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couverte très appréciée des savants, valut à son auteur un prix Bordin à l’Académie des sciences (1872), la décoration de la Légion d’honneur (1876), les palmes d’officier d’académie, le titre de correspondant de l’Institut (10 juin 1878), un grand prix à l’Exposition universelle de 1878, la grande médaille Davy de la Société royale de Londres (1879), enfin le prix Lacaze de 10,000 francs décerné par l’Académie des Sciences (1880). Poursuivant le cours de ses découvertes et fixe à Paris, M. L. de B. a inséré, depuis 1866, dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences et dans les Bulletins d’autres sociétés savantes, un grand nombre de notes et mémoires sur la physique moléculaire, la spectroscopie, l’électricité chimique, etc.; il a publié à part : « Spectres lumineux, spectres prismatiques, destines aux recherches de chimie minérale », 1874, etc.

Boislisle (Arthur-Michel de), archiviste et historien français, né, à Beauvais, le 24 mai 1835. Ancien sous-chef aux archives du Ministère des finances, M. de B. a publié: « Généalogie de la maison de Talouet », 1869; « Histoire de la maison de Nicolaï », 2 . vol. 1875, complétée en 1884 par un volume de pièces justificatives (titres, correspondances et pièces diverses) ; « Correspondance des contrôleurs généraux des finances avec les intendants des provinces, publiée par ordre du ministre des finances, d’apres les documents conservés aux Archives nationales » (le tome Ier est de 1874; le tome IIe (1699 à 1708) a été publié en 1883),’ « Mémoires de Saint-Simon, édition de la collection des grands écrivains de la France », avec notes et appendices, 5 vol.. 1879 à 1886 ; « Notice biographique ed historique sur Étienne de Vert, Sénéchal de Beaucaire, pour servir à l’histoire de la guerre de Naples », 1884; « Les conseils du roi Louis XIV », id. M. de B. a, en outre, fourni un grand nombre de mémoires et, de notices à Y Annuaire ( Bulletin de la Société de l histoire de France ), au Bulletin et aux Mémoires de la Société de V histoire de Paris et de l Ile-de-France , au Cabinet historique et aux publications de la Société nationale des antiquaires de France. Un de ses ouvrages, non encore publie: « Boisguilbert et sa correspondance inédite avec les controleurs généraux des finances » a obtenu le prix Leon Faucher à l’Académie des sciences morales et politiques. M. de B. a été en 1884 élu membre libre de l’Académie des Inscriptions et belles-lettres, il est également membre du Comité des travaux historiques, de la Société des antiquaires de France, et secrétaire de la Société d’histoire de France.

Boissière (Gustave), professeur universitaire français, ancien recteur de l’Académie d’Alger, actuellement professeur de littérature grecque à la Faculté des lettres d’Aix, né, à Paris, le 17 mars 1837, a publié: « Esquisse d’une Lis-

toire de la conquête et de l’administration romaines dans le nord de l’Afrique, et particulièrement dans la province de Numidie », Hachette, 1878 ; « L’Algérie romaine », 2rae éd., id., 1885, ouvrage couronné par l'Académie française.

Boissin (Firmin), journaliste français, membre de la Société de gens de lettres, mainteneur de l’Académie des jeux floraux de Toulouse, rédacteur en chef du Messager de Toulouse, est né, le 17 décembre 18)35, à Vernonlès-Joyeuse (Ardèche). Il fit ses études au collège d’Aubenas et se destina d’abord à l’enseignement. Reçu bachelier, puis licencié ès-lettres de la Faculté de Montpellier, il professa les humanités à Cavaillon, Avignon et Paris. Attaché pendant un an à la Bibliothèque de l’Arsenal sous l’administration de M. Laurent de l’Ardèche, secrétaire de M. Henri Didier (député au Corps législatif), M. B. est entré définitivement en 1863 dans le journalisme qu’il n’a plus quitté. Il a collaboré à une foule de feuilles périodiques, notamment: V Amateur d’autographes , le Mémorial chrétien , la Revue du Monde catholique , etc., etc. Depuis 1870, il est rédacteur en chef du Messager de Toulouse et collabore assidûment (critique littéraire de romans) au Polyhiblion. Il a aussi publié divers articles dans le Figaro , sous le pseudonyme de Simon Brugal. Ses ouvrages principaux sont :

« Etudes artistiques sur le salon de 1868 » ; « Visionnaires et illuminés », nouvelle ; « Restif de la Bretonne », étude critique; « L’œuvre d’une libre croyante », analyse des œuvres de madame la marquise de Blocqueville » ; « Frédéric Mistral et les félibres » ; « La Révolution d’après M. Taine » ; « Le Vivarais et le Dauphiné aux jeux floraux de Toulouse » ; « Le roman contemporain », deux rapports présentés aux congrès bibliographiques de 1878 et 1888; « Le midi contemporain », discours de réception à l’Académie des jeux floraux ; « Le paysan dans la littérature contemporaine » ; « Les camps de Jalès », étude historique sur la contre-révolution dans le Vivarais ; et un roman « Jean de la lune », qui a obtenu les plus grands éloges de la critique parisienne.

Boistel (Alphonse), jurisconsulte et professeur français, né, à Paris, le 24 décembre 1836 ; docteur en droit, 23 décembre 1863 ; agrégé près la Faculté de droit de Grenoble et chargé d’un cours de Code civil, 19 mai 1866 ; autorisé à professer un cours de droit naturel à la Faculté de Grenoble, 1866-67 ; agrégé à la Faculté de droit de Paris, le 14 mai 1870; chargé d’un cours de droit commercial à la même Faculté, 1871-79; professeur de Code civil, depuis le 27 février 1880. Principales collaborations : à la Jurisprudence générale de M. Dalloz, et à la Revue générale d,u Nord. Principales publications : « Le droit dans la famille », 1 vol., Durand, 1864; « Cours élémentaire de droit

naturel », 1 vol., Thorin, 1870 ; « Précis de droit commercial, cours professé à la Faculté de droit de Paris », 3rae éd., corrigée et augmentée, id., 1883; « Théorie juridique du comptecourant », id., id. ; « Du dies incertus et de ses effets dans les dispositions testamentaires en droit romain », id., 1885 ; « Manuel de droit commercial », id., 1887.

Bonflglioli (Casimir), écrivain italien, né, à Medicina, le 24 septembre 1820; resté orphelin, il fut forcé, à l’âge de 17 ans, d’interrompre ses études. Pourtant même en voyageant il les continuait comme autodidacte, mais en 1851 nomme secrétaire communal de San Lazzaro (prov. de Bologne), il put achever ses œuvres principales dont voici la liste: « Affetto e fede », recueil de poésies au profit des orphelins du choléra » ;

« Fides », 1880; « Lo spiritismo nella umanità », 1888, ouvrage loué par la critique italienne et étrangère.

Bonnafont (Jean-Pierre), écrivain médical, ancien médecin principal à l’armée, membre de plusieurs académies de médecine françaises et étrangères et de plusieurs sociétés scientifiques, est né, à Plaisance (Gers), le 22 janvier 1805. Après avoir étudié à la Faculté de Paris, il entra dans la médecine militaire en 1830 pour l’expédition d’Alger. M. le docteur B. resta 12 ans en Algérie et prit part aux expéditions du maréchal Bugeaud et de Monseigneur le duc d’Orléans, assistant aux célèbres et émouvants combats de la Tafna, du Col de la Mouzaïa, etc. Rentré en France, il fut nommé médecin principal. Nous avons de lui: « Douze ans en Algérie (1830-42) », Dentu, 1880; « Le choléra devant l’Académie de médecine. La contagiosité et les quarantaines », Baillière et fils, 1885; € Modifications à introduire dans les salles de spectacle », 1861 ; « La Femme arabe », 1866; « Lettres sur la Suisse », 1878 ; « Voyage dans le Nord de l’Europe », 1874 ; « Pêche du corail à la Calle », 1837 ; « Établissements scientifiques .de Moscou », 1874 ; « Sur les conférences à l’Athénée », 1867; « Excursion aux marais de Poitou », 1868; « Fonctionnement des ambulances », 1870 ; « Hôpitaux étrangers » ; « Trois chefs Touarecks », 1863 ; « Souvenirs de l’Écosse », 1870; « Trombes de mer », 1874; « Sourds-muets et aveugles », 1874; « Congrès sociétaire international », 1866; « Responsabilité légale des sourds-muets », 1877; « Une bonne fortune en Algérie », 1883 ; « Géographie médicale de l’Algérie », 1834, imprimé à Alger à l’impr. du Gouvernement; « Traité .théorique et pratique des maladies des oreilles », 1862, ouvrage traduit en espagnol; « L’Europe en train rapide », 2 vol., Dentu, 1886. Dans le premier volume l’auteur parle de l’Espagne et de l’Italie ; dans le second il parle en courant et brièvement du Nord de l’Europe.

Bonnefon (Jean-Joseph de Piverdier), pu-

bliciste français, né, le 22 mai 1865, à Aurillac (Cantal), appartient à une vieille famille d’Auvergne, qui a fourni onze lieutenants-généraux de province. Il a débuté à 18 ans par la publication des « Pensées » du vicomte de Bonald, son parent, publication précédée d’une remarquable préface qui a soulevé une violente polémique dans la presse catholique. Entré au Gaulois en

1886, il y est chargé de la politique étrangère ; il a publié des articles dans la Nouvelle Revue à Paris, dans les revues anglaises, sous les signatures de Jean Le Viel , J. -B. de Montjoucon , X. Y. Pendant les fêtes romaines de décembre

1887, il a eu de bruyants démêlés avec le premier ministre italien Crispi, s’est signalé pendant l’hiver 1887-88 par des articles très renseignés sur la Cour d’Allemagne; a été expulsé de Berlin le 20 juin 1888, pour avoir publié un parallèle entre Guillaume II et l’archiduc Rodolphe d’Autriche; a publié en juillet 1888 un volume de révélations historiques sur la maison de Hohenzollern : « Drame impérial : ce qu’on ne peut pas dire à Berlin ». Ce volume a eu 20 éditions en 20 jours. L’auteur compte publier une série d’études diplomatiques. Il va faire paraître (un volume intitulé : « Le successeur de Léon XIII », avec cette épigraphe : « Pour l’Eglise ; contre les histrions et les marchands du Temple ».

Bonola Bey (Frédéric), né, à Milan, en 1839, a étudié le droit à l’Université de Pavie et a fait, sous les ordres du général Garibaldi, en simple soldat toujours, les campagnes de 1859, 1860, 1866. Dans la dernière, il a gagné la mention honorable (médaille de bronze) à la valeur militaire. M. B, a fait aussi la campagne contre le brigandage dans l’armée régulière au Ier Rég. Inf. Après avoir rempli ainsi son devoir envers la patrie, M. B. a pensé de pouvoir lui être encore utile par la plume, qu’il manie avec facilité et a publié: « I patrioti italiani », Milan, 1866-70, quatre vol. d’histoire et des biographies; « I Cisalpini », Milan, 1869, notice historique sur les vicissitudes de la Lombardie, pendant l’occupation française et l’incursion austro-russe : « Saggio di statistica apistica italiana », Milan, 1873, qui gagna la médaille d’argent de la Società d’incoraggiamento de Milan et un diplôme d’honneur au Congrès international des agriculteurs de Breslau en 1876. Il publia aussi: « La donna altrui », id., 1872, roman h thèse qui eut quelque succès. Parti pour l’Égypte en 1873, il s’y fixa et eut la place de secrétaire général de la Société Khédiviale de géographie , place qui lui a été conférée par. nomination directe de S. A. le Khédive. Dans cette qualité, M. B. dirige et publie les Bulletins de cette importante institution et fut envoyé comme délégué de l’Égypte aux Congrès internationaux de géographie de Venise (1881) et de Paris (1889). M. B. publia en outre une

« Notice historique sur la Société Khédiviale de géographie », Le Caire, 1882; « Le questionnaire du III congrès international de géographie », id., id. ; et tout récemment: « L’Égypte et la géographie, sommaire historique des travaux géographiques, exécutés en Égypte sous la dynastie de Mohammed Aly », rapport qu'il a présenté au Congrès de Paris, où il avait été envoyé en qualité de délégué pour l’Égypte et dont la recherche du matériel lui a coûté bien des difficultés et des peines. M. B. a publié « I viaggiatori italiani in Africa » ; deux conférences par lui tenues au Caire, dans le Cosmos de G. Cora, et une longue étude (9 lettres) sur la « Municipalité en Égypte », dans le journal Le Phare d’Alexandrie. S. A. le Khédive lui a conféré le titre de Bey, en récompense des services rendus. M. B. est membre de l’Institut égyptien et membre correspondant de la Société de Géographie commerciale de Paris, de la Société d’etnographie de Paris. M. B. est, en dehors du monde scientifique, très connu dans le monde du journalisme sous le nom de Febo pour ses correspondances à Milan et du Caire au Fanfulla et dans lesquelles il a su intéresser l’opinion publique aux choses africaines et donner des détails exacts et des conseils précieux. Il a envoyé encore plusieurs lettres sur des sujets géographiques à Ylllustrazione italiana de Milan, qui a publié aussi plusieurs de ses dessins.

Bonola (Charles), frère du précédent, né, à Milan, en 1854, auteur de plusieurs poésies en dialecte milanais et de l’« Ammonition » ; « In su la scala »; « El sur Gabola », pièces en milanais, jouées avec succès et qui révèlent dans son auteur des qualités peu communes.

Bonora (Antoine), homme de lettres, paléographe, archéologue, latiniste, historien et érudit italien, né, vers 1820, à Plaisance ; il est président de la députation historique de sa province et a écrit plusieurs monographies, dont nous donnons la liste: « Il palazzo municipale di Piacenza », Plaisance, Solari, 1856; « Necrologia del cittadino Moy », id. ; « Belle arti e commercio », id., 1863 ; « Pubblicazione délia Cronaca latina dell’Agazzari con note », Parme, Fioccadori, 1864; « Nuove memorie intorno al Palazzo del Cornune di Piacenza », Plaisance, 18b7 ; « Cose d’arte nella chiesa di S. Savino di Piacenza », 1868 ; « Ricordi di letteratura italiana », 1870; « Consuetudini del XIV secolo », 1875 ; « Studio storico-biografico in occasione délia morte del conte Bernardo Pollastrelli », 1877 ; « Escursione in Val di Nure », id., Marchesotti, 1881 ; « Adversaria », id., id.;

« Exuviae, scritti di storia ed arte in Piacenza con note e documenti inediti », id., Bertola, 1889; en préparation: « Novæ Exuviæ », Parme, Battei. Enfin M. B. a inséré des mémoires sur sa ville d’origine dans plusieurs journaux et revues de la Péninsule.

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Borlinetto (Louis), écrivain technique italien, né, en 1827, à Padoue, s’occupa de bonne heure de photographie ; dès 1855, il publia un article au Raccoglitore de Padoue sur la photographie, devint ensuite collaborateur du Moniteur de la photographie , journal parisien. En 1868, il publia : « Trattato generale di fotografia », Padoue, F. Sacchetto éd. Suivirent: « La fotografia aile polveri indelebili », id., id., 1869;

« I moderni processi di stampa fotografica », Milan, Pettazzi, 1878. Il dirige depuis 1883 le journal La üamera oscura. Nous avons de lui des mémoires scientifiques publiés par l’Académie royale des sciences, lettres et arts de Padoue, dont il est membre depuis 1868.

Boucliardat (Apolinaire), médecin français, né, à l’Isle-sur-le-Serein (Yonne), en 1806 ; reçu docteur et agrégé de la Faculté de médecine en 1832, membre de l'Académie de médecine en 1850, président de cette Académie en 1866, professeur d’hygiène à la Faculté de Paris, il a publié un « Annuaire de thérapeutique », comptant 50 vol. ; « Traité d’hygiène publique et privée », 1883 ; « Le diabète sucre et son traitement hygiénique »; « Formulaire magistral », 25 éd.

Boulay de la Meurthe (le comte Alfred), ancien auditeur au Conseil d’État, né, à Paris, le 3 novembre 1843. Président de la Société d’histoire de Paris (1888), président de la Société archéologique de Touraine (1875). Nous avons de lui en librairie: « Le directoire et l’expédition d’Égypte », Paris, Hachette, 1885 ; « Les dernières années du duc d’Enghien », id., id., 1886. Trois articles dans le Correspondant 1881- 1882), sur « La Négociation du concordat de 1801 », fragment d’un ouvrage qui paraîtra prochainement.

Boutelleau (Georges), poète français, né, à Barbezieux (Charente). Il a publié deux recueils de vers: « Poèmes en miniature », 1881 et « Le Vitrail ». Les « Poèmes en miniature », dit François- Coppée « sont l’œuvre d’un poète ému et d’un artiste raffine. Le volume justifie son titre ; les plus longues pièces n’ont pas plus de six ou huit strophes de quatre vers. Ces fleurettes au parfum exquis, des petits bijoux, finement ciselés, font songer à Y Intermezzo et aux Émaux et Camées. Henri Heine et Théophile Gauthier auraient souri en écoutant la jolie musique de cette volière d’oiseauxmouches ». Un troisième recueil « Les Cimes », va prochainement paraître chez A. Lemerre.

Brandt (Alexandre-Théodore), naturaliste russe, né, en 1844, à Saint-Pétersbourg, où il fit ses études; en 1862, il entreprit, au frais du gouvernement, son premier voyage à l’étranger. Depuis 1880, il est professeur ordinaire de zoologie à l’Université de Charkov. Membre de nombreuses sociétés scientifiques étrangères, on lui doit une masse de publications en alle-

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