‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 384 sur 496 · BAL · texte numérisé non relu

BAL

rial », 1884, sans parler de ses œuvres de sculpture, ni de ses peintures et aquarelles.

Ayot (Emmanuel-Laurent de), écrivain et poète espagnol, né, à Manille, capitale des Iles Philippines, le 3 avril 1866, d’une famille noble, étudia sous un précepteur. Nous avons de lui les drames suivants : « El poder de una pasion », Manille, 1883; « La Condesa Leonor », Madrid, 1888 ; les poèmes en prose suivants : « Danoscar », id., 1886; « Pilar », id., 1885; « Whora Dallskings », id., 1887 ; « Tallwor >, Portalegre, 1888 ; « Debrasko », id., 1887 ; « El Beso », Madrid, 1887; des discours sur Shakespeare, Byron et Chateaubriand et sur le Comte d’Ayot son ancêtre.

Baïliant (Charles), écrivain français, ancien élève de l’École polytechnique, ingénieur, publiciste et homme politique français, député de la Haute-Saône, membre du Conseil supérieur de l’agriculture, ancien ministre des travaux publics dans le cabinet Freycinet (janvier 1886), est né, à Paris, le 2 avril 1843. Elu député le 14 octobre 1877 par 8394 voix contre 6927 obtenus par le candidat monarchiste, puis réélu le 21 août 1881 par 9207 voix contre 5953, il fut nommé sous-secrétaire d’État au ministère des travaux publics, le 10 août 1882, et garda ce poste jusqu’au 31 mars 1885. Porté sur la liste républicaine du département de la Haute-Saône, aux élections du 4 octobre

1885, il fut élu le premier, et des le premier tour de scrutin par 36516 voix sur 71217 rotants. Il a été nommé ministre des travaux publics dans le cabinet Freycinet le 7 janvier

1886, et a donné sa démission le 30 octobre suivant. M. B. a publié : « La République c’est la paix », 1875, Belfort Spetzmüller; « Les élections des sénateurs », id., id. ; « La République c’est la lumière », 1877, id.; « La France veut la République », id., id. ; « La République vivra », 1879, id.; « L’ancien régime », 1880, id.; « La question des chemins de fer », 1882, imprimerie Marat.

Baillarger (Jules-Gabriel-Frauçois), médecin aliéniste français, né, à Montbazon, le 26 mars 1809, vint faire ses études médicales à Paris et fut admis comme interne à l’hospice de Charenton. Docteur en 1837, il se consacra à l’étude des maladies mentales et suivit les leçons du célèbre Esquirol. Nommé médecin de la Salpétrière en 1840, il devint en 1843 l’un des directeurs de la maison de santé d’Ivry, fondée par Esquirol. Avec les docteurs Cerise et Longet, il fonda les Annales médico-psychologiques , où il inséra de nombreux articles. En 1842, le docteur B. avait remporté le prix offert par l’Académie dejnédecine pour un mé¬

moire sur le sujet : « Des hallucinations, des causes qui les produisent et les maladies qu’elles caractérisent », mémoire qui a été publié à part en 1846. M. le docteur B., qui, pendant plus de vingt ans, a fait à la Salpétrière des cours très suivis sur les maladies mentales, a été élu membre de l’Académie de médecine en 1847. Il est l’un des fondateurs de la Société médico-psychologique. On doit au docteur B., outre son important ouvrage sur les hallucinations : « Du siégé de quelques hémorragies méningées » ; « Recherches sur la structure de la couche corticale des circonvolutions du cerveau », 1840; « Enquête sur le goitre et le crétinisme », etc., ainsi qu’un très grand nombre de mémoires épars dans les Annales médico-psychologiques et autres recueils scientifiques. Le docteur A. a également collaboré au Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.

Bail (Valentin), géologiste et minéralogiste anglais, né, à Dublin, le 14 juillet 1843, a été élevé au Trinity College de Dublin et à l’Université, où il a été diplômé en 1872: il en est docteur honoris causa depuis 1889. Après avoir été employé dans l’administration du génie civil aux Indes, de 18 <4 a 1881, et professeur de géologie et minéralogie à l’Université dublinoise (1881-83), il fut nommé à cette dernière époque directeur du Musée de la ville. En dehors de plusieurs contributions aux Actes des Sociétés scientifiques anglaises , M. le prof. B. a édité plusieurs mémoires qui ont trait à certaines parties de l’Inde anglaise qu’il a explorées. Citons, entr’autres, celui sur les plantes, les animaux et les minéraux de 1 Inde connus par les Grecs. Enfin, nous avons de lui en librairie les volumes suivants : « Jungle Life in India or the Journeys and Journals of an Indian Geologist », 1880 ; « The Diamonds, Coal and Gold of India », 1881 ; « The Economie Geology of India », id. ; « An English Translation of Ta-

Page 1