des Hautes-Études (Sorbonne) et chargé d’un cours sur le bouddhisme et les autres religions de l’Extrême-Orient. En 1888, le Ministre de l’Instruction publique chargea M. de R. d’exposer en outre l’histoire des religions de l’Amérique anté-colombienne. Cette chaire, la première d’américanisme fondée en Europe, a été confiée à M. de R. afin de lui donner l’occasion de faire des élèves à l’étude des caractères Katouniques sur lesquels il avait publié plusieurs grands ouvrages, parmi lesquels nous citerons: « Essai sur le déchiffrement de l’écriture hiératique de l’Amérique centrale », 1876, traduit en Espagnol par don Juan de Dios de laRada; « Codex Cordecianus », manuscrit hiératique de Madrid, suivi d’un premier « Vocabulaire de l’Écriture Katounique », 1888;

« Codex Peresianus », manuscrit hiératique de Paris, 1887, etc. Comme ethnographe, M. de R. après avoir fondé en 1859 la Société d? Ethnographie de Paris, aujourd’hui reconnue comme établissement d’utilité publique, s’est attaché à établir les principes de cette science qui a pour but l’étude de la civilisation ou des sociétés civilisées au point de vue moral et intellectuel. Il a engagé à cette occasion de nombreuses polémiques, les unes dans le recueil de la société ; les autres dans des ouvrages spéciaux, les uns rédigés sous une forme absolument scientifique comme la « Population danubienne », 1 vol., avec atlas, 1884; les autres sous une forme destinée au plus grand nombre des lecteurs, comme le « Voyage au pays des dix-mille Lacs ou Finlande », trois éd., 1886, et les « Taureaux et Mantilles », souvenirs d’un voyage eu Espagne et en Portugal, 1882, deux éditions écrites en partie en vieux français et dans un style rempli de curieuses bizarreries. Les études que M. de R. avaient faites dans l’histoire naturelle pendant sa jeunesse l’avaient sans cesse préoccupé, et en plusieurs circonstances il avait énoncé des doctrines philosophiques sous le nom de positivisme spiritualiste. En 1887, il a fait paraître le résumé de ses doctrines dans un volume intitulé: « La Méthode Commentielle », qui a été accueilli dans la presse tantôt par des articles d’une hostilité ardente, tantôt par des articles de complète approbation. Les théories qu’il a énoncées dans ce livre lui ont valu des adhérents dévoués qui ont formé école autour de lui. Parmi les nombreuses publications linguistiques de M. de R., nous citerons seulement son « Histoire de la langue chinoise », encore inédite, et dont un fragment a reçu le prix Volney à l’Institut de France en 1861, et ses « Archives paléographiques de l’Orient et de l’Amérique », 1872. M. de R. a fondé à Paris en 1878 le Congrès international des Orientalistes ; il est officier de l’Instruction publique ; il a reçu également un grand nombre de décorations étrangères.

Rossel (Virgile), né, le 19 mars 1858, à Tramelan, dans le Jura Bernois, reçut son éducation classique au Gymnase de Porrentruy et fréquenta de 1876 à 1881 pour ses études juridiques les universités de Leipzig, de Berne et de Strasbourg, et la Faculté de droit de Paris. D’élève, il ne tarda pas à devenir professeur. Après un stage de deux ans en qualité d’avocat au bourg de Courtelary, le Gouvernement bernois l’appela en 1883 à la chaire de droit français ; la même année ses concitoyens l’envoyaient à l’Assemblée constituante où il remplissait les fonctions de secrétaire et prenait part à plusieurs débats politiques et juridiques. M. R. a publié en 1879 une thèse pour le doctorat: les « Traités d’extradition de la Suisse » ; en 1886, un « Manuel de droit civil de la Suisse romande ». A côté du jurisconsulte est le littérateur. La pratique du droit et l’enseignement académique lui ont laissé des loisirs suffisants pour composer toute une série de charmants volumes, également remarquables par l’élévation et la fermeté de la pensée que par l’aisance et la souplesse du style: « Chants perdus », 1882; « Nature », 1886. La « Seconde jeunesse », 1888. M. R., a édité en 1882 les « Poésies » de son compatriote Paul Gautier.

Rossetti (Christine-Georgine), sœur .de Dante-Gabriel R., née, à Londres, en décembre 1830. Nous avons de cette dame-auteur les poésies et les ouvrages en proses suivants: « Goblin Markett and other Poems », 1862; « The Prince’s progress and other Poems », 1866; « Commonplace and other Short Stories », 1870; « Sing Song, a Nursery Rhymebook », 1872; « Speaking Likenesses », 1874; « Annus Domini », 1874; « Seek and Find »; « A Pageant », 1881; « Called to be Saint »; « Letter and Spirit »; « Time Flies ».

Rossetti (François), physicien italien, professeur à l’Université de Padoue, né, à Trente, le 11 septembre 1833; il fut reçu docteur à Padoue en 1860. On a de lui : « Sulla visione binoculare », Venise, 1861; « Intorno a due nuove teorie degli stromenti ottici dei prof. Mossotti e Potyval », id., 1862; « Sulla Pila Daniel modificata da G. Minoto », id., 1863; « Relazioni sugli studii scientifici dell’Ateneo Veneto nel biennio 1862-64 », id., 1864; « Sul maximum di densità dell’acqua distillata e sulla dilatazione di questo liquido », id., 1866; « Sull’uso delle coppie termo-elettriche nella misura delle température », Padoue, 1867; « Sul maximum di densità dell’acqua dell’Adriatico e di alcune soluzioni saline », Venise, 1868; « Sul disparire del gas tonante svolto nell’elettrolisi dell’acqua », Catane, 1869, Padoue, 1875 ; « Sul massimo di densità e sulla temperatura di congelamento delle mescolanze alcooliche », \ enise, 1870; « Sul magnetismo », Padoue, 1871; « Sull’uso délia macchina di Holtz in alcune ricerche

elettrometriche sui condensatori >, id., 1872; « Di una curiosa ed elegante esperienza elettrica », id., 1872; « Aggiunta », id., 1873; « In morte di Fr. Zantedeschi », id., 1873; « Sul potere specifico induttivo dei coibenti », Venise, 1873; « Sulla inversione delle correnti negli elettrometri di Holz e nel doppio di Poggerdorff », id., 1873; « Sulla quantità di lavoro utilizzato nell’elettromotore di Holz », Padoue, 1874; « Nuovi studi sulle correnti di macchine elettriche », mémoire couronné par la Société des IL, Venise, 1874; « Confronto fra le macchine elettriche », id., 1875; « Il Radiometro di Crokes », Padoue, 1876; « Ulteriori esperienze sul R. di Cr. », Venise, 1876; « Pila Castelli », id., 1876; « Sulla temperatura delle flamme », id., 1877; « Di alcuni recenti progressi nelle scienze fisiche e di alcune indagini intorno alla temperatura del Sole », Padoue, 1878; « Pendolo a compensazione di Zorzi », Venise, 1877; « Sul telefono di Graham Bell», id., 1878; « Su alcune esperienze telefoniche », id., id.; « Telefoni senza lamina », id., id.; « Indagini sperimentali sulla temperatura del Sole », Rome, id. ; « Sulla temperatura delle flamme », second mémoire, Venise, id.; « Sull’interruttore Richter », id., 1879; « Sulla temperatura délia luce elettrica », id., id.; « Sul potere emissivo e sul potere assorbente delle flamme e sulla temperatura dell’arco voltaico », Rome, id. ; « Comparaison entre les indications données par les thermomètres à mercure et à boule noircie placés dans différentes enceintes, et celles données par mon thermo-multiplicateur », en français, 1880; « Sur les pouvoirs absorbant et émissif thermiques des flammes et sur la température de l’arc voltaïque », en français, id. ; « Sullo stato présente délia telegrafia e délia telefonia », Padoue, 1881, etc.

Rossi (Alexandre), homme politique, économiste, industriel italien, sénateur du royaume, né, à Schio, en 1819, où son père possédait une manufacture de draps. Le jeune A. R., après avoir étudié les classiques et composé une pièce de vers intitulée : « Schio artiera », entreprit de longs voyages à l’étranger pour se perfectionner dans l’industrie du tissage des draps. Il devint bientôt le plus grand industriel de la Vénétie. Député de Schio au parlement italien (1836), sénateur du royaume (1870), il est un collaborateur assidu de la Nuova Antologia, de la Rassegna Nazionale et d’un journal commercial Il Sole. Il appartient au parti conservateur, et en matière de finance il est un apôtre convaincu de la doctrine protectioniste. Nous avons de lui plusieurs opuscules: « Quistione operaia o quistione sociale ?» ; « Del credito popolare nelle odierne amministrazioni cooperative », Florence, 1870; « Il trattato di commercio francoitaliano », trois conférences; « Credito popolare e risparmio popolare » ; « Il prezzo del pane »;

« Macine e forni » ; « Cereali e pane » ; « La bilancia del commercio e il senatore Cambray-Digny » ; « Uso ed abuso del capitale »; et enfin un ouvrage très important : « Sulla concorrenza americana ».

Rossi (Ernest), éminent acteur tragique italien dont la renommée est universelle, né, à Livourne, en 1829, commença son droit à Pise, l’interrompit pour embrasser la carrière théâtrale. Nous avons de lui des comédies qui ne sont plus au répertoire : « Adele » ; < Le jene » ; « La preghiera del soldato » ; « Il consorzio parentale », quelques bonnes traductions de Shakespeare, et en librairie: < Studi drammatici », Florence, Le Monnier, 1884; « Quarant’anni di vita artistica », id., Niccolai, 3 vol., 1887- 90; « Adolfo Held », biographie, à la Rassegna Nazionale, 1881. Les trois volumes de ses mémoires personnels (Quarant’anni di vita artistica, etc. etc.), sont un ouvrage du plus haut intérêt. Ils donnent un aperçu remarquable de l’histoire de l’art dramatique contemporain.

Rossi (Gérôme), historien italien, né, à Ventimille (Ligurie), le 4 novembre 1831; il étudia à l’Université de Turin la littérature, l’histoire, la chimie et les sciences naturelles. Nous avons de lui des ouvrages remarquables sur les fouilles par lui dirigées à Ventimille et sur l’histoire de cette ville : « Storia délia città di Ventimiglia », 1859; 2me éd., revue et corrigée, 1888, avec quatre planches ; « Il Principato di Monaco, studi storici », 1860, deux éd., Oneille, 1864; « Storia del Marchesato di Dolceacqua », id., 1862; « Vita di Girolamo Morone », id., 1865; 2me partie, 1885; « Monete dei Grimaldi, priucipi di Monaco », id., 1864 ; « Storia délia città e diocesi di Albenga », Albenga, 1870;

« Notizie storiche e geologiche sulla famiglia Galleani », Lodi, 1865 ; « Gli Statuti délia Liguria » lre partie, bibliographie, 1878 ; « Statuti del Comune di Castelloro dell’anno 1274 », Oneglia, 1883; < Il diritto di porto délia città di Monaco e Nicolô Machiavelli », Florence, 1889;

« Amedeo di Savoia duca d’Aosta », 1890. Dans VArchivio storico italiano: « Bordighera », 1884;

« Varazze residenza di vescovi di Betlemme (1136-1414) », 1885; « Edoardo Desor », 1882. Enfin : « Il rito ambrosiano nelle chiese suffraganee délia Liguria », inséré aux Atti de la So cietà ligure di storia patria, 1889.

Rostand (Alexis), musicien, publiciste et critique de musique français, est né, à Marseille, le 23 décembre 1844. Il a publié : « L’Art en province », essai de critique et de littérature musicales, 1 vol., Sandoz et Fischbacher; « La Crise et les Sociétés de crédit », brochure, Marseille, 1871. M. R. a donné, en outre, de nombreux articles d’histoire et de critique musicales aux journaux spéciaux , notamment au Journal musical de Marseille et au Ménestrel

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