SOU
Soundonkiantz (Gabriel), auteur dramatique arménien très connu. Né, en 1825, à Tiflis, il reçut son éducation primaire dans la maison de l’orientaliste arménien Chahan Cirbied (Djerpétian), puis termina ses études au Gymnase de Tiflis et à l’Université de Saint-Pétersbourg. Il entra au service du Gouvernement civil du Caucase, au département des voies et communications, où il occupe aujourd’hui une place importante. Ses pièces les plus populaires sur la scène arménienne sont : « Pépo » ; « Khatabala » ; « Encore une victime » et le « Foyer détruit ». Sa plume est brillante, mais peu féconde. M. S. appartient complètement à l’école réaliste. Toutes ses pièces sont traduites en géorgien, et l’une d’elle, la première, en russe.
Souriau (Maurice), homme de lettres français, professeur-adjoint de littérature française à la Faculté des lettres de Caen, né, le 12 septembre 1856, à Châteauroux (Indre). Élève du Lycée de Douai et du Lycée Louis-le-Grand ; élève de l’École normale en 1875; docteur ès-lettres en 1886. Nous avons de lui : « De la convention dans la tragédie classique et le drame romantique », Hachette, 1886; « V. Hugo, rédacteur du Conservateur littéraire », id. ; « La Versification de Molière », Hachette, 1888.
Sourigues (Benoît-Martin), homme politique français, député des Landes, né, à Bayonne, le 11 février 1829; banquier à Paris, candidat républicain dans les Landes, dès 1849. Il échoua avec plus de 16,000 voix, quoique élu en rang utile dans les trois cantons comprenant le chef- Jieu d’arrondissement et celui de Mont-de-Marson, chef-lieu du département. En 1878, l’élection de son concurrent, candidat officiel, ayant été invalidée, il fut élu le 27 janvier. Il s’inscrivit au groupe de l’Union républicaine, et fut réélu à une grande majorité le 21 août 1881, M. S. a pris, à la Chambre des députés, une grande part à la discussion de toutes les questions financières. Il n’a point fait imprimer ses discours qui se trouvent au Journal officiel. Aux élections d’octobre 1885, il figurait sur la liste républicaine des Landes, qui échoua tout entière dans le département : l’élection ayant été annulée par la Chambre, il triompha avec toute la liste républicaine, le 14 février 1886. M. S. a voté la demande de mise en accusation des Ministres et autres complices du 16 mai, et l’expulsion totale des princes, qu’il avait demandée dans un contre-projet comme amendement à la proposition de loi présentée à la Chambre.
Souriudro (Sir Mohun Tagor), écrivain et musicien hindou d’une famille princière, né, à Calcutta, en 1840, s’est occupé beaucoup de musique, et a écrit des livres et des poèmes en bengali, en anglais, en sanscrit et en hindou, dont nous donnons les titres. Sir T. S. M. est l’homme le plus décoré du globe. Nous avons de lui: en
1790 SOTT
bengali : « Bhugola-o-Itihâsa-Gbatita Brittànta»; « Muktâvali-Nàtikâ » ; « Mâlavikâgnimitra Ncât.aka » ; « Jâtiya-Sangûa-Bishayaka-Prastâva » ; « Yantra-Kshetra-Dipikâ » ; « Mridanga Manjari »; « Hârmonium-Sutra » ; « Yantra- Kosha » ; « Victoria-Gïti-Mâlâ » ; « Bhâratiya- Nâtya-Rahasya »; « Rasâviskâra-Vrindaka »;
« Gita-Pravesa » ; « Sangita-Sâstra-Pravesikâ »; en anglais: « Hiudu Music from Various Autbors in two Parts » ; « Six Principal Rajas of the Hindus » ; « Eight Principal Rajas of the Hindus » ; « Ten Principal Avatâras of the Hindus » ; « The Binding of the Braid » ;
« Hindu Music » ; « English Verses set to Hindu Music »; « Short Notices of Hindu Musical Instruments » ; « Pifty Tunes » ; « Spécimens of Indian Songs » ; « Hindu Drama » ; « A Brief History of Hindu Music » ; « Ækatâna or the Indian Concert » ; « A few Lyrics of Owen Meredith, set to Hindu Misic » ; « Eight Tunes » ; « Târâvati » ; « Elights of Fancy in Prose and Verse » ; « Dramatic Sentiment of the Aryas » ; « The Orders of Knight-hood » ;
« Hindu Loyalty » ; « The Musical Scales of the Hindus » ; « The Caste System of the Hindus » ; « The Twenty-two Musical Srutis of the Hindus » ; « The Six Rajas and Thirty Six Ranees of the Hindus »; « Nrityànkura »; en sanscrit: « Sangita-Sâra-Sangraha »; « Mânasa Pujanam » ; « Kavi-rahasyam » ; « Haratattva Didihiti » ; « Purascharana Bodhini », par. I ; « Sangïta-Darpana », par. I ; « The Five Principal Musicians of the Hindus »; « The Twenty Principal Kâvyakâras of the Hindus » ; traduction en sanscrit de l’anglais : « Victoria- Gitikâ » ; « Prince-Panchâsat » ; « Victoria- Sâmrâjyan » ; « Rome-Kâvya » ; « Germany- Kâvya » ; « Yati-Kâvya » ; en hindou : « Gitâvalï » ; « Manimâlâ », traductions ; enfin : « The National Anthem ».
Souris (Georges), poète satirique grec, rédacteur du journal humoristique Le Grec , né, à Athènes, en 1852. Aimé par le peuple pour sa verve satirique inépuisable, M. S. a publié, en quatre volumes, un recueil de vers très estimé. Son ouvrage essentiel « Don Juan », dans lequel il décrit avec beaucoup d’esprit la société humaine, a été apprécié par tous les critiques de la Grèce.
Soury (Jules), philosophe français, traducteur des oeuvres de Hæckel et collaborateur de la Revue des Deux-Mondes , du Temps , de la République française , de la Revue philosophique et de la Revue scientifique , né, à Paris, le 28 mai 1842, étudia l’hébreu avec Renan. Eu dehors de ses traductions, nous avons de lui : « Des études hébraïques au moyen-âge chez les chrétiens d’Occident », 1867 ; « La Bible et l’archéologie », 1872; « Portraits de femmes », 1874; « Études historiques de l’Asie Occidentale », 1877 ; «Essais de critique religieuse », 1878; « Por-
SOZ
traits du XVIIIe siècle », 1879; « Bréviaire du matérialisme », 1880. Après avoir soutenu, en 1881, sa thèse de doctorat à la Sorbonne sur l’« Hylozoïsme » et sur les « Théories naturalistes du monde et de la vie dans l’antiqui té », M. S., nommé par Paul Bert maître de conférences à l’École pratique des Hautes-Études près la Sorbonne, inaugura dans l’enseignement supérieur, sous la rubrique de « Histoire des doctrines psychologiques contemporaines », l’étude de la psychologie physiologique ou expérimentale. Depuis, il s’est consacré à cette branche de la science, et a publié ses leçons à diverses reprises dans des journaux, tels que Y Encéphale. Voici la liste des ouvrages de M. S., parus depuis 1880 : « Théories naturalistes du monde et de la vie dans l’antiquité », 1 vol., Charpentier, 1881 ; « Philosophie naturelle », 1 vol., id., 1882; « Les doctrines psychologiques contemporaines », broch. J.-B. Baillière et fils, 1883; « Histoire des doctrines psychologiques contemporaines. I. Les fonctions du cerveau », doctrines de F. Goltz, leçons professéss à l’École pratique des Hautes-Etudes, J.-B. Baillière et fils.
Soustre (Marius-Lazare) , homme politique français, sénateur et président du Conseil général des Basses-Alpes, maire de Digne, né le 1er décembre 1828. Compromis dans l’affaire du complot de Lyon et dans la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, il a pris part à la rédaction et à la direction des journaux de sa région ; il fut élu député de l’arrondissement de Digne aux élections du 21 août 1881, et au renouvellement de la représentation sénatoriale du département, le 25 janvier 1885, il a été élu sénateur, le premier.
Sozanski (Antoine), homme de lettres galicien, né, à Léopol (Lemberg), le 31 mai 1823. Ses premières études furent faites à la maison, ainsi que celles de gymnase, de musique et de langues modernes. En 1846-47, il a visité l’Italie, la France et l’Angleterre. Retourné en 1847 à la maison, il s’occupa de l’administration de sa fortune et d’histoire; voilà la liste de ses ouvrages: « Curiosités littéraires et bibliographiques », Vienne, 1858; 2e éd. fort augmentée, Cracovie, 1885; « Régistre raisonné pour l’œuvre de Sottykenicz: L’Histoire de l’Académie cracovienne », Przemyzl, 1859; « Vinczborzki et Skarga, deux grands stylistes polonais du XVIe siècle », Vienne, 1859 ; « Le testament de la poésie polonaise », id., id. ; « Livre de prières pour les protestants », Bzeszôw, id. ; « La bienfaisance du Christ par Paleario, traduit en polonais», Feschen, 1860; « Quelques œuvres », 2 vol., I. Leipzig, 1861 ; II. Cracovie, 1871 ; « Catalogues de 6800 personnes ecclésiastiques, civiles et militaires dans les premières sept années du gouvernement du roi 1 Poniatowski », Cracovie, 1866 ; « Le prince et