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il est président de V Archaeological Institute of America.

Novakoritcli (Stojan), illustre écrivain serbe professeur d’histoire de la littérature des Slaves méridionaux à l’École Supérieure de Belgrade, ancien professeur de gymnase, ancien directeur de la Bibliothèque et du Musée National serbe de Belgrade, ancien Ministre (1873 et 1875) de l’instruction publique et des cultes, né, en novembre 1842, à Sabac, étudia aux écoles de sa ville d’origine et à Belgrade. Directeur (1865- 68) de la revue hebdomadaire Vila (La fée), il y inséra plusieurs essais critiques de beaucoup de mérite. On a de lui en librairie: « Bibliographie pour la nouvelle littérature serbe », 1869’ « Histoire de la littérature serbe », 1871; éd! augmentée et corrigée de l’ouvrage du même titre publié en 1877 : « Chrestomatie de la littérature serbe au moyen-âge », 1877; « Énigmes serbes », id.; citons encore: « Syntaxe Serbe »; « Physiologie de la langue serbe ». M. N. a inséré plusieurs mémoires aux Actes de l Académie des Slaves méridionaux d’Agram et au Journal de la Société des Sciences de Belgrade.

lui doit: « Emendationum in Aristotelis ethica Nicomachea et politica Spec. », Heidelberg, 1861; « Isokrates und Athen », id., 1862; <ÉAthen und Hellas », 2 part., Leipzig, 1865-66; « Vorlesungen über die franzôsi.sche Révolution und das Zeitalter der Reformation », 2 vol. 1867-68- * Aristoteles und seine Lehre vom Staat », Samml. gem.-wiss. Vortr., 1870 ; « Die Staatslehre des Aristoteles in histor.-polit. Umrissen », Leipzig, 1870-75 ; « Stadt, Schloss und Hochschule Heidelberg », Heidelberg, 3me éd., 1885; « Unsere Lage bei Ausbruch des Krieges », Giessen, 1870; « Die Wiener Weltaustellung 1873 », id., - 1873 ; « Oesterreich und Preussen in Befreiungskriege », 2 vol., Berlin, lb76-<9; « Das Zeitalter Friedrichs des Grossen », Ail. gesch. in Einzelndarst ., 2 part., 1881—1882; « Martin Luther in Whrms und sein Fortleben in der deutschen Nation », Giesseu, 1884; « Das Zeitalter der Révolution des Kaissereichs und der Befreiungskriege », Allg. gesch., 1885 ; « Das Zeitalter des Kaisers AV71heîm I », id., 1889; « Authentische Erzàlung von der Zerstôrung der Stadt Worms durch die Franzosen im Jahre 1689 », Zeitschr. f. Gesch. d. Oberrheins , 1871; « Aus den letzten Monaten des Jahres 1813 », Histor. Tàschenb., 1883 ; « Lord Castlereagh und die Ministerconferenz zu Langres am 29 Jan. 1814 », id., 1885.

Pailleron (Édouard), illustre poète et auteur dramatique français, né, à Paris, en 1834, a épousé en 1862 la fille de M. Buloz, directeur de la Revue des Deux-Mondes , ce qui lui a permis d’écrire des articles assez suivis et des vers dans la revue dirigée par son beau-père. Mais ce n’est pas la poésie qui devait le faire connaître. M. Francisque Sarcey a dit en parlant de lui : « M. P. a l’air de croire que le vers est d’au- « tant meilleur qu’il se rapproche davantage de « la prose. Ainsi il introduit sans cesse dans « ses vers les interjections, les explétifs et tous « les petits mots parasites qui se glissent à « l’ordinaire dans le courant de la conversation « quotidienne et que la poésie élimine commu- « nément, comme : Voyons! mais enfin! a la fin! « tenez! oui , vous verrez que! ... oh mais! Il y « gagne de paraître non pas plus naturel, mais « comme on dit aujourd’hui plus nature. Une « côtelette nature passe encore, mais un vers « nature n’est plus un vers. C’est détruire toute « poésie, car une bonne part de la poésie con- « siste dans le retranchement de ces mêmes « détails ». Le style de M. P. vif, mais généralement peu élevé, malgré quelques traits piquants et une forme railleuse qui n’est pas exempte de brutalité, n'est pas toujours d’une grande correction. Toutefois les critiques ont été souvent beaucoup trop sévères pour M. P. qui a dans son oeuvre des pages d’un charme qu’on ne peut contester. On lui a beaucoup reproché ce vers, emprunté à la scène VI du premier acte du « Dernier quartier » :

Ta cousine,

Je l’aim^! Son Château de ta terre est voisine.

Le « Dernier quartier » est une comédie en deux actes et en vers, jouée au Théâtre-Français en 1863, et qui doit lui être comptée parmi ses plus agréables productions. Car c’est surtout du théâtre que M. P. s’est occupé et c’est le théâtre qui lui a le mieux réussi; non pas qu’il y compte beaucoup de succès, mais parcequ’i! y a obtenu deux ou trois grands succès qui ont porté son nom très loin, si l’on ne veut ou ne peut pas dire très haut. — Il était clerc de notaire loi qu’il se mit* à composer des poésies et une petite comédie en un acte: « Le Parasite »; c’était une bluette, en vers, assez gaie et qui eut quelque succès à l’Odéon en 1860. Un recueil de pièces intitulé: « Les Parasites », parut en 1861; la satire y domine mais sans grande originalité; « Le mur mitoyen », comédie en deux actes et en vers, représentée à l’Odéon en 1862, appela pour la première fois l’attention sur lui. Le jeune auteur y montrait

une assez grande aptitude à saisir les ridicules, de la vivacité, de la gaîté et le goût des plaisanteries amusantes, un peu grosses. — Son début au Théâtre-Français eut lieu avec le « Dernier quartier », dont nous parlions plus haut. C’est une ingénieuse et délicate mise en scène d’une fin de lune de miel. En 1865, il revenait à l’Odéon avec une pièce en trois actes, en vers: « Le second mouvement », qui n’eut pas beaucoup de succès; « Le Monde où l’on s’amuse », en 1868, pièce en un acte, en prose, fut jouée au Gymnase, et contient une situation comique nouvelle. Mais l’année suivante, s’inspirant à une des œuvres les plus fortes et les plus heureuses de M. Alex. Dumas fils, « Les idées de Mrae Aubray », et voulant contrecarrer la thèse de cet éminent écrivain, M. P. porta au Théâtre-Français : « Les faux ménages », drame en quatre actes, en vers, qui commença sa bonne et grande réputation. Cette pièce empoignante et douloureuse fut jouée en Italie par Mlle Desclée d’une façon admirable, et elle eut la chance de trouver un traducteur à sa hauteur. Don Lorenzo Corsini, marquis de Tresana, fit représenter à Florence « Les faux ménages », en vers italiens,, très 1 remarquables, très élégants, et qui ne gâtaient nullement la pensée de M. P. « L’autre motif », comédie en un acte (1872), est un thème à plaisanterie sur le mariage, les maris et les amants ; « Hélène », pièce en trois actes, én vers, représentée au Théâtre-Français, en 1872, sans succès, procède du « Supplice d’une femme » ; « Petite pluie », comédie en un acte, fut représentée aussi au Théâtre-Français, mais l’auteur paraissait avoir perdu sa bonne veine, quand il se releva tout-à-coup en 1878, par une pièce charmante: « L’âge ingrat », au Gymnase. Cette pièce visait une personnalité très en vue, et était écrite à l’emporte-pièce. Elle perd beaucoup à la traduction, et a même vieilli rapidement. Mais en 1881, M. P. mit le sceau à sa réputation par une grande et belle pièce en trois actes, en prose: « Le monde où l’on s’ennuie », qui est considérée comme un petit chef-d’œuvre, et qui a eu l’honneur d’être traduite dans toutes les langues et jouée des milliers de fois; « La Souris », en 1887, est la dernière pièce du M. P., mais elle n’est pas la meilleure ; elle a été jouée au Théâtre-Français sans succès, et elle n’a pas tenu debout dès qu’on a voulu la traduire. M. P. a été élu membre de l’Académie Française en remplacement de M. Ch. Blanc en 1881. Comme directeur de l’Académie, ce fut lui qui répondit au discours de réception de M. Ludovic Halévy en 1886, et il prononça à cette occasion un des meilleurs discours qui

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