VOE
« Dell’apparecchio sessuale dei monotumi », Vienne, 1852 ; « Relazione sopra alcuni studii anatomici », Padoue, 1861 ; « Osservazioni miologiche », Venise, 1865-75; « Annotazioni intorno alcune propriété dei corpuscoli oscillanti del bombice dei gelso », id., 1864-66; « Osservazioni anatomiche sulle vie lagrimali », Padoue, 1871 ; « Sul muscolo sterno-cleido-mastoideo », Venise, 1876; « Sul fascio sternale del muscolo sterno-cleido-mastoideo », id., 1878; « Intorno agli ultimi due libri del trattato : De re anatomica, di Realdo Colombo », id., 1882 • « Il giudizio di G. B. Morgagni sul merito di Michèle Servet nella scoperta délia piccola circolazione », 1883; « Rassegna d’anatomia descrittiva per l’anno 1882 », Padoue, 1882- « Commemorazione del prof. Erancesco Cortese », id., 1884; « Di alcuni sussidii craniometrici », 1885; « Intorno alcune propriété dei corpuscoli del Bombice del gelso », id., 1886; « Sulla ruggine dei bozzoli », 1887.
Ylcek (Venceslas), écrivain tchèque, directeur de la revue Osveta, né, é Strechow, le 1er septembre 1839. Il débuta dans l’enseignement qu’il quitta bientôt pour la littérature. Sa plume est très féconde. Nous donnons la liste des meilleurs ouvrages de cet auteur. Les romans suivants: « Ctibor Hlava »; « Jan Svehla Dominika » ; « Dalibor » ; « Golgota e Tabor » ;
« Pani Lichnicka » ; « Pasek z Vratu » ; « Po pulnoe ». En 1880, il composa une tragédie historique « Lipany », avec laquelle furent inaugurées (1881) les représentations dramatiques sur le nouveau théâtre national tchèque, dont la construction fut achevée alors; il s’en fit deux éditions en un an. En 1882, il donna une nouvelle édition remaniée de son roman « Zlato vohni (L’or dans le feu) », en cinq livres, dont le sujet appartient aux évènements de la guerre austro-prussienne en 1866. Ces romans, comme le « Vénec vavrinovy (La couronne de laurier) » du même auteur, sont répandus par le moyen d’éditions populaires parmi toute la population des villes et villages tchèques et sont devenus ainsi une vraie lecture nationale. En 1884-86, il publiait dans la revue Osveta , dont lui est éditeur et rédacteur, le roman social:
« Samohrady », en cinq livres, qui de même a été suivi par le public avec le plus grand intérêt ; lui aussi va paraître é présent dans une réimpression è prix modéré pour le peuple. Des éditions semblables se font en 12,000 exemplaires et pour les romans de M. V., comme pour ses tragédies « Eliska Premyslovna » ; « Milada », il faut les répéter à des époques assez courtes. En 1888, a paru de lui le roman volumineux : « Dalibor ».
Yôegelin (Frédéric-Salomon), critique d’art et professeur suisse, fils d’un pasteur et professeur de théologie, né, à Zurich, le 26 juillet 1837, fut élevé par sa famille selon les princi-
pes d’une stricte orthodoxie, destiné au Saint- Ministère, et envoyé pour ses études à l’Université de Bâle. Deux séjours successifs, à Heidelberg et à Berlin, changèrent complètement ses vues et le transformèrent en un fougueux adepte de l’école progressiste. Nommé en 1872 pasteur de la grande et industrielle paroisse d’Uster, il scandalisa par la hardiesse de ses vues son auditoire et encourut le reproche , tout au moins de manque de tact et d’imprudence, de la part des chefs les plus autorisés de la gauche, entr’autres de Henri Lang. De cette époque datent ses premières publications : un recueil de discours prononcés en chaire : « La communauté ecclésiastique et la base sur laquelle elle repose », Zurich, 1865; des essais historiques sur la Paroisse d’Uster et le cloître de Ruti, etc. Le conseiller d’état Sieber mit fin à une situation des plus pénibles en utilisant l’activité de M. Y. dans le domaine pédagogique et en le nommant en 1870 professeur extraordinaire, et en 1876 professeur ordinaire pour l’histoire de l’art à l’Université de Zurich. Un séjour de quelques mois en Italie (1860), un séjour de plus longue durée à Rome et dans l’Italie centrale (1862, voir en 1863 le compte-rendu du Nouveau Musée Suisse) l’avaient préparé à ses nouvelles fonctions ; un travail assidu, des voyages à Vienne (1873) et à Berlin (1887) lui assurèrent dans le domaine esthétique une autorité toujours plus incontestée. L’Université de Bâle lui conféra en 1885 le grade de docteur en philosophie honoris causa. Nous mentionnerons parmi les publications les plus intéressantes de M. V. : « Les monuments de l’histoire universelle », 2 vol. avec illustrations, Bâle, 1869-74 ; « La Madonne de Loreto », Zurich, 1870; « Le portrait de Conrad Pellican », id., 1872; « Manuel d’Histoire générale et d’histoire suisse », en collaboration avec le Dr J. Millier, 1876; « La table de Holbein conservée à la bibliothèque municipale de Zurich », 1878; « L’ancien Zurich », 1879 ; 2me éd., 1882 ; « Le peintre Louis Vogel de Zurich », deux fascicules avec 3 planches, 1881 ; « Les Relier de Steinbock », à l’occasion du jubilé du M. le Dr Ferdinand Relier, 1884 ; « Les études épigraphiques d’Egidius Tschudi en Italie et dans le Sud de la France; un chapitre de l’histoire de l’humanisme allemand », 1887. M. V. a prononcé, en outre, sur sa science de prédilection, plusieurs conférences populaires , dont quelques unes ont été imprimées (« L’art et les premiers chrétiens » ; « L’art et la vie nationale » ), et collaboré au Répertoire Artistique de Woltmann, à l’ Indicateur pour V Archéologie suisse, aux Archives et à V Annuaire pour V Histoire suisse, aux Feuilles pour la nouvelle année de la Bibliothèque de Zurich (voir, entr’autres, les biographies de son père et de son aïeul, le professeur de théologie Salomon et le conseiller ecclésiastique
M. Salomon V.). Parallèlement à cette activité littéraire et professorale s’en déploya une autre consacrée à la politique militante. L’un des docteurs les plus éloquents et les plus convaincus de l’école socialiste de Winterthur, M. Y. siégea en 1867 à l’assemblée constituante de son Canton, et a fait partie depuis 1869 du Grand Conseil, depuis 1872 du Conseil d’éducation, depuis 1875 du Conseil national suisse. L’indépendance dont il fit preuve dans ces différents corps, en particulier à propos de la représentation des minorités et lors des débats sur le Rulturkampf, froissa les chefs de la majorité radicale sans lui reconquérir les sympathies de ses adversaires; la création d’une école d’art et d’un musée national suisse lui inspira quelques uns de ses meilleurs discours. Parmi les diverses brochures polémiques sorties de sa plume, nous indiquerons : « La démocratie socialiste, son caractère et son but », Berne, 1881; « Ulrich Zwingli », Zurich, 1884 (pamphlet contre le rôle politique et religieux du réformateur) ; « La loi internationale sur les fabriques », Coire, 1886.
Yogel (Alfred), médecin allemand, conseiller d’Etat, né le 31 mars 1829, étudia aux Univerversités de Munich, Berlin et Wurzbourg; il a été, de 1856 à 1866, professeur libre et professeur extraordinaire à Munich, de 1866 à 1886 professeur de clinique médicale à l’Université de Dorpat (Russie), et depuis cette époque professeur honoraire de pédiatrie à Munich (Bavière). Il est chevalier de plusieurs ordres, et a publié : < Lehrbuch der Kinderkrankheiten », ire éd., 1860; 2>ne éd., 1887.
Yogel (Christian), philosophe et pédagogiste allemand, né, à Rehna (Meklembourg), le 6 juillet 1836, fit ses études universitaire à Iéna et
à Paris, professeur à l’Ecole supérieure de commerce à Genève et professeur extraordinaire de pédagogie à l’Université de la même ville. Nous avons de lui en librairie : « Ensenanza pràctica para aprender pronta y fàcilement la Lengua alemana », tom. Ier, 4me éd., Halle, Gesenius, 1888 ; id., tom. 2e, 3me éd., id., 1885 ; « Vollstândiger Memoir- und Repetitionsstoff aus der englischen Grammatik. Formenlehre, Orthographie und Syutax, 2te Bearbeitung », Dresde, Meinhold et Jône, 1862; « Manual of Mercantile Correspondance in two languages. English and German », 12e éd., Leipzig, Glouzner, 1888; « Taschenbuch der Handelskorrespondenz in deutscher und englischer Sprache », 2e par., 12e éd., id., id., id. ; « Englisches Vokabular nach den Grundsâtzen des Anschauungsunterrichts geordnet. Erste Abteilung », Vieweg et John, Braunseliweig, 1862 ; « Memoir- und Repetitionsstoff aus der franzôsischen Grammatik », lere éd., Gratz, Bredt, 1864 ; « Gei’man made easy. A practical German Grammar for English students », Halle, Gesenius, 1875; « Rey to German made easy », id., id., 1877 ; « Die
VOG
Wichtigkeit des Studiuras der neueren Sprachen, und Winke zur bessern Erlernung derselben , unter Rücksicht merkantiler Zwecke », 2de éd., Leipzig, Glouzner, 1889; « Lehrbuch der deutschen Handelskorrespondenz », id., id., 1882 ; « Manuel de Correspondance commerciale en langues française et allemande », 1er vol., 15e éd., id., id., 1889 ; « Taschenbuch der Handelskorrespondenz in deutscker und franzôsischer Sprache », 2® par., 15e éd., id., id., id.; « Manuel de conjugaison des verbes irréguliers français », Schônberg et Meckl., Bicker, 1883 ; « Gesenius. Grammaire élémentaire anglaise, adaptée à l’usage des Français », Halle, Gesenius, 1886 ; « Manual of Mercantile Correspondence in two languages English and French », Leipzig, Glouzner, id. ; « Manuel de Correspondance commerciale en langues française et anglaise », vol. 2e, id., id., id. ; « Schiling. Grammaire espagnole à l’usage des Français », id., Leipzig et Paris, 1888; « Clef des exercices de la grammaire espagnole Schilling », id., id., id. ; « Taschenbuch der « Handelskorrespondenz in deutscher und spanischer Sprache », 2e par., 2e éd., Leipzig, 1889; « Manuel de répétition de l’étymologie allemande », Genève, Stapelmohr, id.
Yogel (Jacques), poète suisse, plus connu sous le nom de Vogel de Glaris, né, dans ce bourg, le 11 décembre 1816, d’une famille d’ouvriers. Il aurait voulu suivre la carrière pédagogique, mais il fut contraint, dès l’âge de dix ans et après quelques années seulement passées à l’école primaire, d’entrer comme apprenti dans une fabrique d’indiennes. Son ardeur infatigable pour apprendre et sa vive intelligence suppléèrent aux lacunes de son instruction première ; tous ses gains étaient consacrés à l’achat de livres, surtout des œuvres des grands poètes germaniques si bien qu’à l’âge de vingt ans, à force de labeurs et de privations, il était parvenu à acquérir une bibliothèque de 600 volumes. La nécessité de gagner son pain l’obligea à de longs voyages à pied à travers la Suisse. Il était assez généralement estimé et disposait d’une somme suffisante pour fonder quelques années plus tard (1843) une imprimerie à laquelle s’adjoignit bientôt une librairie. L’amitié de M. le docteur Henne de Saint-Gall l’encouragea à poursuivre ses travaux littéraires. La maison de M. V. à Glaris est un lieu de rendez-vous des plus appréciés par les écrivains de la Suisse allemande ; le maître s’honore par la généreuse hospitalité qu’il exerce comme par l’appui désintéressé qu’il accorde à tous les débutants de quelque avenir. La connaissance approfondie qu’il possède des œuvres de ses compatriotes éclate à chaque page de sa chrestomatie : « La littérature nationale dans la Suisse allemande d’Albert de Haller jusqu’à l’époque actuelle » (les trois premiers volumes I
VOG 1905
avec la collaboration de Robert Weber ; le quatrième avec celle de Honegger). Les productions lyriques de M. Y. charment le lecteur par leur patriotisme élevé et la personnalité sympathique qui s'en dégage, par l’élégance de la forme comme par la sincérité des sentiments. Voici l’indication des principales d’entr’elles : « Souvenirs d’Émile », 1860 ; « Poésies », 1861 ; « Poésies lyriques », 1868 ; « Les beautés et les terreurs des Alpes suisses » (poésie et prose en collaboration avec J.-B. Baudlin), id. ; « Tarentelles », épigrammes, id. ; « Le Klonthal », poésies lyriques, 1870; 7me éd., 1883; « Feux d’artifice, châtaignes sauvages, branches de bouleau », poésies épigrammatiques, 1871 ; « Le Glàrnisch contemplé à la lumière de la poésie », 1873; « Tableaux des Alpes », 1874; « Du temps de ma jeunesse », poésies lyriques, 1875; « Les Épines » , recueil d’épigrammes , id. ; « Chants paisibles » , id. ; « Choix de poésies », avec une introduction de J.-J. Honegger, 1877 ; « Les Guêpes », petits poèmes épigrammatiques, 1881 ; 12me éd., 1887 ; « Souvenirs du Klonthal », 1878; 4me éd., 1881; « En présence d’un monument », poésies, 1884.
Yogt (Adolphe), écrivain médical allemand, ne, à Giessen, le 27 octobre 1823, étudia à Berne, à Zurich et à Paris; pratiqua la médecine (1849- 56) à Laupen (Canton de Berne) et (1856-77) dans la ville même de Berne, où il fut nommé en 1877 professeur d’hygiène et de statistique sanitaire à l’Université. Nous avons de lui en librairie : « Trinkwasser oder Bodengase. Beleuchtung der Frage über die Ursache des Typhus abdomin. », Bâle, 1874; « Ueber Stàdtereinigung d. ein neues System ventilirter Latrinenfàsser », Berne, 1873 ; « Die Pochen- und Impffrage im Krampfe mit der Statistik », id., 1877; « Vier populâre Vortràge über Menschenseuchen », id., 1880 ; « Für und wider die Kuhpochinimpfung u. den Impfzwung », id., 1879 ; « Der al te und der neue Impfglaube », id., 1881 ; « Die Pockeusenche und Impfverhàltnisse in der Schweiz », id., 1882 ; « Ueber die gesundheitliche Stellung des Buchdruker- Geverbes in Schweiz », Bâle, 1884.
Yogt (Charles), célèbre naturaliste, anthropologue et anatomiste allemand, professeur d’anatomie comparée, de géologie et de paléontologie à l’Université de Genève, président de l’Institut National de Genève, député au grand Conseil fédéral, né, à Giessen, le 5 juillet 1817; son père était naturaliste. Il fit ses premières études dans sa ville natale ; en 1833, il passa à Berne, où il fut reçu docteur en médecine ; en 1839, il passa à Neufchâtel, où il devint le collaborateur du célèbre Agassig, avec lequel il publia l’« Histoire naturelle des poissons d’eau douce ». Il a été tour-à— tour professeur à Giessen, à Berne et à Genève ; au nombre de ses grandes publications, nous signalons: « Mon-
1906 VOG
tagnes et Glaciers » ; « Traité de géologie » ; « Lettres physiologiques » ; « Science et superstition » ; « Leçons sur l’homme » , son chef-d’œuvre ; « Embryogénie du Saumon » ; « Histoire du développement de la Tortue accoucheuse » ; « Histoire naturelle des animaux »; « Voyage au Nord »; « Océan et Méditerranée » ; « Le vieux et le nouveau dans la vie des bêtes et des hommes » ; « Recherches sur les animaux inférieures de la Méditerranée »; « Mon procès contre VAllgemeine Zeitung » ; « Leçons sur les animaux utiles et inutiles, inconnus et calomniés ».
Yogt (Gustave), juriscofisulte allemand-suisse, frère du précédent, né, le 14 juin 1829, à Giessen, fut appelé en 1862 à professer le droit public à l’Université de Berne, et occupe depuis 1870 la même chaire à celle de Zurich. Rédacteur en chef de la Nouvelle Gazette de Zurich , il n’a publié dans le domaine scientifique qu’un petit nombre de travaux: « Manuel de droit public suisse », lre livraison, Soleure, 1860; « La révision de la théorie des concordats suisses », 1865 ; « Matériaux pour l’histoire et la critique de la justice administrative dans le Canton de Berne », id., 1869 ; « La caractéristique de l’Acte de Médiation du 15 février 1803 », Zurich, 1884 ; en outre divers articles dans la Revue trimestrielle allemande , la Revue suisse d’utilité publique , la Revue pour les sciences politiques , éditée à Tubingue.
Yogt (Théodore), écrivain allemand, docteur en philosophie, professeur de pédagogie à l’Université de Vienne, né, le 25 décembre 1835, à Schirgiswalde (Saxe), fit ses premières études dans sa ville natale, et les continua ensuite à Dresde, Prague et Vienne, cultivant particulièrement la philologie et la philosophie; il fut promu docteur en philosophie en 1862, prit, en 1865, son habilitation à l’enseignement de la pédagogie, et trois ans plus tard il fut habilité aussi à l’enseignement de la philosophie. En 1871, il fut nommé professeur de pédagogie à Vienne, et après la mort de Zillers (1882), il fut élu président de la Verein fur Wissenschaftliche Pedagogïk. On lui doit : « Form und Gehalt in der Æsthetik », Vienne, 1865 ; « Die ôsterr. Realgymnasien », Leipzig, 1873; « Franz Cai’l Lott », Vienne, 1874 ; « Der Encyklopâdismus und die Lesebücher », id., 1878; « J. J. Rousseau’s Leben », id., 1870. Ainsi que plusieurs autres articles publiés dans les Comptes-rendus de l'Académie de Vienne, dans le Jahrbuch des Vereins fur Wittensch. Pedag. et dans la Zeitschr. fur exacte Philosophie.
Yogiié (Charles- Jean-Melchior, marquis de), archéologue français, membre de l’Institut, né, à Paris, en 1829. Il s’adonna de bonne heure aux études de l’histoire religieuse et des arts de l’Orient, et voyagea (1853-54) en Syrie et en Palestine. Nommé en 1871 ambassadeur à Cons-
VOL
tantinople, il profita de son séjour en Turquie pour faire recherche, dans les archives de l’Ambassade et du Consulat de Smyrne, des documents sur l’état de la Vénus de Milo, lors de sa découverte en 1820 ; il retrouva une lettre constatant que les bras de la Vénus étaient cassés. En 1875 M. V. passa à l’ambassade de Vienne, et en 1879 il donna sa démission. Nous sommes redevables à cet auteur des ouvrages suivants : « Les Églises de la Terre-Sainte » ; « Les évènements de Syrie », 1860; « Le Temple de Jérusalem », 1864—65 ; « L’Architecture civile et religieuse du Ier au VIIe siècle dans la Syrie Centrale », 1865-77 ; « Inscriptions Sémitiques », 1869-77 ; « Mélanges d’archéologie orientale »; « Stèle de Jehawnelleh, roi de Gébal ». Citons encore: « Voyage d’exploration à la mer morte », ouvrage posthume du Duc de Luynes publié par M. de V. (1871-74). Signalons, en outre, ici le nom du Vicomte Melchior de Vogué parmi les critiques contemporaines les plus en vogue ; ses admirables essais sur le roman russe contemporain ont fait le charme de tous les nombreux lecteurs de la Revue des Deux Mondes et grandement contribué à faire connaître en Europe la littérature russe contemporaine.
Toit (Charles), physiologue bavarois, professeur de physiologie à l’Université de Munich, né, le 31 octobre 1831, à Hambourg (Bavière), étudia la médecine aux Universités de Munich et Wurzbourg, travailla dans les laboratoires des professeurs Pettenkofer, Wâchter et Bischoff, et en 1863 devint professeur de médecine à l’Université de Munich et conservateur de la collection physiologique. Ses ouvrages traitent particulièrement de la transformation de la substance dans les corps et de l’alimentation. En dehors d’un très grand nombre d’articles insérés dans les divers journaux spéciaux allemands et particulièrement dans la Zeitschrift fur Biologie qu’il publie depuis 1865 avec MM. Buhl et Pettenkofer, nous lui devons: « Ueber die Wirkung des Kochsalzes, des Kaffei’s und der Bewegung auf den Stoffwechsel », Munich, 1860; « Anhaltspunkte zur Beurtheilung des sogenannten eisernen Bestandes fur Soldaten », id., 1876 ; « Ueber den Kreislaus des Stidtstoff im thierischen Organismus », id., 1883 ; « Ueber die Kost in ôffent. Anstalten », id., 1876. Il est un des collaborateurs du Ilandbuch. d. Physiologie et des Beitrage zur Biologie .
Yolhard (Jacob), chimiste allemand, né, le 4 juin 1884, à Darmstadt, fit ses études à Heidelberg et Giessen, où il fut promu en 1855, après avoir été, de 1850 à 1859, assistant du professeur Liebig à Munich. Il continua ses études à Londres, de 1860 à 1861, et à Marbourg, de 1861 à 1862. De 1863 à 1867, on le trouve privat-Docent à l’Université de Munich, de 1869 à 1887 professeur extraordinaire à l’Université
VOL
de cette ville, adjoint à l’Institut botanique et directeur de la Station expérimentale agraire. En 1878, il fut nommé professeur et directeur de l’Institut chimique de l’Université d’Erlangen, d’où, en 1882, il fit passage dans la même qualité à l’Université de Halle-sur-Saale, où il se trouve toujours. En dehors de plusieurs articles dans les Actes de V Académie royale des Sciences de Munich et dans la Zeitschrift, f. Analit. Chemie , il a publié : « Ueber mehratomige Harnstohe » {Liebig's Ann.), 1861 ; « Ueber Sarcosin » (id.), 1862; « Die Begründung der Chemie durch Lavoisier » ( Journ . f. prakt. Chem.), 1870 ;
€ Ueber die Zersetzung von Cyan durch Alkohol. Salzsaure » ( Liebig's Ann.), 1871; « Ueber Glycolylsulfoharnstoff » (id.), 1872 ; « Ueber Methylaldehyd und Ameisensâursmethylester », (id.), 1875; « Verbesserter Erdmann’scher Schwimmer » (id.), id. ; « Apparat zur Absorption des Ammoniaks » (id.), id.; « Verbessertes Cklorcalciumrohr » (id.), id. ; « Die Anwendung des Sckwefelcyanammoniums in der Massanbyse » (id.), 1877 ; « Die Silbertitrirung mit Schwefelcyanammonium und deren Anwendung zur Bestimmung des Kupfers, Quecksilbers und der Halogène » (id.), 1878; « Zur Scheidung und Bestimmung der Mangaus » (id.), 1879;
« Synthetische Darstellung von Thiophen », en collaboration avec Erdmann ( Bericht . d. d. Chem. Gesell.), 1885. En collaboration avec Wohler, Kopp, Hofmann, Kekulé et Erlenmeyer, il rédige les anciens Annalen der Chem, und Pharm ., paraissant sous le titre de : J. Liebig's Ann. d. Chemie.
Yolkelt (Jean), né le 21 juillet 1848, professeur ordinaire de philosophie depuis 1884 à l’Université de Bâle, est l’auteur des ouvrages suivants : « Le panthéisme et l’individualisme dans le système de Spinoza », Leipzig, 1872 ;
« Le pessimisme et la théorie de l’inconscient », Berlin, 1873 ; « La fantaisie dans le rêve », Stuttgart, 1875 ; « L’impératif catégorique de Kant et le temps présent », Vienne, id.; « L’idée du symbole dans l’esthétique moderne », léna, 1876 ; « La théorie de la connaissance dans le système de Kant, analysée d’après ses principes constitutifs », Hambourg, 1879; « Sur la possibilité de la métaphysique », id., 1884;
« L’expérimentation et la pensée », id., 1886.
Volkmanu (Paul), physicien et mathématicien allemand, né, en 1856, à Bladiau (Prusse orientale), a fait ses études au Collège royal Frédéric à Kônigsberg et à l’Université de cette ville, fut promu docteur en philosophie en 1880, et deux ans plus tard prit son habilitation à l’enseignement. Depuis 1886 il est professeur extraordinaire de physique mathématique et directeur du laboratoire de cette faculté à l’Université de Kônigsberg. Il a fourni aux Annales de Wiedmann plusieurs articles , parmi lesquels nous citerons: « Ueber den Einfluss der *