‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 294 sur 496 · TCH · texte numérisé non relu

TCH

secrétaire de l’arsenal furent sa récompense. Au commencement de 1875 le Gouvernement chinois envoya en France M. Prosper Giquel pour y traiter de l’achat du matérial de sa flotte, et lui adjoignit, comme secrétaire, le lieutenant T.-K.-T. Cette mission lui valut, au retour, les grades successifs de capitaine et de commandant. En 1877, à son second voyage en France, le commandant T.-K.-T. suivit à Paris les cours de l’Ecole libre des sciences politiques. La légation de Chine à Paris étant fondée (avril 1878), il en devint secrétaire. En novembre de la même année il fut envoyé à Berlin en qualité d’attaché militaire. En 1880, il est lieutenant-colonel, successivement à Vienne, à La- Haye, à Rome; il est de toutes les créations d’ambassades chinoises en Europe. Il parle allemand à Berlin et à Vienne, anglais à Londres, français à Paris. En 1881, il est nommé colonel et reçoit en même temps l’ordre de la Plume de Paon , décoration militaire qui se porte à l’arrière du chapeau. L’année suivante, il rentre en Chine en vertu d’un congé. En 1883, le célèbre Li -Hung-Chang le charge d’amener en France une Compagnie de contre-maîtres pour y faire leur éducation industrielle. Le 1er mai 1884, le général Tcheng-Ki-Tong a été nommé secrétaire de la Légation de Chine à Paris. Il a publié: « Les Chinois peints par eux-mêmes », 1883; « Le Théâtre des Chinois », 1884. On annonce comme devant paraître prochainement: « Mes conférences sur la Chine » et « Contes Chinois ».

Tehiliatclief (Pierre de), géologue et naturaliste russe, né, en 1812, à Gatchina, près de St.-Pétersbourg, d’une famille noble de la Bohême, qui émigra au XIVe siècle en Pologne, et destiné à la carrière diplomatique, éprouva, de bonne heure, la passion des voyages d’explo* ration et des découvertes. Entré fort jeune au Ministère des affaires étrangères, il fut attaché à l’ambassade de Russie à Constantinople, où il demeura trois ans (1841-44), et songea dès lors à faire de l’Orient le théâtre de ses futures explorations scientifiques. En 1844, il quitta la diplomatie pour se livrer à l’étude des sciences naturelles, et, après deux années passées à l’Académie des mines de Freiberg, il retourna à St.- Pétersbourg où il fut chargé d’une mission scientifique dans l’Altaï. Il en a publié la relation sous ce titre: « Voyage scientifique dans l’Altaï et dans les contrées adjacentes », avec atlas, Paris, 1846. A son retour, M. de T. s’occupa de réaliser le projet d’explorer en grand l’Asie-Mineure, et pour être plus libre il renonça à toute position officielle, se démit de sa charge de gentilhomme ordinaire de la chambre de l’Empereur et rendit toutes les propriétés dont il avait hérité du chef maternel, il partit seulement accompagné d’un domestique français qui succomba pendant le voyage, et d’un Tartare. Il parcourut toute cette

TEC 1827

contrée qui n’était connue que sous le rapport archéologique, et, après six années de labeurs et de dangers, il put entreprendre d’en publier le tableau physique le plus complet. Son bel ouvrage intitulé: « L’Asie-Mineure, description physique, statistique et archéologique de cette contrée », se divise en 4 parties: la géographie physique, la climatologie et la botanique, la géologie, la statistique et l’archéologie. Lorsque les deux premières parurent (Paris, 1853-56), elles suffirent pour faire apprécier l’immensité des matériaux recueillis par l’auteur, ainsi que l’habileté avec laquelle ils étaient mis en œuvre. Il a paru deux autres tomes en 1860 et 1862. 11 convient encore de citer à part: « Le Bosphore et Constantinople », 1864. En 1879, M. T. s’est rendu en Tunisie. A son retour, il publia un gros volume (695 pag. avec cartes) intitidé : « Espagne, Algérie et Tunisie », Paris, 1880, qui fut traduit en allemand et publié en 1882 chez Trübner à Leipzig, sous le titre: « Spanien, Algérien und Tunis ; deutsche verbesserte und stark vermehrte Aufgabe ». Cet infatigable écrivain vient de publier à Florence, chez Louis Niccolai: « Etudes de géographie et d’histoire naturelle », 1890.

Tebaldi (Auguste), professeur italien de psychiatrie à l’Université de Padoue, né, en 1833, à Vérone, où il fit ses premières études, suivit les cours universitaires à Padoue, émigra en 1859, s’enrôla médecin volontaire dans l’armée sarde, quitta le seiwice en 1860, et en 1867 fut nommé libre-Docent de psychiatrie. Nous avons de lui: « Pensiero sull’amicizia », Vienne, 1856; « Del sogno », étude médico-psycologique, Milan, 1861; « Alienati ed alienisti », Turin, 1864; « Impressioni di un viaggio in Oriente » ; « Esperimenti di terapia sulla pellagra », dans la Gazzetta medica itnliana delle provincie lombarde , 1881-83; « Ragione e pazzia », Milan, Hœpli , 1884; « Fisonomie ed espressioni studiate nelle loro deviazioni », avec atlas de 38 héliotypies, Padoue, Drucker et Tedeschi, 1884 ; « Due osservazioni di pazzia comunicata », dans le journal Il Manicomio , 1886.

Tecluuer (Frédéric), philologue allemand, né, en 1843, à Pollnow (Poméranie), professeur de philologie générale à l’Université de Leipzig, fondateur et directeur de l’ Internationale Zeitschrift für allgemeine Sprachwissenschaft ; il a publié : « De Scientiæ naturalis unitate et articulatione », Gryhhiswaldiæ, 1867; « Einleitung in die Sprachwissenschaft », Leipzig, 1880;

« Zur Veranschaulichung der Lautbildung », id., 1885; « Naturwissenschaftliche Analyse nach Synthèse der hôrbaren Sprache », id., 1884;

« Transcription mittels der lat. Cursivschrift », iff., id. ; « Sprachwissenschaftliche Bibliographie des Jahres 1883 », id., id.; « Sprachentwicklung, Spracherlernung, Sprachbildung », id., 1885;

« Beitrâge zur Geschichte der Franzôsischen

Page 1