TAS
id., id., id., élégant recueil d6 sonnets et d’odes, dont Josué Carducci accepta la dédicace et qui fut favorablement accueilli par la critique littéraire; « Europa. Esametri », Ferrare, 1888; « La leggenda di Santa Giulia », Bologne, Azzoguidi, 1889; « Canti di popolo », traduction des chants populaires des slaves de Bohême, Palerme, Baravecchia, 1890 ; « Le donne del 5 e 6 ottobre 1789 », sonnets, Livourne, Giusti, 1888.
Taruowski (le comte Stanislas), historien littéraire polonais, né, en 1887, à Dzikow en Gallice, a étudié à Cracovie et à Vienne. Ayant pris part à l’insurrection de 1868, il fut gardé en prison pendant deux ans; de 1867 à 1870, il fut député au Reichsrath et enfin en novembre 1869, il fut nommé professeur à l’Université de Cracovie. Nous avons de lui: « Histoire du monde avant le Christianisme »; « Le roman polonais au commencement du XIXe siècle »; « La décadence de la littérature polonaise au XVIIIe siècle »; « Le Coriolan de Shakespeare », étude, 1869 ;• « Causeries florentines », traduction de Klaczko ; « Le secret de l’année 1688 », essai historique publié dans Y Annuaire de l’Académie des sciences, 1883; * Lettres du Roi à la Reine pendant l’exposition », id.;
« Le roi Jean Sobiesky », id; « Les drames de Schiller», 1884; « Szuisky au Collège », 1886 ; « Les écrivains politiques de la Pologne », deux vol., id. ; « Léon XIII » ; « Mes vacances »; « Jean Rechousky, sa vie et ses œuvres », 1888 etc.
Tartara (Alexandre), professeur ordinaire de littérature latine à l’Université de Pise, né, à Cornale, près de Voghera, en Piémont, fut licencié en belles-lettres en 1872. Après avoir été trois ans professeur de Gymnase à Chieri, il fut envoyé par l’Etat à Berlin pour s’y perfectionner. L’illustre Mommsen dirigea ses études. Revenu en Italie, il publia aux Actes de V Académie des Lincei, et à la Rivista di filologia e d’istruzione classica plusieurs mémoires dont nous donnons les titres: « Osservazioni di storia romana nell’anno 537-217 sulle legioni, sugli imperi e sull’ istituzione delle provincie consolari », 1880 ; « Tentativo di critica sui luoghi Liviani contenenti le disposizioni relative aile provincie e agli eserciti délia Repubblica Romana », 1881 ; « Dalla battaglia délia Trebbia a quella del Trasimeno », 1881-82 ; « Animadversiones in locos nonnullos Valeri Catulli et Titi Livii », Rome, 1888, 2me éd. 1882; « De Plautis Bacchidibus commentatio », Pise, 1885;
« I precursori di Cicerone », 1888. Depuis 1883, M. T. est professeur de langue latine à l’Université de Pise.
Tassiui (Joseph), docteur en droit, historien italien, né, à Venise, en 1827; il s’occupa de bonne heure de l’histoire de sa ville natale. Nous avons de lui les ouvrages suivants: « Curiosité Veneziane, ovvero origini delle denomi-
nazioni stradali di Venezia », Venise, Cecchini, 1863 ; id., Grimaldo, 1872 ; id., Fontana, 1881 ; id., Merlo, 1887; « Alcune delle più clamorose condanne capitali eseguite in Venezia sotto la Repubblica », id., Cecchini, 1866; « Alcuni palazzi ed antichi edifici di Venezia illustrati », id., Fontana, 18 <9; « Edifici di Venezia, distrutti o vôlti ad uso diverso da quello a cui furono destinati », id., Cecchini, 1885 ; « Veronica Franco célébré poetessa e cortigiana del secolo XVI », id., Grimaldo, 1874; « Feste, spettacoli, divertimenti e piaceri degli antichi Veneziani », id., 1890.
Tancliuitz (le baron Chrétien-Bernard de), chef de la maison de librairie qui porte son nom et qui est établie à Leipzig, est né le 25 août 1816. C est cette maison qui édita la collection d’ouvrages anglais ( Collection of British Authors ) très répandue en Allemagne et à l’étranger. Le chef de cette librairie reçut du duc de Saxe- Cobourg le titre de baron qui lui a été aussi reconnu par le roi de Saxe et fut nommé membre à vie de la première Chambre Saxonne.
Taonay (Alfred d’Escragnolle) , écrivain sud-américain, Sénateur de l’Empire du Brésil, est né, à Rio-de-Janeiro, le 22 février 1843, d une famille de la noblesse française émigrée de France à l’occasion de la Révolution et établie d’abord en Portugal et ensuite au Brésil, depuis 1808 et 1816. Bachelier ès-lettres en 1858 et ès-sciences mathématiques en 1863, il suivit la carrière militaire, dans laquelle il fit les deux campagnes de Matto Grosso et de la Cordillera (au Paraguay) de 1865 à 1870. Souslieutenant, lieutenant et capitaine d’artillerie, il passa commandant à l’état-major et donna en 1885 sa démission, après avoir rempli pendant longtemps la place de professeur du cours supérieur de l’École Militaire de Rio-de-Janeiro. La première des deux campagnes, celle de Matto Grosso, une des plus terribles de toute la longue guerre du Paraguay, lui donna l’occasion d’écrire un récit, qui eut un grand retentissement au Brésil « La retraite de Laguna », et lui valut un certain renom en Europe. C’est une narration très dramatique et mouvementée des évènements de la retraite qu’un corps d’armée brésilien fut obligé de faire, après avoir envahi imprudemment le nord de la République du Paraguay. Les souffrances endurées, l’héroïque résistance offerte aux ennemis et la dévastation du choléra sont racontées avec beaucoup de simplicité et de grandeur, ce qui valut à l’auteur, de la part de certains critiques européens, le surnom flatteur de Xénophon moderne (Ernest Aimé, Pinheiro Chagas, Revue Britannique et autres). De cet ouvrage, il existe deux éditions françaises, la première de 1871 à Riode-Janeiro, imprimée par ordre du Gouvernement brésilien; la seconde de 1879, chez Plon, à Paris. Ecrit en français, il a été traduit en
portugais, on allemand, on suédois, etc. Dans la campague de la Cordillera de 1869 à 1870, dirigée par Son Altesse le Comte d Eu, epoux de la Princesse Impériale du Brésil, M. T. occupa un poste de confiance près le Commandant en chef et, après son retour à Rio-de-Janeiro, publia le « Diario de Campanha », qui a le caractère de publication officielle, 1 vol. de 500 pages, 1870. Comme homme politique, il a été élu député aux Chambres par la Province de Goïaz en 1872 et a représenté cette région jusqu’en 1875. Réélu en 1877, il fut nommé président de la province de Sainte-Catherine, ou il acquit de telles sympathies, qu’à l’occasion de la réforme de l’élection directe (1881) il y sut se faire élire député en 1882. Présente dans une liste sénatoriale en 1886, il a été nommé, par l’Empereur, Sénateur inamovible. M. T. s’est toujours distingué au Parlement brésilien par ses idées avancées. Il est considéré comme le pionnier du parti conservateur et comme l’apotre de l’immigration européenne. Il n’a jamais cesse de prôner les grandes mesures si nécessaires au développement des pays nouveaux, la grande naturalisation, le mariage civil, la sécularisation des cimetières, la séparation de l’Église et de l’État, la liberté de conscience, etc. Il s’est toujours prononcé avec la plus grande énergie en faveur de l’abolition immédiate de l’esclavage. M. T. a rencontré de grands obstacles dans son pays; cependant la propagande dont il s’est fait le chef gagne du terrain tous les jours. Son activité comme homme de lettres est très grande. Polémiste ardent et très apprécié, il a touché à tous les genres de la littérature. Comme romancier il a publié un grand nombre de volumes estimés par le public brésilien: « Mocidade de Trajano », 1872; « Le manuscrit d’une femme (larmes du cœur) », 1873; « Innocence », considéré son chef d’œuvre, 1878, peinture très vraie et très délicate des mœurs et coutumes de l’intérieur du Brésil, 2me éd. en 1884, publiée en français comme feuilleton dans un journal de Paris; « Ouro sobre azul », 2 vol., 1875; « Histoires brésiliennes », 1876; « Narrativas militares », 1878, et d’autres ouvrages de description de la nature comme « Céos e Terras do Brazil », 1882, ou de critique, 2 vol., 1883-1884, et des rapports officiels, des biographies, des « Scènes de voyage », et des œuvres de propagande, comme « Mariage civil », 1886; « Grande naturalisation », 1887, etc. M. T. soutient avec le plus grand éclat la Société centrale d’immigration , dont il est l’ami et qui a concouru depuis 1883 à modifier d’une manière très sensible l’opinion de tout le Brésil à l’égard des idées de progrès et de civilisation. Comme orateur parlementaire, M. T. a toujours occupé une place très marquée. Sa parole fait poids dans les grandes occasions; bien que ses opinions soutenues toujours avec la plus grande ténacité lui fassent