‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 233 sur 496 · RUD · texte numérisé non relu

RUD

studi di Attilio Ortis sul Petrarca e sul Boccaccio », Naples, 1880; « Studi sugli opigrammi e sulle egloghe di Bernardino Baldi », Bologne, Pava et Garagnani; « Sul Poliziano filologo », Turin, Loescher; « TJn poeta realista délia Rinascenza », Ancône. Mv R- collabora avec des articles intéressants à la Rassegna Critica , à la Domenica Letteraria , au Preludio , etc. En préparation: « Scritti inediti del Gravina ».

Rubi (Thomas-Rodriguez), académicien, auteur dramatique très célèbre espagnol; entre 1836 et 1860, il donna plus de cent pièces au théâtre et toujours avec succès. Il est le seul des auteurs espagnols qui n’ait jamais fait de four. S’étant mêlé de politique, il fut député, sénateur et ministre des colonies en 1867 pendant le ministère de Gonzalez Bravo dont il est l’intime ami. A la suite de la révolution, il émigra en France et il vécut deux ans à Biarritz. Revenu à Madrid, il recommença à faire des comédies. Actuellement l’Académie l’occupe seule. Ses pièces les plus connues sont: « Los dos validos » (Les deux valides); « La Rueda de la Fortuna » (La roue de la fortune) ; « Isabel la Catélica » ; « De potencia a potencia » (De puissance à puissance) ; « El arte de bacer fortuna » (L’art de faire fortune) ; « Una lagrima y un beso » (Une larme et un baiser), etc., etc.

Rude (Maxime), poète, publiciste et romancier français. Adolphe Perreau, plus connu sous le nom de Maxime Rude, est ne, à La- Chataigneraye (Vendée), le 21 octobre 1839. Il est le petit-fils de M. Perreau du Magné, ancien député avec Manuel en 1818, après la Chambre introuvable, pour aller protester, au nom des libéraux, contre la curee de la Restauration. M. Adolphe Perreau fit ses études au Lycée de Napoléon (Vendée), où il eut comme professeur de rhétorique Adolphe Aderer, frais sorti de l’École Normale. Il commença ses études de droit à Poitiers, les continua à Paris où il débuta dans la littérature par un petit volume de vers: « Les amours de vingt ans », 1860. L’année suivante, nouvelles poésies, d’une note plus personelle : « Les Anges noirs », 1861. En 1862, M. Adolphe Perreau publie chez Poulet- Malassis une étude sur « Alfred de Musset, le poète, l’homme ». De 1861 à 1869, il collabore au Figaro , au Nain- Jaune, au Charivari, au Journal Amusant. Il avait écrit des 1871 le Roman d'une Dame d'honneur, pour lequel il ne trouva ni journal, ni éditeur. En 1872, il donna à la République Française des « Caractères et Portraits ». A la fin de novembre 1875, il publia les « Confidences d’un Journaliste », sous le pseudonyme de Maxime Rude, qu’il n’a plus quitté. En 1876, M. R. fait à l’ Opinion Nationale les portraits des nouveaux Sénateurs, inamovibles et autres; il écrit ensuite: « Tout Paris au Café », 1 vol. Collaborateur de la Vie

Littéraire de 1875 à 1879, M. R. fait dans la Lune Rousse, avec André Gill, la campagne du 16 mai et du Bulletin de Vote. A la fin de 1877, il entra à la Lanterne et y publie des chroniques, séries d 'Études sur Paris. En 1879, paraissent à quelques mois de distance, le « Roman d’une Dame d’honneur », puis « Ces Dames », et « Ces Messieurs », Dreyfous éditeur. En 1881, chez Dentu, « Ida Lenfant ». M. R. a publié, dans la même période, plusieurs portraits politiques au Voltaire, sans signature, étant alors ■ à la direction de la presse, d’où il sortit en

1884. En cette année 1884, il a publié un volume de vers: « Gouttes de sang ». Accaparé depuis par la politique en province, il est revenu à Paris et à la littérature. Voici la devise, qui se trouve sur le volume des « Confidences d’un journaliste »; « Haineux ne puis, — Flatteur ne daigne, — Rude je suis ».

Rueda (Salvador), journaliste et poète espagnol. Il cultive spécialement la poésie populaire et ses tableaux de moeurs andalouses ont un grand cachet de couleur locale. Ses livres les plus connus sont : « Poema Nacional » ; « La guitarra », etc.

Ru«gg (Jean-Rodolphe), né, le 12 février 1824, à Tubenthal (Canton de Zurich), fut envoyé au Séminaire de Kussnacht où il bénéficia de l’enseignement du célèbre pédagogue Thomas Scherz, il resta comme maître dans l’établissement dont il avait été l’élève et put y poursuivre ses études philosophiques et littéraires grâce au voisinage de l’Université. En 1856, il fut appelé à la direction du Séminaire nouvellement créé de Saint-Gall; en 1860, le Gouvernement bernois le désigna pour remplir les mêmes fonctions au Séminaire de Münchenbüchsee, où il ne demeura pas moins de vingt années (1860-1880). D’abord professeur extraordinaire pour la pédagogie à l’Université de Berne, il a été promu en 1880 au rang de professeur ordinaire. Le Conseil municipal de la ville de Berne, dont il est membre, l’a chargé de l’inspection de ses écoles. Les écrits de M. R. se rapportent tous à la pédagogie. Nous mentionnerons entre autres : « Les exercices de style dans l’école primaire », Berne, 1873; « Le calcul dans l’école primaire », id., 1876; « La théorie de l’espace dans l’école primaire », id., 1877 ; « La méthode normale pour le vocabulaire », Zurich, 1884; « Exposé sommaire de la pédagogie », Berne, 1885, 6 ed. ; « Manuel do psychologie », id., 1885, 4 ed. ; « L enseignement des langues dans l’école primaire », id.,

1885, 3 éd. ; « Matériaux pédagogiques », id.,

1886. La fidèle collaboration de M. R. est depuis longtemps assurée à la Revue des Institeurs suisses.

Rüegg (Reiuhold), publiciste suisse, né, à Zurich, en 1842, rédacteur du journal radical: la Zürcher Post, a composé, outre plusieurs

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