SAB
Sprachen », Leipzig, 1872; « De Elohistæ pentateuchici Sermone », id., 1878; « Gregorius Thaumaturgus, Sein Leben und Seine Schriften », avec version du Syrien de deux écrits de Gregorius T., inconnus jusqu’à présent, id., 1880; « Ueber den textkritischen Werth der Syrischen Uebersetzungen griechischer Glassiker », 2 parties, id., 1880-81; « Ein Brief Georg’s Bischofs der Araber, an den Presbyter Jésus, aus dem Syrischen iibersetzt und erlautert », précédée d’une introduction sur sa vie et ses écrits, Gotha, 1883 ; « Untersuckungen über die Textgestalt und die Echtheit des Bûches Micha », Leipzig, 1883; « Die Arabische Uebersetzung des Micha in der Pariser und Londener Polyglotte » [Zeitschr. f. d. alttestam. TFïss.), 1885; « Notiz über die Anfânge des Mônchs-
thums in Syrien » ( Theol . Liter aturbl.), 1885; « Tuch’s Einfluss auf die alttestamentalische Wissenschaft » (Zeitschr. f. Kirch. IFïss. und Kirchl. Leben.), 1886; « Die Anfânge der jüdischen Schriftgelehrsamkeit » ( Stud . und Krit.) 1887. Il est aussi auteur de plusieurs articles parus dans le Liter. Centralbl., dans le Theol. Literbl., dans la Theol. Liter aturzeit, dans le Gotting. Gelehrt Anzeig. et dans la Zeitschs d. deutsch. Palàstina- Vereines, et a publié la troisième édition revue et corrigée du « Fürst, Hebrâisches und chaldâisches Handwôrterbuch über das Alte Testament », Leipzig, 1876, et l’« Englisches ïïandbuch zum Alten Testament ». Ainsi que la 2e éd. de « Esra Nehemia und Ester », Leipzig, 1887.
Sabatier (Louis-Auguste), exégète et publiciste français, né, à Vallon, dans le département de l’Ardèche, le 22 octobre 1839, fit ses études classiques dans l’institution huguenote Olivier à Ganges dans le Hérault, ses études théologiques à la Faculté de Montauban (1858-63). Ses connaissances scientifiques se complétèrent de la manière la plus heureuse pendant un voyage universitaire de dix-huit mois (1863-1864) à Bâle, Strasbourg, Tubingue, Erlangen, Bonn, Heidelberg, etc. A son retour de l’Allemagne en 1864, M. S. entra dans le ministère actif et remplit les fonctions pastorales dans son pays d’origine, à la petite ville d’Aubenas. La majorité des consistoires réformés le désigna en 1868 au ministre de l’instruction publique pour occuper à la Faculté de Strasbourg la chaire de dogme réformé que laissait vacante la mort de M. Ricard. D’abord chargé du cours, M. S. fut nommé professeur titulaire en 1880, après avoir pris son doctorat en théologie. La même chaire lui fut confiée en 1877 lors du transfert à Paris de l’antique Faculté alsacienne. Outre sa carrière professorale, M. S. en remplit dans le journalisme une autre tout aussi laborieuse et aussi utile. Depuis 1875, il envoie chaque semaine au Journal de Genève une causerie des plus goûtées sur un sujet littéraire ou philosophique ; depuis 1880, il est attaché à la rédaction du Temps, où il traite de préférence les questions de politique intérieure. Sa collaboration n’a pas été moins appréciée à la Revue critique , à la Revue chrétienne , à V Encyclopédie des Sciences religieuses, pour laquelle il a rédigé la plupart des articles relatifs à la vie de Jésus-Christ et aux livres du Nouveau Testament. M. S. a publié: « Le témoignage de Jésus-Christ sur sa personne », 1863; « Essai sur les sources de la vie do Jésus », 1866; « Jésus de Nazaret ;
le drame de sa vie, la grandeur de sa personne », deux conférences, 1867 ; « L’apôtre Paul, esquisse d’une histoire de sa pensée », 1870, 2me éd., 1881 ; « De l’influence des femmes sur la littérature française », 1873 ; « Guillaume le Taciturne », 1872 ; « La notion hébraïque de l’Esprit », 1879 ; « Le Canon du Nouveau Testament », 1877, extrait de Y Encyclopédie des Sciences religieuses ; « L’origine du péché, dans le système théologique de l’apôtre Paul », brochure, 1887 ; « Les origines littéraires et la composition de l’Apocalypse de Saint-Jean », brochure, 1888.
Sabatier-Plautier (Antoine-Henri de), ancien pasteur et publiciste français, né en 1848 à Nîmes (Gard), élève des Facultés de Genève et de Montauban ; il fut pasteur dans la Lozère et dans le Gard. Il a publié : « Jacques Lefèvre d’Etaples, d’après des documents nouveaux », 1870; « L’instruction primaire obligatoire et laïque », 1880. Il a dirigé, de juillet 1881 à décembre 1883, la Revue des fêtes d'enfants et de V éducation civique, publication destinée à répandre en France la pratique des Fêtes enfantines et scolaires, organisées dans un esprit républicain, libéral et patriotique. Ce recueil donne le programme complet de l’organisation des fêtes, avec de nombreux comptes-rendus qui ont trait aux questions relatives à l’éducation morale , civique et militaire, un vol., Paris, Delagrave.
Sacandri (Gaston), romancier et homme de lettres français, né, à Paris, en 1856. Les romans de M. S. ont été publiés à la librairie Ollendorff; nous avons de lui: « Le roman d’un imbécile » ; « Bernard Palissy », un acte en vers, en collaboration avec M. Eugène Brieux, qui a été représenté, en matinée, sur le théâtre de Cluny; « La Prose », de M. S. seul, a été jouée par la troupe du Théâtre libre. « La
prose » et « Bernard Palissy », sont signés de son nom ; « Les inconscients » ont été publiés sous le pseudonyme de Saint-Landri.
Saccardo (Pierre- André), naturaliste italien, né, à Trévise, le 23 avril 1845. Dès sa plus tendre jeunesse, il préféra les études botaniques, et il publia à 18 ans aux Atti delV Istituto Veneto di Scienze e Lettere le « Prospetto délia flora trivigiana coi nomi vernacoli delle piante », qui a été le premier essai publié sur la flore de la région. Assistant à la chaire de botanique de l’Université de Padoue (1866-72), professeur d’histoire naturelle à l’Institut technique de la même ville (1869-79), il est maintenant professeur ordinaire de botanique à l’Université. Voici la liste des ouvrages de M. S. :
« Catalogo delle piante vascolari del Veneto », Venise, 1869, en collaboration avec le prof. De Visiani; « Délia storia e letteratura délia Flora Veneta », Milan, id. ; « Corso di botanica », Padoue, Troy éd., 1871-74-81 ; « Sui corpuscoli (Somazii) esistenti nella fovilla pollinica », id., 1872 ; « Musei Tarvisini enumerati », id., id. ; « Mycologiæ Venetæ Specimen », id., 1873; Mycotheca Veneta », id., 1874-78; « Michelia, Commentarium mycologicum », id., 2 vol., 1877- 79 et 1880-82 ; « Filugi italici autographice delineati » , id. , 1877-86 ; « Sylloge fungorum omnium hucusque cognitorum », id., 1882-90. C’est l’ouvrage capital de M. le prof. S., en 8 volumes, contenant la description de 32,000 espèces de champignons de tout l’univers, couronné de plusieurs médailles d’or, et loué par les Académies des Lincei et de Turin. M. le prof. S. a inséré plusieurs articles aux revues cryptogamiques de Londres, Toulouse, Dresde, Paris, Bruxelles, sur les champignons de l’Australie, Etats-Unis, Brésil, Algérie, etc.
Sacelietti (le chev. Joseph), un des chefs de la presse catholique en Italie, né, à Padoue, en 1845, où il fut élevé par les RR. PP. Jésuites. Il fonda d’abord les Letture Cattoliche, le premier journal catholique fondé dans la Vénétie au temps de la domination autrichienne. Ses polémiques avec l’état lui valurent la prison. Tour-à-tour fondateur du journal humoristique Il Codino , du journal politique II Veneto Cattolico de Venise, du Corriere di Verona et de la Lega Bombarda de Milan, M. S. trouva aussi moyen de servir sa cause les armes à la main en 1867. Polémiste habile et ardent, il combattit ouvertement avec la plume les théories positivistes de MM. Gaetano Trezza et Ardigô, et en reçut les compliments de l’historien César Cantù, des Cardinaux Capecelatro e Schiaffino et de S. S. Léon XIII. Beaucoup de ses ouvrages ont paru sous le voile de l’anonyme. Nous donnons la liste de ceux édités et signés par lui: « Del movimento cattolico in Italia », Venise, Sacchetti, 1875; « Pio IX e i trionfi dell’immortale Pontefice », id., typ. Emiliana, 1863 ;
« Dell’azione civile del laicato cattolico in Italia », Milan, Cagliati, 1885; « Discorso letto all’adunanza del Circolo délia Gioventù Cattolica di Vicenza », Vicenza, Staider, 1881 ; « La Suora di Carità. Carme », Padoue, Prosperini, 1885; « L’ insegnamento offlciale », Venise, 1876; « I Cattolici e le elezioni politiche », Venise, Sacchetti, 1879 ; « Délia filosofia positiva, ossia délia negazione d’ogni filosofia », id., typ. dell’Immacolata ; « Commemorazione dell’ingegnere senior Sacchetti », id., Sacchetti, 1879 ;
« Sugli interessi cattolici del giorno », id., id., 1877; « La Religione e la Scienza », Vérone, Merlo, 1884, sous le pseudonyme de Beppe Coda ;
« Il Divorzio, racconto del 1901 », Milan, Cagliati, 1887.
Sacchi-Cattaneo (Marie), femme-auteur italienne, dont les ouvrages scientifiques ont été fort remarqués. Elle est née, le 3 avril 1863, à S. Pier d’Arena près de Gênes, où elle demeurait avec son père le docteur Achille S. que les rigueurs de l’Autriche avaient forcé de quitter Mantoue, sa patrie. Mlle S. rentra avec sa famille à Mantoue en 1867, et étudia au lycée de la ville sous le prof. Ardigè. En 1881, elle s’inscrivit à l’Université de Pavie, où en juillet 1885 elle fut diplômée en sciences naturelles. Elle obtint ensuite par concours des bourses de perfectionnement en histologie et en ernbriologie comparée. Nous avons d’elle : « Contribuzione all’istologia ed embriologia dell’apparecchio digerente dei batraci e dei rettili, con due tavole », (Atti délia Società italiana di Scienze naturali), Milan, 1886 ; « Sulla morfologia delle glandule intestinali dei vertebrati » (Bollettino scientifico) , id., id. ; « Contribuzione all’istologia dell’ovidotto dei Sanropsidi » (Atti délia Società italiana di Scienze naturali ), id., 1887 ; « Sulla struttura del tegumento negli embricni ed avannotti » (Rendiconti delV Istituto Lombardo ), id., id.
Sacerdote (Salvator), homme de lettres italien, né, à Fossano, en 1857, docteur en droit de l’Université de Turin en 1880. Nous avons de lui : « La Signora Alice », traduction de l’Anglais d’Emma Marshall; des « Etudes critiques » sur Neri Tanfucio, sur Bernardino Zendrini et sur Joseph Mazzini, insérées à la Rivista Europea (1882) et à la Gazzetta d'italia délia domenica ; un opuscule sur Mazzini, Bologne, Zanichelli, 1885; la traduction des « Lois anglaises sur la lettre de change et sur la faillite », insérée à la Rassegna di diritto commerciale de Turin, ainsi que des essais et des traductions au Diritto commerciale de l’avocat David Supino, et à 1 ’Archivio giuridico du prof. Serafini; les romans « Entusiasmi », Milan, 1883, et « Tenda e Castello », id., 1884.
Sacher-Masoch (le chev. Léopold de), seigneur du Royaume fie Galicie, docteur en phi- 1 losophie, né, en 1836, à Léopol (Lemberg), reçut
une excellente éducation dans la maison de son père, parla, tout enfant encore, le russe, le polonais, l’allemand et le français, fréquenta ensuite les lycées à Léopol et à Prague et suivit les cours de différentes universités. Il écrivit une oeuvre historique qui lui rapporta une place comme professeur d’histoire à l’Université de Gratz. En 18o9, il entra comme volontaire à l’armée autrichienne, combattit à Magenta, et fut blessé à Solferino. Le succès extraordinaire de son petit roman: « Don Juan de Koloméa », paru en allemand dans la Revue de W estermann , en français dans la Revue des Deux Mondes , le décida à quitter sa place de professeur et à se consacrer entièrement à la littérature. Il écrivit beaucoup pour les journaux, tels que la Revue des Deux Mondes , le Journal des Débats , la Revue bleue , le Figaro , le Gaulois, Westermanns Monatshefte, Ueber Land und Meer , Neue freie Presse , Gartenlaube. Ses œuvres ont paru chez Hachette, Calmann-Lévy et Dentu. En 1881, M. S.-M. fonda à Leipzig une revue internationale Auf der Hohe, à laquelle concouraient tous les plus illustres écrivains et savants de l’Europe. La mort de son fils Alexandre qui fut pour M. S.-M. une grande et douloureuse perte lui causa en même temps une maladie d’yeux. Par conséquent, il se vit forcé de suspendre la publication de Auf der Hohe et de se retirer à la campagne à Lindheim en Hesse-Darmstadt, où il possède un petit château. Il a été en 1887 à Paris, où toute la société lui a fait un brillant accueil. M. S.-M., dont la langue maternelle est le petit-russien, écrit l’allemand et le français également bien. Aujourd’hui, il est le seul auteur vraiment international, car on ne lit pas seulement ses œuvres partout, on les a traduites dans toutes les langues européennes. Quelques-unes de ses nouvelles ont été même traduites en arménien, roman (langue des sette communi) et hébreu. En 1883, il célébra l’anniversaire de 25 ans de sa carrière d’auteur. A cette occasion, il lui fut remis un album d’autographes, où étaient représentées toutes les célébrités européennes. M. S.-M. a publié : « Le comte Donski », 1858; « L’Émissaire », 1863; « Kaunitz », 1865; « Le dernier Roi des Magyares », 1867; « La femme séparée », Dentu, 1869; « Le legs de Caïn », Hachette, 1870; « L’amour », 2 vol.; « La propriété », 2 vol., Calmann-Lévy ; « Les Prussiens d’aujourd’hui [Die Ideale unserer Zeit ) », Calmann-Lévy, 1875; « L’Ennemi des femmes ( Die Republik der Weiberfeinde ) », id. 1876; « Le nouveau Job », Hachette, 1878; « A Koloméa », id., 1879; « Entre deux fenêtres », id., 1880; « Sascha et Saschka », id., 1885; « La Pêcheuse d’Ames (Die Seelenfangerin) , id., 1888; « Contes juifs », Paris, Quantin.
Sacliero (Célestin), écrivain militaire italien, général à l’armée, ancien professeur de forti-