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dirigea en chef les travaux de la ligne et les études du percement du Simplon. Il revint à Paris après l’amnistie de 1859, mais sans vouloir consentir à reprendre les fonctions de son grade et à servir l’Empire. Après la révolution du 4 septembre, il fut élu chef du 125me bataillon de la Garde Nationale, et donna sa démis-

sion après le 18 mars. Elu membre du Conseil municipal de Paris, le 30 juillet 1871, au second tour de scrutin, pour le quartier de la Goutted’or (XVIII arrondissement) il fut réélu le 29 novembre 1874, cette fois au premier tour et par 3769 voix sur 4901 votants et a été constamment réélu depuis. Pendant sa détention, M. V. a collaboré au Magasin pittoresque , à la Revue générale d' architecture et des travaux publics et à diverses publications spéciales, et publié à part: « De l’impôt progressif », 1851; « Manuel des aspirants aux fonctions de conducteur et d’agent voyer », 1854. Depuis lors, on a de lui de nombreuses publications, parmi lesquelles nous citerons: « Le percement du Simplon et l’intérêt commercial de la France », 1874; « Le percement du Simplon et les intérêts de l’Europe occidentale », 1875; « Le percement du Simplon devant les Chambres françaises », 1881; « Lettre au Ministre des Travaux publics sur la réorganisation des chemins de fer français », 1878; « Le programme de M. de Freycinet », 1879; « Projet de loi pour la réorganisation des chemins de fer français, avec exposé des motifs », 1879; « Lettres sur le même sujet au Président de la commission parlementaire du régime des chemins de fer », 1880; « Mémoire sur les améliorations de la Seine maritime et de son estuaire », 1881 ; « Déposition devant la commission parlementaire sur les mouvements des fonds et l’endiguement de l’estuaire de la Seine », 1885; « Dire à l’enquête ouverte sur les travaux d’amélioration de la Basse-Seine », 1886; « Déposition devant la commission parlementaire des ports et voies navigables sur les projets d’amélioration du Hâvre et de la Basse-Seine », 1888; « Étude sur les ports intérieurs français: Bordeaux, Nantes, Rouen », 1882 ; « De l’entraînement et du transport par l’eau des vases, sables et graviers », 1884; « De la propagation et de l’amplitude des marées dans la Manche, la mer d’Irlande et la mer du Nord », 1886; « Des cartes statistiques à relief », 1878; « De la modification à introduire dans la nomenclature du système métrique », 1879, etc.

Yautier ( Georges -Charles- J. ) , romancier belge, né, à Bruxelles, en 1842. Accueilli d’emblée à la Revue des Deux Mondes, c’est surtout pour le public parisien qu’il a écrit, et ses livres ont eu de nombreuses éditions. Nous citerons de lui: « La grève des femmes » ; « La revanche du mari » ; « Le crime du substitut » ; « La marraino » ; « Le Salon des refusées » ;

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« Le remords du docteur ». Une mention spéciale est due au : « Train de cinq heures », dont un critique regretté, Eugène Van Bemmel, a fait l’éloge comme comédie de moeurs et analyse de sentiments.

Yayra (Pierre), paléographe, archiviste et historien italien, chef de bureau aux Archives de Turin, né, en 1838, à Bosconero (Piémont) ; parmi ses nombreux ouvrages historiques, citons: « Il museo storico di Casa Savoia », Turin, 1880 ; « Autografi dei principi di Casa Savoia », 1881 ; « Cavalieri lombardi in Piemonte nelle guerre del 1229-30 », 1883; « Le lettere e le arti alla Corte di Savoia nel secolo XV. Inventarii dei castelli di Chambéry, di Torino e di Conte d’Ain 1497-98 », 1884 ; « Dell’artefice délia lapide astese relativa al duca Carlo d’Orléans e di altre notizie artistiche astigiane », 1883 ; « Esposizione generale italiana in Torino 1884. Catalogo ufficiale délia sezione Storia dell’Arte. Guida illustrata al castello feudale del secolo XV fatta da P. Vayra e Giuseppe Giacosa », Turin, 1883; « Cavour e Garibaldi », 1886; « Del grado di crédibilité delle cronache di Savoia con un documento inedito sulla guerra del 1387 », 1887.

Yecchi (Stanislas), savant italien, professeur de mathématiques à l’Université de Parme, où il est né le 10 juillet 1843. Docteur en mathématiques en 1864, il fut envoyé se perfectionner à Paris (1864-68), et de retour en Italie il enseigna la géométrie descriptive et la perspective à l’Académie de Beaux-Arts de Parme ainsi qu’à l’Université où nous le trouvons plus tard (1873-75) professeur de mécanique rationnelle et (1875-80) professeur de géométrie prospective. Nous avons de ce savant beaucoup de mémoires insérés aux revues scientifiques italiennes dont quelques uns ont été traduits en allemand. Le principal est le « Saggio d’una prospettiva axonometrica ». Suivent les ouvrages suivants: « Paratoie di sicurezza nella presa dell’acque » ; « Applicazioni e progetti di ventole automobili »; « Una nuova caméra chiara »; « Barometro campione moltiplicatore »; « Sulla risoluzione numerica delle equazioni » ; « Sopra alcuni fenomeni osservati da Van Beek nella rotazione dei liquidi » ; « L’impossibilité del moto perpetuo dimostrato in modo elementare » ; « Quale debba essere la forza motrice nell’industria italiana »; « Corso di meccanica pratica sulle locomobili e sulle trebbiatrici » ; « Sopra un nuovo istrumento geodetico cui potrebbesi dare il nome di Icnortometro »; « Lezioni di meccanica razionale », Parme, 1874; « Gli icnortometri, ossia nuovi istrumenti geodetici che rilevano automaticamente il profilo longitudinale e la planimetria del cammino percorso da un carro », id., 1880; « Notizie relative agli istrumenti geodetici automatici », ecc. (Riv. Scient. Ind. di Firenze ), 1880; « Gli omolografi » (Politecnico) ,

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Milan, vol. XXIX; « Generalizzazione del Teorema di Pohlke » (id.), vol. XXXI; « La teoria geometrica attuale delle restituzioni prospettive riveduta e corretta », Parme, 1885; « Delle armonie fra le scienze fisico-matematiche e le belle arti », discours, id., 1885; « L’omologia nello spazio e la costruzione delle immagini negli strumenti o sistemi ottici in generale », id., 1886; « A proposito di una discussione sollevata da una osservazione del Padre Secchi relativa aile immagini nei cannocchiali », id., 1886; « Sulla capacité délia Botte aile Trezze in provincia di Venezia », 1887 ; « Sul risanamento délia Citté di Parma », études, Parme, 1888; « L’essenza reale delle -quantité ora dette immaginarie, la rappresentazione diretta delle qualité complesse e la legge di continuité in geometria », id., 1890.

Yecclij (Auguste-Victor), littérateur italien, plus connu sous son pseudonyme de Jack la Bolina , né, à Marseille, de parents italiens, le 22 décembre 1843. Son père, le colonel Candide- Auguste Vecchj, écrivain fort connu, a été un des amis les plus intimes et des officiers les plus brillants de Garibaldi. C’est de sa villa de Quarto, près de Gênes, qu’est partie la légendaire expédition des Mille. Le jeune M. V. fut élevé à l’École Royale de Marine de Gênes, et, en 1861, il en sortit aspirant. De 1861 à 1872, il servit dans la Marine Royale, prit part à la malheureuse bataille de Lissa à bord du Principe Umberto, commandé par M. Guillaume Acton, et à la répression de l’insurrection qui éclata à Païenne, tout de suite après la guerre; dans cette occasion il fut décoré de la médaille en bronze à la valeur militaire. En 1872 il quitta le service pour entrer dans les affaires, mais les résultats qu’il y obtint ne l’engagèrent pas à persévérer dans cette voie. Il débuta alors dans les lettres par un volume de « Saggi storicomarinareschi », Gênes, imp. des Sordomuti , 1877, qui était le premier essai de littérature maritime en Italie, depuis cinq siècles, c’est-à-dire, depuis Erancesco da Barberino ; ce volume contient un article sur la stratégie maritime qui est le point de départ des fortifications des Bouches de Bonifacio. Suivirent: « I Bozzetti di mare », id., id., 1877; « Le leggende di mare », Bologne, Zanichelli, 1879; « Primo libro di lettura del marinaro italiano », épuisé; « Le nuove leggende », id., id., 1880; « La vita e le gesta del generale G. Garibaldi », id., id., 1882. En même temps M. V. se signalait par sa brillante collaboration au Fanfulla, où ses articles sur les questions maritimes étaient fort remarqués, ainsi que ceux qu’il donnait à plusieurs autres journaux et revues, tels que la Nuova Antologia, la Rivista Marittima , la Rivista Inter nazionale, le Journal d'Italie , journal politique quotidien en langue française, fondé é Milan dans le but de dissiper les malentendus que la question tuni-

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sienne avait fait surgir entre l’Italie et la France, la, Rassegna Settimanale , la Minerva , revue en anglais publiée à Rome etc., etc. En 1880, il était nommé professeur d’histoire et de géographie à l’Institut technique de Pavie, d’où en 1882 il passa, en la même qualité, à Livourne. Il était alors (1883) dans la plénitude de sa fortune, quand un malheur inouï vint le frapper. M. V., dont toute la vie avait été dépensée au profit de son pays, dont le père avait été un des patriotes les plus actifs et les plus sincères, se trouva, grâce à la légèreté d’un de ses proches, et grâce aussi peut-être à un nombre énorme d’ennemis que l’indépendance de sa plume lui avait fait, enveloppé dans un procès de haute-trahison. Le procès dura un an, pendant lequel M. V., endura les souffrances de la prison préventive; après douze longs mois, les débats s’ouvraient devant la Cour d’Assises de Rome. A la lumière du débat public, l’échafaudage élevé avec tant de peine par l’accusation croulait comme un château de cartes. Le ministère public non seulement retirait l’accusation contre M. V., mais aussi contre son frère Lionello et le Comte Des Dorides, dont on avait voulu le faire complice. Blessé dans sa fierté de gentilhomme et de patriote, M. V. donnait alors sa démission de professeur et se retirait à vivre particulièrement à Florence s’adonnant entièrement aux lettres. Depuis lors, il a publié: « Racconti di mare e di guerra », Florence, Paggi, 1887; « Racconti, fiabe e fantasie », id., id., 1888; « Elementi di fisica e storia naturale »y- 2 vol., id., id. ; « La riforma dell’armata », Florence, Bocca, 1888; « Le fortune dell’Indipendenza italica dal 1815 al giorno d’oggi », id., Paravia, 1888, ouvrage d’une haute portée éducative; « Ironie blande », Gênes, Sordomuti, 1889. M. V. a été le fondateur et le premier président du Royal Yacht Club Italien. Un sien ouvrage intitulé : « Storia generale délia marina », a été récemment (août 1890), couronné au Concours du Ministère de la Marine. L’auteur en prépare l’impression avec cartes, pl. et gravures. Sous presse, chez L. Niccolai éditeur, Florence : « Mare ». Enfin M. V. a été le rédacteur en chef du Dictionnaire international des écrivains du jour , depuis la douzième livraison jusqu’à l’achèvement de l’ouvrage. Il est un des collaborateurs de la Rassegna Nazionale. Nous tenons à ajouter que malgré l’énorme injustice dont il a été victime, M. V. n’a point varié ses convictions de conservateur libéral.

Yeckenstedt (Johannes- Albert-Edmond), érudit allemand, docteur en philosophie, né, le 7 janvier 1840, à Whlitz près de Magdebourg, fit ses études au Gymnase de cette ville et aux universités de Halle et Berlin, cultiva la philologie, l’archéologie, l’art et la mythologie; il a été maître au Gymnase Supérieur de Cottbus et maître supérieur des langues anciennes à

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Libau (Russie). Il vit à présent à Halle. En dehors des nombreux articles publiés dans la Berliner Zeitschrift für Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte, dans le lîerrig Archiv. f. das Studium der neueren Sprachen, dans la Zeitschrift für Volker psychologie und Sprachwissenschaft, dans la Zeitschrift der Pariser anthropologischen Geselleschaft et dans plusieurs autres journaux scientifiques, nous lui devons: « Regia potestas quæ fuerit secundum Homerum », Halle, 1867 ; « Der Apollo von Belvedere », Cottbus, 1870; « Die Naturnachahmung in der Kunst », id., 1875; « Die Geschichte der Gil Blas Frage », Berlin, 1879; « Wendische Sagen, Mârchen und aberglaubische Gebrauche », Gratz, 1880; « Die Mythen, Sagen und Legenden », 2 vol., Heidelberg, 1883 (ces deux ouvrages ont été recommandés aux bibliothèques de l’Empire russe par le Ministère de l’Instruction) ; « Ganimedes », Libau, 1882; « Sztukoris der Till Eulenspiegel », Leipzig, 1882; « Schut Tomba, sein russisch.es Ebenbild », id., 1884; « 25 Jahre zu Sei », id., id. ; « Pumphut, ein Culturdâmon der Deutschen und Wenden », id., 1885; « Geschichte der Griechischen Farbenlehre », Paderborn, 1888; citons en outre: « Sagen aus der Provinz Sachsen » ; « Aberglaube aus der Provinz Sachsen » ; « Wieland der Schmied und die Feuersagen der Arier »; « Die Kosmogonien der Arier » ; « La musique et la danse dans les traditions des Lithuaniens, Allemands et Grecs » ; « Le tambour du roi des Wendes » ; « Die mythischen Kônige der Arischen Volksheldensage und Dichtung»; sous presse: « Græcorum Cosmogoniæ quæ fuerint ». Il est le fondateur de la Deutsche Volkskunde in Sage, Sitte und Brauch , mit Berücksichtigung der Volksüberlieferungen des Auslandes, revue mensuelle paraissant à Leipzig depuis le 1er octobre 1888, et qui est devenue, depuis le mois d’octobre 1890, l’organe de la Deutsche Gesellschaft für Volkskunde , dont il est le président.

Yécsey (Thomas de), jurisconsulte et homme politique hongrois, avocat, ancien recteur du Collège d’Eperjes, professeur de droit romain à l’Université de Pest, depuis l’année 1874, député au Parlement hongrois depuis 1870, né, le 23 février 1839, à Szikszé, est l’auteur de plusieurs ouvrages en hongrois sur le droit romain, fort estimés en Hongrie.

Yega (Richard de la), auteur très populaire de saynètes et d’études de mœurs madrilènes. Il peint le peuple comme personne, et ses pièces n’ont jamais plus de un ou deux actes, mais elles arrivent parfois à cinq-cents représentations comme « La Cancion de la Lola ». Il est fils du célèbre Ventura de la Vega qui fut le premier des auteurs dramatiques de son temps. M. de la V. occupe depuis longtemps un emploi au Ministère de Fomento, emploi que tous les ministres lui ont conservé. Ses œuvres les plus

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