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« Ferréol », 1875; « Dora », 1877; Les Bourgeois de Pont-Arcy », 1878; « Daniel Rochat », 1880, qui fait le pendant à « Rabagas », car il y expose toutes les théories à l’ordre du jour sur le mariage religieux, le pour et le contre.
M. S. a épousé en secondes noces, vers cette époque, Mlle Anne Soulié. Le 7 juin 1877, il fut élu membre de l’Académie française. Ce qui explique la fécondité rare de M. S. de l’avis de ses confrères, de ses critiques et d’un grand nombre de ses contemporains, c’est que M. S. n’est le plus souvent qu’un habile arrangeur. Il aime, dit-on, à emprunter ses sujets à droite et à gauche, sans trop se soucier de la propriété littéraire et quelques unes de ses pièces ont même donné lieu à des accusations de plagiat : « Les pattes de mouche », sont tirées d’un conte d’Edgard Poë {La lettre volée) ; « Nos intimes », est pris dans un vieux vaudeville (Le discours de rentrée)', « Les Pommes du voisin », sont tirées d’une nouvelle de Charles de Bernard {Une aventure de magistrat) ; « L’Oncle Sam », est tout entier dans un roman d’Alfred Assollant {les Butterfly) ; « Fernande »,
« Ferréol », sont tirées de romans ou de pièces connues. M. S a cru devoir répondre à ces accusations, et maintes fois il s’est défendu contre cette accusation de plagiat, comme nous allons le voir tout à l’heure. Dans une lettre à M. Vitu, après le four de « La Haine' », M. S. explique pourquoi il n’écrit pas de préfaces à ses pièces: « Aussi bien le plus sage, est-il de « laisser ma pièce se défendre toute seule; car « ou des objections ont leur force et tous mes « raisonnements n’y feront rien.... ou elles sont « sans valeur, et dès lors elles tomberont d’el « les-mêmes ». Cette lettre de M. S. est très intéressante, car on y rencontre les renseignements les plus curieux ; et les déclarations chevaleresques de l’écrivain au sujet de la femme jettent sur un des points les plus intéressants de son théâtre une clarté nouvelle. Cette lettre du reste prouve la nécessité ou tout au moins l’utilité des préfaces que M. A. Dumas fils a mis à la mode et qui servent à merveille à éclairer les intentions de l’auteur; elles auraient arrêté net très probablement les accusations de plagiat qu’on n’a cessé de faire pleuvoir sur M. S., comme on ne manque jamais de le faire avec tous les auteurs dramatiques qui savent se faire applaudir. On en veut trop souvent aux riches, et l’on cherche, avec le secret plaisir d© les diffamer, les sources diverses de leur fortune, l’on cherche même avec acharnement. Les envieux ne se lassent jamais. Etrange travail, en vérité, et bien misérable ! car enfin si M. S. n’a pas créé de toutes pièces cet édifice immense que nous venons de détailler, s’il en a pris les matériaux à droite et à gauche, il en est bien l’architecte après tout ; et c’est un maître ouvrier, que l’auteur de ces plans hardis et
complexes, tracés d’une main si vigoureuse et si fantasquement habile. Les matériaux d’une oeuvre d’art sont à la disposition de tout le monde ; et cependant ils sont rares ceux qui ont reçu le don d’en tirer parti. Voici du reste à ce sujet une page décisive de M. 8. lui— même sur cette fameuse accusation tant de fois renouvelée. — Il écrivait en 1864 à M. Jouvin :
« Il ne me serait pas difficile d’établir après •c vous, que le droit de l’auteur dramatique à « s’inspirer des sujets traites, avant lui, sous « une autre forme littéraire, est consacré par « l’usage de tous les temps; que le seul fait « de transformer un récit en action théâtrale « constitue, par la mise en œuvre tout autre
< qu’il exige, un art bien différent du premier,
« et par suite une création, une paternité toute « nouvelle. J’établirais, par de très bonnes preu- « ves, que l’art dramatique consiste moins dans « le choix du sujet nécessairement restreint « aux sept ou huit situations primitives qui se « répètent toujours depuis Adam, que dans le
< développement original par lequel on le rajeu- « nit, et que depuis Hamlet qui est Oreste,
< jusqu’au Père Goriot, qui est le Roi Lear, il « n’est pas deux œuvres dont on puisse dire « qu’elles soient sorties tout armées du cerveau « de leur auteur sans rien devoir à personne ». (Cette lettre de M. S. se trouve en tête de la comédie intitulée « Les Pommes du voisin »).
- Ces observations sont parfaitement justes. On ne crée pas; on ne fait que recréer. Le génie, ou même le talent, n’a qu’un procédé qui est de frapper à son image ce que ses devanciers et l’observation personnelle lui fournissent. Dans une médaille, il y a deux choses: le métal et l’empreinte qu’il a reçue ; la forme et la matière, comme disait Aristote et comme répétait, en d’autres formes, Calderon. — Tout cela n empêchera pas les esprits chagrins, les envieux et les médiocres, de renouveler leurs attaques à la première occasion, surtout au premier succès. Dans l’œuvre de M. S. c’est la société contemporaine qui tient la plus grande place. Mais quand il a fouetté jusqu’au sang ce monde étrange et monstrueux de commerçants tarés, de viveurs décrépits, de parvenus égoïstes, de caissiers en fuite, de fausses dévotes, et de danseuses cyniquement illustres, voilà que, soudain, le Français le plus moderne qu’on connaisse secoue la poussière et la boue des vices contemporains, s’envole, et vogue librement dans l’espace et dans le temps. « Tantôt légère et sou- « riante — dit M. Léopold Lacour — son irnagi- « nation effleure la terre, chante la jeunesse et « l’amour avec le prince de Oonti, va, vient, « court d’aventure en aventure avec Figaro, « applaudit aux exploits des toréadors espa- « gnols et rosse les archers au bon temps de « Sancho Pança, s’éprend des brunes et des « blondes avec Don Fernand et se joue folle-
« ment dans l’épopée bouffonne de Cervantes; « tantôt puissante et passionnée, elle s’élève à « des hauteurs inattendues et jette sur la scène « l’exil et la mort, les Guelfes et les Gibelins, « la guerre civile et la guerre étrangère, la peste « et l’inquisition, la foi profonde des républi- « ques italiennes et le sombre héroïsme des « Flamands révoltés conti'e la tyrannie san- « glante de Philippe II. Souplesse et fécondité « sans exemple depuis bien longtemps, M. S. « a l’abondance, les ressources infinies, la fan- « taisie sonore, la violence caricaturale et la « puissance romantique ». — M. S. a une palette d’une richesse inouïe et il serait bon d’en donner, d’en apporter ici la preuve, mais il est malaise de choisir dans cette œuvre immense. Essayons toutefois : prenons un exemple. Il y a dans ce vaste répertoire (selon M. Lacour, son biographe le plus autorisé, et celui qui le tient en très grande estime) une œuvre étrange, riche à l’excès. C’est « Maison neuve ». (Et cette pièce a, elle aussi, fourni bien des récriminations et n’a pas échappé à l’accusation de plagiat). Mais cette comédie, ce drame pour mieux dire, est de ceux où la puissance de l’auteur, son audace, s’attestent de la façon la plus saisissante. La partie mélodramatique n’est pas ce qu’elle a de mieux, tant s’en faut: la vue prolongée d’un cadavre sur la scène cause toujours une impression pénible; mais avant d’arriver à cette débauche de réalisme, où la brutalité de la situation nous prend à la gorge et vous secoue sans pitié? il se rencontre dans « Maison neuve », des situations très hardies et très heureusement traitées. C’est durant le bal magnifique qui va s’éteindre tout-à-l’heure au bruit de la ruine, la scène où Claire, lasse des fêtes continuelles où elle cherche en vain le bonheur, et secrètement émue par je ne sais quel vague désir de joies inconnues, se laisse aller au compromis de conscience le plus délicieusement perfide, et ferme les yeux, pour écouter à la faveur de ce demi-sommeil et comme dans un rêve les déclarations brûlantes de M. de Marsille. Certes la pente est facile; Claire est sur le bord de l’abîme ; un instant de vertige et c’en est fait de son honneur. Avec quel art enfin M. S. anime et prolonge notre anxiété, en prolongeant le plaisir déjà coupable où se plaît son héroïne ! Avec quelle délicatesse il marque les nuances imperceptibles de cette volupté raffinée, bien féminine ! Avec quel élan naturel, au moment où M. de Marsille gâte ce rêve exquis par une proposition trop franche, il réveille Claire, la redresse et la sauve! « Je dormais,
« s’écrie-t-elle, mais, à présent, c’est une fem- « me bien éveillée qui vous parle et qui vous « dit : Restons-en là de cet enfantillage ! » (acte « III, scène VIII). — Tout autre, mais aussi remarquable au même point de vue est la scène XII du II acte. La ruine retentit en coups
de marteau sur les murs, éteint les lustres de la fête et fait le vide dans les salons, il n’y a qu’un instant encore, éblouissants de fleurs, de lumières et de danses ; Claire, épouvantée, apprend coup sur coup, la fuite du caissier et la trahison de son mari; pour humiliation suprême, la main qui la blesse au cœur est celle d’un domestique ; afin d’avoir le droit de chasser ces laquais, elle détache bracelets et boucles d’oreilles, les leur jette à la face; mais soudain elle est frappée dans sa fureur par cette ironie cynique de sa femme de chambre : « Ça ! Ma- « dame sait bien que c’est faux ». Voilà certes de la hardiesse. Mais comme tout est amené, préparé! Comme l’auteur dispose insensiblement le public à l’entendre jusqu’au bout. — Cette belle pièce a eu, en Italie, des interprètes dignes de sa valeur, et entr’autres Mrae Giacinta Pezzana qui donnait au rôle de Claire un relief extraordinaire et subjuguait le public qui n’a pas toujours fait bon accueil à certaines scènes de la pièce. — En tout cas la pièce est audacieuse et cette audace est avec la fécondité et la dextérité le trait saillant de ce talent multiple. — M. S. a été critiqué fort souvent et par des hommes d’une compétence, d’une autorité hors ligne. M. Francisque Sarcey, entr’autres, a cru pouvoir dire de M. S. à propos de « Nos bons villageois » (feuilleton du 1er mars 1878) :
« Le défaut caractéristique de cette pièce .
« est celui de la plupart des pièces de M. S. « C’est que le drame qu’il imagine ne fait pas « corps avec l’idée première de la comédie, c’est « qu’il n’en est pas la conséquence forcée, et, « si j’ose m’exprimer ainsi, l’illustration néces- « saire. La critique que l’on peut presque tou- « jours adresser à M. S. quand il compose une « comédie de caractère, c’est qu’entre la don- « née primordiale et l’action qu’il imagine il « n’y a nulle relation nécessaire ». — Mais le critique le plus acerbe, le plus violent de M. S. c’est M. Emile Zola, qui a écrit cette grosse phrase à propos de notre étincelant auteur dramatique: « M. V. S. n’a pas notre estime « littéraire ». — Les raisons que M. Zola donne à l’appui de son opinion pour justifier son dédain sont peut-être dans ces mots qu’on lit dans la préface de « Thérèse Raquin » : « En « dehors de certaines nécessités scéniques, ce « que l’on nomme aujourd’hui la science du « théâtre n’est que l’amas des petites habiletés « des faiseurs , une sorte de tradition étroite « qui rapetisse la scène, un code de langage « convenu et de situations notées à l’avance « que tout esprit original se refusera éner- « giquement d’appliquer ». — Assurément il faut fuir la banalité dans l’invention et dans le style; mais ici M. Zola confond deux choses très distinctes : le métier et l’originalité de l’écrivain dramatique. On peut être très original sans connaître l’A B C du métier
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(dit M. Lacour), comme on peut écrire d’une façon personelle sans bien savoir la grammaire: mais enfin la grammaire n’a jamais entravé la liberté de l’esprit; et la connaissance des conditions inévitables où doit se jouer la pensée du poète sur la scène, ne gêne en rien la vérité de l’observation et l’indépendance de l’invention. — Mais les critiques que l’on peut adresser à M. S. et à son œuvre de quelque hauteur qu’elles viennent ne sauraient amoindrir désormais cet écrivain tour-à-tour satirique et romantique, cet artiste d’une extraordinaire habileté, ce juge pénétrant des vices contemporains. — Depuis quelques années, M. S. semble toutefois avoir beaucoup perdu de sa force, de son omnipotence sur le public. Les pièces se succèdent encore sans interruption, mais elles n’ont plus le succès foudroyant de leurs devancières. Le « Crocodile », non seulement ne vaut pas « Divorçons », « Les Pommes du voisin », et même la « Papillonne », et « Les merveilleuses » (ces deux dernières sont déjà bien inférieures), mais il a paru tout-à fait indigne de l’auteur des « Pattes de mouches ».
« Georgette », venant apres « Odette », et après « Fedora », a fait long feu et n’a pas été du goût du public. « Théodora » et « Tosca », sont deux drames bien noirs, mais dans lesquels l’auteur s’appuie à l’éclat des décorations et de la mise en scène bien plus qu’au drame voulu par l’auteur, mais qui n’est pas logiquement nécessaire. — Dans ces deux pièces M. S. a voulu revenir vers « Patrie » et vers « La Haine », ces deux grands drames où il s’etait puissamment affirmé capable des plus grandes choses, mais il n’a pas réussi comme on était en droit de l’espérer. Et pourtant ce n’est pas l’artiste qui lui a manqué pour ces deux pièces, comme pour « La Haine », à laquelle un Salvini et un Rossi se levant demain donnerait le relief qui lui a fait défaut. — Qui peut dire ce que l’avenir réserve encore à M. S. et ce qu’il nous prépare? Il a 60 ans, mais il est encore en pleine possession de toutes ses facultés, c’est un travailleur infatigable et il pourrait encore nous donner des œuvres magnifiques, ce que nous lui souhaitons de tout cœur pour cloi e dignement sa carrière.
Saredo (Joseph), jurisconsulte italien, né, à Savone, en 1832; il débuta dans le journalisme et en 1859 entra à l’enseignement secondaire qu’il quitta bientôt pour l’enseignement du droit aux Universités de Sassari (1860), de Parme (1861-65), de Sienne (1866-70), de Rome (1870- 79). Conseiller d’État depuis 1879, il a publié les ouvrages suivants : « Principii di diritto costituzionale », 1863; « Trattato di diritto civile italiano » ; « Istituzioni di procedura civile » ; « Il passaggio délia Corona nel diritto pubblico italiano » ; « Fondazione testamentaria dei corpi morali »; « Dizionario generale délia legislazio-
ne e délia giurisprudenza amministrativa del Regno » ; « 11 governo del Re e gli acquisti dei corpi morali » ; « Codice costituzionale e amministrativo del regno d’Italia », Turin, 1885;
« Istituzioni di procedura civile », Florence, 1888 ; « Caméra di consiglio e volontaria giurisdizione », Turin, 1886.
Saredo (Louise), femme du précédent, plus connue sous le pseudonyme de Ludovico de Rosa, dame italienne, née Emanuel, publia au rez de-chaussée du Corriere italiano de Florence un roman très apprécié : « L’affare Zappoli ». Ella publia ensuite: « Ventinove anni »;
« La madré di Maurizio » ; « Chi rompe pa,ga » ;
« Il segreto di Claudio Adriani »; « Gli Augelli di rapina » ; « L’erede del sig. Acerbi » ;
« Il marito di Livia » ; « Cesarina » ; « Nome di Famiglia »; « I giorni torbidi » ; « La Pnncipessa Carlotta d’Inghilterra » (. Nuova Antologia )
« Il matrimonio di Vittorio Amedeo II » (id.)
« Flaminia », roman; « La Regina Anna di Savoia », étude historique, Turin, 1887.
Sarrazin (Albert- Augustin), érudit et avocat français, né, à Chauny (Aisne), le ^28 août 1851, a publié successivement: en 1870, dans la Revue de Normandie plusieurs dessins lithographiés représentant notamment: vue de 1 Eglise du Mont aux malades; vue des ruines du fort Sainte-Catherine, vue de Saint- Vivien et de l’Eau-de-Robée ; porte du couvent des Clarisses. En 1872: « Abrégé d’un journal historique de Rouen », publié avec une introduction par M. A. S., Rouen, Lautin éd. (publication d’un manuscrit attribué à M. S. L. Josse clerc de N.-D. de la Ronde de 1626 à 1623), 80 pag. En 1874: « Églises supprimées de Rouen », St- Pierre du Châtel, St.-Vigor, St.-Croix des Pelletiers, St.-Denis, huit vues lithographiées par l’auteur, Rouen, Méterie éd. En 1876: « Un avocat rouenuais au XVIIe siècle ». M. A. S. a commencé en 1872 une petite revue archéologique (autographiée), avec notices et dessins de l’auteur, intitulée : « V autographe normand », excursions à Rouen et dans la Normandie, qui n’a eu que quatre numéros imprimés sur papier de diverses couleurs et un cinquième tiré à fort peu d’exemplaires, Cagarard impr.-éd., Rouen. M. A. S. a écrit un grand nombre d’articles pour des journaux de la localité.
Sarrazin (Jehan), fils du poète lyonnais Jehan Sarrazin, comme lui poète. M. J. S. fils est né le 7 février 1863. Ses études faites, il commença son droit, puis s’engagea dans la cavalerie. Après quelques années joyeusement passées sous les drapeaux, Jehan Sarrazin s’embarqua pour la Guyane, où il dissipa la majeure partie d’un récent héritage. De retour en France, il fonda, à Lyon, Y Union littéraire et plusieurs autres journaux qui vécurent peu de temps; puis il vint à Paris où il publia: « Les Feuilles détachées », poésie; « Tendres désirs », id.;
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« Renouveau », ici.; « A Aubanel », id. ; « Polissonnerie », nouvelle; « La Chanson de l’hiver », id.; « Rêveries», poésie; « Mélanges », id. ; « Les Malheureuses », poème dramatique;
« La Petite Mendiante », monologue dit par Coquelin aîné.
Sarrazin (Gabriel), né, à Laval, en 1853. Après de brillantes études qui lui valurent en rhétorique un premier prix d’histoire au Concours général des départements (1869), et un accessit d’histoire au concours général de Paris (1870), M. G. S. revint à Caen, où son père exerçait les fonctions d’économe du Lycée de cette ville. Il fit son droit jusqu’en 1875 et fut reçu licencié en droit en 1877. Il passa en Angleterre les années 1878-1879 et s’y éprit de la poésie anglaise ce qui eut une grande influence sur sa carrière littéraire. Après une année passée en Allemagne, il rentra en France où il publia: « Poètes modernes de l’Angleterre », Ollendorf, 1885, contenant six essais : « Landor »; « Les Cenci de Shelley »; « Keats »; « Elisabeth Browning »; « Rossetti » et « Swinburne ». Le second volume des « Poètes modernes de l’Angleterre », paraîtra en 1890 et contiendra encore six essais: « Shelley »; « Wordsworth » ; « Coleridge » ; « Tennyson » ; « Robert Browning » et « Walt Wkitman. M. G. S. a collaboré à la Revue contemporaine, à la Revue indépendante , à la Jeune France , au Monde poétique et à la Nouvelle Revue. En Angleterre il a collaboré à V Athenœum.
Sarrien (Jean-Marie-Ferdinand), homme politique français, député, ancien ministre des Postes, de la Justice et de l’Intérieur, né, à Bourbon-Larrey, le 15 octobre 1840 ; il a fait ses études au Lycée de Moulins, a fait campagne avec les mobilisés en 1870, a été deux fois appelé au Ministère de l’Intérieur de janvier à décembre 1886 et de décembre 1887 à avril 1888. M. S. assista à la bataille de Dijon et fut décoré de la Légion d’honneur après la guerre.
Sars (Georges-Ossian), naturaliste norvégien, professeur de zoologie à l’Université de Christiania, né, dans les environs de Bergen, le 20 avril 1837. Après de très fortes études universitaires, il entra dans l’enseignement et depuis 1874 il occupe la chaire de zoologie. Trois ans après, l’Université d’Upsala lui conféra le grade de docteur en philosophie honoris causa. Cet insigne savant a publié en differentes langeus les ouvrages remarquables dont nous donnons la liste: « Histoire naturelle des crustacées d’eau douce de Norvège », 1867 ; « Mollusca regionis articæ Norvegiæ », 1878; « Crustacea et Pycnogonida nova in itinere 2° et 3° Expeditionis Norvegicæ anno 1877-78 collecta (Prodromus descriptionis) » (. Archiv . for Mathemat. og Naturvideusrab ), 1880; « Forlsatte Bidrag til Kundsraben om vore Bardehvaler (Balenop-
fera de Megaptera) >>, avec 3 pl. autographiées, Christiania, Videnskabs Selskabs Forhandlinger, 1881; « Révision af Gruppen — Isopoda chelifera — med. Characteristik af nye herhen horende Plogter og Arter » ( Archiv . f. Mathem. et Naturvid .), 1881; « Oversigt af Norges Crustaceer, med forelobige Bemorkninger over nye eller mindre bekjendte Arter I. Podophthalmata, Cumacea, Isopoda, Amphipoda », avec 6 pl. autogr., Cristiania, Vid. Selsk. Forh., 1882; « Preliminary Notices on the Schixopoda of H. M. S. Challenger Expédition », id., id., id., id., 1883; « Bidrag til Kundskaben om Decapodernes Forvan dlinger I. Nephrops, Calocaris, Kebia », avec 7 pl. autogr. (Archiv. f. Mathem. et Naturvid .) , 1884; « On some Australian Cladocera, raised from dried mud; with 8 autographic plates, coloured from living specimens », Christiania, Vid. Selsk. Forhandl., 1885; « Deu Norke Nordhaos- Expédition 1876-1878. XIV. Zoologie. Crüstacea I », avec 21 pl. gravées et une carte, id. ; « Description d’une espèce nouvelle de Mysis, M. Kervillei G. O. Sars », avec une pl. gravée, extrait du Bulletin de la Société des amis des Sciences naturelles de Rouen , id. ; « The Zoology of the voyage of H. M. S. Challenger, Part XXXVII. Report on the Schizododa », avec 38 pl. gravées, id. ; « Nye Bidrag til Kündskaben om Middelhavets Invertebrat- Faüna III. Middelhavets Saxisopoder (Isopoda chelifera) », avec 15 pl. autogr. (Archiv. f. Mathem. Natürvid.), 1886; « Den Norske Nordhavs- Expédition 1876-1878. XV. Zoolog. Crustacea II », avec une carte, id. ; « The Zoology of the voyage of H. M. S. Challenger, Part LV. Report on the Cümacea », avec 11 pl. gravées, 1887; « On Cyclestheria hislopi (Baid), a new generic type of bivalve Phyllopoda, raised from dried Australian mud », avec 8 pl. gravées, Christiania, Vid. Selsk. Forhandl., 1887 ; « The Zoology of the voyage of H. M. S. Challenger, Part LVI. Report on the Phyllocarida », avec 3 pl., id. ; « Nye Bidrag til Kündkaben om Middelhavets Invertebrat- Faüna IV. Ostracoda mediterranea », avec 20 pl. autogr. (Archiv. f. Mathem. et Natrvid.), id.; « Pycnogonidea borealia und arctica (Prodromüs descriptionis) » (Archiv. f. Mathem. und Naturvid.) ; « Additional Notes on Australien Cladocera, raised from Dried Mud », avec 6 pl., Christiania, Vid. Selsk. Forhandl., 1888. Enfin, en cours de publication : « Bidrag til Kündskaben om Decapodernes Forvaudlinger II. Anomüra », avec pl. autograph. (Archiv. f. Mathem. und Natürvideuskah) ; « Oversigt af Norges Crüstaceer, med forelebige Bemorkeninger over de nye eller mindre bekjiendte Arter. IL Branchiopoda, Ostracoda, Cerripedia », Christiania, Vid. Selsk. Forhandl. ; « Den Norske Nordhavs Expédition 1876-1878. Pycnogonidea », avec 18 pl. gravées et une carte ; « On some Australian Ostracoda and Copepoda,