‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 260 sur 496 · SEM · texte numérisé non relu

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« Luce senza calore » id., id., 1880 ; « Intorno ai suoni eccitati in una lamina o in una corda dalle scariche elettriche » (R. Accademia dei Lincei ), 1888; « Di una nuova esporienza sull’elettrolisi » (Atti del R. Istituto d’ Incoraggiamento de Naples); « Nuove esperienze sull’elettrolisi o elettrolisi secondaria » (id.); « Sulla teoria del sifone » (id.); « Sullo spegnimento délia luce elettrica ad arco mercè nn soffio di aria o di altro gas » (id.); « Intorno a due colpi di fulmine », (id.); « Sulle variazioni di temperatnra delle acque del Golfo di Napoli » (id.); « Sulla pioggia cadnta in Napoli nel decennio 1869-78 » (id.); « Sulla variazione diurna di temperatura delle acque del Golfo di Napoli » (id.); « Sul riscaldamento delle punte metalliche nell’atto di scaricare l’elettricità » ( R . Academia delle scienze fisiche ) 1887; « Intorno ad alcune esperienze sulla produzione dell’elettricità che accompagna la condensazione del vapore acqueo » (Atti delV Accademia Pontaniana ) id.; « Le altezze barometriche a Napoli ed aU’Osservatorio vesuviano » ( R . Accademia delle scienze ), 1890. En cours de publication: « I fuochi di Sant’Elmo e le correnti termoelettriche »; « L’azione délia luce solare su i microfoni ».

Semmola (Mariano), frère du précédent, célèbre médecin italien, dont le nom est non moins apprécié à l’étranger qu’en Italie, est né, à Naples, en 1831, d’une ancienne famille de savants. Après avoir fait des études brillantes dans sa ville natale, en remportant par ses recherches et par ses mémoires de chimie et de biologie différents prix académiques (citons, entr’autres, trois grands mémoires originaux présentés, à l’âge de dix-neuf ans, à l’Académie Royale de médecine à Naples, sur la maladie de Bright, qui lui valurent une éloge des plus flatteurs de la part de l’illustre physiologue Tommasi) se rendit ensuite à Paris pour se perfectionner, suivant les cours de Claude Bernard, dans ses études médicales et biologiques, et il présenta à l’Institut de France un ouvrage savant sur l’« Ephydrose glucosique et sur la Glucogénie pathologique », qui le fit compter depuis lors au nombre des savants européens. Les conclusions nouvelles de ses études expérimentales et chimiques sur la maladie de Bright, communiquées à l’Académie de Médecine de Paris en 1861, 1867, 1874, 1883 et 1886, ont fait époque dans l’histoire médicale, et lui ont valu la décoration de la légion d’honneur. En Italie, il a vivement et vaillamment lutté contre les abus de la soi-disante méthode expérimentale appliquée à la pathologie et à la clinique. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire son livre : « Médecine vieille et médecine nouvelle », Naples, 1876, ouvrage admirable de critique scientifique qui a été traduit en plusieurs langues européennes. Cet ouvrage avait été précédé par un autre livre paru en 1869 à Bologne, sous le titre :

« Terapia empirica e terapia scientifica » ; sui- *

virent, les « Prolégomènes de pharmacologie ot thérapeutique clinique », ouvrage récemment traduit en allemand par le docteur Del Torre, avec une préface du célèbre savant et médecin allemand le professeur Nothnagel et considéré comme œuvre de génie. Le professeur Hammond de New-York, après les études de M. S. sur l’« Ataxie paralytique » a donné à cette maladie le nom de « Semmola’s Disease ». Envoyé comme représentant de l’Italie à différents Congrès medicaux depuis 1875, il y brilla par son savoir et par son éloquence, et il y remporta des succès éclatants. Illustre écrivain et professeur, il est reconnu comme l’un des praticiens les plus habiles de notre époque; il a eu dernièrement la gloire de rendre la santé à S. M. l’Empereur du Brésil à Milan, où Don Pedro était tombé dangereusement malade; dans toutes les épidémies de choléra qui ont sévi à Naples, il s’est signalé par son zèle et son abnégation, et il a mérité la médaillé d’or décernée par le Roi aux plus dévoués au salut public. Ancien député au Parlement, il a été dans ces dernières années nommé Sénateur du Royaume d’Italie, légitime hommage à son travail et a sa valeur scientifique. M. Semmola est membre de nombreuses académies scientifiques et décoré de plusieurs ordres chevaleresques italiens et étrangers.

Senator (Hermman), médecin allemand, professeur, conseiller intime et directeur de la clinique de médecine et du policlinique de l’Université de Berlin, né, le 6 décembre 1834, à Gnesen (Posen), a publié: « Untersuchungen über den fieberhaften Process », Berlin, 1873 ;

« Die Albuminurie im gesunden und kranken Zustande », Berlin, 1882 ; et un très grand nombre d’articles médicaux parus dans le VirchoiPs Arch., dans les Arch. für Anat. und Phys., et dans plusieurs autres journaux spéciaux allemands. M. S. est un des collaborateurs du Ziemssen’s Handb. der Spec. Path. und Thérapie et de VEulemburg's Real- Enyclopddie et corrédacteur du Centralbl. f. d. Med. Wiss.

Seraflui (Philippe), jurisconsulte italien, professeur ordinaire de Pandectes à l’Université de Pise, directeur de YArchivio giuridico, depuis 1868, est né, le 10 avril 1831, à Preore, village du Trentin. Après avoir fait ses études de gymnase et de lycée à Innsbruck et à Rovereto, il fit son droit aux Universités d’Innsbruck, Berlin, Vienne et Heidelberg. En 1857, il fut nommé professeur de droit romain à l’ Université de Pavie, d’où il passa, en 1868, à Bologne et de Bologne, en 1871, à Rome, pour y occuper la chaire de Pandectes. En 1873, nous trouvons M. Serafini à Pise. Voilà la liste des ouvrages de cet auteur : « Aggiunte aile lezioni di diritto romano », 1857 ; « Elementi di diritto romano », 1858-59; « Programma ragionato delle lezioni di Pandette », 1858; « Trattato delle obbligazioni secondo i principii del diritto

romano, délia giurisprudenza e delle moderne legislazioni », 1860; « Sullo stato attuale délia giurisprudenza in Germania », Naples, 1861-62;

« Del contratto fra assenti », 1862; « Il telegrafo in relazione alla giurisprudenza civile e commerciale », 1863, traduit en français en 1863, en allemand en 1865 ; « Scritti germanici di diritto civile comune », 1862-63; « Del risarcimento dei danni nei contratti nulii e imperfetti », 1864 ; « Conciliazione délia legge 36, D., de acquirendo rerum dominio , colla legge 18, D., de relus creditis , », 1868; « Movimento giuridico nella Svizzera », 1869; « Nuove osservazioni sulle tavole di Salpeusa e di Malaga », id; « Rivista del movimento giuridico in Germania », 1868-69; « Delle disposizioni d’ultima volontà rimesse ad arbitrio di terza persona secondo il diritto romano », 1869; « Sulla tavola di bronzo trovata recentemente nelle vicinanze di Cleo », id. ; « Nuovi studii sulle disposizioni d’ultima volontà rimesse all’arbitrio di una terza persona, secondo il diritto civile comune e il codice civile italiano », id.; « Sull ottavo congresso dei giureconsulti tedeschi », 1870; « Nuova interpretazione délia legge 75, § 1, D., de legatis II », id. ; « Dell’appellazione in materia civile e commerciale », id; « Nuova interpretazione délia legge 17, D., de duobus reis , e conciliazione di questa colla legge 54, § 3, de legatis I », 1871; « La riforma del giuri secondo i recenti progetti di legge », 1872; « Versione delle Pandette di Lodovico Arndts », 1872-74; « Rivista generale délia scienza pratica, civile e commerciale del regno », Bologne, 1870-75;

« Istituzioni del diritto romano comparato al diritto civile patrio », Florence, 1872-73, 3e éd., 1880; « I lavori del ministro Vigliani », 1873; « Studio comparato delle legislazioni civili délia Svizzera », 1874; « Diritto di accrescimento fra collegatarii », 1875; « Nuova interpretazione délia legge 10, D., de pecunia constituta », 1876; « Del legato di cosa appartenente al legatario, ecc. », 1876; « Delle servitù irregolari », id.; « Délia concorrenza dell’azione délia legge Aquilia colle azioni contrattuali », id.; « I lavori del ministero di grazia e giustizia in Italia negli anni 1873-76 », id. ; « La relazione del ministro Mancini sul progetto di codice penale », id.; «Nuova interpretazione del célébré frammento di Ulpiano, legge 25, § 17, D., de haereditatis petitione », 1878 ; « Trattato delle Pandette », traduction et commentaire du prof. Arndts, 1878-80; « I lavori legislativi del ministero di grazia e giustizia in Italia dal 18^7 al 1879 », 1880; « Legge svizzera sulle obbligazioni e sul diritto commerciale », id. ; « Terni di diritto romano », Pise, 1881. M. S. dirige avec M. D. Supino la revue périodique de jurisprudence Diritto commerciale , depuis 1883; « Codice federale delle obbligazioni », Rome, 1881; « Trattato delle Pandette di Arndts »,

vol. 1er, 4e éd., Bologne, 1881 ; « La legittimità di F. C. G. Trafford », Pise, 1882 ; « I lavori legislativi del Ministero di grazia e giustizia in Italia dal 1880 al 1882 », Bologne, id.; « Sopra una questione di irretroattività delle leggi », Pise, id.; « Osservazioni negli articoli 94 e 105 del codice di procedura civile », id., 1883; La Legge , recueil de jurisprudence dirigé par M. S. et G. Saredo, depuis 1883; « Délia prova di filiazione legittima », Pise, 1885 ; « Délia validità delle ipoteche giudiziali iscritte dopo la cessazione dei pagamenti, ma prima délia sentenza dichiarativa di fallimento », id., id. ; « Délia restituzione anticipata dei fidecommessi progressivi », id., 1886 ; « Istituzioni di diritto romano », vol. 1er, 4e éd., 1886; « Pareri diversi », Pise, 1887;

« Pareri giuridici », 1888.

Serao (Mathilde, mariée à M. Édouard Scar* foglio), romancière, journaliste, conférencière italienne, née, à Patras (Grèce), le 7 mars 1856. Son père François Serao, exilé pour affaires politiques, épousa en Grèce Mlle Bonnelly, jeune femme d’une instruction variée et d’un goût remarquable. Mlle Serao apprit de sa mère les éléments de la littérature italienne et des littératures étrangères. Elle débuta, en 1878, dans les journaux Fanfulla, Piccolo , lllustrazione ltaliana , Risorgimento , Gazzetta Piemontese, etc., par des esquisses, des nouvelles et des articles de variété qui attirèrent sur elle l’attention. Elle entra successivement au Capitan Fracassa , à la Trïbuna et à plusieurs autres journaux. Elle fonda ensuite à ses frais le Corriere di Roma, qui ne dura que deux ans, elle accepta, en 1887, les conditions que lui fit M. Schilizzi de Naples, pour diriger avec son mari le Corriere di Napoli, le journal le plus répandu de l’Italie méridionale. En dehors d’une masse énorme d’articles originaux marqués au coin du talent, Mme Serao a publié les romans suivants qui sont certainement les meilleurs que l’Italie contemporaine ait produit. L’auteur appartient à l’école du pessimisme ainsi qu’à l’école réaliste. Son style très coloré montre une nature ardente et primesautière. On considère en Italie Mme Serao comme le talent féminin le plus remarquable du pays. Nous avons d’elle: « Cuore infermo »; « Leggende napoletane » ; « Piccole anime » ; « Pagina azzurra » ; « Fantasia » ; « La virtù di Checchina »; « Il ventre di Napoli », 1884; « La conquista di Roma », 1885 ; « Il romanzo délia fanciulla », id. ; « Racconti napoletani », 1889; « Fior di passione », 1888; « Vita e avventure di Riccardo Joanna », 1887 ; « Addio amore », Naples, 1890.

Serena (Octave), député et écrivain italien, né, à Altamura (prov. de Bari), le 18 août 1837, fit ses études classiques au lycée de Bari et obtint son doctorat en philosophie et belleslettres à Naples, en 1852. Après avoir occupé plusieurs places importantes au Ministère

de l’Instruction publique, il entra comme député de sa ville natale en 1874. Nous avons de lui: « Su una monografia délia città di Altamura », Naples, De Angelis, 1879; « Versi », id., Nobile, 1864; « Alcuni fatti délia rivoluzione del 1799 », id., imprimerie du Giornale di Napoli , 1867 ; « Délia città di Amantea », id., imp. de l’Université, id. ; « Délia consuetudine dotale délia città di Altamura », Trani, Vecchi, 1880; « Sulla riforma délia legge elettorale politica », Rome, Botta, 1881 ; « Ordinamento degli archivi nazionali », id., id., 1882; « Una lapide del 1316 », Trani, Vecchi, 1887 ; « Di un’antica università degli studi nelle Puglie », Altamura, Leggieri, id.

Sergi (Joseph), illustre savant italien, né, à ■“Messine (Sicile), le 21 mars 1841, étudia la philosophie, les lettres classiques, latines et grecques, les langues orientales et particulièrement le sanscrit; il cultiva la linguistique comparée, la philologie, les langues étrangères modernes, les mathématiques, la physique, l’anatomie et la physiologie humaine et comparée, il étudia aussi les sciences naturelles et spécialement l’ethnologie et l’anthropologie. Il a été professeur de philosophie et de langue grecque aux Lycées de Messine et de Milan, et ensuite professeur d’anthropologie à l’Université de Bologne. Il est à présent professeur ordinaire d’anthropologie à l’Université de Rome, où il a fondé un institut anthropologique avec laboratoire et musées annexes, et dernièrement (déc. 1889;, le premier laboratoire de psychologie expérimentale en Italie. Nous avons de lui: « Usiologia, ovvero scienza dell’essenza delle cose », Noto, 1868; « Il sistema astronomico dei Pitagorici », Rivista sicula, Palerme, id; « Vico e la scienza délia storia », id., id., 1872; « Hecaton, çatam, centum. Quale elemento predomini nella formazione dei numeri nelle lingue indo-europee », id., id., id. ; « Il tema pronominale di prima persona nelle lingue indo-europee », Scienza contemporanea , Messine, 1873; « Sul dramma tragico », Istitutore Peloritano , id., 1874 ; « Principi di psicologia sulla base delle scienze sperimentali », id., 1873-74; « Se i fenomeni psichici si possono ridurre a movimenti », id., 1877; « Elementi di psicologia », id., 1879; « Sulla natura dei fenomeni psichici », étude de psychologie générale, Florence, 1880, Archivio per V antropologia ; « La morale in relazione con la vita », Bologne, 1880;

« Teoria fisiologica délia percezione », introduction à l’étude de la psychologie, Milan, 1881;

« Le basi délia morale », traduction de H. Spencer, id., id., 2e éd., 1887 ; « Fisiologia e psicologia del colore », conférence, id., id.; « La sociologia e l’organismo delle società umane », préface à l’ouvrage de H. Spencer : « Introduzione alla sociologia », id., id. ; « Le scuole classiche in Italia », Naples, id. ; « Die Bildung des individuellen Charakters », Leipzig,

1882, Auf der Ilohe ; « La stratificazione del carattere e la delinquenza », Rivista di filosofia scientifica , Milan, 1883 ; « Un nuovo goniometro faciale », Archivio per V antropologia, Florence, 1882; « La stirpe ligure nel Bolognese », Atti e memorie di storia patria, 'Bologne, 1883; « Un cranio nella necropoli di Villanuova presso Bologna », Florence, id.; « Liguri e Celti nella valle del Po », id., id. ; « Crani italici del Piceno », Atti dell' Accademia dei Lincei, Rome, id. ; « Polimorfismo e anomalie nei femori e nelle tibie degli scheletri etruschi di Bologna », Atti delV Accademia delle scienze de Turin, id. ; « Fra gl’Indiani d’America », Nuova Antologia , Rome, id. ; « Antropologia biologica », Milan, 1884 ; « Antropologia moderna », id., 1882; « Antropologia storica del Bolognese », Bologne, 1884 ; « Ursprung und Bedeutung der psychischen Erscheinungen », Leipsig, 1884, Auf der Hôhe ; « L’origine dei fenomeni psichici e loro significazione biologica », Milan, 1885 ; « L’uomo terziario in Lombardia », Florence, id. ; « Di un gabinetto antropologico per le applicazioni pedagogiche », Turin, 1886, Rivista pedagogica italiana; « Ancora dell’uomo terziario in Lombardia », Archivio per V Antropologia, Florence ; « Interparietali e preinterparietali del cranio umano », Académie de médecine , Rome, id.; « Prebasioccipitale o basiotico (Alberchtj », id., 1886; « Sul terzo condilo occipitale e sulle apofisi paroccipitali », id., id.; «La filosofia nelle università italiane », Turin, id., et Bologne, 1887; « Per la scuola liceale », Turin, 1887 ; « Relazione fra la delinquenza e le malattie mentali », Rome, 1886, Rivista di discipline c arcerarie; « Antropologia fisica délia Fuegia », Rome, 1887, Accademia di medicina ; « Indice ilio-pelvico, o sessuale, del bacino nelle razze umane », id., 1877; « Crani di Omaguaca », id., id., id. ; « Crani peruviani antichi », en collaboration avec le prof. Moschen, Florence, id.; « Ricerche di psicologia sperimentale », Rivista sperimentale di freniatria, Reggio Emilia, id. ; « Prelezione e programma di un corso di psicologia comparata e sperimentale, nella regia Università di Roma », Naples, id.; « Psychologie physiologique », traduction en français des « Elementi di psicologia », Paris, 1888 ;

« Antropologia fisica délia Fuegia. Nuove osservazioni », Rome, id., 1887 ; « Le degenerazioni umane »,id., 1887; « Evoluzione umana. Lezione di apertura del corso di antropologia nell’anno scolastico 1887-88 », Milan, 1888, Rivista di filosofia scientifica ; « La degenerazione del carattere », Rome, Rivista di discipline carcerarie; « Antropologia e scienze antropologiche », Messine, id.; « Crani délia Paupasia », en collaboration avec le prof. Moschen, Florence, id. ;

« Le degenerazioni umane », Milan, Bihl. scient, int., 1889; « La coltura nella vita odierna », Rivista di filosofia scientifica, Milan, id.; « L’an-

thropologie criminelle et ses critiques », Rome, id., Revue, internationale; « Sopra un cranio deformato, riuvenuto in Italia », Rome, 1890, Accademia di medicina ; « Crani siamesi », Rome, id.; « Ricerche su alcuni organi di senso nelle antenne delle formiche », Milan, 1890, Rivista di filosofia scientifica ; « Manuale di psicologia per le scuole », id., id.

Sermon (Henri), écrivain belge, né, à Leeuw- Saint-Pierre , le 17 février 1834. Professeur estimé, il est un des défenseurs du « mouvement flamand » en Belgique ; c’est en langue néerlandaise qu’il a presque constamment écrit, et il est membre de l’Académie royale flamande. Outre des articles dans la revue Noord en Zuid et d’autres périodiques, il a publié, soit sous son nom véritable, soit sous les pseudonymes Heodrie van Walrave et Rede : « De Vlaming en de staet in Belgie », Anvers, 185 1, « Geschiedenis van Peter Contberele, meier van Leuven, een volksvriend uit de XVIe eeuw », id., 1860; « Historisehe kritische scbetsen », id., 1875. M. Sermon a édité en outre, dans une librairie fondée par lui à Anvers, des nouvelles qu’il a traduites de l’allemand et de l’anglais.

Serpa-Pimentel (A. de), homme d’État portugais, né vers 1830, débuta comme poète lyrique ; mais il quitta bientôt la poesie et publia un volume très apprécié sous le titre de : « Questioês de politica positiva da nacionalidade e do governo rappresentativo », Lisbonne, 1872. M. de S. P. a été président du Conseil des Ministres à Lisbonne.

Serrure ( Constant— Antoine), érudit belge, né, à Gand, le 10 juin 1835. Fils d’un célèbre professeur de l’Université de Gand, Constant— Philippe Serrure (1805-1872), M. S. a appartenu au barreau de sa ville natale; il habite aujourd’hui Saint— Gilles, près de Bruxelles, fait partie d’une foule de sociétés savantes et se consacre tout entier à ses beaux travaux littéraires et scientifiques. On lui doit : « Geschiedenis der Nederlandsche en Pranske letterkunde in het Græfschap Vlaenderen, van de vroegsle lyden tôt aen het einde der regeering van het huis van Burgondie », Gand, 1855, ouvrage remarquable couronné par la Société des beauxarts de Gand; « Jacob van Maerlant », id., 1861, mémoire couronné par le gouvernement belge; « Jacob van Maerlant en zijne werken », id., 1867 ; « Letterkundige Geschiedenis van Vlaanderen », id., 1872; « Histoire de la souveraineté de l’Heerenberg et description des monnaies des comtes souverains de cette maison », id., 1860; « Monnaies et monnayage: la numismatique flamande à l’Exposition rétrospective », Bruxelles, 1880 (anonyme) ; « Le gaulois expliqué au moyen de l’archéologie, de la numismatique, de l’histoire et de là philologie comparée », Bruxelles, 1883 ; « Études sur la numismatique gauloise des Commentaires de Cé

sar », Louvain, 1886; « Essai de grammaire gauloise, d’après les monuments épigraphiques », id., 1888-89. De plus, M. Serrure a commencé, en 1880, la réimpression, restée malheureusement inachevée, de la belle: « Notice sur le cabinet monétaire de S. A. le prince de Ligne », publiée par son père, en 1847 ; il a donné de nombreux articles à la Revue belge de numismatique, au Messager des sciences historiques , au Vaderlandsch Muséum , au Muséon, etc.; et il a fondé le Bulletin mensuel de numismatique et d'archéologie.

Serrure (Raymond), numismate belge, fils du précédent, né, à Gand, le 25 décembre 1862. Tout jeune encore, il débuta dans le journalisme et la politique, en prenant part aux agitations démocratiques de son pays; mais la science le reconquit bien vite, et aujourd’hui, fixé à Paris, il met au service des recherches archéologiques une infatigable ardeur. Nous citerons surtout de lui: « Éléments de l’histoire monétaire de la Flandre », Gand, 1879; « Eléments de l’histoire monétaire de la principauté épiscopale de Liège », id., 1880 ; « Deux études de numismatique nationale », id., id.; « Dictionnaire géographique de l’histoire monétaire belge », Bruxelles, id. ; « La monnaie en Belgique », Verviers, 1884; « Catalogue des collections de poids et mesures du musée royal d’antiquités et mesures du musée royal d’antiquités et d’armures de Bruxelles », Bruxelles, id. ; enfin, un excellent: « Répertoire des sources imprimées de la numismatique française », Paris, 1888-89, en collaboration avec M. Arthur Engel et couronné, en 1870, par l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres). M. Raymond Serrure, qui a encore en portefeuille un « Dictionnaire géographique de l’histoire monétaire de la Hollande », et un: « Dictionnaire géographique de l’histoire monétaire de la France », a fourni en outre de précieuses communications numismatiques au Reveil de Huy (sous le pseudonyme R. de Grimont) à la Revue belge de numismatique, aux Blcitter fur Münzfreunde, au Bulletin mensuel de numismatique et d’ archéologie, dont il lut dès l’origine la cheville ouvrière, etc. etc ; et il est, croyons-nous, l’auteur d’une étude sur le monnayage en Belg'que, signée Louis Lavollé et insérée en 1881 dans un ouvrage resté inachevé « La Belgique industrielle ». Un grand nombre de sociétés savantes se sont plues à l’associer à leurs travaux.

Servais (Jean), né, à Joinville (France), domicilié à Turin depuis longtemps. Il est, littérateur et auteur dramatique. Il a publié : « Éléonore de Guyenne »; « Constance de Bretagne »; « L’Inquisiteur » ; « Frédégonde », tragédies toutes en 5 actes et en vers dont les rimes sont d’une richesse incomparable. Cette dernière tragédie, , sortie de l’imprimerie royale de J.-B. Paravia

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