SPE
SPI
Spencer (Herbert), éminent philosophe anglais, né, le 27 avril 1820, à Derby, fut élevé par son père, professeur dans cette ville, et par son oncle, pasteur de l’Église anglicane. De 17 à 25 ans, il fut ingénieur et collabora au Civil Engineer’s and Architect’s journal. En dehors de cette spécialité, il publia dans le Nonconformist une série de lettres sur la « Sphère propre au Gouvernement » (1842). Ayant abandonné sa profession, il collabora de 1848 à 1852 à YEconomist et fit paraître son premier ouvrage « Social Statics », 1851. Depuis cette époque, M. S. a publié un grand nombre d’ouvrages philosophiques qui l’ont placé en premier rang des penseurs contemporains. Parmi ses livres connus et discutés avant d’avoir été traduits dans les diverses langues européennes, nous citerons:
« Principles of psychology », 1855, 2e éd. 1870;
« Essays scientific, political, etc. », deux sériés, 1858-63, 1868-74 ; « Education moral, intellectual and physical », 1861 ; « Eirst principles », 1862; « The classification of the Sciences », 1874, 3e éd., 1871; « Principles of Biology », 1864; « The Study of Sociology », 1872 ; « Descriptive sociology », id. ; « Essays moral, scientific, and esthetic », 1877-79 ; « Cérémonial Institutions », 1880; « Political Institutions », 1882; « The Data of Ethics », id.; « Education », 1880; « Essays », id. ; « The Man versus the State », 1884.
Spera (l’abbé Joseph), poète et homme de ettres italien, professeur de littérature italienne au lycée du Mont-Cassin, est né, à Tito (prov. de Basilicate), le 12 août 1835. Après avoir fréquenté le Séminaire et avoir reçu les ordres, il se consacra à l’enseignement. Nous avons de lui les ouvrages suivants: « L’Italia antica e moderna », poème; « Ziluade o l’esule Lucano », et « La contessa Alice di Grosswick », nouvelles ; « Il faro délia speranza ; Dio e patria ; Eroide; Eede e scienza ; Il verbo di Dio », poésies ; « Del verismo nell’arte », discours; « Il Conte Verde di Savoia », poème dédié à S. M. le Roi d’Italie ; « Saggio di letteratura comparativa », 1886; « La mente di Gregorio VII», 1885; « Gratulatio », poésies religieuses pour le jubilé de sa Sainteté Leon XIII, 1889. En préparation, la seconde partie du : « Saggio di letteratura comparativa ».
Sperani (Bruno), nom de plume de Mlle Béa trix Speratz, femme-auteur italienne, née, en Dalmatie, vers 1840, qui a inséré des chroniques pleines de verve à la Nazione de Elorence, à la Gazzetta piemontese de Turin, au Caffaro de Gênes, au Bersagliere de Rome, au Livre de Paris et des nouvelles à la Perseveranza de Milan et à VAntologia de Turin. Nous avons d’elle « Cesare » ; « Stella cadente » ; « Sotto l’incubo », nouvelles, Milan, Galli, 1881 ; « Sempre amore », id., Brigola, 1882; « Veronica Grandi », 1883; « Nell’ ingranaggio », 1884; « Nu-
meri e sogni », 1886 ; « L’avvocato Malpieri » ;
« Nella nebbia » ; « Il romanzo délia morte », 1890, romans.
Spica (Pierre), chimiste italien, professeur ordinaire de chimie pharmacologique et toxicologique à l’Université de Padoue, né, le 21 juin 1854, à Caccamo (prov. de Palerme), étudia à l’Université Palermitaine et obtint son doctorat en 1875. De 1874 à 1879, il fut assistant à la chaire de chimie générale près de l’Université de Palerme ; il passa, en 1879, professeur extraordinaire à Padoue, où il est depuis décembre 1873 professeur ordinaire. Nous avons de lui plusieurs recherches originales insérées à la Gazzetta chimica italiana, aux Atti del Regio istituto Veneto un « Cours ortographié de leçons de chimie générale », et un volume intitulé « Chimica medico farmaceutica e tossicologica ».
Spiegel (Frédéric), orientaliste allemand, professeur des langues orientales à l’Université d’Erlangen, né, le 11 juillet 1820, à Xitzingen, près Wurzbourg, étudia aux Universités d’Erlangen, Leipzig et Bonn, visita les bibliothèques de Copenhague et de Londres pour compléter ses travaux scientifiques et, en 1849, fut nommé professeur à l’Université d’Erlangen. On lui doit: « Kammavâkya, liber de officiis sacerdotum buddhicorum », Bonne, 1841 ; « Anecdota Pâlica », Leipzig, 1845 ; « Chrestomathia persica », id., 1846; « Die Alexandersage bei den Orientalen », id., 1851 ; « Grammatik der Pârsisprache », id., 1851; « Avesta, die heiligen Schriften der Parsen », 2 vol., id., 1852-1852, version, 3 vol., 1852-1863, commentaire 2 vol., 1864-1869; « Zur Interprétation des Vendidad », id., 1853 ; « Einleitung in die traditionellen Schriften der Parsen », 2 vol., id., 1856- 1860; « Eran, das Land zwischen Indus und Tigris », Berlin, 1863; « Grammatik der altbaktr. Sprache », Leipzig, 1867 ; « Eranische Alterthumskunde », 3 vol., id., 1871-1878 ; « Arische Studien », id, 1874; « Vergleichende Grammatik der alteranischen Sprachen », id., 1882; « Ueber einige eingeschobene Stellen in Vendidad », Munich, 1850; « Die Altpersische, Keilinschriften im Grundtexte mit Uebersetzung, Grammatik und Glossar », Leipzig, 1862, 2e éd., id., 1881 ; « Die Arische Période und ihre Zustànde », id., 1887.
Spinelli (Alexandre-Joseph), érudit, bibliophile distingué, est né à Modène, en 1843. Son père, le docteur Nicolas S., époux de la marquise Héloïse Bellincini-Bagnesi, fut, en 1848, l’un des organisateurs de la Garde civique et de la Députation modenaise qui alla à Turin pour solliciter l’entrée des troupes sardes dans les Etats de la maison d’Este. M. S. fit ses premières études au Collège des Barnabites à Bologne ; ensuite, il suivit dans différentes universités les cours de droit et de mathématiques. Durant un séjour à Modène il contribua à l’amélioration
SPI
du catalogue des écrits de L. A. Muratori restes en possession de l’un de ses oncles, et facilita ainsi la publication, faite en 1872, par 1 abbé Vischi, des Archives de Muratori. En 1866, il entra au corps des volontaires italiens ; et plus tard, ayant passé dans l’armée régulière, il fit partie de la division qui occupa Rome, en 1870. Ayant quitté l’armée en 1875, il alla occuper la place de secrétairearchiviste dans la famille patricienne milanaise Sola-Busca, qui possède une excellente bibliothèque d’environ 20 mille volumes et de précieuses et d’intéressantes archives. Il mit en ordre les livres et la plus grande partie des documents manuscrits, travail qui fut d’un grand secours pour divers lettrés. Pendant sa demeure à Milan, il fut appelé à faire partie de la Société historique de Lombardie, de l’Académie de statistique physique et médicale, ainsi que de la Députation d’histoire nationale des provinces de Modène et de Romagne. Une belle collection des éditions de Bodoni, qu’il avait sauvee de la dispersion et ensuite augmentée, fut donnée par lui à la bibliothèque Braida de Milan. D’autre part, il fit présent à la Marucelliana de Florence de toute la correspondance entre Vallisnieri et Cestoni. Eu 1866, il sortit de l’administration de la famille Sola-Busca. Peu de temps après, l’honorable E. Coppino le chargea de mettre en ordre la bibliothèque du ministère de l’Instruction publique. Cet emploi ayant été supprimé par mesure économique au commencement de 1890, M. S. fut envoyé à Modène comme conservateur des manuscrits de la bibliothèque d’Este, et chargé de recueillir les lettres de Muratori pour hâter la publication prochaine de l’Épistolaire du grand historien. Outre de nombreux articles d’histoire et de littérature parus dans divers journaux, M. S. a publié les ouvrages suivants : « Lettere di Vincenzo da Filicaja a L. A. Muratori », Milan, Lombardi, 1875; « Lettere di Andrea Buonaparte a L. A. Muratori », id., id., 1876;
« Ricerche spettanti a Sesto Calende », id., Civelli, 1880; « Lettere di Carlo Talenti a L. A. Muratori », id., id., 1882; « Lettere di Carlo Goldoni e di Girolamo Medebach al conte Giuseppe Antonio Arconati-Visconti », id., id., id.;
« Notizie intorno a Bernabè de Sanctis di Urbino ( . . . . 1478) », id., id., 1883 ; « Alcuni fogli sparsi dell’abate Parini », id., id., 1884;
« Di Gio. Filippo Binaschi e di Ottavia Bajarda Beccaria », id., Bernardoni, id. ; « Bibliografia Goldoniana », id., Dumolard, id ; « Francisci Simonetæ carmen heroicum », Archivio storico Lombardo, an. XII, Milan, Bortolotti, 1885;
« Fogli sparsi del Goldoni », id., Dumolard, id. ; « Lettere di Maria e Margherita di Savoia a Margherita Langosco-Busca », id., Lombardi, id.; « La Danae, commedia di Baldassarre Tacconi (1496) », Bologne, Azzoguidi, 1888; « Let-
SPI 1793
tere a stampa di Lodovico Antonio Muratori », cette publication constitue le Bullettino V dell'istituto storico Italiano, Rome, Forzani, id. ; « Poesie inédite di Galeotto del Carretto », dans le 1er vol. des Am e memorie ddla gQ
cietà storica savonese , Savone, Bertolotto, id. ; « Le cronache dei Licei in Italia. Bibliografia »’ Rome, imp. Elzeviriana, 1889.
Spitta (Philippe), érudit allemand, critique musical, docteur en philosophie, professeur de science musicale à l’Université royale de Berlin, secrétaire de l’Academie des arts, directeur administratif de l’ecole royale supérieure de musique à Berlin; né, le 27 décembre 1841, à Wechold, près Hoya sur le Weser, Hanovre, étudia la philologie et 1 histoire à l’Université de Gœttingue, enseigna les langues anciennes à la lîitterschule de Réval, a été professeur au gymnase de Sondershausen et plus tard au Nicolai- Gymnasium de Leipzig; professeur à Berlin depuis 1875. Nous lui devons: « De Taciti in componentis enuntiatis ratione », Gœttingue, 1866; « Quæstiones Virgilianæ », id., 1867; « Johann Sébastian Bach », biographie, 2 vol., Leipzig, 1873 et 1880, version anglaise, 3 vol., Londres 1884-1885; « Ueber Johann Sébastian Bach », Leipzig, 1879; « Ein Lebensbild Rob. Schumann’s », id., 1881. Nous lui devons aussi la publication des « Dietrich Buxtehude’s Orgelcomposilionen », 2 volumes, id., 1875-1876; « Sômmtliche Werke von Heinrich Schütz », llc édition critique dont on a publié déjà 8 vol., à Leipzig, depuis 1885; des « Cantates, sonates pour orgue et messes », dans les œuvres complètes de W. A. Mozart, publiées à Leipzig par Breitkopf et Hârtel. Dans YAllg. Deutsch. Biographie , il publia des articles sur J. F. Alberts, G. Bôhm, A. Drese, Froberger, Heinichen, Homilius, Kaufmann, Kirchhoff, Kirnberger, Kittel, Knupfer, Krebs, Joh. Krieger, Joh. Ph. Krieger, Kuhnan, et- dans le Grove’s Dictionary of Music and Musicians sur Rudorff, Spontini, Schumann et Weber. Avec M. Chrysander et Guido Adler, il fonda la Vierteljahrschr. f. Musikwissenschaft paraissant à Leipzig. La Deutsche Rundschau , Y Alig. Musik. Zeitung , contiennent aussi une foule de ses articles très imptfï^ants pour l’histoire de l’art musical.
Spifteler (Charles), né, à Liestal (canton de Bâle-campagne), le 21 avril 1845 ; professeur au Gymnase de Bâle, il a publié, sous le pseudonyme de Félix Tandem, les deux poèmes de « Prométhée et Epiméthée », 1882, et « Extramundana », 1883.
Spitzer (Hugo), médecin autrichien, docteur en philosophie, professeur agrégé de philosophie à l’Université de Gratz, né, le 7 avril 1854, à Einôde (Styrie), fit ses études au Gymnase de Klagenfurth et à l’Université de Gratz, prit son habilitation à la Faculté des sciences dans cette Université, en 1882, et publia : « Nominalismus
1794 SPO
und Realismus in der neuesten deutschen Philosophie, mit Berücksichtigung ihres Verhâltnisses zur modernen Naturwissenschaft dargestellt », Leipzig, 1876; « Ueber Ursprung und Bedeutung des Hylozoismus », Gratz, 1881 ; « Ueber das Verhàltniss der Philosophie zu den organischen Naturwissenschaften », Leipzig, 1888;
« Beitràge zur Descendenztheorie und zur Méthodologie der Naturwissenschaft », id., 1885.
Spoll (Édouard-Accoyer), né, à Paris, le 16 novembre 1833, originaire de Metz, par son aïeul paternel et petit-fils du général Lajard, ministre de la guerre en 1792. Il voyagea en Orient (1858-1859) ; publia à son retour à Paris des impressions de voyages dans le Tour du monde , Y Illustration, et le Monde illustré. En 1861, il publia chez Hetzel « L’Esprit », de Mme de Girardin. A partir de 1863, il collabora d’une manière importante au « Grand Dictionnaire » de Pierre Larousse; cette collaboration dura plusieurs années. Il publia en 1844 la tranduction annotée de la « Terre et l’homme », d’Arnold Guyot. L’année suivante les « Contes étranges », traduction des principaux contes de Nathaniel Hawthorne qui a eu plusieurs éditions. Il collabora successivement à la Presse et à la Liberté de E. Girardin, à la Revue de Paris , à la Revue française , à la Revue britannique , à la Revue libérale. Il fonda, en 1867, le Corsaire avec Jules Lermina. Il collabora au Courrier français de Vermorel et à la Situation, journal antiprussien. A la suite de plusieurs condamnations prononcées contre lui par le fameux Delesvaux, pour de prétendus délits de presse, il fit trois mois de prison à Sainte-Pélagie. Il publia, en
1868, « Proudhon », étude biographique. En
1869, la Lanterne électorale avec Gilbert Martin. Il fit une campagne active dans les réunions publiques en 1869, et une campagne anti-plébiscitaire en 1870. Il fonda, en 1869, le Journal de lecture qui eut un grand succès littéraire, et l 'Histoire, grand journal politique interrompu par la guerre. Il partit pour Metz le 15 juillet 1870, comme correspondant militaire, et, resté dans la ville pendant l’investissement, il assista à toutes les affaires de cette malheureuse campagne. Après la reddition, il se réfugia à Bruxelles et publia le Courrier français et plusieurs brochures sur la chute de Metz, entr’autres: « La campagne de la Moselle ». Pendant la Commune, rentré à Paris, il soutint la politique de conciliation de la ligue des droits de Paris. En 1872, il voyagea en France pour le Petit Journal ; en 1873, il collabora au Soir d’Hector Pessard, puis il voyagea en Autriche, en Pologne, en Hongrie et en Roumanie. 11 a publié chez A. Lemerre: « Metz », 1870. De 1874 à 1876, il collabora à la France, au Bien 'public et à la Réforme économique. Il collabora au Voltaire en 1878. En 1880, il fonda YExpress qui soutint la politique de l'union républicaine et cessa de paraître en