‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 445 sur 496 · PAO · texte numérisé non relu

PAO

aient jamais été entendus sous la fameuse Coupole. Il en avait prononcé un autre sur les prix de vertu en 1884. Ces divers morceaux ont été réunis par lui sous le titre de « Discours académiques », 1886. — M. F. Antony a dédié un article très sympathique à M. P. dans la Revue Internationale , et l’on trouvera là une quantité de détails intéressants sur la vie, la famille, les œuvres du charmant écrivain que M. Antony a connu personnellement et dont il parle avec enthousiasme, même comme poète, ce en quoi il n’est pas d’accord avec la grande critique française. Quoiqu’il en soit, M. P. a conquis une très belle place parmi les hommes de lettres de notre temps, et on a lieu d’espérer d’autres pièces de théâtre, car il est encore jeune.

Palgraye (François-Turner), professeur de poésie à l'Université d’Oxford, né, le 28 septembre 1825, à Créât Yarmouth (Norfolk). Il a étudié à Balliol et à Exeter (1842-47), et après avoir été employé, de 1840 à 1884, au Bureau d’éducation et avoir été secrétaire particulier de Lord Granville, il a passé à l’enseignement universitaire. Nous avons de lui: « The Golden Treasury of English Lyrical Poetry », 1861 ; « Sélections from the poetry of. W. Wordsworth, with essays », 1865; « Essays in Art », 1866; « Songs & Sonnets of Shakespeare, with notes », id. ; « Original Hymns », 1867; « Wentworth Grange; Stories for Children », 1868; « Lyrical Polons », 1871; « Children’s Treasury of English Lyrical Poems », 1875 ; « Sélections from the poetry of Herrick, with notes », 1 877 ;

« The Visions of England : 70 lyrics on leading events & characters in English History », 1881 ;

« The Poems of J. Keats, reprinted literally from the original éditions with notes », 1884;

« Sélection from Lord Tennyson’s Lyrics, with notes », 1885; « Oxford Jubilee Ode », 1887;

« Poems by J. O. Shairp, with Préfacé & notes », 1888.

Pannella (Hyacinte), homme de lettres italien, professeur de droit aux écoles techniques de Teramo, puis de lettres italiennes à l’Institut technique de la même ville, où il est né en 1847, et où il fit ses études. M. P. a publié:

« Saggio sulla scuola », Naples, De Angelis, 1877; « Juvenilia », chants en langue latine, Florence, Le Monnier, 1881; « L’arte e l’artista nell’ istruzione tecnica », Teramo, 1884;

« Vincenzo Comi e le sue opéré », Naples, Morano, 1886; « L’abate Quartapelle e la coltura in Teramo », id., id., 1888; « Lettere inédite di Delfino, G. B. Mezucelli ed A. Tullj », 1887;

« Guida di Teramo », 1888; « Melchiorre Delfico e i suoi tempi », Naples, 1889; et enfin, une foule de recensions et de monographies aux revues littéraires italiennes.

Paoli (César), écrivain médical italien, professeur de clinique oculistique à VIstituto di Studi Superiori de Florence, issu d’une famille I

PAV

de médecins de père en fils, né, à Assisi, d’où, aux frais de son pays, il fut envoyé étudier la chirurgie à Florence. Spedalino dans l’Hôpital de Santa Maria Nuova de cette ville (1829-35), il obtint le diplôme de chirurgie, et deux ans après celui de médecine à Pise, où il étudia sous le célèbre prof. Bufalini. Pendant le choléra de 1835, M. le prof. P. se distingua beaucoup à l’Hôpital de Santa Liccia de Florence, transformé en Lazaret, et nommé ensuite suppléant à l’Hôpital de Santa Maria Nuova , il fut, dès 1840 à 1850, coadjuteur du prof. Andreini, à la clinique chirurgicale. Ayant refusé plusieurs fois une chaire à l’Université de Pise, ne voulant pas abandonner Florence, il fut nommé en 1849 professeur ordinaire de clinique oculistique à VIstituto di Studi Superiori, où il est toujours. Conseiller communal en 1878, réélu en 1884 et nommé adjoint pour l’hygiène publique, on lui doit si le choléra, qui pendant cette année éclata en Italie, ne fit pas à Florence de nombreuses victimes. Depuis sa fondation, M. le prof. P. est président de la Société d’Hygiène, et actuellement il en dirige le Bullettino; il est membre correspondant et honoraire de plusieurs sociétés savantes italiennes et étrangères. Nous avons de lui en librairie, en dehors de plusieurs mémoires insérés aux revues médicales : « Le intime relazioni tra la patologia generale e le altre parti délia scienza », Pesaro, Nobili, 1876 ; « Délia dilatazione brusca e istantanea dei ristringimenti d’uretra in caso d’iscuria », Florence, Bencini, 1854;

« La congiuntivite difterica », id., id., 1873;

« Del delirio senile nostalgico, insorto in un operato di cateratta », id., id., 1877 ; « Igiene dell’occhio », Pesaro, Nobili, 1874; « Dei metodo operatorio preferibile nei vari casi di cateratta », Florence, Marinoni, 1867 ; « Di alcune malattie dell’occhio prodotte dall’uso dei lume a petrolio », id., Typ. Cennin., 1875; « Dell’importanza dell’organo visivo per lo sviluppo delle facoltà délia mente », id., Meozzi, 1888,

« Per l’influenza », id., Civelli, 1890.

Pasclikoff (Lydie), femme-auteur russe, née, à Moscou, en 1845. Nous ne suivrons pas cette dame dans ses nombreux voyages et déplacements ; nous ne parlerons ni de sa beauté, ni de ses aventures romanesques. Nous dirons simplement qu’elle a publié entr’autres: « Princesse Véra Glinsky », roman, Paris, Michel Lévy,

« Orient, drames et paysages », livre d’impressions de voyage ; « LTsraëlite », roman. Elle collabore au Figaro et a travaillé longtemps à l 'Estafette et à la Patrie.

Pavesio (Paul), écrivain italien, ancien professeur aux lycées du Royaume, né, en 1842, à Rondizzone (province de Turin): licencié de l’Université de Turin (1862), il fut nommé de bonne heure professeur. Nous avons de lui : * Discorso sull’educazione », Savone, 1862 ; « Commemo-

PEE

razioni di Dante », id., 1868 ; « Commemorazione di Leopardi », Fermo, id. ; « Studio sulla vita e gli scritti di Ugo Foscolo », Turin, 1879- 80 ; « Studio sulla vita e le opéré di Massimo d’Azeglio », id., 1872; « Studio sulla vita e gli scritti di Carlo Botta », 1874; « Lettere inédite di Carlo Botta », Faenza, 1873; «Carlo Botta e le sue opéré storiche », Florence, 1874; « Il Convitto Nazionale e il R. Liceo Colletta di Avellino », monographie, Avellino, Tulimiero, 1884; « Critici ed editori delle Opéré di TJgo Foscolo », Rome, 1884; « I convitti nazionali », 1885 ; « Nella Messa funebre pei soldati italiani », Gênes, 1888. Actuellement M. P. est Président du Lycée Cristoforo Colombo de Gênes.

Pedroso-Consiglieri (Z.), écrivain portugais, né, à Lisbonne, en 1851, commença ses études dans le but d’embrasser la carrière militaire, mais les quitta de bonne heure pour celles des belles-lettres. Il est maintenant professeur d’histoire universelle à l’Ecole Supérieure de Lisbonne. Nous avons de lui, eptr’autres, un recueil de traditions populaires portugaises qu’il publie sous le titre : « Contributions à la mythologie populaire portugaise ».

Ferez (Bernard), écrivain français, né, le 6 juin 1836, à Tarbes (Hauts-Pyrénées). Il a pris part comme volontaire à la guerre de 1870, pendant laquelle il a été grièvement blessé ; professeur libre de littérature et de philosophie, il a publié : « Les trois premières années de l’enfant », deux éd., 1878 et 1888, traduction anglaise, par Miss Christie, italienne, par G. Molena; « L’éducation morale dès le berceau », 1880; 2me éd., 1888, traduction anglaise, par Miss Christie, italienne, par M. Rigutini ; « L’enfant de trois à sept ans », lre éd., 1867 ; 2rae éd., 1888, traduction italienne par C. Lombroso ; « L’art et la poésie chea l’enfant », 1888, traduit en italien par M. Maudelli; « Tfi. Tiedermann et la science de l’enfant. Mes deux Etats, essai de psychologie comparée », 1882 ; « J. Jacotot et sa méthode », 1883; « Recueil de compositions françaises », 1884; « La comparation française », 1889.

Pergameni (Hermann), avocat et publiciste belge, né, à Bruxelles, le 23 avril 1844. M. P., qui occupe une place très honorable au barreau, est en outre membre du Conseil général de la ligue belge de l’enseignement, professeur aux cours supérieurs pour dames organisés par la ville de Bruxelles, à l’école Dachsbeek et à l’Université de cette ville. Il débuta par des « Poésies », dont le premier recueil (Bruxelles, 4 1870) a été signé à la fois par lui et par M. Ad. Prins ; ce dernier fut également son collaborateur pour un mémoire sur la « Réforme de l’instruction préparatoire en matière criminelle », id., 1871. Puis vint toute une série de nouvelles et de romans, la plupart d’un charme exquis, publiés dans les journaux, dans les re-

vues et en volumes: « Matra Georgyi », 1871; « Secondine », 1872; « La Closière », 1873; « Solor le Dompteur », id. ; « En hiver », id.; « Jours d’épreuves », 1874; « Le vicaire de Noirval », id. ; « Hélène Raymond », id. ; « Andrée », 1875 ; « Dans les Highlands », 1876 ; « Le baron », 1878; « La fortune de Mina Tavernier », id.; « Le secret de Germaine », 1879; « Le feu », 1882; « Claire Miramon », 1884; « Le mariage d’Ango », 1888. En d’autres genres, il faut citer de lui: « Dix ans d’histoire de Belgique », Verviers, 1880; « Les guerres des paysans », Bruxelles, id. ; « Du développement de la littérature française », id., id. ; « La satire au XVIe siècle et les Tragiques d’Agrippa d’Aubigné », id., 1881; « La liberté de l’enseignement », id., 1882; « La Révolution française », Verviers, 1889; et surtout une magistrale « Histoire de la littérature française », Bruxelles, id. Il a collaboré ou collabore encore à La Presse belge, à La discussion (dont il fut le directeur de 1871 à 1873), à la Revue de Belgique (où un de ses articles « Le principe de liberté en matière politique » fit grand tapage en 1875), à La Réforme, à la Revue <7e l’ instruction ■publique , à L'Abeille, à L’Avenir, à La Belgique judiciaire, à La Rivista penale, etc.; et il a écrit le chapitre « Ciney et le Condroz », pour le grand ouvrage collectif La Belgique illustrée. Beaucoup des ouvrages de M. P. ont eu les honneurs de la réimpression.

Périn (Charles), célèbre économiste belge, né, à Mons, le 29 août 1815. Docteur en droit et, depuis 1844, professeur à l’Université catholique de Louvain, M. P. a publié: « Les économistes, les socialistes et le christianisme », Paris, 1861; « De la richesse dans les sociétés chrétiennes », id., id., réédité et traduit en allemand; « Les lois de la société chrétienne », id., 1875, réédité et traduit en plusieurs langues: la traduction italienne a paru à Panne en 1876; « Les doctrines économiques depuis un siècle », id., 1880; « Mélanges de politique et d’économie », id., 1883; « Le patron, sa fonction, ses devoirs, sa responsabilité », Bruges, 1886; « L’ordre international », Paris, 1889; nous laissons de côté une foule de brochures et d’articles de revues. M. P. est correspondant de l’Institut de France et membre de nombreuses sociétés savantes.

Perrens (François), historien français, né, à Bordeaux, le 20 septembre 1822, fit ses études à Paris, fut professeur tour-à-tour aux lycées de Bourges, Lyon, Montpellier et Paris et examinateur à la Sorbonne. En dehors de ses contributions aux journaux et revues, nous avons de lui : « Jérôme Savonarola », couronné par l’Académie française; « Deux ans de révolution en Italie » ; « Etienne Marcel » ; « Histoire de la littérature italienne » ; « Les mariages espagnols sous le règne de Henri IV et la régence

2024 PFL

de Marie de Medicis », couronné;. « L’église et l’état en France sous le règne de Henri IV et la régence de Marie de Médicis », id. ; «La démocratie en France au moyen-âge », id. ; « Histoire de Florence », ouvrage monumental en plusieurs volumes ; « La Comtesse Mathilde de Toscane et le Saint-Siège »; « Un procès criminel sous le règne d’Henri IV » ; « Le Duo de Lerme » ; « Mémoire critique sur l’auteur et la composition des économies royales », etc., etc.

Pertscli (Charles-Louis-Guillaume), éminent orientaliste allemand, bibliothécaire en chef à Gotha, né le 19 avril 1832. Il a fait ses études à Cobourg, Berlin et Tubingue, en apprenant à fond le sanscrit, l’arabe, le persan et le turc. On lui doit la chronique en sanscrit et en anglais de la famille du Râdjah Krishnatchandra de Nanâdvîpa au Bengale, 1852; « Upalekha, de Kramapatha libellus », Berlin, 1854; « L’Index des’ premiers vers des hymnes du Rigveda », 1858; une réimpression de la « Grammaire persane de Rückert »; l’important « Catalogue des manuscrits orientaux de la Bibliothèque de Gotha » en cinq volumes, Vienne, 1859-1890; « Deux monographies sur les Turcs et sur les Arabes », la seconde en deux vol., Gotha, 1878- 80; la « Description des manuscrits persans et des manuscrits turcs de la Bibliothèque de Berlin ».

Peter (Johannes LüSBERG), écrivain médical danois, né, à Aarhus (Danemark), le 5 juillet 1855. Interne des hôpitaux de Copenhague (1881- 83). Nommé ensuite chef de clinique de l’Hôpital royal de Frédéric à Copenhague (1884-87), il publia en librairie : « Etudes sur les signes physiques des cavernes pulmonaires » (thèse de doctorat), 1883; « Sur l’obésité », traduction danoise de « Ueber Fettsucht », d’Ebstein ; « Traité de percussion et auscultation », en danois, 1886. Enfin, quelques articles dans les gazettes médicales danoises.

Pfenninger (Henri), né, à Wald (Canton de Zurich), le 12 novembre 1846; il étudia la jurisprudence à Zurich, à Berlin et enseigne depuis 1877 le droit pénal en qualité de privat-Docent à la dernière de ces Universités. Nous possédons jusqu’à présent de lui deux mémoires : « La notion de la peine dans le système de Hugues Grotius », 1876 ; « La notion du crime politique » (rapport présenté à la Société des juristes suisses, Berne, XVIIIe session, 1880).

Pflugk -H artun g (Jules de), historien et professeur allemand-suisse, né, le 8 novembre 1848, à Wurnekow, propriété de sa famille, près de Wittstock (province de Brandebourg), fut élevé dans un gymnase de Hambourg, entra dans une maison de commerce de cette ville, et passa l’année 1866 aux Etats-Unis. Après la guerre de 1870-71, à laquelle il prit part en qualité de volontaire, la vocation scientifique

s’éveilla en lui; de 1871 à 1876 il fréquenta, en vue d’études historiques, les Universités de Bonn, Berlin, Goettingue, obtint en 1876 son grade de docteur en philosophie et débuta dans la carrière académique comme privat-Docent , puis bientôt après comme professeur extraordinaire pour l’histoire moderne et l’histoire du moyenâge à l’Université de Tubingue. L’Université de Bâle l’a nommé en 1886 professeur pour l’histoire générale en remplacement de Jacob Burkhardt. Les ouvrages de M. de P ,-H., qui par leur nombre et leur excellence attestent la solidité de son érudition et sa vigueur intellectuelle, ont d’abord paru sous le demi-pseudonyme de Julius Ilartung : « Etudes pour l’histoire de Conrad II (dissertation pour le doctorat), Bonn, 1876; « Les débuts de Conrad II », Trêves, 1877 ; « La Norvège et les villes maritimes allemandes », Berlin, id. ; « Recherches historico-diplomatiques », Gotha, 1879. A partir de cette époque, M. de P. -H. a fait paraître sous son nom complet une œuvre des plus considérables qui lui a valu le titre de membre correspondant de la Regia Deputazione di Storia Patria , et pour laquelle l’Académie des Sciences de Berlin lui a accordé un subside; « Acta pontificum romanorum inedita » (3 vol. parus,

, Stuttgart, 1879-87, comprendra lorsqu’elle sera achevée 5 vol.) ; « Les documents de la chancellerie romaine », Munich, 1882 ; « Iter italicum » (2 vol., Stuttgart, 1883-84) ; « Périclès considéré comme général », Stuttgart, 1884 ;

« Specimina pontificum romanorum selecta »

(3 vol., Stuttgart, 1885-86) ; « Théodore Sickel et les Monumenta Germaniæ », Stuttgart, 1885. En dehors de ces ouvrages de longue haleine, M. de P.-H. â publié de très nombreux articles, la plupart relatifs à l’histoire des Papes et à l’histoire de l’Allemagne au Moyen-âge dans la Revue historique de Sybel, la Revue pour Vhistoire générale, les Recherches pour V Histoire de V Allemagne, lax Gazette Universelle de Munich, le Musée Rhénan, l’ Encyclopédie Allemande, les Feuilles historiques de la Hanse, etc.

Picliez (Louis-Marie-Ernest), né, à Rochefort-sur-mer, le 20 août 1843, médecin de la Marine en retraite, chirurgien en chef des hospices civils de la Rochelle, médecin inspecteur des enfants assistés et de la protection de l’enfance de la Rochelle, etc., médecin vaccinateur cantonal, médecin de l’entreprise du port de la Pallice, et de l’Union des femmes de France, etc. Membre de la Société de médecine et de chirurgie, il a publié sa « Thèse pour le doctorat en médecine », le 26 février 1870, sur les épidémies régnantes au Cambodge, qu’il a longtemps habité.

Pinto (Michel-Ange), écrivain et illustre pa- • triote italien, consul général d’Italie à Hamj bourg, ancien Consul à Saint-Pétersbourg et à i Alger, est né, à Rome, en 1818. Après avoir p>ris

Page 1