‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 273 sur 496 · SOF SOL · texte numérisé non relu

SOF SOL

paré pour l’impression et publié l’ouvrage posthume de Rydqvist « Svenska sprakets lagur », (Grammaire historique et glossaire de langue suédoise), 1883.

Soffiantini (Joseph), médecin italien, né, à Mortara, le 20 septembre 1856, d’une famille pauvre ruinée par les guerres de l’indépendance. Il étudia au gymnase de son pays natal, au lycée de Novare et fit aux frais de la fondation Vandone de Vigevano les cours universitaires à Pavie où il obtint son doctorat en juillet 1882. Il fut bientôt après nommé adjoint au Cabinet d’anatomie pathologique, plus tard assistant à la chaire de clynique dermosyphilopathique et à celle de matière médicale et de farmacolog'e expérimentale : actuellement il est secteur en chef de l’Institut anatomique. Il dirige, depuis 1884, l'établissement thermal d’Acquarossa au canton Tessin (Suisse). M. S. est membre d’une quantité de sociétés scientifiques italiennes, helvétiques et françaises. Voilà la liste complète des œuvres de ce jeune savant: « Le acque minerali di Acquarossa nel Cantone Ticino », Giornale italiano delle malattie veneree e délia pelle, 1884; « Ulcero fagedenico con emorragia grave; uretrite; iscuria; prostatite suppurata ; puntura capillare délia vescica; fungo benigno del testicolo sinistro ; guarigione », id., 1884 ; « La cura délia sifilide costituzionale secondo il processo di Smirnoff », Atti delVXI congresso délia Societa medica italiana , 1885 ; « Ancora sul processo di Sminorff nella cura délia sifilide costituzionale », id., id.; « Ranula bilaterale curata e guarita mediante le iniezioni sottocutanee di cloridrato di pilocarpina », Annali universali di medicina, id. ; « Intorno alla efficacia delle acque termali di Acquarossa », Giornale italiano delle malattie veneree e délia pelle, 1886; « Dialcune modificazioni all’operazione del fimosi », id., 1886; «Développement de la méthode de Scarenzio », Annali universali di medicina, id. ; « Ancora sulla efficacia delle acque termali, acidulé, saline, ferruginose, arsenicali con litina di Acquarossa », id., 1887, et Uidrologia e la climatologia medica , gazzetta delle stazioni idrologiche e climatologiche specialmente italiane, 1884-87 ; « Sulla forma e natura delle dermatosi », Bollettino medico délia Svizzera italiana, 188/ ; « Des injections hypodermiques de calomel et d’oxide jaune dans le traitement de la syphilis », expérimentées à l’hôpital de Brest, Paris, 1887, Giornale italiano per le malattie veneree e délia pelle, 1888 ; « Resoconto sanitario dell’Ospitale civile di Trieste per l’anno 1887 ». id., id. ; « A propos des injections de calomel », Bulletin médical de Paris, id. ; « Il calomelano per iniezioni ipodermiche ed intramuscolari a scopo diagnostico », Giornale italiano per le malattie veneree e délia pelle, id. ;

« Contribution à l’étude du traitement de la syphilis par la méthode de Scarenzio, expérimen¬

tée à l’hôpital de Lourcine pendant les années 1886-8 <-88 », id., 1889; « Il secondo biennio di cura aile fonti termali, acidulé, saline, ferruginose, arsenicali, con litina, di Acquarossa in Cantone Ticino », Gazzetta medica italiana, id. « Sezione mediana verticale antero-posteriore, mediante congelamento di cadavere al sesto mese di gestazione », Atti del Congresso di Padova, septembre, 1889, Padoue, Prosperini, et dans les Archives italiennes de biologie ; « Programm für den X Internationalen Medicinischen Congress zur Berlin », août, 1890 ; et Annali di Ostetricia, Ginecologia e Pediatria (en cours de publication), éditeur U. Hoepli, en italien et en latin, avec planches en chromolitographie ; « Le acque termali acidulé, saline, ferruginose, arsenicali, con litina, di Acquarossa al II Congresso internazionale di idrologia e di climatologia di Parigi », 1889; « Resoconto del II Congresso internazionale di idrologia e di climatologia tenuto a Parigi dal 3 al 10 ottobre 1889 », Gazzetta medica italiana lombarda, 1890; « Se l’idrocele délia vaginale del testicolo possa radicalmeute guarire mediante le injezioni di soluzioni di cloralio idrato », Bollettino medico délia Svizzera italiana , Bellinzona- Locarno, 1889; « Osservazioni sulla topografia délia ghiandola sotto mascellare », Bollettino scientifico, Pavie ; « La settima divisione sifilitico-chirurgica dello Spedale civico di Trieste », Giornale italiano delle malattie veneree e délia pelle, 1890; « L’arthritis maladie constitutionnelle, sa pathogénie et sa thérapeutique au point de vue des théories pastoriennes », Paris, 1890, et Gazzetta medica italiana, id.; « De quelle manière doit être faite et combien de temps doit durer la cure dans les établissements thermaux en général, et particulièrement dans celui d’Acquarossa » ; « Organisation d’un Comité pour étendre aux indigents les moyens de jouir de la cure d’Acquarossa » , conférence tenue dans la réunion solennelle de la Société medicale de la Suisse Italienne à Acquarossa le 24 août 1890, dans la Gazzetta Medica Lombarda, 1890; « L’Idrologia e la Climatologia italiana », Turin, 1890; et Journal d’ Hygiène de Paris. M. S. inséra en outre plusieurs articles dans les Atti delVXI Congresso délia associazione medica italiana in Perugia, 1885 ; Actes du premier Congres International d' anthropologie criminelle ; Biologie et Sociologie, Rome, 1885 ; et Atti del XII Congresso délia Associazione medica Italiana in Pavia , 1887.

Soland (Théobald de), magistrat et homme politique français, conseiller honoraire à la cour d’Angers, né, dans cette ville, le 1er décembre 1851. Élu, en 1876, député de Maine-et-Loire, réélu le 4 octobre 1885, il a parlé trois fois contre la loi dite de « réorganisation judiciaire », et a pris la parole dans la discussion du budget des cultes, de la justice, sur

l’amnistie et sur la loi relative aux récidivistes, etc.

Solas Moral (Pierre-Jésus), homme de lettres espagnol, né, à Madrid, en 1852, suivit les cours de la faculté de philosophie et belles-lettres à l’Université et ceux de médecine au Collège San Carlos. Après avoir obtenu la victoire dans plusieurs concours littéraires, il dirigea les journaux madrilènes El Adalid et El espejo et le journal El Indipendiente de Zamora, tout en appartenant à la rédaction de la Constitution, d 'El Debate , de la lllustracion de Espana etc. de Madrid. Nous avons de cet écrivain très fécond les ouvrages suivants, dont plusieurs ont été publiés au rez-de-chaussée des journaux madrilènes : « Compendio de literatura clasica griega y latin a », Madrid, 1870, traduit de l’italien;

« Lncrezia Borgia », Madrid, 1876, pour La Correspondencia de Espana ; « La muerte moral », nouvelle, id., id. ; « La vendicta publica », id., pour El Indipendiente , Zamora, 1883; « El sacerdote de Thienciz >,hEl Impartial, Madrid, 1884;

« El suplicio de un aima », id., Murcia, Madrid, 1885; « En poz de la fortuna », id., La Epoca, De Carlo z, id., id. ; « El juez de su causa », id., El Liberal , id., id. ; « Estepcna y Compania », id. id. id., id. ; « La dama de los misterios », id.' Murcia, id., 1887 ; « El crimen de Talabarte », id., à La Epoca , Roblez y Compania, id., id.; « La funambola », id., Gutierrez y Compafiia, id., 1888 ; « El ruizenor », id., à El Indipendiente, Zamora, id. ; « La sobrina del parroco », id., Nakenz, Madrid, id. ; « Un marido escamado », id., Murcia, id., 1889 ; « La esposicion de Paris de 1889 », Sobrino, id., id. ;

« Dos abismos », id., El Indipendiente , Zamora, id. ; « La garganta del diablo », id., Gutierrez y Compania, Madrid, id.; « El estudiante brujo », id., Sobrino, id., id. ; « Tibolin », id., Guijarro, id., 1890; « El doctor Daniel », id., à La Epoca , id., 1886, etc.

Soldan (Charles-Henri-Alexandre), jurisconsulte suisse, né, à Lausanne, le 20 mars 1855, fils d’un professeur au Collège cantonal, étudia le droit à l’Académie de sa ville d’origine, ainsi qu’à l’Université de Leipzig, prit, en 1877, son grade de licencié en droit, pratiqua pendant deux ans (1879-1881), au barreau de Lausanne et fut nommé, en 1881 membre, en 1884 président du tribunal cantonal. La conférence internationale pour la protection des œuvres littéraires et artistiques, qui, de 1884 à 1886, se réunit à Berne, le choisit pendant ces trois années pour secrétaire ; M. Soldan a egalement siégé dans les commissions fédérales chargées de la préparation de la loi sur la poursuite pour dettes et de la révision de l’organisation judiciaire fédérale. Le Grand Conseil vaudois 1 appela, en 1888, à faire partie du Conseil d’État et à prendre la direction du Département de justice et police. Les principales publications de M. S.

sont, d’après l’ordre chronologique, les suivantes : « Étude critique du tableau économique du Quesnay », 1876 ; « De l’influence de la loi d’origine et de la loi du domicile sur l’état et la capacité des personnes en droit international privé », 1877 ; « De l’utilité des conventions internationales en matière de droit international privé » ; « De la nationalité et du domicile comme bases de ces conventions », inséré dans la Revue générale du droit , 1881 ; « L’extradition des criminels politiques », id., 1882; «Du déni de justice », études de jurisprudence fédérale, 1884; « La loi fédérale sur les rapports de droit . civil des Suisses établis ou en séjour », 1884 ; « Des procureurs jurés dans l’ancien droit vaudois », 1885; « Du recours de droit public au tribunal fédéral », id.; « Le Code fédéral des obligations et la loi fédérale sur la capacité civile », édition annotée, 1881 ;

« L’union internationale pour la protection des œuvres littéraires et artistiques, commentaire de la convention de Berne du 9 septembre 1886 », 1888. M. S. collabore depuis plusieurs années au Journal des tribunaux, publication paraissant à Lausanne.

Soldan (Gustave), philologue suisse, né, le 21 août 1848, à Lausanne, d’une famille d’origine allemande, y suivit les cours de la Faculté des lettres, se rendit, en 1866, à l’Université de Giessen pour y étudier la philologie classique et moderne, prit, en 1871, son grade de docteur en philosophie et fut nommé en 1874 professeur de langue et de littérature allemandes à l’Académie de sa ville natale. L’Université de Bâle lui a confié, en 1877, la chaire de langue et de littérature romanes. Les publications, jusqu’ici, peu nombreuses de M. Soldan, se rapportent toutes à la philologie et sont d’après l’ordre des dates : une dissertation universitaire sur la « Déclinaison des substantifs allemands », Lausanne, 1873; une notice biographique sur € Guillaume Wackernagel », pour la Galerie suisse, dirigée par Eugène Secrétan, Lausanne, 1880. La découverte au British Muséum d’un manuscrit de Raymond Lulle : « Libre des Merav elles » (Addit. Mss. 16428), lui a fourni l’occasion d’intéressants essais sur ce philosophe; « Le texte de l’épopée catalane des animaux », 1874 ; « Le livre des Merveilles », 1883, dans la Revue de philologie germanique et romane, fondée par Neumann et Behaguel, et dans la Revue pour la psychologie des nationalités.

Soler (Frédéric), poète catalan, né, le 9 octobre 1839, à Barcelone. Il débuta comme horloger. Il avait pensé faire des vers qui ne seraient point lus, mais qui eurent une remarquable popularité lors de la renaissance littéraire catalane. Encouragé par le succès, M. S., sous le pseudonyme de Séraphin Pitarra, donna au théâtre plusieurs petites pièces très comiques. En 1867, trois recueils de poésies

lyriques: « Gra y Palla »; « Cuentos de la Bova del foch », et « Cuentos de l’Avi », virent la lumière. En 1876, il publia des poésies catalanes, un poème en castillan : « La batalla de la Vida ». Il est maintenant imprésario du théâtre catalan et il vient de gagner aux jeux floraux de son pays le diplôme de Maestro en gai Saber.

Solerti (Ange), homme de lettres italien, né, à Savone, le 20 septembre 1865, fit ses premières études à Savone, Vicence, Padoue etRieti; ensuite, après avoir fréquenté l’Institut des Studi Superiori de Elorence, il alla à l’Université de Turin, où, en 1888, il fut licencié docteur èslettres. La même année il fut nommé professeur des lettres italiennes au R. Lycée de Carmagnola, près de Turin. En dehors d’une collaboration suivie aux journaux et revues importantes de l’Italie, tels que Giornale Storico délia letteratura italiana , Propugnatore , Rassegna Emiliana , Gazzetta letteraria de Turin, dans laquelle il faut remarquer des articles sur les divertissements de société, sur la danse et la cuisine du XVI siècle, nous avons en librairie: « Alba », poésies, Eoligno, Campitelli, 1885; « Manuale di metrica classica italiana », Turin, Loescher, 18S6 ; « Le odi di Giovanni Fantoni fra gli Arcadi Labindo », avec préface et notes, id., id., 1887 ; « Le tragédie metriche di Alessandro Pazzi de’Medici nella scelta di curiosité inédite o rare, disp. 224 », Bologne, Romagnoli-Dell’Acqua, id. ; « Luigi, Lucrezia e Leonora d’Este », essais avec M. G. Campori, Turin, Loescher, 1888; « Il viaggio di Enrico III in Italia e le feste a Venezia, Ferrara, Mantova e Torino », Turin, Roux, 1890, en collaboration avec M. le docteur Pierre De Nolhac. Mais ses études pendant plusieurs années ont été dirigées à étudier la « Vie du Tasse », laquelle avec un grand nombre de lettres et documents inédits paraîtra prochainement en deux volumes chez M. Loescher. Son édition critique des « Opéré minori in versi » du Tasse, avec plusieurs pièces inédites, 7 volumes, vient de paraître à Bologne chez Zanichelli.

Solger (Bernard-Frédéric), médecin bavarois, professeur d’anatomie à l’Université de Greifswald, né, en 1849, à Unter-Merzbach (Bavière), fit ses études médicales aux Universités de Wurbourg, Tubingue et Munich, enseigna l’anatomie à Breslau et Halle; à Greifswald, depuis 1886. On lui doit: « Neue Untersuchungen zur Anatomie der Seitenorgane der Fische », Arch.f. Mikrosk. Anat ., 1879—80; « Beitrage zur Xenntniss der Niere und besonders der Nierenpigmente niederer Wirbelthiere », Halle, 1882; « Ueber die Alkoholreaction normalen Gelenkknorpels », Arch. f. Anat. u. Phys., 1886. M. Solger est un des collaborateurs du Jahresb. über die Fortschritte d. Anat. und Pliysiol., publié par Hofmann und Schwalbe.

Soliu (Joseph), savant tchèque, professeur

de stratigraphie et de mécanique appliquée aux constructions à l’école polytechnique tchèque de Prague, membre de l’Association scientifique de Bohème, né, en 1841, fréquenta le cours des ingénieurs à l’école polytechnique et le cours spécial de mathématiques à l’Université de Prague ; fut nommé, en 1865, aide-professeur de géométrie descriptive à l’école polytechnique de Prague, en 1867 professeur suppléant de mathématiques à l’école royale tchèque de Prague, en 1870 professeur agrégé, et, en 1878, professeur à l’école polytechnique tchèque de Prague. En 1874 et en 1875, il rédigea les Comptes-rendus de la Société des architectes et des ingénieurs de Bohème et publia ensuite: « Ueber die Normalenflâche zum dreiaxigen Ellipsoide lângs einer Ellipse eines Hauptsy sternes », 1868; « Ueber graphische Intégration », 1872 ; « Geometricka teorie tràmu spojitych » (théorie géométrique des poutres continues), 1871 ; « Pocâtkove aritmografie » (élément de calcul graphique), 1875; « Prfspevek ku theorii Zevnitrnich sil trâmu primych » (solution d’un problème relatif à la théorie des poutres droites), 1877; « Ueber Curven dritter Ordnung welche eine unendlich ferne Rückkehrtangente haben, und ihre Anwendung in der geometrischen Statik. », 1877; « Théorie Zewnitrnich sil trâmu primych » (théorie des poutres droites, Impartie), 1878; « Ueber einige Eigenschaften der Clapeyron’schen Zahlen », id.; « Beitrag zur graphischen Intégration », 1879; « Ueber die Construction der Osculationshyperboloide zu windschiefen Flâchen », 1883 ; « Ueber die Construction der Axen einer Kegelflâche zweiten Grades » (théorie des poutres droites, 2e et 3e partie), 1885; « Beitrag zur Théorie des continuirlichen Trâgers verânderlichen Quàrstchnittes », 1885; « Kterak Strojiti normaly Kellipse bodem mimo Kriokn » (construction des normales abaissées sur l’ellipse d’un point donné), 1886; « Zur graphischen Auflôsung numerischer Gleichungen dritten Grades », id.; « Bemerkungen zur Théorie des Erddruckes », 1887.

Solrns (Mme Marie-Letizia-Bonaparte-Wyse de Solrns, mariée en secondes noces au ministre d’Etat italien Urbano Rattazzi, en troisièmes noces à M. de Rute, journaliste espagnol), femme auteur et femme politique française, petite-fille de Lucien Bonaparte, fille de la princesse Letizia Bonaparte et de sir Thomas Wyse, ambassadeur d’Angleterre à Athènes, est née, à Waterford (Irlande), en 1830. Attirée de bonne heure vers les lettres, elle vit se réunir et se grouper autour d’elle toutes les illustrations littéraires et politiques de l’époque. Son salon fut, pour ainsi dire, le rendez-vous européen de toutes les célébrités contemporaines. Contraste inexpliqué, elle excelle à la fois dans la satire et le style tendre, celui qui jaillit d’une âme féminine. L’un de ses premiers livres « Cara

patria », renferme des vers couronnés par l’Académie, à côté de vers flagellant cruellement les vices et les abus du siècle. Etant encore très-jeune, Mme de Solms, se fit exiler par son impérial cousin Napoléon III, et se retira à Aix, où la suivit un entourage d'amis fidèles, dont Sainte-Beuve, qui n’avait jamais quitté Paris, Lasteyrie, Ponsard, Pontmartin, Emile de Girardin, etc., etc., firent partie. C’est à elle que la petite ville savoi sienne doit son élan et sa réputation. Elle y a fait beaucoup de bien et en demeure la souveraine incontestée, comme jadis Mme de Staël à Coppet. Outre plusieurs pièces de théâtre, Marie-Letizia-Bonaparte-Wyse, publia, après son mariage avec Urbano Rattazzi, président du Conseil des ministres du roi d’Italie, un roman : « Si j’étais reine », qui fut traduit eu plusieurs langues ; « Bicheville », qui fait partie du « Piège aux maris », en 4 séries, édité par Cadot, satire spirituelle et cinglante qui souleva bien des colères et des rancunes, et qui est demeuré un livre unique en son genre, tout comme les « Jeudis de Me Charbonneau », d’Armand de Pontmartin. Durant son veuvage, elle réunit tous les documents que lui avait laissé son illustre mari et fit paraître « Rattazzi et son temps », historique impartial de la vie du grand homme dont elle eut l’honneur de porter le nom, et de l’une des périodes les plus importantes dans l’histoire de l’Italie, puisque c’est durant son cours que fut proclamée l’unité du royaume, grande œuvre à laquelle demeura attaché le nom de Rattazzi à côté de celui de Cavour. Remariée à don Louis de Rute, l’un des hommes politiques les plus distingués de l’Espagne, elle écrivit « l’Espagne contemporaine », puis « Le Portugal à vol d’oiseau ». Ce dernier ouvrage, qui souleva les plus vives polémiques en Portugal, vient d’être adopté par le Conseil général de l’instruction publique et fait partie de la fameuse bibliothèque de vulgarisation, la Nouvelle revue internationale, revue importante qui fait pendant aux Matinées d' Aix-les-Bains et aux Matinées italiennes , et à laquelle collaborent les hommes politiques et les hommes d’état contemporains, sans distinction de parti. Nous avons encore : « Mademoiselle Million » ; « Les débuts de la Forgeronne »; « La Mexicaine »; « Les soirées d’Aix-les-Bains » ; « Les mariages de la créole », Florence; « Nice la Belle » ; « Monaco » ; « Cara patria » ; « L’ombre de la mort » ; et les essais dramatiques : « Corinne » ; « L’épreuve » ; « Les suites d’un ménage de garçon » ; « Une livre de chair » ; « Amour et cymbales », etc.

Solovioff (Vsévolod-Suërgueïevitsch), romancier russe, fils de l’historien Serge Michaïlovitsch Solovioff, gentilhomme de la Chambre de l’Empereur, né, à Moscou, le 13 janvier 1849, fit ses études dans sa patrie, où il fut reçu bachelier

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