‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 231 sur 496 · ROT · texte numérisé non relu

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Rothenbach (Émile), né, le 1er juillet 183B, â Schüpfen dans le Canton de Berne, fils d’un instituteur connu par ses recherches botaniques et * ses travaux sur les papillons, embrassa la carrière paternelle, et suivit, de 1849 à 1850, les cours du séminaire de Münchenbüchsee , après s’être familiarisé pendant un séjour à Vevey avec la langue française. D’abord régent à l’école secondaire nouvellement créée de son village d’origine (1851), maître et organiste à Thun (1852), il fut appelé en 1855 par la confiance de son ami le- Dr Schenk, alors conseiller d’État pour l’instruction publique à la direction du bureau des pauvres pour le canton de Berne. Les avantages de tout genre que procurait à M. R. ce poste influent ne purent étouffer en lui l’amour de sa première vocation ; en 1859 il rentra dans l’enseignement secondaire des jeunes filles, et professa, tour-à-tour à Berthour, Bâle, Uster, Berne. Depuis 1876, il donne l’enseignement musical au séminaire de Kussnacht. Nous sommes redevables à ce modeste et laborieux instituteur, qui compléta dans son âge mûr aux Universités de Zurich et de Bâle les connaissances acquises pendant sa jeunesse au foyer paternel, les ouvrages suivants : « Henri Grunholzer » , notice biographique , 1873; « Trente jours sur la Wengernalp », 1874; « Coutumes populaires du Canton de Berne », 1876 ; et enfin un volume de vers : « Chants et accords », 1881.

Rotlipletz (Émile), né, le 21 février 1824, à Aarau, colonel divisionnaire dans l’armée suisse, s’est fait connaître dans les cercles militaires par plusieurs ouvrages excellents , tels que : « La tactique de l’artillerie et le service de campagne », 1866; « L’armée en campagne », 1865 ; « Le commandement d’une division », 1871 ; « Instructions pour le service de sûreté », 1878; « Système de fortifications territoriales », 1881 ; « Le feu de l’infanterie », 1882 ; < La connaissance du terrain », 1885 ; enfin son travail le plus considérable: « La méthode de combattre pour les trois espèces d’armes », 4 vol., 1886-87. M. le colonel R,., qui habite aujourd’hui Fluntern près Zurich, professe les sciences militaires au Polytechnicum.

Rott (Édouard), écrivain suisse, secrétaire de la légation suisse à Paris, né, à Neuchâtel, en 1854, a publié: « Quelques pages de l’histoire diplomatique des Ligues suisses et grises au commencement du XVII siècle », Bâle, Schneider, 1881 ; « Henri IV, les Suisses et la Haute-Italie » ; « La lutte pour les Alpes (1598-1610) », Paris, Plon, 1882; « Inventaire sommaire des documents relatifs à l’histoire de la Suisse, conservés dans les archives de France », publié par ordre du Haut-Conseil fédéral suisse, 3 vol., Berne, Collin, 1883-85 et 1888. M. R. est membre du Bureau de la Société d’histoire diplomatique.

Roulikovski (Édouard), membre de la Société Archéologique de Russie, membre de l’Académie des Sciences de Cracovie, naquit, le 15 novembre 1825, au Château de Motovidlovka, gouvernement de Kietf, fils de Joseph R., homme distingué qui a laissé des mémoires intéressants, et de Sophie Borejko, fille de Venceslas Borejko, ami et coopérateur de l’illustre Thadée Czacki. M. R., dès sa première jeunesse, stimulé par les grands archives de son château natal, s’occupa avec ardeur et succès de l’histoire de sa province, l’Ukraine. Le plus grand éloge qu’on puisse faire à son érudition c’est son amour pour sa localité. En toutes choses c’est aux archives et aux documents inédits qu’il demande ses renseignements et c’est grâce à ce travail immense qu’il est parvenu à une précision rigoureuse des faits et de détail qui en font une autorité de premier ordre pour tout ce qui se rapporte aux provinces. Ses nombreuses monographies sont malheureusement dispersées dans les journaux et les revues ; nous en citons les principales : « Mazeppa Hetman de l’Ukraine » ; « Le général Stachurski commandant de la forteresse de Bialacerkico » ; « Le Dniéper » ; « Anciennes routes commerciales et militaires de l’Ukraine » ; « La Braclavie » ; « La description historique, géologique et ethnologique du district de Vasilkov », publié en 1853, traduite en russe par le ministre des finances Bunge. Depuis plusieurs années, il publie dans le Dictionnaire géographique de la Pologne et des pays slaves, de nombreuses monographies des villes, bourgs et villages de l’Ukraine qui, réunies ensemble, en formeraient l’histoire la plus détaillée. En fait d’archéologie, il a publié : « Un Kurgan préhistorique de Helenovka » ; « Un mot sur les perles de grès » ; « Notices ethnografiques de l’Ukraine », publiées par l’Académie des Sciences de Cracovie.

Roulleaux (Eugène), homme de lettres français, ancien inspecteur des douanes, directeur honoraire de l’Institut des provinces de France, président honoraire de la Société littéraire et archéologique de l’Oise, officier d’Académie, né, à Paimpol (côtes du Nord), le 20 juillet 1829, fit ses études au lycée de Rennes et son droit à Paris. Il entra dans l’administration des douanes en 1853; officier supérieur en 1871. Rédacteur en chef du Moniteur de l'Oise (1876- 77), fondateur, directeur et rédacteur en chef du journal La Vendée (1881-87). Nous avons de lui: « Le Paon de Bréhat », roman; « Un roman à la Grande Chartreuse » ; « Une photographie »; « Nouvelle Douanière »; « Essai sur la critique littéraire du XIX siècle »; « Les Armoricaines », poésies ; « Le concordat de 1801 »; « Étude sur les classes ouvrières »; « Marguerite Michel », drame en vers, et un essai sur « La liberté ». Nombreux articles de revue et de journaux sur des questions de po-

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litique, de littérature, de philosophie et de

sciences.

Roumanie (S. M. la reine Elisabeth-Ottilie- Louise, née princesse de Wied), voyez Carmen Sylva.

Roussado (le baron de), écrivain portugais, né, à Lisbonne, en 1833. Il y fit ses études de mathématiques et sciences naturelles, et entré en 1852 au secrétariat de la Couronne, il en sortit en 1869 pour aller à Cadix comme consul de Portugal ; par la suite, il fut consul à Bordeaux, New-Castle et Liverpool. M. de R. révéla de très bonne heure sa vocation pour la poésie satyrique, et dès 1855 débuta par une « Revue de l’année », pièce dont les traits d’esprit et la hardiesse provoquèrent pas mal des protestations. Plus tard, M. de R. devint collaborateur du Diario popular , et il y créa le type de Possidonio, type de député grincheux et avare. Il a été administrateur de l’orphelinat de la guerre franco-prussienne, près de Bordeaux. On a publié de lui: « Fossilismo e Progresso », revue en 3 actes et 9 tableaux, Lisbonne, Borges, 1856 ; « Cosas alegres », id., 1865 ; « Roberto », poème, id., id. ; 2me éd., 1867; « Noites de Lisboa », id., 1866; « Entre estrangeiros », id., 1873 ; plusieurs comédies, publiées en petit format, dont voici les titres:

« Lucrecia », Lisbonne, 1868; « Rede para noivos », id., id. ; « Ditoso fado », id,, id. ; « Dois Tyrannos », id., 1867; « As sobrinhas do Senhor Raymundo », id., id. Dernièrement deux volumes de M. de R. ont été publiés par la maison Afra de Lisbonne, en y recueillant ses meilleurs ouvrages. M. de R. a été créé baron par le Roi Don Louis en 1871.

Rousse (Aimé- Joseph-Edmond), avocat français, membre de l’Académie française, né, à Paris, le 17 mars 1817. Il a été secrétaire de la conférence des avocats et secrétaire du célèbre avocat Chaix d’Est-Ange. Membre du conseil de l’ordre, il fut élu bâtonnier en 1879 et réélu en 1871. A cette époque, on a remarqué son courage à défendre les otages de la Commune. Me R. n’a pas alors — comme on l’a dit et imprimé — « défendu les accuses de la Commune », parce qu’il n’y a jamais eu d’accusés, mais des otages ; et parce que, malgré sa demande, il n’y a jamais eu de jurisdiction instituée pour les juger. Il visita dans les prisons de Paris Gustave Chaudey, l’archevêque de Paris, Mgr Darbois, l’abbé Deguerry, le Pere Coubert et d’autres ; il se disposait à les défendre devant les tribunaux qu’il réclamait, lorsqu’ils furent non pas condamnés, mais massacres, au mois de mai 1871, dans la prison de la Santé et à la Roquette. En 1880, Me R. rédigea une consultation en faveur des congrégations religieuses frappées par les décrets du 29 mars. Le 13 mars 1880, il fut élu membre de l’Académie française en remplacement de Jules Favre. En

1862, M. R. avait publié les « Discours et playdoyers de M® Chaix d’Est-Ange », avec une préface, Firmin Didot éditeur. En 1884, M. F. Worms, avocat, a publié, chez Laroze et Forcel, les « Œuvres de M. Rousse », contenant « Discours, plaidoyers et études diverses », 2 vol.

Rousseau (Jean), publiciste belge, né, à Marche, le 5 août 1829; Après avoir, à partir de 1853, écrit dans l 'Étoile belge et dans d’autres journaux de son pays, il se rendit à Paris, où il collabora au Figaro , à la Revue française , à la Revue de Paris, à la Gazette des beaux-arts , à l 'Art, etc. Plus tard, il rentra en Belgique, y coopéra à diverses publications, et il est aujourd’hui directeur général de l’administration des sciences, des lettres et des arts au Ministère de l’intérieur et de l’instruction publique à Bruxelles. M. R. a fait paraître en librairie de nombreux ouvrages; nous citerons: « Le diable à Bruxelles », 1855, en collaboration avec L. Hymans ; « Paris dansant », 1861; « Coups d’épée dans l’eau », 1863; « Les maîtres italiens », 1877; « Les maîtres flamands en Espagne », 1878; « L’Espagne monumentale », id.; « La statuaire flamande et wallonne du IXe au XIXe siècle », 1879; « Types grecs et types romains comparés, pour servir à l’étude de l’antique », 1880; « Les expositions des beaux-arts depuis 1830 », id.; « Camille Corot », 1883; « Hans Holbein », 1885.

Roussel ( Théophile-Victor- Jean-Baptiste ) , médecin et homme politique français, membre de l’Académie de médecine, sénateur, ancien député, est né, à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), le 28 juillet 1816. Il fit ses études médicales à Paris, fut reçu interne des hôpitaux en 1841, docteur en 1845 et agrégé de la Faculté en 1847. Chargé en 1847, par le ministre de l’agriculture, d’étudier la pellagre qui sévissait dans le sudouest de la France, il rédigea un rapport sur cette maladie qui a été de sa part l’objet de nombreux travaux, dont le plus important, le « Traité de la Pellagre et des pseudo-pellagres », a obtenu, en 1866, le prix de 5000 francs de l’Académie des sciences. Élu représentant de la Lozère à l’Assemblée législative, il y siégea parmi les républicains modérés, et s’occupa principalement des questions d’hygiène. Rendu à la vie privé par le coup d’Etat de décembre 1851, il se retira dans son département, s’occupa de travaux historiques et scientifiques, devint membre de la Société d’agriculture de la Lozère et conseiller général. Aux élections du 8 février 1871, M. le docteur R. fut élu représentant de la Lozère à l’assemblee nationale ; il se fit inscrire aux réunions du centre gauche. Il est l’auteur de la proposition de loi pour la protection des enfants du premier âge, qui est devenue la loi du 23 décembre 18(4, connue sous le nom de Loi Roussel , de diverses propositions de loi, notamment de celle relative à

l’assistance dans les campagnes, et, au Sénat, de la proposition de loi sur la protection des enfants abandonnés , délaissés ou maltraités. Réélu membre du conseil général de la Lozère en 1871, il est depuis 1884 président de cette assemblée. Réélu député de Florac le 14 octobre 1877, il s’est présenté avec succès aux élections lors du renouvellement triennal du Sénat. M. le Dr R. a collaboré à la Revue médicale , au Technologiste , à l’ Ency cio graphie, etc. Il a publié : « De l’éducation correctionnelle et de l’éducation préventive. Etude sur les modifications à apporter à notre législation, concernant les jeunes détenus et les mineurs abandonnés ou. maltraités », Bonboure, 1879 ; « Recherches sur la vie et le pontifical d’Urbain V », ouvrage couronné par l’Académie des inscriptions et belles-lettres ; « De la pellagre, de son origine, de son progrès, de son existence en France » (ouvrage couronné par l’Académie des sciences). M. R. est membre de l’Académie de médecine pour la section d’Hygiène.

Rousselet (Louis), géographe français, rédacteur en chef du Journal de la jeunesse , directeur du Nouveau Dictionnaire de Géographie Universelle (Hachette), officier d’académie, membre de la Société d’anthropologie, de la Société de géographie, de la Société pour l’avancement des sciences, etc., né, à Perpignan (Pyrénées- Orientales), le 15 mai 1845, a fait ses études à Paris, puis à Heidelberg ; en 1863, il entreprit un voyage scientifique dans l’intérieur de l’Inde, dont il revint à la fin de 1868 rapportant une des plus complètes descriptions de ce pays faite jusqu’à ce jour. Il prit en 1873 la direction du Journal de la jetcnesse ; à sa fondation, et simultanément, la direction du Grand Dictionnaire de Géographie entrepris par Vivien de Saint- Martin, dont il devint après le premier volume l’associé, puis le continuateur. Il a été nommé secrétaire de la Section des sciences anthropologiques à l’Exposition de 1878. Il a publié en outre les ouvrages suivants : « L’Inde des Rajahs » ; « India and its native Princes » (sous le patronage du Prince de Galles) ; « Les royaumes de l’Inde » ; « Tableau des races de l’Inde » ; « Les deux mousses » ; « Le Charmeur de serpents » ; « Le tambour du Royal Auvergne » ; « Le Fils du Connétable » ; « La peau du tigre » ; « Nos grandes écoles militaires et civiles ». Nous avons aussi de lui de nombreuses contributions à la Revue d'anthropologie , à la Nature , au Tour du Monde, au Journal de la jeunesse , etc.

Rousselot (Paul), homme de lettres français, agrégé des classes supérieures, membre de plusieurs académies savantes, né, à Sarreguemines (Moselle), le 3 octobre 1833, fit ses études au Collège de Troyes, entra dans l’Université en 1853, fut nommé répétiteur aux Lycée de Nantes et de Brest, professeur de philosophie aux

Lycées de Troyes, Vésoul, Dijon, inspecteur d’Académie à Lons-le-Saunier, Besançon, Nancy, Amiens, Clermont-Ferrand ; retraité en 1883. Il a publié plusieurs travaux philosophiques et littéraires dans la Revue de l'instruction publique (1863-70), Revue contemporaine (1864-70), Revue pédagogique , Revue de l'enseignement secondaire des jeunes filles. Principaux ouvrages : « Les mystiques espagnols », 1868 ; « Traité de pédagogie », 1880; « Pédagogie féminine », 1881; « Histoire de l’éducation des femmes en France », 2 vol., 1883, couronnée par l’Académie française, prix Botta.

Rousselot (Xavier), père du précédent, professeur de philosophie au Lycée de Troyes, né, à Metz (Moselle), le 23 janvier 1805. Il fit ses études à l’Athénée de Luxembourg et au Collège de Metz. Entré dans l’Université en 1830. Professeur à Saint-Michel, Sarreguemines, Troyes. Retraité depuis 1861. Nous avons de lui en librairie: « Etudes sur la philosophie au moyen âge », 3 vol., 1840-42, la première histoire de la scolastique qui ait paru en France ; « Etudes d’histoire religieuse, Joachim de Flore et l’Evangile éternel », 1861; les « Œuvres de Vanini », trad. pour la première fois en français, 1842; traduction du « De re rustica », de Varron, dans la Bibliothèque Panckouke ; « Le petit livre de l’homme et du citoyen », 1873.

Routier (Gaston), littérateur et publiciste français, membre-correspondant des Sociétés de géographie de Toulouse et de Lille. Il est collaborateur des journaux suivants: Le Matin , La France , Le National , L'Action , La République , Paris-Madrid de Paris, Le Petit Économiste , Le Commerçant de Marseille, Le Courrier de Londres et de l’Europe de Londres, La Nouvelle Revue , La Revue Française de V Étranger , IJ Importation française. Il a publié : « Le rôle futur de la Chine en Asie » ( Bulletin de la Société de Géographie de Marseille) ; « L’Histoire et le Calendrier Siamois » ( Bulletin de la Société de Géographie de Lille) ; « La Siamoise chez elle » ( Nouvelle Revue) ; « Les Chinois à Siam » ( Revue Française ), etc., etc. M. R. est directeur de la Vie Mondaine et de la Revue Mondaine de France et d' Angleterre.

Routier-Beaulieu (Clément), membre de la Société Académique indo-chinoise, membre de la Société de géographie commerciale, de l’Académie nationale A., M. et C. de Paris, membre fondateur de la Société de géographie et de l’Ecole supérieure de commerce de Marseille. Economiste français, ancien vice-consul de Siam à Marseille, officier de la couronne de Siam et de Nicham de Tunis, il a collaboré aux journaux suivants : La Ville de Paris , La Réforme , La Revue- Gazette de Paris. Il est directeur et rédacteur en chef de la Provence industrielle et du Petit économiste de Marseille; nous avons de lui: « Libre-échange et protection », brochure, Paris,

chez Challamel aîné éd. ; « Renseignements commerciaux et ventes publiques », 1 vol., Paris, impr. Chaix (extr. du Bulletin de la Société académique impériale chinoise ).

Rouvière (François), publiciste et littérateur français, né, à Nîmes (Gard), le 15 mai 1850; il appartient à la presse républicaine locale ou régionale depuis 1870 ; il est actuellement rédacteur au Petit Méridional. Conseiller municipal de Nîmes de 1880-88 ; secrétaire du conseil pendant ces huit années; collaborateur et membre du Comité de rédaction de la Révolution française , revue historique, collaborateur de Nemausa , revue historique locale. M. R. a publié : « L’abjuration de 1686 à Nîmes », Nîmes, Catélan, 1883 ; « Meyère (de Loudun), juge au tribunal révolutionnaire de Paris », Paris, Lavaray, 1884 ; « Le général Villaret », Nîmes, Catélan, id. ; « Le Mouvement électoral dans le Gard en 1792 », 1 vol., id., id., 1885; « Rabaut-Saint-Etienne » (quatre lettres inédites de Nîmes), id., id. ; « Quatrefages de Laroquète, constituant du Gard », Paris, Laravay, 1886; « Les Viganais à la bagarre de Nîmes », Nîmes, Catélan, 1887 ; « Dimanches révolutionnaires, études sur l’histoire de la Révolution dans le Gard », 1 vol. de 450 pages, id., id., 1888 ; « Histoire de la Révolution française dans le département du Gard », 4 vol. 1887-89. Sous presse (imprimé aux frais de la Société d’histoire du protestantisme français ) : « Les Religionnaires des diocèses de Nîmes » ; « Alais et Uzès et la Révolution française ».

Roux (Amédée), homme de lettre français, critique, poète, grand ami de la cause italienne, né, le 9 mai 1828, dans le département du Puyde-Dôme. Après de bonnes études lycéales à Clermont-Ferrand et à Chambéry, il fit son droit à Paris et s’inscrivit au barreau d’Issoire. Il collabora très efficacement à la Correspondance littéraire , à la Revue historique de droit français et étranger , à la Rivista Europea du comte de Gubernatis. Il est un des principaux collaborateurs de la Revue du Monde latin de Paris et de la Revue internationale de Rome. En librairie : « Les oeuvres de Voiture », 1856; « Lettres du comte d’ Avaux à Voiture », 1859; une traduction des « Novelle piemontesi » de Bersezio, Paris, Hachette, 1859 ; « Montausier, sa vie et son temps », 1860 ; « Histoire de la littérature contemporaine en Italie sous le régime unitaire », Paris, Charpentier, 1874; « Trois littératures à vol d’oiseau », 1872 ; « L’année littéraire », 1874-75; « La vie de Thorwaldsen », 1876; « L’Italie à l’Exposition de Paris », 1878.

Roux (Guillaume), médecin allemand, professeur ordinaire d’anatomie et directeur de l’Institut anatomique d’Innsbruck, né, le 9 juin 1850, à Iéna en Thuringe, il fit ses études à l’Ecole Supérieure royale de Meiningen, aux Universités de Iéna, Berlin et Strasbourg ; il a été, de

1878 à 1879, assistant à l’Institut d’hygiène à Leipzig et, de 1879 à 1888, assistant à l’Institut anatomique de Breslau. En 1880, il fut nommé professeur libre d’anatomie à Breslau, en 1886 professeur extraordinaire, et en 1888 directeur de l’Institut anatomique de cette ville, professeur ordinaire à Innsbruck depuis 1889. On lui doit : « Der Kampf der Theile im Organismus », Engelmann, Leipzig, 1881 ; « Ueber die Zeit der Bestimmung der Hauptrichtungen des Froschembryo », id., 1883; « Ueber die Bedeutung der Kerntheilungsfiguren », id., id., 1883; « Ueber die Verzweigungen der Blutgefàsse » ( Jenaisclie Zeitschr.), 1878; « Ueber die Bedeutung der Ablenkung des Arterienstammes bei der Astabgabe » (id.), 1879 ; « Structur eines hoch differenzirten bindegewebingen Organes (der Schwanzflosse des Delphin) » (Arch. e. anal. xi. Physiol.), 1883; « Ueber die Selbstregulation der morphologischen Lange der Sceletmuskeln » ( Jenaische Zeitschr. f. Naturwis s.), 1883; « Ueber die Entwicklung der Froscheier bei Aufhebung der richtenden Wirkung der Schwere » ( Breslauer arztl. Zeitschr.), 1884; « Beitràge zur Morphologie der functionellen Anpassung » (Arch. f. Anal, und Phys.), 1885; « Zur Orientirung über einige Problème der embryonalen Entwicklung » ( Zeitschr . f. Biol.), 1885 ; « Ueber die Bestimmung der Hausstrichtungen der Froschembryo und über die erste Theilung der Froscheier » ( Bresl . arztl. Zeitschr.), 1885; « Die Bestimmung der Medianebene des Froschembryo durch die Copulationsrichtung des Eikernes und des Spermakernes ( Arch . f. MikrosJc. Anat.), 1887 ; « Ueber die künstliche Hervorbringung halber Embryonen durch Zerstôrung eines der beiden ersten Furchungs- Kugeln, so wie über die Nachentwickelung (Postgeneration) der fehlenden Kôrperhâlfte » (Wirchow’s Arch. f. Anat. und Physiol.), 1888; « Neue Méthode zur mechanischen Erzeugung der Trasectorien » ; « Ueber die Entwicklung des Extraovates der Froscheier » ( Jahrh . der Schlcisischen Gesell. f. Vaterland. Cultur ), 1889.

Roux (l’abbé Joseph), écrivain français, né, à Tulle (Corrèze), en 1834, fit ses études à Servière, à Tulle et à Brives. Après quatre ans passés au grand Séminaire de Tulle, il professa les humanités au petit Séminaire de Brives (1858-60), vicaire de Varetz (1860-64), puis curé de Saint-Hilaire du Peyrou (1876-85), il fut nommé, le lefl janvier 1886, chanoine à la cathédrale de Tulle. L’abbé R. est félïbre majorai. Il trouva à Montpellier (1878), lors des Fêtes latines, l’accueil le plus sympathique. Son sermon à la messe de félibres, son brinde au banquet de la Sainte-Etoile obtinrent des applaudissements. Les ouvrages de M. R. sont (1885) : « Pensées » (premières pensées), publiées à Lyon et à Paris avec un grand et légitime succès. On remarqua surtout la vérité sévère, le

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réalisme cruel des pensées sur les paysans. Couronnées par l’Académie française, les « Pensées » eurent de nombreuses éditions et furent traduites en plusieurs langues. Une édition nouvelle est en préparation (1886) : « Nouvelles Pensées », 4me éd. 11 paraît qu’en Amérique, ces « Nouvelles pensées » parurent supérieures aux premières; tel ne fut pas l’avis des critiques français; de bons juges tels que Pr. Sarcey, Jules Lemaître, Armand de Pontmartin leur furent sévères; « L’Épopée Limousine » (La Chanson lemouzina), 24 poèmes, texte limousin, traduction française, notes, Picard, 1888. En préparation : « Grand dictionnaire de la langue limousine ». Avant les deux volumes de « Pensées » qui l’ont fait connaître, l’abbé R. avait publié : « Hymnes et Poésies » en honneur de la Vierge Marie, 1 vol., Limoges, 1864; « Souvenirs de Lourdes », poésies, 1 vol., Tulle, 1873; « L’Inscription mystérieuse de Gymel », étude épigraphique, Tulle; « L’Inscription du Château de Montai », réponse à M. Léon Palustre, Tulle; « Énigmes limousines », texte et traduction, brochure, Montpellier ; « Proverbes bas-limousins », texte, traduction et commentaires, publiés aux frais d’une Société d’Allemagne, Halle-sur-Saale, 1883.

Roux (Louis), éditeur et homme politique italien, copropriétaire de la Gazzetta Piemontese et chef de la maison de librairie Roux et Favale, né, à Turin, vers 1845. Il est député au Parlement depuis 1878, très réputé en matière de finances et souvent rapporteur pour tout ce qui concerne le crédit foncier.

Royetta (Gérôme), auteur dramatique et romancier italien, né, à Brescia, en 1850. Il débuta par un pamphlet de critique intitulé: « Gli Zulù nella letteratura ». Suivirent les comédies suivantes : « Un volo dal nido » ; « La moglie di Don Giovanni » ; « In sogno » ; « Collera cieca » ; « Gli uomini pratici » ; « Scellerata », comédie très applaudie qui fut aussi traduite en allemand et représentée au théâtre impérial de la Burg à Vienne; « La Contessa Maria », drame en 4 actes ; « Ninnoli », contes, 4 éd., et trad. en allemand dans Vlllustrirte Zeitung ; « Mater Dolorosa », roman, 8me éd. ital., trad. en espagnol et en allemand, Leipzig, Philippe Reclam; « Montegù », roman, 2me éd. 1884; « Sott’acqua », roman, Milan, id., id.; « I Barbarô », comédie, Milan, 1890; « Tiranni minimi », nouvelles, 3rae éd. ; « Le lacrime del prossimo », roman en 2 vol. M. R. a aussi collaboré à la Nuova Antologia.

Royinski (Démetrius), archéologue russe, sénateur de l’Empire, né, à Saint-Pétersbourg, en 1820. Il est l’auteur de l’« Histoire de la peinture russe jusqu’au XVIIIe Siècle »; du « Dictionnaire des graveurs russes » et des ouvrages suivants : « Estampes populaires russes », texte, 5 vol., atlas, 4 vol., gr. fol., avec plus

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