SEY
(Turin, 1889), est précédée de: « La Neustrie sous les Mérovingiens », qui à notre jugement est une œuvre remarquable de critique historique, réduisant à leur juste valeur de grossières calomnies que des historiens peu véridiques ont accumulées, comme à plaisir sur quelques personnages d'une époque mal étudiée et mal connue. « Frédégonde » est écrite en vers à rimes croisées. C’est assurément une nouveauté, puisque l’éditeur de « Frédégonde » dit à ce sujet dans une note: « Nous ne connaissons aucune tragédie française en rimes croisées. Tancréde de Voltaire ne peut faire exception, car elle est en rimes mêlées et non en rimes qui se croisent avec une inflexible et constante symétrie ».
Seyerni (Fernand), jeune poète belge. Il collabore à la Jeune Belgique , à la Pléiade , à la Wallonie. Il est l’auteur d’un volume de vers très apprécié des lettrés : « Le Lip ».
Seydel (Maximilien), connu dans le monde littéraire sous le pseudonyme de Max Sclierbach, littérateur, jurisconsulte et statisticien allemand, professeur du droit allemand à l’Université de Munich (Bavière), né, en 1846, à Germersheim (Palatinat rhénan), fit ses études aux Universités de Munich et de Wurzbourg, fut employé dans l’administration d’Etat bavaroise en qualité de directeur du bureau de statistique et comme référendaire au Ministère de l’Intérieur, d’où, en 1881, il fit passage à l’Université pour y enseigner le droit. On lui doit: « Commentar zur Verfassungs-Urkunde für das deutsche Reich », Wurzbourg, 1873; « Grundzüge einer Allgemeinen Staatslehre », id., id. ; « Das Gewerbeordnung », Munich, 1881. Ainsi que de nombreux articles parus dans les Tüb. Zeitschr. f. d. g es. Staatswissensch. dans les Jarb. f. Gesetzgeh, Verwall , Volkwirt. irn deutschen Reich et dans les publications officielles du bureau bavarois de statistique. Il est aussi collaborateur des Annalen des deutschen Reiches et de la Kritische Vierteljahrschr. für Gesetzgebung und Rechtswissensch. etc. etc. Sous le pseudonyme, M. Schlierbach, il publia ses: « Gedichte », et « Neue Gedichte », Berlin, 1872-80, et la version allemande de « Lucretius », Munich, Leipzig, Oldenbourg, 1881.
Seydel (Rodolphe), théologien et philosophe allemand, professeur extraordinaire de philosophie à l’Université de Leipzig, membre de l'association protestante allemande, né, à Dresde, en 1835 ; il fit ses études à VAnnenschule, au gymnase, à la Kreuzschule et à l’Université de Leipzig se dédiant entièrement à la philologie et à la théologie, prit ses grades en 1856, et fut habilité à l’enseignement de la philosophie en 1860. En dehors de plusieurs écrits philosophiques et religieux, il a publié : « Schopenhauers philosophisches System », Leipzig, 1857; « Reden über Freimaurerei an denkende Nichtmau-
SFO 1771
rer », id., 1860; « Die Fortschritt der Metaphysik unter den àltesten ionischen Philosophen », id., 1861 ; « Katholicismus und Freimaurerei », id., 1865; « Logik oder Wisseuschaft vom Wissen », id., 1866 ; « Christian Hermann Wei sse », id., id. ; « Der deutsche Protestantenverein », id., 1867 ; « Die Religion und die Religionen », id., 1872 ; « Widerlegung des Materialismus und der mechanischen Weltansicht », Berlin, 1873; « Ueber Glaube und Unglaube », Dresde, 1874 ; « Ethik oder Wissenschaft vom Seinsollenden », Leipzig, id. ; « Das Evangelium von Jesu in seinen Veràltnissen zu Buddha-Sage und Buddhalehre », id., 1884; « Die Buddhalegende und das Leben Jesu nach den Evangelien », id., id. ; « Buddha und Christus », Breslau, id. ; « Religion und Wissenschaft », id., 1887 ; « Der Schlüssel zum objectiven Erkenn », Halle, 1889; « Vom Christenthum Christi », Berlin, id. Nous lui devons la publication des œuvres inédites de M. Ch. H. Weisse, éminent philosophe allemand, mort en 1866.
Seyerlen (Rodolphe), théologien allemand, docteur en philosphie et théologie, professeur de théologie pratique et systématique à l’Université de Iéna, né, le 18 novembre 1831, à Stuttgart, fit ses études au gymnase de sa ville natale et à l’Université de Tubingue, entreprit un voyage à Paris, pour étudier dans les bibliothèques de cette métropole la philosophie et la théologie du moyen-âge. Après avoir été diacre à Crailsheim et Kœnisgratz et archidiacre à Tubingue, il devint (1875) professeur ordinaire de théologie à l’Université de Iéna. Il publia :
« Entstehung und erste Schicksale der Christengemeinde in Rom », Tubingue, 1874; « Ueber Bedeutung und Aufgabe der Prediger der Gegen wart », id., 1876; « Fr. Rohmer’s Wissenschaft vom Menschen », Nordl., 1885. Un grand nombre d’articles en matière théologique ont paru dans le Baur und Zeller's Theol. Jahrb. dans la Protest. Kinchen Zeit., dans la Zeitsch. f. prak. Theol., et dans divers journaux spéciaux allemands. On lui doit la publication de « J. C. C. Bluutschl. Denkwürdiges aus meinem Leben », Nordl., 1884; il est collaborateur du Lipsius Theol. Jahresbericht.
Sforza (Jean), historien italien, né, à Montignoso de Lunigiana, le 3 juillet 1846. Après de bonnes études classiques, il entra aux archives d’Etat de Pise et de Lucques et fonda les nouvelles archives de l’ancien Duché de Massa Carrara. Il a collaboré à la Domenica del Fracassa , au Giornale storico délia letteratura italiana , au Fanfulla délia Domenica , au Giornale ligustico , à la Gazzetta letteraria de Turin, à V Archivio storico italiano , à la Rivista numismatica italiana , aux Atti delV Accademia Lucchese , à la Rivista storica italiana. Il a publié 1’ « Epistolaire », d’Alexandre Manzoni, ainsi que les mémoires suivants : « La congiura di
Pietro Fatinelli contro la Signoria Lucchese », 1865; « Memorie storiche di Montignoso di Lunigiana », 1867; « Délia Signoria di Castruccio e de’Pisani sul borgo e forte di Sarzanello », 1870; « Memorie storiche di Pisa dal 1838 al 1871 », 1871; « Dante ed i Pisani, studi storici », 1873, 2e éd., augmentée; « Bibliografia storica délia Lunigiana », 1874; « Di Francesco Maria Fiorentini e dei suoi contemporanei Lucchesi », essai d’histoire littéraire du XVIIme siècle, 1879; « Ricordi délia famiglia Sforza », 1881; « La patria, la famiglia e la giovinezza di Papa Niccolo Y », 1884, ouvrage traduit en allemand par le professeur Horak; « Memorie e documenti per servire alla storia di Pontremoli », 1887; « Sulle zeccke di Tresana e di Fosdinovo », 1889; « Un episodio poco noto délia vita d’Aonio Paleario », id. ; « Castruccio Castracani degli Antelminelli in Lunigiana », 1890; « Castruccio Castracani degli Antelminelli e gli altri lucchesi di parte Bianca in esilio (1300-1314) », id. ; « Rime di Franco Saccketti contro Papa Gregorio XI », 1869 ; « Le nozze di Jacopo Salviati con Veronica Cybo », 1871; « Ambasceria délia Repubblica di Lucca per le nozze di Vittorio Amedeo di Savoia e Cristina di Francia », 1867; « Un Lucchese in Africa », 1878 ; « Gli amori di Maria Maddalena Trenta con Federico IV di Danimarca », 1879; « Le nozze di Costanza da Fogliano con Francesco Malaspina », id.; « Sull’occupazione di Massa di Lunigiana fatta dai Francesi nel 1797, lettere d’un giacobino », id.; « Cronache inédite di Massa di Lunigiana », 1882; « Statuti inediti del contado lucchese dei secoli XIII e XIV », 1886; « Statuti inediti di Massa di Lunigiana raccolti e illustrati »; « Garibaldi in Toscana nel 1848. Ricordi », Florence, 1890.
Sgobba (Joseph), journaliste et médecin italien, né, à Noci, en 1826, prit part au mouvement politique de l’Italie méridionale et fonda, après 1860, le journal L’Operaio barese, et en 1880, la Gazzetta di Bari.
Sherman (William-Tecumseh), général américain, né, à Lancastre (Ohio), le 8 février 1820, fut élève de l’Ecole militaire de West-Point, où il fit partie de la promotion de 1836 et entra dans le génie. Il prit part à l’expédition du Mexique et à l’occupation de la Californie et, au retour, il entra aux chemins de fer et au barreau. La révolte des Etats du Sud le ramena à la carrière militaire. Il se fit remarquer dès le début de la guerre civile ; il commandait à Bull’s Run un régiment qui fit bravement son devoir et, devenu brigadier-général des volontaires, il fut chargé en décembre 1861, de l’expédition contre Beaufort, qu’il mena à bonne fin. Peu après il fut envoyé dans le sud-est sous les ordres de Hunter et prit part à la bataille de Pittsburg-Landing ; il y fut blessé et eut deux chevaux tués sous lui. On
lui confia ensuite l’attaque de Wicksburg, mais il fit de vains efforts pour s’emparer du cours du Mississipi et fut remplacé par Mac-Clellan'. Il fut plus heureux dans le Tennessee, où il obtint des succès marqués sur Braxton Bragg et fit contre Mobile une pointe qui ne réussit pas comme on l’espérait, mais qui témoignait d’une grande audace. Dans la campagne de 1864, le général S. fut nommé commandant des armées du Tennessee, de l’Ohio et de l’Arkansas. Il seconda activement les vues de Grant, en luttant contre Hood qui, après une résistance désespérée, fut forcé de lui livrer l’importante position d’Atlanta, où il établit aussitôt une base solide d’opérations. On a surtout remarqué les marches hardies et rapides qu’il exécuta dans les dernières semaines de l’année 1864 au milieu du territoire de confédérés. Traversant la Géorgie, il gagna le port de Savannah après avoir pris et brûlé plusieurs villes, tourné celles qui étaient trop fortifiées pour être enlevées d’assaut et accomplit ainsi un trait de 300 milles en 27 jours. Maître de Savannah et combinant ses mouvements avec ceux de la flotte fédérale, il força les armées confédérées d’évacuer devant lui les villes qu’elles occupaient, notamment Charleston, dont il s’empara malgré une garnison de 14,000 hommes et qu’il livra en partie aux flammes (février 1867). Ses succès contribuèrent beaucoup à la capitulation de Richmond (avril 1865). Après cette dernière année, il a contribué puissamment à l’histoire militaire de son pays par deux volumes intitulés : « Memoirs of general W. Sherman », New-York, Appleton and C., 1875, et par beaucoup d’articles insérés aux revues anglaises et américaines, concernant les faits de guerre auxquels il avait pris part.
Siacci (François), géomètre italien est né, à Rome, le 20 avril 1839, fils de Mathieu, corse, ancien soldat de Napoléon, et de Béatrix Badaloni, anconitaine. Il doit presque toute son éducation à l’âme virile de sa mère, ayant perdu son père dans le premier âge. En 1860, il gagna le doctorat d'honneur en mathématiques, distinction rare et difficile de l’Université romaine de ce temps. En 1861, pour raisons politiques, il émigra à Turin, prit du service dans l’artillerie italienne, où il est maintenant lieutenantcolonel. Après la campagne de 1866, il fut appelé à Turin comme professeur à l’école d’application de l’artillerie et du génie. En 1871, il fut nommé professeur ordinaire de mécanique supérieure à l’Université. Il est aussi un des XL de la Société italienne des sciences, associé national de l’Académie des Lincei, de l’Académie des sciences de Turin, et correspondant de plusieurs autres. Il a publié un « Traité de balistique », en trois volumes, Turin, 1870-85, qui a eu une seconde édition entièrement refondue en 1888. Cet ouvrage vient d’être traduit en français, Paris, Berger-Le