‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 362 sur 496 · WEH · texte numérisé non relu

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sentît surtout attiré par l’enseignement esthétique de Vischez. Immédiatement après son retour en Suisse, en 1848, eut lieu sa consécration au Saint-Ministère; pendant douze années, de 1848 à 1860, lui furent successivement confiées la cure de Rifferswyl et une paroisse suburbane de Zurich. A cette époque M. W. quitta volontairement le pastorat pour entrer dans le journalisme et prendre pendant quatre années (1860-1864) la direction de la Berner Zeitung. Les deux années suivantes, pendant lesquelles il renonça à toute fonction officielle, furent consacrées par lui à la rédaction d’un ouvrage considérable: « La littérature nationale poétique de la Suisse d’Albert de Haller jusqu’à l’époque actuelle », en collaboration avec Vogel de Glaris, pour lequel il s’était chargé de toutes les introductions critiques et biographiques. En 1867 M. W. rentra dans la vie publique en qualité, soit de recteur du Gymnase de Séon, poste qu’il occupa jusqu’en 1873, soit de collaborateur littéraire du Bund ( Feuille du Dimanche), et directeur de la Gazette d'Argovie. Depuis 1873, il s’est établi à Bâle où il a fondé et continue à diriger avec succès une importante revue littéraire et artistique : L’Elvetia. Voici d’après l’ordre chronologique la liste de ses publications: « Poésies », 1848, 5me éd., 1882; « Nouvelles poésies », 1860; « Nouvelles et récits », 2 vol., 1864, 2m0 éd., 1882; « Nuages », un dernier recueil de chants, 1871 ; « Jeanne d’Arc », drame imité du français, 1871; « La Suisse contemplée à travers le miroir de la poésie », 1882. Les œuvres complètes de M. W. ont paru en 12 vol. dans la Bibliothèque nationale. Nous sommes encore redevables à ce critique distingué d’une anthologie faite avec beaucoup de goût et de soin « Poètes et orateurs suisses au XVIIIe et au XIXe siècles ».

Webster (le rév. Wentworth), homme de lettres anglais, Master of Arts de l’Université d’Oxford, né, à Uxbridge, le 16 juin 1828, chapelain de l’église anglicane à St.-Jean de Luz (Basses-Pyrénées) (1868-78). Nous avons de lui: « Basque Legends », Griffith et C., Londres, 1879; « Spain », Sampson Low et C., id., 1882. Plusieurs mémoires, études et articles en anglais, français et espagnol, dans des journaux, revues, périodiques scientifiques, etc.

Wehl (Théodore), proprement F. von Wehlen, écrivain allemand, docteur en philosophie, né, le 19 février 1821, à Waldenbourg (Silésie), étudia la philosophie à Berlin et Iéna, a été longtemps feuilletoniste à Berlin, Hambourg et Dresde, et de 1874 à 1884 intendant général du Théâtre royal à Stuttgard. Après cette année, il entra dans la rédaction de V Hamburger Reform , et a publié une série de comédies, plusieurs nouvelles et contes, ainsi qu’un recueil de charmantes poésies qui révèlent tout le mé-

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rite de ce brillant écrivain. Parmi ses ouvrages dramatiques parus dans le Theater (Hambourg, 1851), et dans le recueil de ses comédies et drames (Leipzig, 1864-1869), nous citerons: « Alter Schützt vor Thorheit wicht » ; « Ein Bràutigam der seine Braut verheiratet »; « Die Tante aus Schwaben »; « Ein modernes Verhàngniss » ; « Eine Frau welche die Zeitung liest »; « Das Haus Haase »; « Wer zuletzt lacht, lacht am besten »; « Die drei Langhôlse » ; « Eine glühende Kohle » ; « Wie man zu einer Erklârung kommt » ; « Sie weiss sich zu helfen » ; « Ailes für andere » ; « Demokrit und Heraklit »; « Ueber ail Politik »; « Ein Bubenstreich » ; « Holderlins Liebe » ; « Ein Pionier der Liebe » ; « Siebeneichen » ; < Ehen und Liebe » ; « Der Schatz » ; « Wie man sich irren kann » ; et parmi ses romans et nouvelles nous signalons: « Herzensgeschichten »; « Neue Herzensgeschichten », Gœttingue, 1857 ; « Allerweltsgeschichten », Breslau, 1861 ; « Unheimliche Geschichten »; « Der Mann der Toten »; « Plauschgeschichten »; « Herzensmysterien », Leipzig, 1870. Parmi ses compositions poétiques qui méritent une mention spéciale, nous nous bornerons à citer: « Von Herzen zu Herzen », et « Zum Vortrâge », Leipzig, 1867 ; on lui doit aussi : « Hamburgs Literat.urleben in 18 Jahrh. », id., 1856; « 15 Jahre Stuttgarter Theaterleitung », id., 1866; « Briefe des jungen Deutschland » ; « In Mussestunden »; « Am Sausenden Webstuhl der Zeit », Leipzig, 1869.

Weil (Adolphe-Louis), odontalogiste bavarois, docteur en médecine, professeur libre à l’Université de Munich, dentiste de S. A. R. le Prince Ludovic de Bavière, né, le 12 août 1849, à Munich (Bavière), décoré de la médaille de la campagne 1870-71 (décernée à ceux qui ne prirent pas part aux combats) a publié : « Der Stenson’sche Versuch », Strasbourg, 1876; « Hypodermic Injections », Philadelphie, 1876; « Die Pilze der Zahnkrankheiten », Munich, 1884; « Der Werth der Zahne für Volksgesundheitspflege » ( Deutsche Zeitschr.), 1887 ; « Zur Histologie der Zahnpulpa » ( Deutsche Monatschr. für Zahnheilk .), 1887; « Zur Entwicklung der Zahne » (id.), 1887.

Weil (George-Denis), écrivain français, juge suppléant au Tribunal de la Seine. Nous avons de lui : « Assurances maritimes et avaries » ; « Exercice illégal de la médecine et de la pharmacie » ; « Relations diplomatiques de l’Angleterre et de la Papauté » ; « Rapports de l’Angleterre et de la France après l’attentat d’Orsini » ; « Mœurs parlementaires anglaises. Du jugement des électiones contestées »; « Assurances sur fret en Angleterre ».

Weilbacli (Philippe), écrivain danois, né, près de Copenhague, le 5 août 1834 , s’appliqua aux études de philologie et belles-lettres, fit

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un voyage en Italie (1860-62), pour se perfectionner dans l’étude des beaux-arts, et retourné dans sa patrie il fut employé aux galeries jusqu’à 1870. Nous avons de lui la traduction de la « Storia universale », de César Cantù, en collaboration avec M. E. Holrn, et de la « Vita di Garibaldi », de M. Guerzoni. En 1855: « Anacreontea » ; suivirent : « Koust og Æsthetik », 1872; « C. V. Eckersberg Levued », 1878; « Daagk Koustner Lexicon », 1878. Enfin : « Essai sur les formes des nuages à l’usage des paysagistes et des météorologistes ».

Weileu (Alexandre, chevalier de), philosophe autrichien, docteur en philosophie, professeur libre à l’Université de Vienne et Amanuensis de la Bibliothèque Impériale de cette métropole; est né, le 4 janvier 1863, à Vienne, a fait ses études à l’Université de sa ville natale et à celle de Berlin. En dehors des articles qu’il a publiés dans la Zeischrift für Allg. Geschichte , dans la Zeitschr. f. deutsch. Alterthum , dans la Vierteljahrschr. für Litteraturgesch., dans la N eue Freie Presse et dans divers autres journaux spéciaux, nous lui devons : « Shakespeares Vorspiel zu der Wiederspànstigen Zàhmung, Betrag zur vergleichenden Litteraturgesch. », Frankfurt sur M., 1884; « Der ægyptische Joseph im Drama de XVI Jahrhunderts », Vienne, 1887. On lui doit aussi la publication des « Gerstenberg’s Briefe über die Merkwürdigkeiten der Litteratur », Heilbronn, 1888-89.

Weilen (Joseph de), auteur dramatique allemand, né, à Tétin (Bohême), le 28 décembre 1828, fit ses études au Lycée de Prague et interrompit son droit à Vienne en 1848 pour se faire soldat. Professeur d’histoire et de géographie dans divers établissements depuis 1852, et principalement à l’Académie du génie militaire et professeur de langue et littérature allemandes à l’école d’état-major, conservateur de la Cour (1861-76). Nous avons de lui les drames suivants: « Tristan » ; « Heinrich von der Aue »;

« Edda » ; < Drahomira » ; « Rosamunde » ;

« Le Comte Horn »; « Le Nouveau Achille »;

« Dolorès » ; « Sur la frontière » ; le roman :

« L’Irréparable » et l’« Am Tage von Oudenaarde », poésies, 1869. Enfin: « Roi Erick », 1881 et « Daniela », 1884.

'Weinberg (Pierre), poète russe contemporain, traducteur de Shakespeare, Heine, Lenau et autres, né, à Nicolaéf (près d’Odessa), en 1830.

Weiss (André), écrivain et avocat français, né, à Mulhouse (Alsace), le 30 septembre 1858, a fait ses études classiques aux Collèges de Wissembourg et de Saint-Mihiel, aux Lycées de Colmar et de Nancy ; a étudié le droit à la Faculté de Paris, où il a remporté, en 1878, le premier prix de droit romain et une mention honorable de droit civil au concours général de toutes les Facultés; a été reçu docteur en droit le 20 juillet 1880 avec éloge.

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Inscrit au barreau de Paris en 1878, il a pris part, avec une dispense d’âge de trente et un mois, au concours d’agrégation ouvert à Paris, au printemps de 1881, et a été reçu, à la suite de ce concours, agrégé des Facultés de droit, avec le quatrième rang. Attaché en cette qualité à la Faculté de Dijon, il a été chargé d’organiser le double enseignement du droit international privé et du droit constitutionnel, qu’il professe encore aujourd’hui. Lauréat de l’Institut (Académie des Sciences morales et politiques) en 1888. Élu en 1887 membre associe de 1 Institut de droit international, dans sa session de Heidelberg. On a de lui : « Étude sur les conditions de l’extradition », 1 vol., 1880; « Le Droit fétial et les fétiaux », étude de droit international, 1883 ; « Le droit constitutionnel », leçon d’ouverture, 1834 ; « Traité élémentaire de droit international privé », 1 fort vol. de XXXVIII-996 pages, 1885-86 (récompense par l’Institut) ; « La proposition de loi sur la nationalité au Sénat », 1 fort liv., 1886, « Philippe Pot, Grand— Sénéchal de Bourgogne, devant la Cour de Dijon », 1887 ; « Quelques mots sur la faillite des commerçants sous le dioit international prive », 1888. Collaboration au Journal du droit international privé , à la Revue de droit international de Gand, à la Revue critique de législation et de jurisprudence , à la Revue générale du droit , à la Nouvelle Revue historique du droit , à la France judiciaire , aux Lois nouvelles , au Répertoire alphabétique de Sirey, à 1 ’Archiv f. dffentliches Recht de Fribourg en Brisgau. En collaboration avec M. Paul- Louis Lucas: « Le droit d’extradition appliqué aux délits politiques, d’après le docteur Lammasch », 1 vol., 1885 ; « L’organisation administrative de L’Empire romain », par J. Marquardt, traduit de l’allemand, tom. Ier, 1888 ; divers articles dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romains de Daremberg et Saglio, dans le Recueil mensuel et dans le Répertoire alphabétique des Pandectes françaises.

Weiss (Nathanaël), historien français, né, le 27 mais 1845, à la Croix-aux-Mines près de Saint-Dié dans le département des Vosges, reçut sa première éducation par les soins de son père, un ecclésiastique distingué, successivement pasteur au Hohwald et à Altweiler dans le Haut-Rhin, fit ses études classiques au Gymnase, ses études théologiques à la Faculté protestante de Strasbourg, et obtint en 1867 le diplôme de bachelier sur la présentation de la thèse : « Duplessis Mornay envisagé comme théologien et comme caractère politique ». Le prix Schmutz lui fut décerné en 1868 pour un nouveau mémoire : < Exposition, comparaison et critique du système ecclésiastique de Schleiermacher et de celui de Vmet », Après avoir rempli, pendant deux années (1867-69), les fonctions de précepteur dans la famille de Maupeou,

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M. W. fut nommé en 1869 par le Consistoire réformé de Paris pasteur auxiliaire pour la paroisse de la Glacière. La guerre de 1870 mit provisoirement fin à son activité puisque des ressortissants, la plupart d'origine germanique, avaient dû obéir au décret d’expulsion. La Société pour les Ecoles du dimanche utilisa ses services de 1871 à 1875 et le choisit en 1874 pour son délégué aux conférences tenues par Y Alliance Évangélique à New-York. Témoin oculaire du désastre de la « Ville du Havre », M. W. a consigné ses impressions dans un récit dramatique par sa simplicité même: « Le naufrage de la Ville ■ du Hâvre et du Loch- Earn », 1874. Depuis 1875 le Consistoire de Paris l’a appelé à exerçer les fonctions pastorales à Boulogne-sur-Seine ; en 1885 la Société pour l’Histoire du Protestantisme français l’a choisi comme bibliothécaire. Les amis de l’histoire de la réforme sont redevables à M. R. de plusieurs articles intéressants et originaux parus, soit dans V Encyclopédie des Sciences religieuses , soit dans le Bulletin pour V Histoire du Protestantisme français. L’un d’eux, tout au moins, a été tiré à part : « La sortie de France pour cause de religion de Daniel Brousson et de sa famille (1685-1693) », publié pour la première fois, avec une introduction et des notes, 1885.

Weitbrecht (Charles), écrivain et publiciste allemand, né, le 8 décembre 1847, à Neuhengstett dans le Wurtemberg, village situé près de Calw, dont son père était le pasteur, étudia, lui aussi, la théologie à l’Université de Tubingue, embrassa le Saint-Ministère, et fut appelé en 1874 comme diacre à Schwaiger près de Heilbronn, après avoir rempli les fonctions de vicaire dans plusieurs paroisses de campagne. Le gouvernement zuricois l’a appelé en 1886 à la direction de l’École supérieure des jeunes filles et du Séminaire pédagogique de Hottingen. M. W., qui pendant son séjour à Schwaigen avait fondé la revue mensuelle : La nouvelle feuille allemande des familles , s’est fait connaître comme poète et philologue, soit par des pièces originales, remarquables par leur élévation et leur simplicité : « Chants d’un impuissant (Lieder von einem der nicht mitdarf) », ■1870; « Ce qu’éclaire la lune », poésies, 1873; « Liederbuch », 1873 ; 3me éd. sous le titre de « Poésies », 1880; en dialecte souabe nous avons de lui: « Gschichta’n aus Schwobaland », 1877 (2rae éd., 1883, en collaboration avec son frère M. Richard W., pasteur à Màhringen près d’Ulm, et auteur de travaux sur Fischart, Klopstock) ; l’épopée de « Gudrun-Nohmof Schwobaschichta » (en collaboration avec le même), 1882; « Livre des poètes souabes » (en collaboration avec E. Paulus), 1884; « Les gens égarés », 1882; « Livre d’histoire », 1884; « Le combat du calendrier à Sendringen », 1885; « Le Retour », nouvelles, 1886; « Sigrun », drame, 1887.

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