‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 331 sur 496 · USE · texte numérisé non relu

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« Les femmes de Windsor » ; « La noce sanglante », en vers ; « Poésies, d’après Heine »; « Mémoires divers », et « Oeuvres historiques ». Il est collaborateur de la traduction de l’« Histoire » de Schloper.

Urecliia (Basile- Alexandre), publiciste roumain de la Moldavie, ancien directeur général de l’instruction publique, professeur d’histoire, député, fondateur de l’Athénée Roumain, né, le 27 février 1834, à Petra, a fait ses études à Yassy et à Paris. Les services qu’il a rendus à la cause de l’instruction publique dans son pays lui ont valu la grande médaille nationale du mérite. En dehors des Annuaires de l’instruction publique et du Clergé et du Bulletin de l’instruction publique, on lui doit quatre volumes de drames, un volume de discours, un cours d’histoire roumaine, en deux volumes, un roman: « Zriubrul si Vulturul », et, en outre, en collaboration avec Kogalniceanu, Codrescu et Molinescu, « Stela Dunarei ».

Urlichs (Charles-Louis), philologue classique allemand, conseiller intime de la Couronne de Prusse, né, à Osnabrück, en 1813, a étudié à Bonn et à Rome et a passé comme professeur depuis 1844 aux universités de Greifswald et Wurzbourg. Nous avons de lui: « Description de Rome », Stuttgard, 1845; « Topographie romaine de Leipzig », id., id. ; « L’abside des anciennes basiliques », Greifswald, 1847 ; « Crestomathia pliniana », Berlin, 1874; « Vie et œuvres de Skopas », Leipzig, 1863; « Vmdiciæ Plinianæ », Erlangen, 1866; « La glyptothèque de Louis I roi de Bavière », Munich, 1867; « Codex Urbis Rornæ topographicus », Wurtzbourg, 1874; « De vita et honoribus Taciti », id., 1879; « Griechische Statuen in republicanischen Rom », id., 1880; « Das holzerne Pferd », id., 1881; « Bomischer Bilderhaskel », id., 1883; « Archæologische Araleklen », id., 1884; « Arkesilaos », id., 1887, etc.

Urtoller (Jean), jurisconsulte italien, né, à Cesena, issu d’une noble famille du Tyrol, le 11 juin 1845, fit son droit à Bologne et à Pise et entra bientôt dans l’enseignement universitaire, comme professeur de droit constitutionnel à Parme. Il publia dans les revues spéciales plusieurs mémoires réunis maintenant en volume (1878) sous le titre: « La donna ed i nuovi tempi ». En 1881, chez Gherardo Gargano à Cesena, il publia le 1er volume du « Commentario sullo Statuto fondamentale d’Italia », ouvrage essentiel dont le deuxième vol. a été publié en 1888, à Florence, chez Le Monnier ; 4 autres volumes sont en préparation. M. U. a été nommé en 1882 professeur à l’école des Scienze sociali à Florence pour la chaire de science et de littérature politique, et a été un des fondateurs de la Rivista di scienze sociali. M. U. a quitté l’enseignement en 1888.

Usener (Hermann), érudit et philologue alle-

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mand, né, le 24 octobre 1834, à Weilbourg (ancien duché de Nassau), étudia au gymnase de son pays natal et aux Universités de Heidelberg, Munich, Gœttingue et Bonn. Après avoir enseigné de 1858 à 1861 au gymnase de Berlin, il devint professeur extraordinaire à l’Université de Berne, et en 1863 professeur ordinaire à l’Université de Greifswald. Depuis 1866 il enseigne la philologie classique à l’Université de Bonn. En dehors de nombreux essais dans le Rheinische Muséum , dans la Zeitschrift f. protestant. Théologie etc., il a publié: « Quæstiones anaximeneæ », Goettingue, 1856; « Analecta theophrastea », Leipzig, 1858; « Scholia in Lucani bellum civile commenta Bermensia », id., 1869 ; « Anecdoton Ilolderi », id., 1877 ; « Legenden der heil. Pelagia », Bonn, 1879; « Acta S. Marinæ et S. Christophori », Bonn, 1886; « Altgriech. Versbau », id., 1887 ; « Euripidea, ed. », Leipzig, id. ; « De Stephano Alexandrino », Bonn, 1880 ; « Philologie und Geschichtswissenschaft », id., 1882; « Religionsgeschichtliche Untersuchungen », id., 1889; « Dionysii Italie, librorum demonstratione reliquiæ », id., id.

Uspenskî, famille de lettrés russes, dans laquelle on signale les noms de Nicolas, ancien collaborateur de la célèbre revue Sovremenilc (Le Contemporain ), auteur de nouvelles, récits, esquisses, tableaux de la vie russe, esquisses de la vie du peuple, qui ont été réunis en trois volumes ; Gleb, auteur des « Jours de fête et des jours de travail », ainsi que des « Esquisses et Récits », 1871; Serge, lettré, historien, esthéticien, critique, ancien professeur à l’Université d’Odessa, actuellement à la tête du Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Usteri (Jean-Martin), exégète et professeur suisse, fils d’un conseiller d’Etat, né, le 13 juin 1848, à Zurich, étudia la théologie à l’Université de cette ville, à celles de Bâle et de Tubingue, devint l’un des plus fidèles disciples de Beck et fut après son retour en Suisse nommé successivement pasteur des paroisses d’Ostweil (1871), de Hinweil (1876), d’Affoltern (1885). Le parti évangélique l’engagea en 1885 à donner, en qualité de privat-Docent , des cours sur l’exégèse du Nouveau-Testament à l’Université de Zurich, qui lui témoigna sa gratitude en lui conférant en 1887 pour ses beaux travaux sur Zwingli le diplôme de docteur en théologie honoris causa. Nous indiquerons comme les plus importantes publications de M. U.: « Soixante questions et réponses sur la foi et la vie du Chrétien », un manuel destiné à l’enseignement des cathécumènes, Zurich, 1882, 6me éd. 1886, trad. en romanche par Coraï; « Ulrich Zwingli, un témoin de la foi évangélique égal à Luther », brochure pour le jubilé, Zurich, 1883; « La parole de Dieu demeure éternellement », 8 discours, 1883; « Le règne et la force du Christ », discours pour l’ou-

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verture du Synode, Zurich, 1884; « Zwingli et Érasme », étude sur l’histoire de la réformation, Zurich, 1885; c Le Fils de l’homme, une désignation que Jésus s’applique à lui-même », id., 1886; « Commentaire historique et pratique sur la première Epître de Pierre », id., 1887. M. U. a inséré dans les « Studien und Kritiken », 1882-1884, une suite d’articles sur « La doctrine du baptême et des sacrements d’après Zwingli, Calvin, Bullinger, Oecolampade, Léon Juda, les théologiens de Strasbourg », une autre, 1885-1886, sur les « Initia Zwingli », ou le développement spirituel du réformateur avant les débuts de son activité publique. En 1886 a paru dans la Revue théologique suisse un travail exégétiques sur les « Paraboles de Jésus ».

Usuelli-Ruzza (Henriette), femme-poète italienne, né, à Monza, en mai 1886; elle dirige maintenant l’École Supérieure des jeunes filles à Padoue. Nous avons d’elle un volume de poésies lyriques publiées à Trevise en 1871, ainsi qu’une collaboration suivie aux journaux de la péninsule.

Uzanue (Louis-Octave), éminent lettré, érudit et bibliophile français, directeur de la revue bibliographique et de curiosité qui se publie depuis 1880, de mois en mois, à Paris, intitulée : Le Livre , est né, à Auxerre, le 14 septembre 1851. Essayiste spirituel, M. U. a écrit des préfaces charmantes à une longue série de livres rares d’érudition. Il a surtout illustré en maître les livres galants français du XVIIIe siècle; il a aussi illustré en quatre volumes, les « Poètes de ruelles au XVIIe siècle ». Parmi ses livres détachés, les suivants lui ont créé une réputation d’écrivain délicat : « Caprice d’un bibliophile », nouvelle, 1878 ; « Le Bric à brac de l’amour », roman; « Le Calendrier de Vénus »; parmi ses éditions, en dehors des livres galants, on doit citer surtout les « Lettres » de Voltaire, en deux vol., avec une préface et des notes. Toutes ses éditions sont très soignées.

Uzielli (Gustave), polygraphe italien, né, à Livourne (Toscane), le 29 mai 18^9. Il fit ses premières études à Marseille, où il fut nommé bachelier ès-sciences, le 25 octobre 1857, et il les continua à l’Université de Pise, où il fut nommé docteur en mathématiques le 1er juillet 1861. Dans l’entretemps, il prit part aux guerres de l’indépendance italienne en 1859 en Lombardie comme soldat d’artillei’ie, et en 1860 dans la campagne de Garibaldi comme officier. A la bataille du 1er octobre sur le Volturno, sa compagnie fut la première à ouvrir le feu et pour la défense de Porta Capua il eut alors une médaille à la valeur militaire. En 1863, 1864 et 1865 il demeura à Paris, où il suivit les cours de l’Université: il fut admis dans le laboratoire de M. Frémy et s’occupa particulièrement de minéralogie et de cristallographie. En 1866, il prit part à la guerre dans le Tyrol avec le corps

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de Garibaldi. En 1868-69, il fonda avec l’astronome Donati l 'Officina Galileo , avec le but de construire des instruments de précision et il en eut la direction. Il chercha d’un côté à suivre les grands exemples de d’Amici et de Porro, de l’autre a faire harmoniser les intérêts et le succès de l’établissement avec le bien-être des ouvriers. IL Officina Galileo arriva bientôt à la tête des établissements analogues de l’Italie et elle eut la seule médaille d’or accordée à la mécanique de précision à l’Exposition de Milan de l’année 1871, où il présenta divers instruments dont il est l’inventeur (voir le Politecnico , 1871), et une médaille d’or à l’Exposition de Vienne en 1873. Des idées différentes de celles des actionnaires de Y Officina sur la direction essentiellement scientifique à donner à cet établissement le décidèrent à s’en retirer quelque temps avant 1873, et il se consacra depuis lors à ses études. Il s’occupa presque exclusivement de 1869 à 1875 de cristallographie et d’études sur l’Histoire scientifique de la Renaissance et surtout à contribuer au développement du mouvement géographique et maritime en Italie. En 1873, il fut nommé membre du Conseil de la Société italienne de géographie. En 1874-75, il proposa et eut la direction et il fut l’auteur d’une partie de l’ouvrage : « Studii bibliografici e biografici per servire alla Storia délia geografia in Italia », qui reçut une des premières récompenses (lettre de distinction) à l’Exposition internationale géographique de Paris en 1875. Il fut avec M. Malvano et Maraini, en 1875, membre de la Commission pour l’expédition Antinori en Afrique. Tout en restant dans le Conseil de la Société, il sortit bientôt de la Commission, étant contraire au but complexe de l’expédition excessivement vaste, et inexécutable, convaincu qu’une Société géographique ne doit pas avoir des buts immédiats politiques et commerciaux; persuadé d’autre part que la conquête de l’Afrique peut se faire seulement avec le fer et l’argent; que les religions de la Bible et de l’Évangile ne peuvent pas s’adapter à l’état intellectuel des Africains et que seule la religion mahoméfane peut actuellement faire survivre la race africaine dans sa lutte contre la civilisation Européenne. Son opposition énergique dans le Conseil et dans la presse eut cette singulière conséquence, que M. Maraini relateur de la Commission publia son travail (Bull, de la Soc. Geogr., 1875), au nom de trois membres de la Commission, mais sans le communiquer à Uzielli qui releva l’omission dans une lettre publiée dans VOpinione de Rome (1876), lorsqu’il dut rejeter toute responsabilité pour les échecs éprouvés par l’expédition Antinori ; la polémique qui eut lieu alors et son opposition inébranlable et dont il fit tous les frais, à toute déviation de la Sol ciété vers la politique et l’industrie, provoqua

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une transformation radicale dans la Société même, qui reprit depuis lors sa marche naturelle et normale, mais lui procura naturellement des ennemis acharnés. Il eut dans l’intervalle du Ministère de la Marine la direction de V Italie Maritime, , publication périodique dont le but excellent était de tenir les officiers de la marine au courant des progrès de la science théorique et pratique. Mais un changement de ministère eut pour conséquence la fin de cette publication. En 1874, il entra dans l’enseignement. Il fut nommé professeur de minéralogie et de géologie à l’Université de Modène en 1877, et en 1880 à la même chaire à l’Ecole d’Application pour les ingénieurs à Turin, où, depuis lors, il s’est occupé dans plusieurs publications et conférences publiques, et il s’occupe encore de l’avenir de la Vénétie plate, c’est-à-dire de la région comprise entre le cours inférieur de l’Adige et du Po, et entre ce fleuve et le Reno, région destinée, suivant l’opinion d’éminents ingénieurs français et italiens, à être complètement ruinée et détruite, si le gouvernement italien ne réussit pas à vaincre les intérêts particuliers et à appliquer une systématisation hydraulique générale à cette région, systématisation reconnue indispensable et pour laquelle on peut consulter les Atti des congrès des ingénieurs tenus en Italie dans les années 1872 (Milan), 1875 (Florence), 1879 (Naples), 1888 (Rome) et 1884 (Turin). Ses principales publications se rapportent aux matières suivantes : Minéralogie et géologie: « Risoluzione analitica di problemi délia cristal lografia », dans les Atti dell’ Accademia delle scienze di Torino, 1867 ; « Sopra lo Zircone délia Costa Tirrena », dans les Atti délia R. Accademia dei Lincei de Rome, Salviucci, 1876; « Note sopra la baritina e il ferro oligisto di Calafuria. Sulla pirotina délia miniera del Bottino », id., id., id. ; « Nota sopra la mancinite », id., id., 1877 ; « Sopra la titanite e l’apatite délia Lama dello Spedalaccio », id., id., id.; « Nota sulle strie di dissoluzione dell’allume potassico di cromo », id., id., id. ; « Studii di cristallografia teorica », id., id., id. ; « Sopra la lettera del signor Carlo De Stéfani intitolata : 1’ Oligisto e gli altri minerali che si trovano al capo di Calafuria », dans le Bollettino del R. Comitato Geologico , Rome, Barbèra, id. ; « Osservazioni sulla memoria del sig. Ing. G. Grattarola, intitolata: Dell’unità cristallonomica in mineralogia », dans le Nuovo Cimento, 1878 ; « La mineralogia in Italia », dans la Rassegna Settimanale , id. ; « L’industria del ferro in Italia », Rome, imp. de VOpinione, 1888 ; « Appunti per servire alla storia ed al riordinamento delle collezioni di mineralogia, geologia e paleontologia délia R. Université di Modena », Modène, G. T. Vincenzi e Nipoti, 1880 ; « I Musei di Modena », dans le Cittadino, id.; id. ; « Conclusioni di una memoria

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sulle argille scagliose dell’Apennino », dans le Bollettino del R. Comitato geologico , Rome, Barbèra, 1879; « Argille scagliose », dans VAnnuario délia Società dei naturalisa in Modena , 1880; « Nota sulle argille scagliose e galestri », dans le Bollettino del R. Comitato geologico , id.; « Nota sopra le pietre verdi di Renno », dans VAnnuario délia Società dei naturalisa di Modena , id. ; « Oscillazioni del suolo d’Italia », dans le Bollettino délia Società Geografica Italiana , Rome, 1881 ; « Sulle argille scagliose », dans le Bollettino délia Società Geologica Italiana 1883; « Nota sulle ondulazioni terrestri in relazione colla orografia degli Apennini e delle Alpi », id., id., id. ; « Osservazioni sulla legge di ortogonalità delle forze in geologia », id., id., id. ; « Sopra un cranio di coccodrillo trovato nel Modenese », id., id., id. ; « Le commozioni telluriche e il terremoto del 23 febbraio 1887 », Turin, Roux e C., id ; « (Cesare Jonchi) Gita geologica nella Liguria orientale », id., id., 1888. Idraulique et géographie physique et géographie: « Le acque e la loro azione nella vallata del Po », dans le Bollettino délia Società Geografica Italiana , Rome, G. Civelli, 1882 ; « Una questione di giustizia a proposito delle inondazioni del Veneto », Rome, Forzani et C., id. ; « Alcune osservazioni orografiche e idrografiche », dans le Bollettino délia Società Geologica Italiana, id., G. Civelli, 1883; « Studii di geologia idraulica, osservazioni sopra alcuni principii dell’idraulica teorico-pratica in relazione aile condizioni dei fiumi dell’Alta Italia », dans les Atti del Bollettino degli architetti ed ingegneri in Firenze, Florence, Carnesecchi, 1886; « Il coloramento del mare », dans la Rivista Marittima , Rome, 18<3; « Relazione da presentarsi al III Congresso geografico internationale », Bollettino délia Società Geografica Italiana, id., Salviucci, 1881 ; « Sui movimenti del suolo », dans les Atti délia Società Metereologica Italiana , Turin, S. Giuseppe, 1881 ; « Istruzioni di geografia e topografia per i viaggiatori », dans la Rivista Marittima , Rome, Barbèra, 1876 ; « Istruzioni per fare le osservazioni geografiche e topografiche », id., Eredi Botta, 1880; « Sui progressi délia idrografîa, topografia e geografia d’Italia », dans V Italia Economica, 1873 ; « Cenni sulle regioni polari », dans le Bollettino délia Società Geografica Italiana, 1869; « Il polo artico », dans la Gazzetta d’Italia , 1872; « Recenti esplorazioni nella Papuasia e isole circonvicine », dans le Bollettino délia Società Geografica Italiana , Rome, 1873; « Spedizione geografica Africana », dans l’ Opinione, 1876 ; « Spedizione al fiume Ogouè », id., id., id. ; « Le Società Geografiche », dans l’ Opinione, 1877. Physique : « Nota sopra un nuovo goniometro », dans le Nuovo Cimento, 1872; « Baromètre hypsométrique à soupape », Florence, Pellas, 1872 ; « Nuovo orizzonte ar-

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tificiale », dans la Rivista Maritüma, 1878 ;

« Bibliografia. Gli strumenti a riflessione per xnisurare angoli, di G. B. Magnaghi », dans VOpinione, 1875; « Il Telemetro », id., id. ;

« Notizie intorno ad alcuni strumenti presentati al Cougresso degli scienziati tenuto in Borna nell’autunno del 1878 », dans les Atti del XI Congresso degli scienziati , Rome, G. B. Paravia, 1875. Histoire : « Sopra alcune osservazioni botaniche di Leonardo da Vinci », dans le Nuovo Giornale botanico Italiano , Florence, 1869; « Ricerche intorno a Leonardo da Vinci », Pellas, 1872; « Ricerche intorno a Leonardo da Vinci », Rome, Salviucci, 1884; « Per la pubblicazione dei manoscritti e dei disegni di Leonardo da Vinci », Turin, Speirani, 1884; « Ricerche intorno a Paolo Dal Pozzo— Toscanelli », dans le Bollettino délia Società Geografica lt.aliana , 1873; « Délia grandezza délia terra secondo Paolo Dal Pozzo— Toscanelli », dans le Bollettino di bibliografia e di storia delle scienze matematiche e fisiche , Rome, 1884 ; « Ricerche intorno a Paolo Dal Pozzo— Toscanelli », dans le Bcllettino délia Societa Geografica Italiana , id., Soc. Geogr. It., id.; « La lettera dell’isole che ha trovato nuovamente il Re di Spagna », Bologne, G. Romagnoli, 1873 ; « Il libro di Ferdinando Colombo », dans le journal Il Buonarroti , Rome, 1874 ; « Mappamondi, carte nautiche e portolani del mevio— evo e dei secoli delle grandi scoperte marittime », dans les Studii bibliografici e biografici délia storia délia geografia in Italia , id., imp. Elzeviriana, 1875 ; « L’ebraismo nella storia », dans le journal 11 Diritto, id., Civelli, 1873 ; « Bibliografia. Archivio délia Società romana di Storia patria », dans VOpinione, 1877 ; « G. B. Donati », dans le Bollettino délia Società Geografica Italiana , 1873; « Alcune parole su Quintino Sella », Turin, Speirani, 1884 ; « A Quintino Sella », dans un Numéro unico del Supplemento délia Letteratura , 1888, Torino-Biella, id. ; « Roma o Firenze », Florence, Bocca, 1870. Divers : « Curiosità bibliografiche n. 5. Said Ebn-Aman, novella Abissina », id., Dotti, 1872 ; « Appunti sopra alcuni progetti di riordinamento ed ingrandimento del palazzo universitario délia R. Università di Modena », Modène, 1879; « La succursale dei Giovi », dans le Risorgimento de Turin, 1881 ;

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« Indice bibliografico delle opéré pubblicate in Roma ecc. dal 1879 a tutto il 1877 », dans la Monografia délia città di Roma e délia campagna romana , Rome, imp. Elzeviriana, id. ; « Amicus Plato, sed magis arnica veritas », p. 1-20, extrait de La Letteratura , Turin, 1889 ; « Studii di geologia topografica e idraulica », p. 1-41, extrait du Bollettino délia Società Geografica Italiana , id. ; « L’Epistolario Colombo-Toscanelliano e i Danti », p. 1-34, id. id. ; « Leonardo da Vinci e tre gentildonne milanesi del secolo XV », extrait de La Letteratura , 1890;

« Viaggi di Leonardo da Vinci nelle Alpi del Piemonte e délia Lombardia », extrait du Bollettino del Club Alpino Italiano , id. ; « Sopra i ritratti di Paolo Dal Pozzo-Toscanelli fatti da Alessio Baldovinetti e da Vittor Pisani », extrait du Bullettino délia Società Geografica Italiana , id. ; « Ricerche intorno a Leonardo da Vinci », Turin E. Loescher (sous presse). Les écrits de M. U. sur Leonardo da Vinci avaient pour but de montrer l’importance d’imprimer les œuvres manuscrites de Leonard qui existent en Italie et dont la principale est le Codice Atlantico de l’Ambrosienne et la nécessité de faire cette publication, non en la résumant comme le proposait le professeur G. Govi, mais intégralement, projet admirablement mis en exécution pour ce qui regarde les manuscrits qui sont à la Bibliothèque de l’Institut à Paris par le gouvernement français avec la publication si par faitement faite par M. Charles Ravaisson Mollien. Le projet de M. U., présenté par le Marquis Malaspina et par lui au Congrès des Ingénieurs tenu à Turin, en 1884, fut approuvé à l’unanimité et accueilli par le Ministre des travaux publics, présent à la séance, et ensuite par le gouvernement italien, qui destina centmille francs pour cette publication. Comme membre de la Commission royale pour le centenaire de Christophe Colomb, qui aura lieu à Gênes en 1892, M. U. a été chargé d’un travail sur Paolo Toscanelli, l’inspirateur principal de Christophe Colomb, le grand astronome et le grand géographe qui est certainement à la tête du mouvement scientifique qui commença en Italie avec le XVme siècle et qui eut son éclosion avec Leonardo da Vinci.

Vaccaro (M. Ange), sociologue italien, bibliothécaire au ministère de la justice, né, à Casteltermini (Sicile), le 11 janvier 1854. Après des études commencées à Palerme et achevées à Naples, il entra comme employé au ministère de la justice, où il se fit bientôt apprécier et où il fut choisi pour mettre en ordre et cataloguer la

bibliothèque du Ministère. Nous avons de lui: « Versi postumi di Lorenzo Paradisi », 1879; « Il Principe Siddartha e la sua riforma », 1880 ; « La lotta per l’esistenza e i suoi effetti nell’umanità », 1886; « Sulla vita dei popoli in relazioue alla lotta per l’esistenza », id. ; « Progresso © regresso »; « Genesi del delitto e délia

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delinquenza », 1888; « Genesi e funzione delle leggi penali » ; enfin: « La lotta per la donna » et « La vita dei popoli ».

Vaccaro (Yito), latiniste italien, professeur de gymnase à Païenne, né, à Camporeale près Palerme, le 31 janvier 1843. En 1877, il remporta le prix au concours hollandais pour la poésie latine par le carmen: « Thomas Aquinus ». En dehors du recueil de ses vers latins, il a publié: « La Croce del Vespro », élégie, Palerme, 1881 ; « Elégie latine », avec traduction italienne, française, allemande et anglaise, id., 1882 ; « Catullo e la poesia latina », étude critique et philologique, id., 1884.

Vaccheri (Joseph-Jules), lettré italien, ancien major dans l’armée piémontaise, né, à Chiavari, en 1815, a perdu une jambe à la bataille de Novare en 1849. En dehors de quelques écrits sur des questions militaires, il a publié, en collaboration avec son neveu Cosimo Bertacchi : « Sul Gran Veglio del Monte Ida tradotto nel senso morale délia Divina Commedia », Turin, 1877 ; « Cosmografia délia Divina Commedia: La visione di Dante Alighieri considerata nello spazio e nel tempo », id., 1881.

Yuclier (Léon-Cléry), publiciste et homme politique français, docteur en médecine de la faculté de Paris, est né, à Treignac (Corrèze), le 28 mars 1832. Etabli comme médecin à Paris, M. V. s’est beaucoup occupé d’économie politique ; il a collaboré au journal de la Société de statistique de Paris, au Contribuable , à la Réforme économique , etc. Député de Tulle en 1876, réélu en 1887 et 1881, il a siégé à gauche. En dehors de ses travaux parlementaires, M. V. a publié des travaux sur l’hygiène publique et des études économiques et statistiques : « Etude comparative des chemins de fer français et allemands » ; « La Fortune de la France », travail développé devant le Congrès international de statistique à Paris en 1878 ; « L’accroissement de la durée de la vie moyenne depuis un siècle », rapport fait à l’Institut international de statistique dans la session de Rome (avril 1887). Il avait déjà publié: « Étude médicale et statistique sur la mortalité à Paris, à Londres, à Vienne et à New-York en 1865 », 1866; « Des maladies populaires et la mortalité à Paris, à Londres et à Vienne en 1866 », 1867, etc.

Yacqnerie (Auguste), poète, auteur dramatique et journaliste français, a débuté, comme poète, en 1840, par l’« Enfer et l’Esprit ». 11 a débuté comme journaliste en 1848, en fondant, avec les deux fils de Victor Hugo, l’Evénement; il a fondé le Rappel , en mai 1869, avec P. Maurice, Rochefort et les deux fils de Victor Hugo. Ses volumes de prose : « Profils et Grimaces » ; « Miettes de l’histoire » ; « Aujourd’hui et Demain »; « Mes premières années de Paris » ; et « Futura » sont d’une verve critique et d’une saveur littéraire qui seraient des

titi’es à l’Académie, s’il n’était, aussi résolu à ne pas faire de visites pour devenir académicien qu’il est décidé à n’aflfronter aucune réunion électorale pour devenir député. Au théâtre, M. V. a donné « Tragaldabas » ; « Souvent homme varie » ; « Les Funérailles de l’Honneur » ; « Jean Baudry le fils »; « Formosa ». En collaboration avec M. Paul Maurice, il a fait une imitation critique d’« Antigone ». Enfin:

« Futura », 1890.

Vaklen (Jean), philologue et critique allemand, né, le 28 septembre 1830, à Bonn, où il étudia la philologie sous le célèbre Ritsch. Après avoir été professeur à Breslau, Fribourg et Vienne, il fut appelé en 1874 à occuper la chaire de Haupt à Berlin. Nous avons de lui les ouvrages suivants : « Ennianæ poesiæ reliquiæ », Leipzig, 1854; « Nævi reliquiæ », id., 1854;

« Analecta Noniana », id., 1859 ; « Aristotelis Poetica », Berlin, 1874 ; « De legibus Ciceronis », 1871 ; « Fragmenta Ulpiani », Bonn, 1856 ; « Laurentii Vallæ opuscula », Vienne, 1869 ; « Lucilii saturarum reliquiæ », 1876 ;

« Catulli Tibulli Propertii Carmina. A. M. Haupti recognita, editio quarta ab Ioh. Vahlero curata », Leipzig, 1879; 5e éd., 1885; « Horatii opéra A. M. Haupti recognita ab Ioh. Vahlero curata », id., 1881; « Plauti Menaechmi », 1er éd., Berlin, 1883 ; « Ciceronis de legibus », 2e éd., id., 1883 ; « Aristotelis de arte poetica », 3e éd., Leipzig, 1885: « Ueber die Anfange der Heroiden des Ovid », extrait des mémoires de l’Académie des Sciences à Berlin, Berlin, 1881 ; « Ueber die Annalen des Ennins », extrait, etc., id., 1886. Beaucoup d’essais dans les Comptes-rendus de V Académie des Sciences ; et dans les préfaces des « Indices Lectionum Universitatis Berolinensis ». M. V. est membre de l’Académie des Sciences de Vienne depuis 1862 et de celle de Berlin depuis 1874.

Yaihinger (Hans) , littérateur et philosophe allemand, docteur en philosophie et professeur de cette faculté à l’Université de Halle sur Saale, né, le 25 septembre 1852, dans les alentours de Tubingue (Wurtemberg), a été en 1883 professeur à l’Université de Strasbourg (Alsace), et depuis 1884 il est professeur à Halle. On lui doit : « Goethe als Idéal universeller Bildung », Stuttgart, 1875 ; « Hartmann, Dühring und Lange. Zur Geschichte der deutschen Philosophie im XIX Jahrhundert », Iserlohn, 1876 ; « Commentar zur Kant’s Kritik der reinen Vernunft », Stuttgart, 1881 ; « Naturforschung und Schule », Coin., 1889. Il collabore aux Abhandl. zur Philosophie , publiées en 1884 à Fribourg, et a fourni plusieurs essais et mémoires aux Philos. Monatsheft, à la Viertel. fur wiss. Philos ., et à d’autres journaux spéciaux allemands.

Yalabrègue (Antony), poète et littérateur français, est né, à Aix-en-Provence, le 9 septembre

1844. Il a débuté par des vers publiés dans V Artiste et dans le Parnasse Contemporain de 1867. Il a donné des articles de Variétés artistiques et littéraires à divers journaux quotidiens: L’Opinion Nationale, Le Bien public , etc. De 1875 à 1879, il a collaboré à La Vie littéraire. En 1880, il a publié, chez Lemerre, un volume de vers intitulé : « Petits poèmes Parisiens ». Ce recueil remarqué très favorablement par la critique à fait classer l’auteur parmi les poètes soucieux de décrire la vie moderne et les sentiments qui s’y rapportent. M. V. est un poète parisien, très épris des paysages de la banlieue; sa poésie est sincère et juste. Peu de temps après ce volume, M. S. a publie des vers et des récits de voyage dans La Vie moderne. Il a collaboré à un volume, oeuvre collective des habitués d’un dîner d’artistes : « Les Têtes de Bois » (Charpentier). Il avait collaboré précédemment à un livre du même genre publié pour le dîner de « La Cigale », Sandoz et Fischbacher. Sous le titre : « Un maître fantaisiste du XVIIIe siècle, Claude Gillet » (librairie de l’Artiste), M. V. a fait paraître, en 1883, une étude d’art sur cet artiste qui fut le maître de Watteau. Diverses études de critique ont suivi dans le Courrier de l’Art, la revue Les Lettres et les Arts , etc.

Yalaray (Edmond-Henri), né, à Paris, le 24 juin 1840, a fait ses études au Lycée Saint- Louis, d’où il sortit en 1860 ; il voyagea ensuite pendant 14 mois dans le centre de l’Europe. Revenu en France, il aborda infructueusement la littérature et le théâtre. Il se tourna alors vers l’histoire et les questions sociales. Il fit de l’opposition à l’Empire, en contribuant à fonder des petits journaux ( Esprit français, Ère nouvelle, Avant-garde) , mais ne prit aucune part au 4 septembre, s’étant engagé soldat quelques jours après l’invasion du territoire. A la fin de la guerre, il reprit ses occupations historiques. Il publia en 1874 un travail des plus considérables: « Études sur les mouvements populaires » et dont la conclusion théorique est que tout régime républicain, pour mériter réellement ce nom, doit présenter le caractère fédératif. A cause de cette opinion, il fit une opposition très vive à M. Gambetta, centralisateur à outrance. Il ne partageait non plus ses idées anti-clericales. Après la mort de Gambetta, il se désintéressa de plus en plus de la politique intérieure, par s’adonner aux questions extérieures et sociales. Il collabora entre temps aux revues de notre époque ( Politique de France, Journal des Économistes ), et fonda en novembre 1886 une correspondance étrangère: la Correspondance moscovite. Cette publication, entreprise sur le désir de quelques hauts personages de l’Empire russe, a contribué au bon accord survenu entre les deux pays. Nous avons de lui: « La France et les interventions », 1867; « Des institutions de prévoyance », 1868 ; « Lettres d’un électeur

des villes à un électeur des campagnes », 1869;

« De la situation présente », 1877 ; « La situation républicaine en 1879 »; 1879; « La question sociale et les gouvernants », 1881 ; « La France et ses intérêts », lre partie, 1883. Pour paraître prochainement: « Résultats de l’économie sociale ».

Yaldarniui (Ange), philosophe et pédagogiste italien, professeur de pédagogie à l’Université de Bologne, né, en 1847, à Castiglione Fiorentino. Après avoir suivi tour-à-tour le gymnase dans son pays d’origine, les lycées à Florence et à Arezzo, les cours de droit et de philologie à Pise, et les cours de philosophie à l’Institut des études supérieures à Florence, il entra en 1870 dans l’enseignement, où sa carrière a été des plus brillantes. Nous avons de lui les ouvrages suivants : « Elementi scientifici di psicologia e di logica » ; « Elementi scientifici di etica e di diritto » ; « Scritti filosofici e pedagogici » ; « Filosofia morale e sociale » ; « Principio, intendimento e storia délia classificazione delle umane conoscenze secondo Francesco Bacone » ; « Dottrina dell’evoluzione e sue conseguenze teoriche e pratiche », discours académique ; « Traduzione italiana délia Teodicea di A. De Margerie », avec préface de A. Conti, 2 vol. ; « Corso di pedagogia teoretica e pratica di G. Compayré », traduction, 2e éd. ; « La pedagogia di Emanuele Kant » ; « La scienza moderna e la filosofia teoretica » ; « Storia délia pedagogia di G. Compayré », traduction et notes ; « Elogio funebre del Re Vittorio Emanuele II », prononce à Castiglione Fiorentino en février 1878; « Nozioni di Psicologia e Logica a uso degli Istituti tecnici » ; « Esposizione critica del sistema filosofico di Marco Wahltuch », Florence, 1881; « Filosofia morale e sociale, studii critici », id., 1882; « Andrea Cesalpino filosofo », id., id. ; « Elementi scientifici di etica e di diritto », 2e ed., Rome, 1884; « La scienza moderna e la filosofia teoretica », Bologne, 1888; « Elementi scientifici di pedagogia », Turin, 1888; « Manuale di logica », id., 1889; « Di alcune riforme necessarie sull’istruzione secondaria e superiore », Bologne, 1889, et plusieurs articles et essais insérés dans les revues : Filosofia delle scuole italiane, Rassegna Nazionale, Nuova Antologia, Rivista italiana di filosofia, etc.

Yaldriglii (le comte François), écrivain italien, né, à Modène, le 31 août 1827. Il débuta dans l’ Educatore Storico de Sabbatine en 1848, par des articles « Sull’Opere pie modenesi », et comme chroniqueur des théâtres à un recueil: La Ghirlandina (1851). Après l’année 1859, il fut, tour-à-tour, secrétaire et directeur de la Gazzetta di Modena, secrétaire de la Bibliothèque Estense, directeur du journal 11 Mtiratori, professeur d’histoire à l’Orphelinat des Saints-Philippe et Bernardino. On lui doit, entr’autres: « U carfeggio sui comizii di Lione »,

1872; des traductions de Persius, Horace, Némésien; « Tre strumenti intagliati », 1879; «La liuteria modenese », 1879 ; « Musurgiana » ;

« Dizionario storico-etimologico delle contrade e spazii pubblici di Modena »; « I Bonomini da Modena musicisti nei secoli XVII e XVIII », Modène, 1882; « Strumenti ad arco rinforzati », id., 1881 ; « Ricordi e documenti sulle scuole di musica progettate per Modena dal fu maestro Angelo Catelani », id., 1882; « Elenco dei fabbricatori di strumenti armonici », id., 1884 ; « Documenti intorno ad Alessandro Gandini », id., 1885; « Alcune ristrette biografie di musicisti modenesi dell’antico dominio estense » ; plusieurs articles et essais dans différents recueils.

Valenti (Jules), écrivain médical italien, docteur en médecine et chirurgie, professeur adjoint à la chaire de chirurgie de l’Université de Pise, né, à Sienne, en 1860. Après avoir achevé ses études universitaires, il a visité les institutions scientifiques ayant rapport aux sciences médicales en Suisse, Autriche, Allemagne. Nous avons de lui: « Varietà dell’organo di Rosenmiller e rudimento del canale di Gârthner nella donna », Sienne, Bargellini, 1888; « Alcune generalità sopra gli organi rudimentali del corpo umano », id., 1885; « Nota sopra una duplice varietà anatomica », Pise, Nistri, 1887 ; « Sopra le fossette laterali al frenulo del prepuzio », id., id., id. ; « Sullo sviluppo delle capsule seminali del polio ed in alcuni mammiferi », id., id., 1889, etc.

Valentin (Emile) poète belge, né, à Namur, en 1849, et actuellement préfet des études à l’Athénée royal de Chimay. Il fait partie de la Société des arts et des lettres du Hainaut, et a donné des contributions aux publications de cette société, à des revues, à des journaux. En librairie , on doit surtout citer de lui : « Eaux-fortes et pastels », Namur, 1876; « Les nationales », id., 1878, 2™ éd. 1880 ; « Un médecin, s’il vous plaît, moeurs ardennaises », id., 1881; « La genèse d’un crime », Mons, 1885, id., Namur, 1889.

Valenziani (Charles), éminent orientaliste et avocat italien, membre de l’Académie des Linc ei, professeur de chinois et de japonais à l’Université de Rome, conseiller legal des chemins de fer; on lui doit l’édition du Tai-hei-ki , inséré dans le recueil de M. Turrettini de Genève : Atsume-gusa, et l’édition et traduction italienne du texte japonais intitulé: « La via délia pietà figliale », Florence, 1873.

Yalera (Jean), célèbre écrivain espagnol, littérateur, critique, nouvelliste, romancier de premier ordre et diplomate distingué, membre de l’Académie Royale, Ministre d’Espagne à Lisbonne, né, en 1827, à Cabra, dans la province de Cordoue; esprit fin et élégant, érudit et brillant, qui a toutes les distinctions et toutes les finesses de l’artiste et du gentilhomme. Sa

plume a été très féconde et, dans tous les gendres, elle a brillé. Ses essais critiques remplissent plusieurs volumes. Il a traduit en espagnol, l’« Histoire de la poésie et de l’art chez les Arabes d’Espagne et de Sicile », du baron Von Schack. Ses romans, sans avoir des prétentions d’une grande portée philosophique, sont d’une philosophie douce et spirituelle, et ont par le style, un attrait incomparable; V humour et la verve n’y manquent jamais. Mais c’est surtout dans la nouvelle que M. V. excelle; entr’autres : « Pépita Ximes »; « Les illusions du docteur Faustin » et « Le Commandeur Mendoza », sont des modèles du genre et ne laissent rien à désirer. Plusieurs de ces nouvelles ont été traduites en français et en italien. Son père était contre-amiral, sa mère était née marquise Paniega. La scène de Pépita est son pays natal ; certains détails du Docteur Faustin rappellent la jeunesse de l’auteur. Il fit ses études dans un monastère de Malague et dans un Institut religieux de la Montagne Sacrée de Grenade. Son père cependant le destina à la jui'isprudence d’abord, ensuite à la diplomatie; il débuta dans sa carrière diplomatique à Naples auprès du Duc de Rivas, poète; de Naples, il passa à Lisbonne, à Rio Janeiro, à Dresde, à Saint-Pétersbourg, comme secrétaire d’ambassade. Retourné à Madrid, il entra au Ministère des affaires étrangères, qu’il quitta bientôt après, pour entrer, comme homme politique, dans le parti de l’opposition; nommé député en 1859, il collabora au Contemporaneo fondé par Don José-Louis Albareda, un élégant devenu littérateur et homme politique, le même qui fonda ensuite la Revista de Espana , où M. V. a beaucoup écrit. L’influence du Contemporaneo , où tous les collaborateurs étaient des écrivains de talent, parvint à renverser le gouvernement d’O’Donnel. Nommé Ministre du commerce et de l’agriculture, il quitta après quelque temps le portefeuille, ne pouvant s’accorder avec les principes de son chef Narvaez, et il rentra dans l’opposition. M. O’Donnel, revenu au pouvoir avec un programme libéral, M. V. fut envoyé ministre plénipotentiaire à Francfort, où il resta jusqu’en 1866. Ayant pris une part active à la révolution de 1868, il fut appelé ensuite à la tête de l’instruction publique, à la chaire des littératures étrangères, au Sénat, au Conseil d’Etat, enfin à l’Ambassade de Lisbonne. Il était avec son ami Albareda, l’un des huit éminents espagnols venus à Florence pour offrir la couronne d’Espagne au feu Prince Amédée Duc d’Aoste. Parmi ses admirateurs les plus sincères, M. V. avait en France le critique et le nouvelliste le plus exquis, qu’il rappelle dans ses nouvelles, à plusieurs égards, Prosper Méi'imée.

Valerani (Flavius), médecin italien, né, en 1840, à Giarolo (Monferrat), fut reçut docteur à Turin en 1863; il poursuivit ses études à

Paris (1864) et à Berlin (1865-66) ; en 1868 il fut nommé premier chirurgien à l’hôpital de Casai Monferrat. En dehors de nombreux articles, il publia: « Il choiera in Pomaro Monferrato », Alexandrie, 1867 ; « Dante e le scienze mediche », Turin, 1872 ; « Il Croup e la Tracheotomia », id. ; « Osservazioni chirurgiche », 1873; « Storia di un’ovariotomia », id.; « L’amputazione del collo dell’utero coll’ansa galvanotermica », 1874; « Di alcune operazioni praticate colla galvano-caustica », Turin, 1875; « Sopra un caso di macroglossia congenita felicemente operato », 1876; « Utérus deficiens », Milan, 1882 ; « Un caso di spina bifida, guarita coll’allacciatura elastica », id., 1884; « Note di deratologia », id., 1887.

Valerga (Pierre), du feu Joseph, frère Léonard de Saint-Joseph dans l’ordre des Carmes deschaux, orientaliste italien, est né, en 1821, à Loano, et après avoir enseigné la philosophie aux novices de son ordre et la théologie au Séminaire latin de Jérusalem, est passé aux bibliothèques Laurenziana, de Turin, de Pavie et de Rome. Enfin, il a été nommé professeur de langue arabe à l’Ecole supérieure de commerce de Gênes. Nous avons de ce religieux les ouvrages suivants: « Del tradizionalismo e del semi-razionalismo », Gênes, 1861; « Dello spazio », id., 1877; « I possibili conseguenti al reale », id., 1889; « La infallibilità del Papa secondo S. Tommaso d’Aquino », 1879; « Vera S. Thomæ Aquinatis sententia de infallibilitate R. P. refutatio eorum quæ contra libellum V. P. »; « Divano di Omar al-Fâred », traduction, Florence, 1873; « Il Divano di Omar ben-al-Fâred, tradotto dall’arabo e paragonato col canzoniere del Petrarca », id., 1874; « La filosofia di Platone e di Aristotile », Turin, 1881 ; « Una tesi filosofica di San Bonaventura, invocata dai Rosminiani », id., 1882; et des articles et mémoires aux journaux spéciaux.

Yaleri (le père Joachim), savant bénédictin italien de l’ordre de Saint-Sylvestre, né, à Serrasanquirico (province d’Ancône). Il publia en 1884: « La signoria di Francesco Sforza nella Marca, secondo le memorie e i documenti dell’Archivio di Serrasanquirico ». C’est une très intéressante monographie, et qui éclaircit sur beaucoup de points l’histoire du moyen-âge de l’Italie et particulièrement la domination de F. Sforza dans les Marches.

Yaleriani (Yalérien), mathématicien italien, professeur au Lycée de Padoue depuis 1877, né, dans cette ville, le 24 avril 1841 . Après avoir combattu avec Garibaldi, il poursuivit ses études et commença sa carrière à Ferrare. Il enseigna ensuite à Comacchio, à Macerata et à Sassari. On lui doit : « Sull’importanza dell’algebra », Macerata, 1865; plusieurs essais dans le Giornale del Battaglini, dans la Rivista Europea, dans VEconomista delle Marche , dans le Periodico di scienze matematiche e naturali; « Stu-

YAL

dii e proposte sull’insegnamento delle matematiche nei Licei », Turin, 1876 ; « Maurizio Bufalini e il metodo sperimentale », Sassari, 1877 ; « L’infinito nelle scienze matematiche e naturali », Padoue, 1881; « La gara dei licenziati d’onore e l’insegnamento dell’italiano nei Licei », Yicence, 1883; « Del Darwinismo in pedagogia e letteratura », Padoue, 1888.

Yalérius (Hubert), savant belge, né, à Diekirch, dans le Grand-duché de Luxembourg, le 29 août 1820. Docteur en sciences et en médecine, professeur de physique à l’Université de Gand, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et d’autres sociétés savantes, M. V. a donné des mémoires et des notices aux publications de ces compagnies académiques; il a publié des traductions estimées, etc. Deux livres surtout doivent être cités à son actif : « Les phénomènes de la nature », Bruxelles, 1858, et « Les applications de la chaleur », un excellent ouvrage dont la 3rae édition a paru à Paris en 1875.

Yalérie (voir Gustave Haller).

Yallardi (Antoine), maison de librairie italienne établie à Milan depuis un siècle: elle est maintenant gérée par les frères Pierre et Joseph fils d’Antoine. Appartient à la même famille le docteur Leonardo V. chef de la maison qui porte son nom et aussi une troisième maison, celle du docteur François V.; cette dernière est gérée par son fils Cécilius ; on doit à cette dernière la grande « Histoire d’Italie », à laquelle ont travaillé MM. Villari, Bartoli, Lanzani, Bertolini, Franchetti et autres écrivains en renom; et d’autres grands ouvrages de vulgarisation scientifique.

Yallauri (Thomas), le plus éminent latiniste de l’Italie, membre de l’Académie des Sciences de Turin, Sénateur du Royaume depuis 1882, membre du Conseil supérieur de l’instruction publique depuis 1885, né, à Chiusa di Cuneo (Piémont), le 23 janvier 1805, fit ses premières études à Mondovi et fréquenta ensuite l’Université de Turin. Nommé très jeune encore professeur de rhétorique, il fut agrégé au Collège des sciences et lettres en 1883. Cinq ans plus tard, il devint professeur suppléant d’éloquence grecque et latine à l’Université de Turin et professeur titulaire en 1843. On lui doit une série de publications qui ont rapport pour la plupart à la littérature nationale ou à la littérature latine: « Storia délia poesia in Piemonte », Turin, 1841 ; « Délia Société letteraria in Piemonte », id., 1844; « Storia delle Université del Piemonte », id., 1846 ; « Historia critica litterarum latinarum », id., 1849; 7e éd., 1868; « Dizionario latino-italiano e italiano-latino », id. , 1854; « De differentiis verborum », 1854; « L’Aulularia ed il Miles gloriosus di Plauto », 1853- 54 ; « Discorsi »; « Fasti rerum gestarum a rege

Carolo Alberto », 1843; « Fasti délia Casa reale e délia Monarchia di Savoia », 1845-4G; « Il Cavalier Marino in Piemonte », 1847 ; « Novelle », 1868; « Collezione a buon mercato degli storici classici latini », vol. I-XXVIII, 1850-54;

« De elenchis rerutn in Scbolis tradendarum Acroasis », 1867 ; « De disciplina litterarum latinarum ad Germanorum rationem exacta Acroasis », 1868; « De precipuo scriptoruin nostri temporis officio Acroasis », 1870; « De optimis editionibus scriptorum latinorum Acroasis f'acta », 1871 ; « De utilitate ex latinis scriptoribus petenda Acroasis », 1873; « De italorum doctrina a calumniis Theodori Momnsenii vindicata Acroasis », 1873 ; * De optima ratione instaurandæ latinitatis Acroasis », 1875 ; « De Satyra romana Acroasis », 1876; « De lexicis latinis Acroasis », 1877 ; « Acroases IV factæ studiis auspicandis litterarum. latinarum in Athen. Taurin, ab anno 1865 ad ann. 1868 », 1868 ; « Animadversiones in dissertationem Frederici Ritschelii de Plauti poetæ nominibus », id. ; « Il Piemonte e la poesia dramraatica », 18<i7 ; « M. Accii Plauti locum in Mostellaria a Friderico Ritschelio perperam invectis in t'tichum M. A. Plauti », 1876; « Osservazioni criticbe sul volgarizzamento di C. Crispo Sallustio fatto da Vittorio Alfieri », 1869; « De voce Divus iu Christiania Inscriptionibus perperam usurpata », 1871; « De inscriptione Mediolani effossa anno 1867 », 1868; « De Infesta Romanorum in Græcos æmulatione », 1873; « De recentiorum inventis latine significandis, etc. », 1874; « Thomæ Vallaurii opuscula varia », 1876; « Vita di Tommaso Vallauri scritta da esso », 1878; 2° éd., 1886; « Lettere di illustri scrittori a Tommaso Vallauri » , 1880 ; « Thomæ Vallaurii Inscriptiones », id. ; « Thomas Vallaurii Acroases », 1886; « Thomas Vallaurii Scriptiones criticæ », 1889.

Yallada (Dominique), éminent vétérinaire italien, ancien professeur à Turin, né, le 7 mars 1822, à Dogliani; en dehors de nombreux articles insérés aux journaux, aux dictionnaires et aux revues, il a publié: « Dei tartufi delle Langhe d’Italia » ; « Dell’alimentamento del domestico bestiame » ; « Sui codici sanitari » ; « Sull’empirismo »; « Sulle carni immature »; « Sulla rendita netta del bestiame da macello » ; « Sul trasporto per le vie ferrate degli animali di beccheria » ; « Trattato completo di giurisprudenza medico-veterinaria », en 4 volumes; « Sulla vaccinazione o vainolizzazione degli ovini » ; « Sulle razze dei bovini » ; « La scuola veterinaria piemontese » ; « Le razze degli equini » ; « Storia délia speriinentazione dell’innesto carbonchioso in Torino e dintorni », Turin, 1882 ; « Cenno storico ed analitico delle varie inoculazioni proposte per preservare il domestico bestiame dagli attacchi dei morbi epizoetici e contagiosi », id.

Yalle (Pierre), écrivain militaire et publicis-

te italien, colonel de l’armée en retraite, actuellement secrétaire de l’Institut Géographique militaire de Florence, issu d’une noble famille de la Vénétie, est né, le 8 janvier 1829, à Vicence. 11 a pris part aux batailles de l'indépendance italienne depuis 1848, et à la bataille de Vicence, quoique blessé lui aussi il contribua à sauver Maxime d’Azeglio blessé, qui allait tomber prisonnier aux mains des autrichiens. Décoré de plusieurs médailles, il passait pour l’un de nos officiers supérieurs les plus instruits, lorsque des intrigues politiques l’ont sacrifié. Ses écrits sont nombreux et fort estimés, citons: « La difesa d’Italia », 1866;

« Geografia militare » ; « Ore d’ozio d’un soldato », 1870 ; « Manuale di tattica e di fortificazione », 1875 (traduit en français par le général de Corlay) ; « Ricordi pel sott’ufficiale di fanteria », 1878; « Una campagna ideale », id. ; « La tattica studiata cogli esempii », 1880;

« Discorsi di un capitano ai suoi soldati », Florence, 1881 ; « La tattica studiata cogli esempii », id., id. ; « Raccolta di cognizioni utili e formulario di rapporti e lettere ad uso del soldato dell’esercito italiano », id., 1882; « Arte militare; trattato di organica strategia, logistica e tattica », id., 1883 ; « Breve trattato di fortificazione ad uso dei signori ufficiali delle armi di linea », id., id.; « Geografia elementare ad uso delle classi elementari super iori », id., id.; « La guerra in Africa; ordinamento, igiene, tattica per guerreggiare e combattere in quelle regioni », id., 1885; « Geografia dell’Abissinia », id., 1887; « I tre regni délia natura », Milan, 1888; « Nozioni elementari di cosmografia e di geografia », id., id. ; « Raccolta di relazioni e rapporti che hanno per oggetto lo svolgimento concreto di terni tattici, di operazioni più frequenti in guerra », Florence, 1886; « Guida per gli esami di idoneità a sottotenente di coruplemento del volontario di un anno di fanteria e cavalleria », id., 1890.

Yallery-Radot (René), né, à Paris, en 1853. Après avoir suivi les cours de 1 École de droit, il fut le secrétaire particulier de M. Buloz, directeur de la Revue des Deux Mondes , et ensuite de M. Freycinet, ministre des Travaux publics, qu’il suivit au ministère des Affaires étrangères de 1879 à 1880. Il a publié : « Journal d’un volontaire d’un an », 1874 ; « L’étudiant d’aujourd’hui », 1879; « M. Pasteur: Histoire d’un savant par un ignorant », 1884 ; « Le voyage de Mlle Rosalie », 1887 ; « Mme de Sévigné », 1888. Petit-neveu d’Eugène Sue et de M. Ernest Legouvé, M. V-R. a épousé en 1879 la fille de M. Pasteur. Il a publié en 1877 un volume de « Souvenirs littéraires », de son père Vincent-Félix, qui fut pendant vingt ans bibliothécaire à la bibliothèque du Louvre.

Yallet (l’abbé P.), prêtre et professeur français, né, à la Gachetière, commune de Saint-

Julien-en-Garrez (Loire), le 27 avril 1845, a fait la plus grande partie de ses études classiques au Séminaire de Verrières (Loire), la philosophie au Séminaire d’Alix (Rhône), et sa théologie au grand Séminaire de Lyon et au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Prêtre de Saint-Sulpice, M. l’abbé V. a enseigné quinze ans la philosophie au grand Séminaire d’Issy, près Paris ; il enseigne depuis un an l’Ecrituresainte dans la même maison (1888). Il a publié les ouvrages suivants : « Prælectiones philosophicæ ad mentem Sancti Tomæ »; « Histoire de la philosophie » ; « L’Idée du Beau dans la philosophie de Saint-Thomas d’Aquin » ; « La tête et le cœur: étude physiologique, psychologique et morale » ; « Le Kantisme et le Positivisme; études sur les fondements de la connaissance humaine ».

Vallotton (Jean-Paul-Adolphe), né, le 15 novembre 1841, d’une famille originaire de Vallorbes, dans la cure de Ressudens près de Payerne, fit dès 1852 ses études classiques en France, où son père avait été appelé à desservir les églises réformées de Valincourt dans le département du Nord et de Monneaux dans celui de l’Aisne. Les Collèges de Saint-Quentin et de Meaux, le lycée Bonaparte à Paris le comptèrent successivement au nombre de leurs élèves; la Faculté de Strasbourg lui accorda en 1862 le diplôme de licencié ès-lettres. Désireux de suivre la carrière paternelle, M. V. poursuivit les cours de ses études théologiques et philosophiques à Strasbourg, à Montauban, à la Faculté libre de Lausanne et les couronna en 1865 par la soutenance d’une thèse sur la « Résurrection de Jésus considérée comme fait historique », qui lui valut le diplôme de licencié en théologie. Les souvenirs de famille et les tendances ecclésiastiques du jeune candidat l’appelaient en France, où il desservit tour-àtour les églises de Saint-Laurent du Cros dans les Hautes-Alpes (1865-1872), d’Annonay dans l’Ardèche (1872-1873), de Treminis dans l’Isère (1873-1874), de Chambon de Tence dans la Haute-Loire (1874-1876). Entre temps, sa position au point de vue de la loi française avait été régularisée par la soutenance à Montauban d’une thèse pour le baccalauréat en théologie, ayant pour titre: « Etude comparative des principes de la morale philosophique et de la morale chrétienne », 1872. En 1876, M. V. revint se fixer dans son pays d’origine, d’abord comme pasteur du village de Gryon dans les Alpes Vaudoises (1876-1883), puis comme professeur pour la théologie pratique à l’Académie de Lausanne en remplacement de M. Samson Villeumier. Ouvrages : « Le vrai Saint-Paul », 1870, 2rae éd., sous le titre de « Tableau de la vie de Saint-Paul », ouvrage spécialement destiné ù l’instruction religieuse de la jeunesse; « Les mauvaises lectures », 1877; « Les com-

passions de Jésus-Christ pour les multitudes», sermon de consécration, 1881 ; « La Bible, son autorité, son contenu e sa valeur », 1883; « Manuel d’instruction religieuse à l’usage des églises évangéliques reformées », 1887 ; « Catéchisme ou manuel abrégé d’instruction religieuse à l’usage des catéchumènes », id. M. V. rédige depuis le 12 janvier 1883 le Semeur Vaudois, organe hebdomadaire de 1 eglise nationale.

Vallotton (Mme Julie), femme du précédent née, à Frassinières (Alpes), le 29 septembre 1846. Nous nous bornerons de citer de cet auteur : « Simon l’Auvergnat », nouvelle ; « Robert Salane, ou un employé comme il y en a tant », romanVouronné ; « Sara l’italienne », id. (épuisé).

Valroger (Lucien de), jurisconsulte français, fils de Lucien de V., ancien professeur d’histoire du droit romain et du droit français à la Faculté de droit de Paris, mort en 1881. M. de V. est né à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine), le 24 novembre 1834. Docteur en droit de la Faculté de Paris, il est actuellement avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation et président de l’ordre. Il a collaboré à la Revue critique de législation , à la Revue internationale de droit maritime , à V Annuaire de la Société de Législation comparée. Il a publié : « Étude sur l’impôt de succession chez les Romains », Durand, 1865; « Droit maritime » ; « Commentaire théorique et pratique du livre 2 du code de commerce », 5 vol., 1883-1886, Larose et Forcel éditeurs.

Valussi (Pacifique), illustre publiciste, doyen des journalistes italiens, le premier directeur de la Perseveranza, fondateur et directeur du Giornale di Udine , né, en 1813, à Tolmassons (Frioul) ; il fit ses études à Udine et à Padoue, où il reçut son diplôme d’ingénieur. Pour son doctorat, il développait cette thèse: « Le moderne scoperte ed i progressi delle scienze fisiche applicate alla vita sociale », il y soutenait que ces découvertes ainsi appliquées développent tous les progrès chez les nations civilisées et unifient les institutions. A Venise, il connut le poète François Dall’Ongaro, qui devait, plus tard, devenir son beau-frère, et qui l’engagea à le suivre à Trieste, ou ils fondèrent le journal La Favilla. Sa plume devint, depuis lors, l’interprète éloquente des plus hautes pensées nationales et civiles, des plus beaux sentiments. Rien de plus pur, de plus beau et de plus sage que ce que M. V. a écrit, pendant un demi siècle d’une collaboration intelligente aux journaux. Pendant son séjour à Trieste, il fut aussi chargé de la compilation de VOsservatore Triestino , où il sut adroitement, par une revue des journaux étrangers, faire passer toutes les notices qui pouvaient intéresser l’Italie. Lorsque la révolution de la Vénétie éclata en 1848, il se transféra à Ve- ! nise, où Tommasèo lui confia la direction de la

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