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opuscules de circonstance, tels que: « Souvenirs de la Fête fédérale des Chanteurs », 1880, et « Prologue pour le 50rae jubilé du Théâtre de Zurich », 1885, un ouvrage plus considérable: « Matériaux Pédagogiques », 1886.
Rnelens (Charles), érudit belge, né, à Bruxelles, en 1820. Conservateur de la section des manuscrits à la Bibliothèque royale de Belgique, membre de l’Académie d’archéologie, de la Société protectrice des animaux, etc., M. R. a fourni de nombreuses contributions, toujours extrêmement intéressantes, aux publications des sociétés savantes dont il fait partie, à celles de la Commission royale d’histoire, au Bibliophile belge , à la Revue de Belgique et à bien d’autres périodiques; il a donné des conférences charmantes ; et il a fait paraître des ouvrages d’une importance considérable : « Annales plantiniennes », Bruxelles, 1865 (en collaboration avec A. de Backer) ; « Pierre-Paul Rubens: documents et lettres », id., 1877; « Refereinen en andere gedicbten uit de XVIe eeuw », Anvers, 1879-1882 (publié pour la Société des bibliophiles anversois) ; la première édition de la « Table de Peutinger », Bruxelles, 1884; « Le Siège et les fêtes de Binche en 1543-1549.», Mons, id. (publié pour la Société des bibliophiles belges) ; « La première relation de Christophe Colomb (1493) ; lettres sur une édition de VEpistola Christofori Colom, appartenant à la Bibliothèque royale de Bruxelles », Bruxelles, 1885 ; « Correspondance de Rubens et documents épistolaires concernant sa vie et ses œuvres », Anvers, 1887 et années suivantes. M. R. a, en outre, collaboré ou collabore encore à de grands travaux collectifs : il a écrit une excellente « Histoire de l’imprimerie et des livres en Belgique », pour la « Patria Belgica », une étude sur les manuscrits pour « L’art ancien à l’Exposition nationale belge de 1880 »; il coopère à la publication des « Documents iconographiques et typographiques de la Bibliothèque royale de Belgique », des « Monuments de la géographie des bibliothèques de la Belgique », de V Atlas, de Jacques de Deventer. — Citons encore de lui deux actes en vers : « Dans un tombeau » et « La gorgone », Bruxelles, 1836. Ces œuvres purement littéraires ramènent à l’esprit le souvenir de sa femme, Estelle Crèvecœur (1821-1876), qu’il avait épousée en 1848 et qui, sous le pseudonyme de Caroline Gravière, publia des romans et des nouvelles qui la placèrent au premier rang des écrivains belges.
Ruetsclii (Albert-Rodolphe), théologien suisse, né, à Berne, le 3 décembre 1820, étudia la théologie à l’Université de cette ville avec les professeurs Lutz, Schneckenburger, Hundeshagen et fut, aussitôt après ses examens finaux, nommé suffragant dans la paroisse rurale de Graffenried. Des congés successifs lui permirent de compléter ses études aux universités de
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Berlin et de Tubingue, d’entreprendre des voyages scientifiques et littéraires à Paris, en Belgique et en Allemagne. Après son retour en Suisse, en 1845, il se fixa à Berne, où il remplit les fonctions de privat-Docent et de suffragant dans la paroisse de la cathédrale. La carrière ecclésiastique de M. R. a été des plus honorablement remplies: successivement pasteur à Trub (1848) et à Kilchberg (1853), doyen de la classe de Berthoud (1867), il est également depuis 1867 l’un des pasteurs de la cathédrale de Berne et a présidé de 1864 à 1872 le synode cantonal, de 1878 à 1882 la commission synodale. L’Universite de Berne l’a en 1878 nommé professeur honoraire pour l’exégèse de l’Ancien-Testament et de l’archéologie biblique, celle de Zurich, à l’occasion du jubilé de Calvin en 1864 l’a nommé docteur en théologie honoris causa . Si M. R. n’a jusqu’à présent produit aucun ouvrage original, il a édité en 1844 la Dogmatique biblique de son maître le prof. Lutz, et publié en 1863 dans les Studien und Kritiken plusieurs lettres inédites de Zwingli, Viret, Farel. B' encyclopédie théologique de Herzog et la traduction angloaméricaine qu’en a donnée le prof. Schaff l’ont compté au nombre de leurs plus zélés collaborateurs (200 articles pour la plupart relatifs à l’archéologie). De nombreux essais et compterendus ont été également insérés par lui dans les Studien und Kritiken , le Nouveau Répertoire théologique de Bruns, l’Annuaire théologique de Hauff, les Eetdlles ecclésiastiques pour la Stdsse réformée de Hagenbach.
Ruffet (Louis), historien suisse, né, à, Nyon dans le Canton de Vaud, le 15 avril 1836, fit ses études classiques dans divers gymnases d’Allemagne et se prépara au Ministère évangélique, la vocation choisie par lui dès son enfance, en suivant à Genève les cours de l’école de théologie libre. L’église évangélique de Royan lui adressa une vocation dès sa sortie de l’auditoire en 1859; l’œuvre des Protestants disséminés bénéficia de ses services pour les stations du Creuzot et d’Aix-les-Bains jusqu’en 1861, année où l’église évangélique de Genève le choisit pour un de ses pasteurs. Une grave maladie du larynx le contraignit en 1869 de renoncer à la prédication et au ministère actif pour diriger le Séminaire espagnol de Lausanne (1870-1872) et remplir pendant quelques mois les fonctions de secrétaire de la Société évangélique de Genève. En 1873, la chaire d’histoire ecclésiastique devenue vacante par la mort de M. Merle d’Aubigné, lui fut conférée dans l’école de théologie libre de la même ville. En 1877, M. R., qui dans l’intervalle avait reçu de l’Université de Hew-Jersey le diplôme de docteur en théologie (1874), a repris un office de catéchiste dans une école du dimanche et prononcé en diverses occasions, tout récemment encore lors de la fondation de la Société Anti-Esclavagiste, des