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Gazzetta. Le jour de la chute de Vicence, il fonda avec Dall’Ongaro et le célèbre acteur Modena, avec M. Joseph Vollo et Samuel Olper, un journal populaire intitulé Fatti e parole, qui eut le plus grand retentissement ; pendant le siège de Venise, il rédigeait à lui seul le journal Il Precursore. Après la chute de Venise, il se retira à Udine, où il sut tenir en éveil les plus nobles sentiments par deux journaux remarquables : Il Friuli et V Annotatore Friulano. On le pria d’accepter la direction de la Gazzetta di Milano, journal officiel du gouvernement autrichien; il donne à son refus un prétexte spirituel : il ne sait point écrire sous dictée. Après la libération de la Lombardie, on l’engage formellement comme directeur et rédacteur en chef de la Perseveranza , qui n’est jamais devenu populaire, mais qui resta, sous sa direction, un vrai modèle de journal hautement inspiré. M. V. est un véritable sage, et si l’on pouvait réunir tous ses articles, on comprendrait mieux combien sa sagesse a contribué à celle de son pays, qu’aucun autre publiciste n’a si bien servi. Il passa à la fin de l’année 1864 à Florence, où se trouvait déjà son illustre beau-frère Dall’Ongaro et où il tenait à ranimer le feu patriotique, qui devait amener la guerre contre l’Autriche pour la libération de la Vénétie. Pendant son séjour à Florence, il dirigea la Gazzetta del Popolo. Rentré, en 1866, à Udine, il fut nommé député au Parlement, où il siégea pendant trois législations, tout en rédigeant le Giornale di Udine, qu’il venait de fonder et en écrivant pour la Nuova Antologia , VItalia Nuova et autres jommaux. Parmi ses ouvrages séparés, citons: « L’Impero francese, l’Italia e la liberté in Europa »; « Caratteri délia civiltà novella in Italia », Udine, 1868 (un chef d’œuvre d’éloquence civile et patriotique) ; « Commémorazione del senatore Prospero Antonini », id., 1885 ; « Dei circoli agricoli nei piccoli comuui di campagna », id., 1888.
Yambéry (Arminius), voyageur hongrois, né, en 1882, à Duna-Szerdahely, dans l’une des plus grandes îles du Danube, était étudiant à Pesth lorsque éclata la révolution de 1848. Il se jeta dans le mouvement national hongrois et pi’it part au siège de Comorn, où il eut une jambe cassée ; il en devait rester boiteux. Lors du triomphe de l’Autriche, il ne dut la vie au milieu de la répression qui suivit qu’à sa jeunesse et à sa blessure. Il émigra et passa en Turquie. Pendant plusieurs années, il se livra à Costantinople à l’étude des langues orientales, puis s’imagina d’aller chercher dans l’Asie Centrale le berceau de la nation magyare. Il fut le premier européen qui parcourut au delà de la Perse les provinces turques, où tout étranger était assassiné ou vendu comme esclave. Il échappa à tous les dangers, en se déguisant en derviche et en se mêlant à une troupe de
pèlerins du pays. Après s’être préparé pendant près de deux ans à son rôle à l’ambassade ottomane de Téhéran, il en partit en 1863, traversa le désert des Turkomans, visita Khiva, sur l’Oxus, puis la ville principale Bokhara, où il fut reçu par l’émir sans être reconnu et revint par le sud du désert. M. V. a écrit des relations de ses voyages, dont nous donnons les titres en français : « Relation de voyage dans l’Asie centrale, pendant les années 1862-1864 par un faux derviche », Paris, 1865 ; *« Mes courses et mes aventures en Perse », Leipzig, 1867 ; « Études philologiques sur le Çagatai », id., id. ; « Puissance russe en Asie », id., 1871 ; « Histoire de la Bouhkarie et de la Transoxiane », Stuttgard, 1872 ; « L’Asie centrale et la question de la frontière russo-anglaise », Leipzig, 1873; « L’islamisme au XIXrae siècle », id., 1875; « Tableaux de mœurs des pays d’Orient », Berlin, 1876 ; « Dictionnaire étymologique des langues turco-tartares », Leipzig, 1878 ; « La civilisation primitive des peuples turco-tartares », id., 1879. Une quantité d’articles de cet auteur remarquable sont insérés aux revues anglaises. Il est actuellement professeur universitaire à Oxford. Personne ne connaît mieux que lui l’Asie Centrale et ses écrits politiques à l’égard de cette contrée ont une portée spéciale.
Van Iîastelaer (Désiré-Alexandre), archéologue et savant belge, né, à Namur, le 30 avril 1823. Il débuta comme pharmacien à Charleroi, profession obscure et tranquille d’où il sut s’élever peu à peu, grâce à son travail et à son esprit remuant. Il est maintenant président de la Société archéologique de Charleroi, vice-président de celle de Bruxelles, membre de la Commission royale des monuments, membre de l’Académie royale de médecine, etc. Ses principaux travaux ont paru dans les Annales de la Société archéologique de Charleroi. Nous nous bornerons à rappeler sa laborieuse « Collection des actes de franchises, privilèges, octrois, ordonnances, etc., donnés à la ville de Charleroi » ; ses belles études sur les grès de Boutfioulx, dont M. Van B., peut-on dire, a été le véritable révélateur; enfin et surtout ses remarquables recherches sur la question franque, qui l’ont placé au premier rang parmi les savants de son pays, côte à côte avec M. A. Bequet, de Namur, auquel le Dictionnaire a aussi consacré une notice. Dans un autre ordre d’idées, on doit à M. Van B. des brochures fort intéressantes sur la pharmacopée, l’hygiène, etc.
Van Bruyssel (Ernest), publiciste belge, né à Bruxelles et actuellement consul-général de Belgique dans les républiques Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay. La librairie Hetzel de Paris a édité de lui deux livres de science populaire : « Histoire d’un aquarium et de ses habitants », 1865, et « Les clients d’un vieux poirier », 1878; il a fait paraître une: « Histoi-
re du commerce et de la marine en Belgique », Bruxelles, 1861-1865, une « Histoire politique de l’Escaut », id., 1864, etc. Plus récemment, il a donné au public: « Les Etats-Unis mexicains », id., 1879, 2e éd. 1880; « La République Argentine, ses ressources naturelles, ses colonies agricoles, son importance comme centre d’émigration », id., 1888, et « La République orientale de l’Uruguay », id., 1889. On lira aussi avec intérêt les rapports qu’il a publiés dans le Recueil consulaire belge.
Vau (leu Branden (François-Joseph-Pierre), écrivain belge, de langue néerlandaise, né, à Anvers, le 14 juin 1837, et attaché actuellement au dépôt des archives de sa ville natale. On lui doit des nouvelles, des drames, des comédies, des vaudevilles, dont plusieurs ont été couronnés, des études d’art, etc. Mais des œuvres plus importantes ont donné à M. Van den B. la réputation, pleinement justifiée d’ailleurs, d’un érudit au sens critique très fin, au jugement toujours sûr: nous voulons parler de son histoire de l’Académie d’Anvers, « Geschiedenis der Academie van Antwerpen », Anvers, 1864, et surtout de son admirable histoire de l’école anversoise de peinture : « Geschiedenis der Antwerpsche schilderschool », id., 1878-83. M. Van der B. a dirigé avec MM. Huberts et Elberts la publication du beau dictionnaire des écrivains de langue néerlandaise des Pays-Bas et de la Belgique : « Biographisch Woordenboek der Noorden Zuid Nederlandsche letterkunde », Deventer, 1878, dont une nouvelle édition paraît en ce moment à Roulers.
Van (leu Corput (Bernard-Edouard-Henri- Joseph), médecin belge, né, à Bruxelles, le 20 avril 1821. Docteur en pharmacie, en sciences et en médecine, professeur à l’Université libre de Bruxelles, M. Van den C. a fait plusieurs voyages scientifiques ; il a été élu membre des Académies de médecine de Bruxelles, de Madrid et de Turin, de la Société phrénopatique italienne, de l’Athénée de Venise, du « ircolo promotore partenopeo de Naples et d’une foule d’autres Sociétés savantes ; et de nombreuses décorations sont venues également le récompenser de ses beaux travaux. La plupart de ceuxci sont malheureusement épars dans les publications académiques, dans les revues, et surtout dans le Journal de médecine , de chirurgie et de pharmacologie de Bruxelles. Nous citerons toutefois de notre auteur, en librairie : « Des eaux minérales et de leur analyse », Bruxelles, 1846, mémoire couronné par la Société des sciences médicales de Bruxelles ; « Histoire naturelle et médicale de la trichine », id., 1866 ; « Les pestes, leur histoire et leur prophilaxie », id., 1876; « La crémation », id., 1885; « Les lazarets volants et les lazarets fixes », id., id., sans parler d’un recueil de poésies : « Lapsa folia, rêves d'autrefois », id., 1880.
Vanderkindere (Léon-Albert-Victor- Joseph), érudit et homme politique belge, né, à Molenbeek-Saint-Jean, près de Bruxelles, le 22 février 1842. M. V. se lança de bonne heure dans la politique et défendit le libéralisme démocratique dans la Liberté , de 1865 à 1868, et dans la Discussion de 1871 à 1873; depuis lors, tout en restant l’un des plus fermes adversaires du parti catholique, il s’est éloigné des démocrates pour se rapprocher des doctrinaires. Il a été membre du Conseil provincial du Brabant de 1870 à 1880, membre de la chambre des représentants de 1880 à 1884, et il est échevin de la Commune d’Uccle où il a son domicile. Mais c’est surtout le savant qui doit nous occuper ici. Docteur en philosophie et lettres et docteur en droit, M. V. est professeur à l’Université de Bruxelles, membre de l’Académie royale de Belgique, de la Commission royale d’histoire, de la Ligue de l’enseignement, président de la Société d’anthropologie de Bruxelles, membre correspondant de la Société d’anthropologie de Paris, etc. 11 a donné de nombreuses études aux publications des corps savants, dont il fait partie, à la « Patria Belgica », à VAthenœum belge , à la Revue de Belgique , à la Revue historique de Paris et à d’autres périodiques ; il a prononcé comme recteur de l’Université de remarquables discours sur « Le rôle de la tradition dans l’histoire de Belgique », 1880, et sur « La méthode historique », 1881 ; enfin, il a publié , outre quelques brochures politiques : « De la race et de sa part d’influence dans les diverses manifestations de l’activité des peuples », Bruxelles, 1868; « Recherches sur l’ethnologie de la Belgique », id., 1872 ; « Nouvelles recherches sur l’ethnologie de la Belgique », id., 1879 ; « Le siècle des Artevelde », id., id.; « Manuel d’histoire de l’antiquité », id., 1883, plusieurs éditions ; « Manuel de l’histoire contemporaine », id., id., plusieurs éditions également ; « L’Université de Bruxelles de 1834 à 1884 », id., 1884.
Van der Mensbrngglie (Gustave-Léonard), savant belge, né, à Gand, le 13 février 1835. M. V. de M. est professeur à l’Université de sa ville natale, et membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Ses travaux, où il s’est tout spécialement occupé de physique et de mathématiques, sont épars dans les publications des sociétés savantes et les revues scientifiques. On trouvera ses notes les plus importantes dans le Bulletin et les Mémoires de l’Académie royale de Belgique.
Van der Rest, (Eugène), érudit belge, né, à Bruxelles, le 29 novembre 1848. Il fit ses études aux Universités de Bruxelles et de Berlin, et conquit les diplômes de docteur en droit et de docteur en sciences politiques et administratives; il est aujourd’hui professeur à l’Uni-
versité de sa ville natale. Outre des articles dans YAthenceum belge, la Revue de droit international etc., on doit à M. Van der R. un livre remarquable : « Platon et Aristote, essai sur les commencements de la science politique », Bruxelles, 1875.
Van der Straeten (Edmond), érudit et musicologue belge, né, à Audenarde, le 3 décembre 1826. Il contribua d’abord dans son pays au classement des collections du Conservatoire de Bruxelles, de la Bibliothèque royale et des archives du royaume, puis il fut chargé d’importantes missions scientifiques à l’étranger. On lui doit des feuilletons de critique musicale dans le Nord , VÉcho du Parlement , etc.; de nombreuses notices, en français et en flamand, sur des sujets très variés; des études relatives à l’histoire de sa ville natale, parmi lesquelles il faut citer surtout ses « Recherches sur les communautés religieuses et les institutions de bienfaisance d’Audenarde », Audenarde, 1857-61; et les ouvrages suivants, d’un intérêt plus général: « La musique aux Pays-Bas avant le XIXe siècle », Bruxelles, 1867 et années suivantes (recueil considérable, et non terminé encore, de documents extrêmement curieux) ; « Le théâtre villageois en Flandre », id., 1874-81 ; « Voltaire musicien », Paris, 1878; « Lohengrin, instrumentation et philosophie », id., 1879. Une partie du grand ouvrage de M. Van der S. sur la musique aux Pays-Bas a été publiée avec ce titre spécial : « Les musiciens néerlandais en Italie du XIVe au XIXe siècle », Bruxelles, 1882.
Van de Wiele (Marguerite), écrivain belge, d’un talent' très distingué et bien féminin, au moins dans ses nouvelles. Née, à Bruxelles, le 1er décembre 1859, Mlle Van de W. a écrit à la Revue de Belgique, au Soir, etc., et elle donne maintenant encore, chaque semaine, un article à L’Office de Publicité. En librairie, elle a fait paraître: « Lady Fauvette », Paris, 1879 (plusieurs éditions); « Le roman d’uu chat », Verviers, 1880, 2rae éd. 1882; « Les frasques de Majesté », Bruxelles, 1881; « Maison flamande », Paris, 1883; « Filleul de roi, mœurs bruxelloises », Bruxelles, 1884. Ce dernier ouvrage a été couronné par l’Académie royale de Belgique. En ce moment, Mlle Van de W. prépare un nouveau roman: « Myrrha Naphtali ».
Van Driessche (Emmanuel), écrivain belge, de langue néerlandaise, né, à Zele, le 24 juin 1824. M. Van D., qui a été longtemps professeur de flamand dans les athénées royaux, a publié un cours de langue flamande à l’usage des Wallons, un cours de langue française à l’usage des Flamands, un cours de littérature néerlandaise, et d’autres ouvrages classiques. On lui doit des poésies pleines de force: « Vaderlandsche Zangen » ; « Baudenwyn met den ijzeren arm », poème en six chants; « Belgenland », poème national, etc. Il a écrit pour le théâtre
beaucoup de pièces, dont les meilleures sont : « De zoon des beuls », drame historique en 6 tableaux, qui a été traduit en français (« Le fils du bourreau ») et en allemand; « Het verloren schaap », comédie en 3 actes; « De oude vrijster », id. en 2 actes; « Willem van Oranje », drame historique en 5 actes ; « De ruwaard van Vlaanderen », id. id. en 7 tableaux; « Belgiës onafhanklijkheid », id. id. en 3 actes; « Geen werk, geen brood », drame social en 3 actes. Enfin, il a fait paraître des nouvelles, parmi lesquelles nous nous bornerons à citer: « Wat cen meisjes vermag » et « Vijf per cent », deux charmantes œuvrettes traduites en français sous les titres respectifs de : « Ce que peut une jeune fille », Verviers, 1879, et de « Monsieur Cinqpour-Cent », id., 1881.
Van Droogenbroeck (J.-A.), érudit et poète belge, de langue néerlandaise, né, à Saint-Amand dans la province d’Anvers, le 18 janvier 1835. Outre des articles dans Noord en Zuid , de ToeJcomst, het Nederlandsch Tijdschrift , de Kunst bode, het Nederlandsch Muséum, de Dicht-en Kunsthalle, de Vlaamsche School, etc., des brochures sur divers sujets, des dictionnaires français-néerlandais et néerlandais-français souvent réimprimés, on a de lui deux remarquables recueils de poésies : « Makaman en ghazelen », signé du pseudonyme Jan Ferguut, Gand, 1866, et « Dit zijn zonnestralen », Bruxelles, 1873 : tous deux ont eu plusieurs éditions. Il est encore l’auteur d’un excellent « Algemeen Nederlandsch rijmwoordenboek », Malines, 1883, et d’un mémoire, couronné par l’Académie royale des sciences, des lettres et des tœaux-arts de Belgique, sur l’application de la métrique grécolatine a la poesie néerlandaise : « Verhandeling over de toepassing van het Grieksch en Latijnsch metrum op de Nederlandsche poëzis », Bruxelles, 1886. M. V. D. est aujourd’hui chef de bureau au Ministère de l’intérieur et de l’instruction publique de Belgique et membre de l’Académie royale flamande.
Van Elewyck (Jean-François-Ernest), économiste belge, né, à Bruxelles, en 1851. On a de lui de nombreux articles dans la Chronique, la Revue de Belgique, le Bulletin de l’Union syndicale belge etc., et aussi quelques brochures, notamment sur la question de Bruxelles port de mer. Dans la Belgique illustrée, le grand ouvrage collectif, il a écrit deux chapitres :
« Malines, Lierre, le petit Brabant » et « La Dendre de Grammont à Termonde ».
Van Even (Gérard-Édouard), érudit belge, né, à Louvain, le 6 décembre 1821. Attaché d’abord à la Bibliothèque de l’Université, puis au dépôt des archives de sa ville natale, il est maintenant archiviste de Louvain. M. Van E. a écrit en français et en néerlandais (ses travaux en cette dernière langue l’ont fait élire membre de l’Académie royale flamande) une foule de li-
vres, de brochures, de notices, d’articles de revues et de journaux, où il a parfois sacrifié simplement aux lettres, et notamment à la littérature dramatique, mais qui ont surtout éclairé d’un grand jour les différentes époques de l’histoire de Louvain. Il a fait paraître les inventaires analytiques des archives confiées à sa garde; il a publié en 1856 une édition annotée des « Annales de Louvain », de Divaeus, traduction néerlandaise, et en 1880 une « Geschiedenis van Leuven », écrite à la fin du XVIe siècle par Guillaume Boonen; il a donné à la 2e édition de « La Belgique illustrée », actuellement en cours de publication, le chapitre consacré à Louvain, et à la « Biographie nationale », publiée par l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, un grand nombre de notices ; il a collaboré encore aux Annales de l’Académie d’archéologie de Belgique, au Bulletin des Commissions royales d’art et d’archéologie, à la Revue belge de numismatique , etc., etc. Parmi les publications de notre auteur, nous citerons encore les suivantes, d’un intérêt vraiment général: « Les artistes de l’hôtel de ville de Louvain », Louvain, 1852; « Louvain monumental », id., 1860; « L’ancienne école de peinture de Louvain », Gand, 1870; « Lodovico Guicciardini, l’auteur de la — Descrittione di tutti i Paesi Bassi », Anvers, 1877.
Van Goetliem (Émile), auteur dramatique belge, né, à Gand, le 1er août 1847. Il a écrit en langue néerlandaise des comédies et des drames où se révèle un réel talent : nous citerons spécialement sa pièce sur la « Pacification de Gand ».
Van Heurck (Henri), naturaliste belge, né, à Anvers, en 1888. Membre de nombreuses sociétés savantes, professeur de botanique dans sa ville natale, M. Van H. a fait paraître en librairie : « Prodromes de la flore du Brabant », Louvain, 1861, en collaboration avec M. Mesmael; « Herbier des plantes rares de Belgique », Anvers , 1862 et années suivantes ; « Flore médicale belge », Bruxelles, 1864, en collaboration avec M. V. Guibert; « Le microscope, sa construction, son maniement et son application aux études d’anatomie végétale », id., 1865 (plusieurs éditions) ; « Notions succintes sur l’origine et l’emploi des drogues simples de toutes les régions du globe », Paris, 1877; « Sommaire des cours de botanique donnés au Jardin botanique d’Anvers », Anvers, 1881 ; « Synopsis des diatomées de Belgique », Paris, 1883-85. Ce dernier ouvrage a été^couronné par l’Institut de France.
Van Muyder (Berthold), juriste et historien suisse, né, le 15 juin 1852, au château de Bonmont, près de Nyon, et issu d’une famille d’origine hollandaise, fit de brillantes études de droit à Lausanne, où il s’établit en qualité d’avocat
à partir de 1879. Nous mentionnerons parmi les travaux sortis de sa plume : « De la Société par action d’après le projet de loi fédéral », 1876; « Exposé critique de la jurisprudence fédérale en matière de double imposition », 1882; « Des projets de réforme de la constitution vaudoise en matière d’impôts directs », 1884; « De la responsabilité civile prévue aux articles 50 et suivants du code fédéral des obligations dans ses rapports avec le droit pénal des Cantons », 1886 ; « La Suisse sous le pacte de 1815 », 1890. La Société d’Histoire de la Suisse Romande a choisi en 1890 M. Van M. pour son président.
Yanni (Icilius), philosophe italien, docteur en droit, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Pérouse, né, à Città délia Pieve (Ombrie), en 1855. Tout en suivant la théorie de l’évolution critique de H. Spencer, il s’en éloigne en ce qui regarde la sociologie. Voilà la liste des ouvrages de ce jeune écrivain: « Délia consuetudine coi suoi rapporti col diritto e colla legislazione » , Pérouse, 1877 ; « Progressi délia legislazione civile in Italia dopo la rivoluzione »; « Lo studio comparativo delle razze inferiori nella sociologia contemporanea », id., 1884; « I giuristi délia scuola storica di Germania nella storia délia sociologia e délia filosofia positiva », Milan, 1885; « Saggi critici sulla teoria sociologica délia popolazione », Città di Castello, 1886.
Vau Raemdonck (J.), médecin et archéologue belge. On lui doit un nombre considérable de publications sur l’histoire du pays de Waes, une région de la Flandre, et surtout des recherches admirables sur Mercator, l’illustre géographe du XVIe siècle. Le livre capital qu’il a consacré au restaurateur des études géographiques en Europe est intitulé : « Gérard Mercator, sa vie et ses oeuvres », Saint-Nicolas, 1869.
Van Triclit (Victor), savant jésuite belge, né, à Audenarde, en 1841, et actuellement professeur à l’Institut Saint-Ignace d’Anvers. On lui doit: « La Bibliothèque des écrivains de la 'Compagnie de Jésus et le Père Augustin De Backer », Louvain, 1875; « Les enregistreurs en météorologie: description d’un nouveau météographe électrique », Bruxelles, 1882; « Glaciers et neiges », id., 1884 ; « La croix et le Calvaire », Namur, 1886; « Feuilles détachées », Bruxelles, 1888 ; « Leçons élémentaires de physique », id., 1890 ; puis toute une série de conférences du plus vif intérêt (1881-1890), dont plusieurs ont eu les honneurs de la réimpression et de la traduction: « La lutte pour l’existence »; « Nos insectes »; « Les premiers habitants des vallées de la Meuse » ; « Nos oiseaux »; « L’enfant du pauvre »; « Les familiers de l’écurie: le cheval et l’âne » ; « L’illusion » ; « Les familiers de l’étable : le bœuf, la chèvre et le mouton » ; « La misère » ; « L’enfant des rues » ; « Li-