‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 385 sur 496 · BAL · texte numérisé non relu

BAL

vernier’s Travels in India with notes, appendices, etc. », 1889.

Ballesteros ( Joseph-Perez) , littérateur et professeur espagnol, né, à Santiago de Compostelle, en 1838. Les études brillantes qu’il fit à, l’Université de sa ville natale le portèrent tout naturellement à la chaire de littérature latine et de droit à l’Université de Santiago. Nous avons de lui les ouvrages suivants: « Inicio critico acerca del Ooncilio de Trento y estado de la disciplina eclesiastica antes y despues de su publicacion » ; un volume de vers en dialecte de Gallice ; trois volumes intitulés : « El Cancionero popular gallego » ; « Eoguetes », poésies épigrammatiques ; « El refranero gallego ». M. le prof. B. collabore au grand ouvrage intitulé : « Las tradiciones populares espanolas ».

Ballière ("Edouard- Achille), architecte français, conseiller municipal, né, à Sannerville (département du Calvados), le 17 octobre 1840, fit ses études au collège de Pont-l’Évêque, dont son oncle Prosper Ballière était le principal, à Caen et ensuite à l’école d’architecture à Paris. Il contribua à la restauration du Dôme des Invalides, sous la direction de M. Crépinet, architecte du gouvernement. A la fin de l’Empire, il fut secrétaire de plusieurs comités démocratiques. Après s’être fait exonérer du service militaire sous l’Empire, il s’engagea pour la durée de la guerre et fut nommé officier après Champigny, dans les derniers jours du gouvernement de la défense nationale. Officier d’Etat-major sous la Commune, il fut déféré aux Conseils de guerre et condamné par le 10me Conseil de guerre séant à Sèvres, à la déportation perpétuelle. Le 19 mars, il s’évada en compagnie de Henri Rochefort, Paschal Grousset, Jourde et Olivier Pain. Il exposa en Australie un projet de théâtre pour la ville de Sidney. De Strasbourg, il envoya un projet de théâtre pour la ville de Rouen, et prit part au concours pour l’Exposition universelle de 1878. Rentré en France après l’amnistie de 1879, il prit part au concours pour la statue de la République. La plupart de ses projets ont été admis à l’exposition universelle de 1889. Pendant l’exil, il a exercé sa profession d’architecte en Australie (Sidney et Melbourne), à Londres, à Bruxelles, d’où il fut expulsé par décret royal vers la fin de 1871. Il se rendit à Strasbourg où il vécut de sa profession et comme professeur d’architecture jusqu’à l'époque de l’amnistie en 1879. Depuis sa rentrée en France, il a rebâti presque en entier la station balnéaire de Royat (Puy-de-Dôme.) Nous avons de lui: « La Compagnie de Jésus », en 1869, édité à Caen (Calvados); « Un voyage de circumnavigation ». Il est rédacteur et correspondant de La Presse , La ligue , Le petit lyonnais, membre du cercle de la presse à Paris.

Balzer (Oswald), jurisconsulte polonais, né,

le 24 janvier 1858, à Chodorow (Galicie, Autriche), fit ses études à Lemberg, Cracovie, Berlin; en 1883, docteur en droit; en 1885, agrégé; en 1887, professeur de droit polonais à l’Université de Lemberg. Ouvrages en librairie « Origines des tribunaux des Captours », Varsovie, 1885; « Origines du tribunal suprême de la Couronne », id., 1886; « État actuel de la science du droit privé polonais », Lemberg, id. ; traductions polonaises des « Statuts du moyen-âge », id., 1888 ; « Considérations sur le droit coutumier et statutaire en Pologne », id., id. ; « Laudum Cracoviense », id., id., etc.

Baraniecki (Marius), mathématicien polonais, né, en 1848, à Varsovie. Il fit ses études à l’École centrale à Varsovie, les acheva à Leipzig, où il obtint ses grades. Depuis 1876-1885, docent à la faculté de mathématiques à Varsovie, il accepta ensuite (1885) la chaire de professeur à Cracovie. Depuis 1882-85, il fut rédacteur de la Bibliothèque de physique. On a de lui: « Ueber gegeneinander perumtable substitutionen », Leipzig, 1871 ; « Arithmétique » ; « Cours d’algèbre », et beaucoup d’études spéciales publiées dans les journaux scientifiques de Varsovie.

Barbanti-Brodauo (Joseph), publiciste italien du parti socialiste, né, à Vignola près de Modène, le 10 janvier 1853, entra de bonne heure au barreau et défendit par devant la Cour d’assises son ami André Costa, qui est un des chefs du parti socialiste en Italie. Le recueil de ses harangues forme un des documents les plus importants du socialisme italien. Volontaire en 1876 en Serbie, il publia l’année d’après « Serbia », Bologne, Azzoguidi, 1877. Cet ouvrage parut sous un nouveau titre « Su la Drina », Milan, Bignami, 1878. En 1879, il fut appelé en Cour d’assises pour discours séditieux et absout par le jury. Plus tard, avec Saffi, Carducci et autres, il eut à subir un procès politique qui fut étouffé dans son germe. Fondateur du Preludio (1878) et du Don Chisciotte de Bologne (1851), il a publié récemment: « Il materialismo e la pena di morte », Florence, Pellas, 1874; « Una causa per lésa Divinité », Livourne, Bartolini, 1878 ; « Le feste di Bologna », Bologne, Zanichelli, 1889. Plusieurs monographies, critiques littéraires et historiques. Il signe quelquefois du nom de plume Enzo.

Barbat de Bignicourt (Arthur), publiciste français, né, à Reims, en 1825. Il a beaucoup écrit dans les journaux légitimistes. Il s’occupait aussi de littérature et il a publié : « Les Mardis de Madame », comédie en un acte, Tresse éditeur, Paris et Reims à l’Imprimerie coopérative ; « La mort d’un gendarme », id., id. ; « Les vieux souvenirs », id., id. ; « Les massacres à Reims en 1792 »; « Un salon à Reims en 1832 » ; « Le fond des choses »; « Cliquot Ponsardin » ; « Les hommes politiques de la

Marne » (anonyme) ; « La royauté imminente », in-8, Reims, 1877. I! a publié aussi le : « Roman des deux héritiers », en collaboration avec la comtesse de Mirabeau, Michel Lévy, 1864. Dans La Mode , dont il a été le directeur de 1845 à 1864, il a fait paraître une revue politique sous le pseudonyme de Vicomte E. de Grenville. Officier d’ Académie, membre de. la Société des G-ens de lettres, M. B. de B. est président de la Société des Sciences et arts de Vitry-le- Erançois.

Barbe (Paul), publiciste et homme politique français, ancien ministre de l’agriculture, est né le 14 février 1836. Il entra à l’École polytechnique en 1855, passa à l’École d’application et en sortit dans l’artillerie. Il donna sa démission de lieutenant en 1861, pour se livrer à l’industrie, devint fabricant de dynamite à Liverdun, dans le département de Meurthe-et- Moselle, et président de la Société Italienne de dynamite. Propriétaire du journal Le Républicain de Seine- et- Oise, il fut porté sur la liste républicaine radicale aux élections du 4 octobre 1885, obtint au premier tour de scrutin, 39,095 voix sur 114,345 votants et fut élu au scrutin de ballottage, le premier sur neuf, par 58,419 voix sur 119,995 votants. M. B. fut le seul député de Seine-et-Oise, qui, se séparant de la coalition de la droite et de l’extrême-gauche, vota les crédits demandés par le gouvernement pour le Tonkin, le 24 décembre 1885. Le 30 mai 1887, il fit partie du ministère Rouvier, en qualité de ministre de l’agriculture. Pendant la guerre de 1870-71, M. B. a été décoré de la Légion d’honneur. Il a publié plusieurs ouvrages de vulgarisation populaire: « Études pratiques sur la dymamite et ses applications à l’art militaire » ; « Le manuel du mineur »; « La perforation mécanique » ; « Emploi de l’électricité dans les mines »; « La question du Grisou » ; « Les Engrais chimiques », etc.

Baroue (Joseph), professeur de littérature grecque aux lycées du Royaume, actuellement à Naples, membre de plusieurs sociétés étrangères, est né, à Naples, le 4 mai 1861, et a fait ses études dans sa ville d’origine, à l’Université et au Rerjio Collegio asiatico , où il étudia les langues orientales. Employé aux Bibliothèques de sa ville natale, il quitta bientôt cette carrière pour l’enseignement : « Epimenide di Creta e le credenze religiose dei suoi tempi. IStudio storico-critico-filologico », Naples, De Angelis, 1880; « Z’ien z wen, seu de mille verborum libro a Cheu Him-s elucubrato dissertatiuncula », Rome, ex-impr. polyglotte, 1882; « Ja-bz pam, le bâton du muet », nouvelle traduite du chinois avec préface et remarques (extrait du Museon ) , Louvain, Peeters , 1882; « Conte traduit du chinois », Paris, Maisonneuve, 1883; <i Jasogami et Camicoto », légende japonaise, Louvain, Peeters, 1883; « KaTaffxpo^

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