‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 269 sur 496 · SIM · texte numérisé non relu

SIM

père était désigné. Il fit ses études au Collège de sa ville natale et à celui de Vannes; débuta dans l’enseignement comme maître suppléant au Collège de Rennes. Il entra ensuite (1833) à l’école normale. Il fut, en 1836, chargé de l’enseignement de la philosophie au lycée de Caen, qu’il quitta bientôt pour l’école normale et pour la Sorbonne. En 1863, il remplaça M. du Noyer à l’Académie des sciences morales et politiques. Nous ne suivrons pas M. Simon dans sa carrière politique; qu’il nous suffise de dire qu’il prit une part très active à la révolution du 4 septembre et que le parti libéral européen le compte parmi ses membres les plus éclairés et les plus influents. Pendant l’insurrection de la Commune, M. S., alors ministre de l’instruction publique, adressa aux recteurs une circulaire imposant aux professeurs d’Université une extrême réserve politique. Plus tard, il proposa et fit voter la loi ordonnant la reconstruction de la colomne Vendôme et la réparation de la Chapelle expiatoire. En janvier 1872, il présenta la loi sur l’instruction primaire obligatoire. Comme ministre des Beaux-Arts, il réforma l’École française de Rome et supprimant au Louvre le Musée des souverains il ouvrit un musée de copies destiné à initier le public français à la connaissance des chefs d’œuvres des musées étrangers. Dans le sein de l’assemblée nationale et au dehors, M. S. fut un des hommes qui contribuèrent le plus à faire avorter les tentatives des restaurations monarchiques, pendant l’automme de 1873. Le 13 décembre 1876, il prit avec la présidence du conseil le portefeuille de l’interieur. Au dénoument de la crise de 16 mai et pendant la durée du ministère de M. Dufaure, M. S. se tint à l’écart et s’occupa surtout à écrire 1’ « Histoire du Gouvernement de M. Thiers ». En dehors d’une collaboration constante et suivie à une foule de journaux et de revues, nous avons de M. Simon en librairie: « Du commentaire de Proclus sur le Timée de Platon », 1839; « Étude sur la théodicée de Platon et d’Aristote », 1840; « Histoire de l’école d’Alexandrie », 1844-45 ; « Le devoir », 1854, 12e éd., 1878; « La religion naturelle », 1856; « La liberté de conscience», 1859; «La liberté de penser », 1871 ; « La liberté de penser », 1872; « L’ouvrière », 1883; «L’école », 1864; « Le travail », 1866; « L’ouvrier de huit ans », 1867 ; « La politique radicale », 1868 ; « La peine de mort », 1869 ; « Le libre échange », 1870; « L’instruction gratuite et obligatoire », 1873; « La réforme de l’enseignement secondaire », 1874 ; « Souvenirs de 4 septembre », id. ; « Le gouvernement de M. Thiers », 1878; « Le livre du petit citoyen », 1880. Enfin : « Thiers, Guizot, Rémusat », 1 vol.; « Dieu, patrie, liberté », id.; « Victor Cousin », id. ;

« Nos hommes d’État », id. M. S. est collaborateur du Matin et des Débats.

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