‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 263 sur 496 · SIC · texte numérisé non relu

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jours avant quitté Florence pour passer à la | direction du Statuto, organe de l’Association constitutionelle de Palerme, présidée par M. le marquis do Torrearsa, membre du Sénat et ancien président de la Chambre des députés. Après le Statuto , il dirigea l 'Ordre de Plaisance. Il est un écrivain élégant et caustique. Il excelle dans la critique d’art. Sous le pseudonyme de G. T. Calinios, il publia des écrits qui eurent un grand retentissement. Son étude sur le Paolo , drame de M. Galati, insérée dans la Rivista Europea, est un chef-d’œuvre de finesse, d’observation et de talent, qui se termine ainsi: « Le drame de M. Galati a une valeur indépendante de l’espace, du lieu et du temps où il a placé ses personnages. Dumas fils, dans sa « Femme de Claude », a étudié les instincts méchants de la femme perverse, et n’a trouvé qu’une seule conclusion: tuez la bête. Dans notre siècle amolli par la civilisation, c’est une conclusion morale qui rappelle l’époque de la pierre. M. Galati ne s’embarasse pas de nous faire savoir son opinion. Il expose les faits. Le faible cédera toujours au plus fort. Il laisse disputer entre eux Dumas qui veut tuer et M. de Girardin qui préfère le pardon. Il pourrait y avoir un dénoûment possible : le mépris ». On a de M. Siciliano une foule de brochures et même une comédie, où il fait une satire mordante de la magistrature.

Sicotière (Léon de la), historien et homme politique français, né, à Valframbert (Orne), le 3 février 1812, fit ses études au Collège d’Alençon, et fut reçu avocat à l’Ecole de Caen. Il se fit inscrire au barreau d’Alençon et fut plusieurs fois bâtonnier de l’Ordre. En 1871, M. de la S. fut élu à l’Assemblée nationale, où il fut chargé de beaucoup de commissions importantes et rédigea notamment au nom de la commission d’enquête du 4 septembre, deux rapports : « L’affaire de Dreux », et « L’Algérie sous le gouvernement du 4 septembre ». Il rédigea en outre des rapports sur « La repression de l’ivresse publique » et la « Représentation des minorités ». En 1876, il fut élu sénateur et rédigea d’autres rapports très appréciés. Comme littérateur, il s’est occupé de l’histoire de la Révolution française et du Protestantisme. Nous avons de lui: « Mémoire sur le roman historique », 1839; « Béranger», id. ;

« Excursions dans le Maine », 1840 ; « Rapport sur les monuments historiques du département de l’Orne », 1841; « Rapport sur l’abbaye de Lonlay », id.; « Histoire du collège d’Alençon » ; « La Cour de la reine de Navarre à Alençon », discours prononcé commé président à une séance solennelle de la Société des antiquaires de Normanndie ; « Notices sur la cathédrale de Sééz », 1844; « Le château de Carrouges », id. ; « Notices sur Piel, architecte

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