‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 274 sur 496 · SOM · texte numérisé non relu

SOM

en 1870; après des voyages en France et en Suisse, il retourna, en 1886, à Saint-Pétersbourg. Dès l’année 1870 il collabora dans plusieurs journaux et revues russes, tels que: Roussky Viestnik, Vienstnik Evropi, Istoritschesky Viestnik , Niva, Roussky Mir , S.t Pieterbourgskia Viedomosti , etc. Après une série d’articles et d’études sur la littérature russe contemporaine, il publia, en 1876, son premier roman historique : « La princesse Ostrogska », XVIe siècle; en 1877: « Le petit Tzar », XVIIIe siècle; en 1878: « Tzar-Dievitza », XVIIe siècle ; « Le capitaine des grenadiers », XVIIIe siècle; en 1879: « La fiancée de Kasimow », XVIIe siècle; « L’obsession », roman contemporain. De 1881 à 1886, 5 romans (chronique de quatre générations) ; « Serge Gorbatoff » ; « Le voltairien » ; « La vieille maison » ; « L’exilé »; et « Les derniers Gorbatoff ». Outre cela, plusieurs nouvelles, récits, etc. On connaît quelques traductions de ses ouvrages en allemand et en français. En 1885- 1886, il collabora à Paris à la Nouvelle revue. Après leur publication dans les revues, ses romans subirent plusieurs éditions. Maintenant une édition complète de ses œuvres en sept grands volumes vient de paraître. Son dernier roman de mœurs de la fin du XVIII siècle sous le titre « Volvchvi » (Les mages), se publie dans le Siévere (Le Nord), revue littéraire et artistique, fondée par M. S. à Saint-Pétersbourg avec la collaboration des meilleurs écrivains et peintres russes.

Somuiaruga (Ange), homme de lettres et éditeur italien, né, à Milan, en 1857; il débuta à 18 ans dans le journalisme, en fondant La Farfalla, petite feuille littéraire, où le mouvement révolutionnaire de la littérature italienne moderne fut initié. M. S. vendit La Farfalla à M. Bignami et alla fonder à Rome la Cronaca Bizantina, revue hebdomadaire qui enrôla bientôt sous son drapeau les écrivains les plus populaires de la Péninsule. La Cronaca Bizantina obtint un tel succès que M. S. pensa devenir le principal éditeur de l’Italie. Il commença par publier : « Confessioni e battaglie », de Josué Carducci, livre de combat qui eut un énorme retentissement; plusieurs autres ouvrages des auteurs les plus en vogue suivirent ce remarquable succès de librairie. Jusqu’alors, 1884, M. S. ne s’était pas occupé de politique ; mais voilà qu’à cette époque il fonde les Forche Caudine, en confie la direction à M. le prof. P. Sbarbaro, talent d’élite, mais caractère déplorable que M. Bonghi a défini : un bon livre auquel manquent plusieurs feuillets. Le journal toucha un tirage exceptionnel en Italie (140,000 exemplaires). Le célèbre professeur ayant été arrêté, M. S. ne tarda pas à le suivre en prison et il eut à subir un procès qui dura 20 jours. Le tribunal condamna le jeune éditeur à 6 ans de prison. M. S. se pourvut en appel; et la police, qui ne

Page 1