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blia les mémoires suivantes: « Select Letters of Christopher Columbus », 1847 ; « The history of travaile into Virginia Britannia, by W. Strachey, first Secretary of the Colony », 1849; « Notes upon Russia », traduction de Heberstein, 1851-52 ; « Mendosa’s China », 1853 ; « Tartar Conquerors in China », 1854; « India in the Fifteenth Century », 1857 ; « Early Voyages to Terra Australis », id. Dans cet ouvrage il démontre que l’Australie avait été découverte par les Portugais au XVIe siècle. En 1865, il composa un « Mémoire sur une Mappamonde tracée par Leonardo da Vinci », et qui appartient à la Collection du Château de Windsor. Nous avons encore de lui un ouvrage vraiment essentiel : « Life of Prince Henry of Portugal, surnamed the Navigator, and its results »; « Voyages of the Venetian Brothers Nicolè and Antonio Zeno to the Northern seas in the Pourteenth Century; comprising the latest known accounts of the lost Colony of Groenland and of the Northmen in America before Columbus », 1873. M. M. a été un des vice-présidents de la Société Royale de Géographie de Londres (1881-84), et à cause de l’état précaire de sa santé, a quitté dernièrement le British-Museum et les autres places qu’il occupait; il est considéré à bon droit comme le chef des érudits en fait de géographie.
Majorana-Calatabiano ( Salvator ), économiste, avocat et homme d’État italien, sénateur du Royaume, professeur d’économie politique à l’Université de Catane, avocat près de la Cour de Cassation à Rome, né, le 25 décembre 1826, à Militello près de Catane; docteur ès-sciences légales en 1850; professeur d’Économie politique d’abord à l’Université de Catane, puis à celle de Messine, de 1854 à 1860, il prit une part très active au mouvement insurrectionnel de l’Italie Méridionale et de la Sicile; député au Parlement pendant cinq législatures, ministre de l’agriculture et du commerce lors de l’avénement de la gauche au pouvoir (1876-77); encore une fois ministre (1878-79); nommé sénateur, il prit part à tous les débats qui intéressaient le principe de la liberté économique. M. M. est un libre-échangiste convaincu; l’Italie lui doit: La loi forestale et la loi sur la peche, les traités de commerce de 1877 avec la France et avec la Grèce, ainsi que celui de 1878 avec l’Autriche-Hongrie. En librairie : « Ricchezza e miseria, ossia nuovo trattato dl economia politica », 1847 ; « Teoria giuridica delle science sociali » ; « Cenno delle lezioni sulla teoria giuridica, etc. », 1856-58;
« Trattato di economia politica, teorie fondamentali », 1865-66; « Lezioni di finanza », 1887-88.
Majorana-Calatabiano (Joseph), fils aîné du precedent, avocat, professeur à l’Université de Catane, ne, dans cette ville, le 23 septembre 1863, a achevé ses études juridiques en juillet
1872 ; il occupe la chaire de statistique à l’Uni* versité de Catane. Œuvres : « Il reato di tentativo », 1883; « Teoria délia statistica », 1885; « Teoria del valore », 1887; « Controversie sulla teoria del valore », id.
Majorana-Calatabiano (Ange), frère du précédent, avocat, professeur de droit constitutionnel à 1 Université de Catane, né, le 4 décembre 1865, à Catane, docteur en droit en juillet 1882, professeur depuis 1886 de droit constitutionnel et de science de la finance. Nous avons de lui en librairie: « Del Parlamentarismo », 1885; « Del principio sovrano nella costituzione degli Stati », 1886 ; « Teoria costituzionale delle entrate e delle spese dello Stato », 1886.
Majorescu (Titus), écrivain et homme politique roumain, ancien professeur de philosophie à l’Université de Bukarest, ancien ministre de l’Instruction publique (1874-76), membre du Parlement, né, en 1840, à Cayora, étudia à Vienne, Berlin et Paris ; professeur de philosophie à l’Université de Jassy (1862-74). Nous avons de lui un ouvrage en allemand: « Un peu de philosophie sous forme vulgaire », Berlin, 1861 ; en roumain les ouvrages suivants : « Poesia Rumana », 1877 ; « Contras colei barnutiu », 1868; « Betie decuvinte », 1873; « Respunsuri le Revistei Contemporane », id. ; « Critice », 1874; « Logica », 1876; une seconde édition de ce dernier ouvrage, 1877; « Patru novele », 1882; « Precedente constitutionale », 1886. Cet auteur a couvert aussi un poste diplomatique près de la Cour de Berlin.
Makowiezka (François), économiste allemand, professeur d économie et de finance à l’Université d’Erlangen, né en 1811 ; en dehors des essais insérés aux revues, il a publié : « Die Arbeiterfrage », Erlangen, 1869; « Zur Statistik der Erfindungsprivilegien in Oesterreich », 1844.
Malagola (Charles), érudit et archiviste italien, né, à Ravenne, le 5 août 1855, fit son droit à Bologne. Dès l’âge de 17 ans, il publia des articles intéressants sur le Petroniano , journal historique qui s’imprimait à Bologne; plus tard (1875), il publia: « Lettere inédite d’uomini illustri Bolognesi », deux vol.; puis la « Vita di Antonio Orceo », ouvrage qui eut du retentissement en Allemagne. Nous donnons une liste des ouvrages de M. M. qui intéresse beaucoup 1 histoire bolognaise des siècles passés:
« Di \ irgilio Malvezzi e délia sua missione al Duca di Milano nel 1462 », Bologne, Fava e Gar., 1880; « Memorie storiche sulle maioliche di Faenza », Bologne, Romagnoli, 1880; « Le belle arti in Ravenna dopo il mille », Ravenne, Calderini, 1880; « Der Aufenthalt des Coppernicus in Bologua » (trad. allem. de M. Cortze), Thorn, Lambeck, 1880; « Cristina di Svezia in Bologna », Pise, 1881 ; « Galileo Galilei e l’Università di Bologna », Florence, Cellini, 1881 ;
« Memorie dell’antica Pieve di S. Faustino e
Giovita presso Rubiera », Modène, Vincenzi, 1881 ; « I Polacchi in Bologna », Bologne, Monti, id.; « La fabbrica delle maiolicbe délia famiglia Corona in Faenza », Milan, Dumolard, 1882 ; « L’Archivio di Stato di Bologna dalla sua istituzione a tutto il 1882 », Modène, Vincenzi, 1883; « Di Sperindio e delle cartiere, dei carrozzieri, armaioli, librai, fabbricatori e pittori di vetri in Faenza sotto (Jarlo e Galeotto Manfredi », id., id., id. ; « L’Archivio di Stato di Bologna nella Relazione sugli Archivi di Stato Italiani », id., id., id.; « I libri délia Nazione Tedesca presso lo Studio di Bologna », id., id., 1884; « Il Cardinale Alberoni e la Repubblica di S. Marino », Bologne, Zanichelli, 1886; « Una nota inedita di B. Borghesi intorno aile monete di S. Martino », id., Fava e Gar., 1886; « I rettori nell’antico Studio e nella moderna Université di Bologna. Notizie storiche e Catalogo », id., 1888; « I Rettori delle Université dello Studio Bolognese. Memorie storiche », id., Fava e Gar., 1887 ; « Acta Nationis Germanicœ Universitatis Bononiensis » (en collab. avec E. Friedlaender), Berlin, Reimer, 1887; « Note storiche sul Feudo di Valdoppio dei Coperniani di Faenza », Bologne, Monti, 1888; « Statuti delle Université e dei Collegi dello Studio Bolognese », id., Zanichelli, id. ; « Monografie storiche sullo Studio Bolognese », id., id., id.
Malaise ( Constantin-Henri-Gérard-Louis ) , savant belge, membre de l’Académie Royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes, né, é Liège, le 11 novembre 1834. Docteur ès-sciences naturelles, il fut de 1858 é 1860 répétiteur é l’école des mines, des arts et des manufactures de sa ville natale; depuis 1860, il est professeur , d’histoire naturelle é l’Institut agricole de l’Etat é Gembloux. Nous citerons surtout de lui: « Les découvertes paléontologiques faites en Belgique », Liège, 1860, mémoire couronné par la Société d’émulation de Liège; « Description du terrain silurien du centre de la Belgique », Bruxelles, 1873 (mémoire couronné par l’Académie Royale de Belgique) ; « Manuel de minéralogie pratique », Mons, id., (couronné par la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut) ; 2e éd., 1881 ; « Carte agricole de la Belgique », Bruxelles, 1873 (souvent récompensée aux Expositions ) ; « La paléontologie végétale de la Belgique », id., 1877; « Simples causeries sur la botanique », Verviers, 1882. M. M. a collaboré au Bulletin et à V Annuaire de l’Académie, aux Bulletins de la Société de botanique, de la Société Géologique, de la Société malacologique, de l’Institut agricole de l’État, à la Revue populaire des sciences, à la Statistique de la Belgique, à la Patria Belgica, pour laquelle il a écrit un chapitre étendu sur la géographie agricole de la Belgique, etc., etc. — Un arrêté du Roi des Belges, en date du 31 décembre 1889, l’a nom-
mé membre du Conseil chargé de diriger l’exécution de la nouvelle carte géologique du Royaume.
Malamani (Victor), jeune historien italien, ne, à Padoue, le 24 nov. 1860; après de fortes études littéraires, il fit ses premières armes à Turin dans une revue mort-née et à Milan dans la Rivista minima. Il publia ensuite : « Isabella Teotochi Albrizzi, i suoi amici, il suo tempo », Turin, 1882; « Cento lettere inédite di Melchior Cesarotti a Giuseppina Renier Michiel », Ancône, Morelli, 1884; « La satira dei costume a Venezia nel secolo XVIII », Turin, Roux e Favale, 1886; « I Francesi a Venezia e la satira », Venise, Merlo, 1887 ; « Il principe dei satirici veneziani (Pietro Buratti) », id., id., 1887 ; « Nuovi appunti e curiosità goldoniane », id., id., id. ; « Le memorie dei Conte Leopoldo Cicognara ».
Malan (César), écrivain suisse, né, à Genève, le 11 mars 1821, reçut sa première éducation au foyer domestique, passa plusieurs années de sa jeunesse (depuis 1835) à Stuttgart et se familiarisa avec la culture germanique auprès du pasteur poete Albert Knapp, étudia les langues orientales à Tubingue sous la direction d’Ewald, la morale et l’apologétique réformées à Lausanne et reçut en 1846 de la Faculté évangélique de Genève le grade de licencié en théologie. Entré en 1847 dans la carrière active, M. M. desservit successivement l’église française de Hanau (1847-1850) et l’église suisse de Gênes (1851—1854). Le nom de Sillem, qu’il a joint au sien propre, pour se distinguer d’autres membres de sa famille, est celui de sa deuxième femme. Depuis son retour à Genève en 1855, M. M. a renoncé à toute fonction officielle et s’est borné à faire pendant quelques années, sous les auspices de l’Union évangélique, des services pour l’explication de la Bible destinés à la jeunesse. Ses travaux de cabinet, malgré une phraséologie quelque peu obscure, qui n’a jamais complètement réussi à s’affranchir des entraves d’Outre-Rhin, témoignent d’une réelle largeur de conception et de remarquables aptitudes métaphysiques. Son système de philosophie religieuse repose sur la conscience regardée comme le fondement inébranlable de toute certitude religieuse. Nous sommes redevables à ce penseur intéressant et original des ouvrages suivants : « Les miracles sont-ils réellement des faits surnaturels ? » , 1863 ; « Le dogmatisme », 1866; « Genève religieuse au XIXe siècle » (trad. de l’allemand de Hermann de Goltz), 1862; « La vie et les travaux de César Malan », 1869; « Les grands traits de l’histoire religieuse de l’humanité », 1883, 2nie éd., 1885; « La conscience morale », trois études lues devant quelques amis avec une appréciation philosophique par M. E. Naville, 1886 ;
« Le Dieu de la conscience révélé dans la Sain-
te-Ecriture », manuel d’instruction religieuse, 1888. M. M. a collaboré au Bulletin théologique , à la Revue Chrétienne, aux Revues théologiques de Lausanne et de Montauban , etc.
Malatesta (Baccio), écrivain italien, né, à Modène, le 1er janv. 1862, demeurant à Settignano près de Fiesole. Eclectique en fait de littérature et de croyances, il a dirigé quelque temps le Gazzettino artistico letterario , où il a écrit en faveur de Pietro Sbarbaro. Nous avons de lui des essais biographiques sur « Claudio Achillini », poète du XVIIIe siècle; sur le naturaliste « Lazzaro Spallanzani », sur « Luigi Giovannozzi », et sur Monseigneur L. Corsini, évêque de Eiesole.
Malerba (Pascal), médecin italien, né, à Pizzo de Calabre, le 12 mai 1849. Il fit ses études à l’Université de Naples; prêta service à l’armée comme chirurgien, reprit ses études et fut appelé par le célèbre Dr. prof. Albini à l’aider dans l’enseignement de la physiologie. Il est depuis 1883 professeur de Chimie physiologique. Ses nombreux mémoires sont insérés aux revues spéciales. Citons les principaux : « Osservazioni sulla Fisiologia del Parvago farte sull’uomo vivente », 1874; « Ricerche sugli albuminoidi dei fichi », 1881; « Sul potere saccarificante dei denti », id. ; « Sulla presenza di una specie di peptone e délia ptialina nell’urina uraana », id. ; « Sulle sostanze grasse delle castagne comuni », 1882; « Studio chimico-fisiologico sull’albumina cristallizzata »,id.; «Sulla natura e costituzione chimica dei grassi delle castagne comuni e su di una sostanza nuova (la Castanosterina), in essi scoperti », 1883; « Contribuzione allô studio délia composizione chimica dell’uovo di gallina », 1885; « Comportamento dell’allauterina nella determinazione dell’urea nell’urina col metodo dell’ipobromuto di sodio », id.; « Analyse chimique de quelques calculs intéstinaux », id. ; « Analisi chimica delle produzioni epidermiche in un caso di ittrosi istrice », 1885; « Analisi chimica di Calcoli veacicali migrati in vagina per fistola vescicovaginale », 1887 ; « La vera difesa contro le epidemie, proposta di una lega internazionale ; lettera aperta all’onorev. De Zerbi », 1884. Plusieurs mémoires sont en collab. avec le prof. Albini et les docteurs Boccardi e Zappelli.
ïïaletich (Georges), dramaturge serbe, né, dans le Banat de Hongrie, en 1816; étudia les éléments à Carlovatz et la philosophie à Ségédin; émigra en Serbie en 1838 et fut nommé secrétaire au Ministère de l’Intérieur. En 1841, secrétaire de Légation à Bukarest. Partisan du Prince Michel, il émigra avec lui en Hongrie et ne rentra dans sa patrie qu’en 1848 pour y enseigner la littérature au Gymnase. Poète lyrique et épique distingué, orateur disert, il a écrit les drames suivants : « L’Apothéose de Kara-Georges » ; « Les Haïduques
serbes »; « Michel Roi de Bulgarie »; « L’Apothéose dn Prince Michel » ; « L’Apothéose de Vuk Karagich, et le drame d’Uson le Fort ». Son ouvrage essentiel est: « Le matériel pour l’histoire du théâtre de Belgrade », oeuvre volumineuse où la critique est abondante et fine.
Malfatti (Barthélemy), éminent polygraphe italien, né à Masi, grosse bourgade près de Rovereto (Trentin) ; acheva à Trente ses études lycéales, entreprit celles de Droit à l’Université de Prague et se perfectionna en Italie ; c’est à Pise qu’il obtint son doctorat ; il fut un des collaborateurs du Crepuscolo de Charles Tenca. Il traduisit en italien la belle dissertation de Jean-Georges Muller (l’éminent architecte) sur « Le Dôme de Florence et sa façade »; travailla à l’édition Le Monnier de l’œuvre de George Vasari; il demeurait alors à Florence. En 1854, il rentra en Autriche, et en 1859 quitta son pays une seconde fois pour s’occuper entièrement de ses chères études ; professeur d’histoire (1860) à l’Académie Milanaise de Beaux- Arts et à celle scientifique-littéraire (1863), il fit connaître aux Italiens le système critique de l’école de Tubingue. Il abandonna l’histoire pour la géographie, et publia : « Scritti geografici et etnografici », 1869; « Imperatori e Papi ai tempi délia signoria dei Franchi in Italia », dont deux seuls volumes ont paru: « Compendio di Etnografia », Milan, Hoepli. En 1878, professeur de géographie à l’Institut d’études supérieures de Florence, il publia: « Atlante di disegno geografico elementare », ainsi qu’un mémoire intitulé: «, Disegno geografico nelle scuole secondarie ». Collaborateur très actif à V Archivio Storico per Trieste, V Istria ed il Trentino, il y inséra des mémoires très intéressants, sous les titres suivants : « Il libro délia cittadinanza di Trento » ; « I Confini del principato di Trento » ; « I Castelli trentini distrutti dai Franchi ». Il publia aussi dans le journal littéraire II Preludio un article de haute valeur « Sulle memorie di Giacomo Casanova » et sur le Bullettino délia Società Africana (sezione fiorentina) les « Questioni coloniali ed un antico periplo del Mar Rosso ». Récemment, il a travaillé à un essai d ’ Itonopomastica trentina fruit de cinq années de recherche, et enfin il a composé le texte de l’« Atlantino tascabile de Kiepert », Milan, Hoepli, 1880.
Malherbe (B.-Joseph d’Arçay), écrivain français, né, à Loudun (Vienne), le 29 novembre 1809. Après de brillantes études faites au Collège de Poitiers, il étudia la médecine et commença par la médecine militaire ; après avoir été attaché pendant deux ans aux hôpitaux militaires de l’armée d’Afrique, il a été, à la suite d’un concours, envoyé au Val de Grâce, où il a occupé les fonctions de chef de clinique jusqu’à la fin de 1837. Nommé médecin inspecteur des eaux minérales de Bagnères de Bigorre, il y
est resté pendant quarante ans ; après il passa pendant quinze ans à Cauteretz, et en dernier lieu, à Néris, où il fut nommé médecin inspecteur en 1870. Dans ces différentes situations, il a fait quelques publications sur les eaux de Cauteretz et de Néris, et il a collaboré à V Union Médicale; on lui doit, en outre, des œuvres littéraires : « Indiscrétions contemporaines »; une étude sur la « Salle à manger du docteur Véron », 1868; « Duels parlementaires » ; « Les journalistes d’autrefois » ; « Les Présidents de la Chambre », 1888; « Semaines littéraires», 1887; « Monsieur Thiers », 1888.
Mallander (Gustave -Richard, pseudonyme Malle), humoriste, auteur et artiste dramatique suédois, né en 1840, a donné quelques pièces au théâtre ; citons : « I gladastunder », 1881 ; « Visos, sânger och skizzer », 1884.
Mallarmé (Stéphane), poète symboliste français, né, à Paris, le 18 mars 1842; il a donné une traduction en prose des Poèmes d’Edgar Poë, et publié dans de nombreux recueils périodiques des poésies qui n’ont été réunies qu’en un très rare volume photogravé sur le manuscrit de l’auteur. M. S. M. est un « auteur difficile » et mystérieux ; il entend, dans ses vers, faire de la musique. « Les initiés, dit M. « Coppée, qui déchiffrent à partition ouverte, « des morceaux symphoniques tels que YAprès- « midi d'un Faune savent distinguer, à travers « le voile des lontaines correspondances et des « vagues analogies, la pensée de M. Mallarmé.... « ou son rêve. Ce qui est indéniable, c’est l’in- « fluence exercée par" lui sur tout un groupe « de jeunes artistes en vers — décadents , sym- « holistes , etc., qui l’honorent comme un pré- « curseur et comme un maître ». M. S. M., qui collabore depuis vingt ans à toutes les Revues de curiosité et de littérature, prépare en ce moment une œuvre d’art personnel dont la première publicité « par des moyens qui lui sont particuliers », s’est faite en 1889.
Mallat (A.), médecin et écrivain français, né, à Vichy, le 1er janvier 1857, pharmacien, ancien interne des hôpitaux de Paris, propriétaire des Eaux, fondateur et administrateur de la Médecine Thermale, fondateur de la Société d’hygiène de Vichy, a publié: « Recherches et dosages de la lithine dans les Eaux de Vichy », 1887 ; « La question agricole en 1885 » ; « Les Eaux douces de Vichy », 1883, etc.
Mallat de Bassilau (Marcel-Jacques), homme de lettres français, né, à Paris, le 17 mai 1852, fit ses premières études au Lycée d’Angoulême, puis deux années de médecine à l’Ecole de Reims, où il puisa le goût de la physiologie. Ensuite, maître suppléant aux Lycées Henri IV, Vanves, Saint-Louis (1873-78) et bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Depuis 1880, il a collaboré comme chroniqueur au Courrier du soir, à l’ Opinion Nationale , à la Vie Moderne , au Jour-
nal de la Santé et à Y Expansion coloniale. Nous avons de lui en librairie : « La Comtesse Morphine », 1884; « Le roman d’un Rayon de Soleil » ; « Tunis et la Tunisie », 1880 ; « La Patrie en danger », 1885.
Malmgreu (Anders-Johan), zoologiste finlandais, né en 1834, professeur à Helsingfors, inspecteur de la pêche en Finlande, né en 1834, a publié: « Kritisk af Einlands fiskfauna », 1863 ; « Handlingar och fôrordningar angâende Pinslands fiskesier », 1869-70.
Malmosi (Charles), philologue hongrois, directeur du Gymnase Royal de Presbourg, né, à Alsô-Lôvô, en 1848, a enseigné d'abord à Arad et à Budapest (de 1873 à 1884). On lui doit en hongrois une Grammaire latine, dont la sixième édition a paru en 1885; « Cours de thèmes Latins », sixième éd., en 1885; « Syntaxe Latine », troisième éd. en 1885; « Cours de thèmes de la syntaxe latine », troisième éd., en 1883; « Morceaux choisis de Live, Ovide et Phèdre », 3e éd., ed 1883; « Notes à Tite-Live », 1881 ; préface à une nouvelle édition de Salluste; « Horace », nouvelle édition avec notes; plusieurs essais dans les Revues philologiques et pédagogiques.
Malmstrom (Bernhard-Elis M.), illustre publiciste, historien de la littérature et poète suédois, né en 1816. On lui doit: « Ariadne », 1838 ; « Fiskarflickan vid Tinneisô », 1839 ; « Blick pâ svenska vitterhetens nârvarande tillstând », 1839-40; « Angelika ». 1840; « Julianus » ; « Dikter », 1847; « Littérature historiska studier », 1860-61 ; « Tal och esthetiska afhandlingar » ; des études sur Shakespeare, Swift et Cervantes ; des essais : « Om den romantiska skolan » ; « Samlade skrifter », 1866- 69 ; « Grunedragen af svenska vâterhetens historia ».
Malon (Benoît), publiciste et homme politique français, né, aux environs de Saint-Étienne (Loire), en 1841, d’une famille de cultivateurs. Il reçut une instruction primaire moyenne par les soins de son frère aîné, instituteur dans ce département. Tour-à-tour homme de peine et ouvrier teinturier dans la banlieue de Paris, il devint l’un des fondateurs de Y Internationale dans la Seine, en 1868, et, comme tel, fut condamné à trois mois de prison. Depuis lors, toute sa vie a été très accidentée. En Italie, il fait de la typographie, habitant successivement Como, Païenne, Lugano, Milan. Il a publié plusieurs fascicules à grands succès ; au reste, il écrit l’italien couramment, s’étant instruit en cette langue, seul, à la Bibliothèque de Milan. Son action, dans ce pays étranger, fut considérable : elle s’exerçait contre les anarchistes en faveur des collectivistes. M. B. M. retourna en France après 1880 lors de l’amnistie générale. Il fonda le Parti Ouvrier , où il est resté deux ans. Enfin, de propagateur militant, il est devenu phi-
losophe. Comme tel, ses productions sont nombreuses et importantes. A citer: « Manuel d’Economie sociale »; « Revue socialiste »; « Morale sociale » ; « Les Collectivistes français » ; « Le socialisme intégral »; en préparation: « Mélanges de philosophie, de politique et de socialisme »;
« Le Socialisme chrétien »; « Réfection de l’histoire du socialisme » ; « Dictionnaire du socialisme ». Léon Cladel a consacré à cet apôtre de la justice et du droit une fort belle étude biographique publiée dans la Revue moderne.
Malon (Paul-Jacques) , publiciste français , né, à Montpellier, le 10 juin 1844, s’est consacré d’abord à l’étude des langues vivantes et orientales. Attiré de bonne heure par les questions coloniales et de politique internationale, il a fait, à cet effet, de longs séjours et de fréquents voyages en Allemagne, en Russie et dans le bassin de la Méditerranée. Il s’est préoccupé surtout du rôle des écoles françaises dans le nord de l’Afrique et en Orient, et a été le promoteur de l’Alliance française. Il a publié: « Le Tonking. Les évènements de 1873 et 1874 », 1881 ; « Les évènements de Tunis. Du rôle de l’Italie et de l’action du gouvernement français », id.; « Une série de lettres de voyage sur l’Algérie et la Tunisie », Journal de Parlement , 1882; « Rapport sur les écoles de Tunisie », Journal des bibliothèques populaires de la société Franklin , 1883 ; « Etude sur la Tunisie », Progrès français , revue populaire des couférences et cours scientifiques, id. ; « Rapport sur la Tunisie et la Tripolitaine », 1884 ; « Rapport sur les écoles de Tripoli », 1885; « Rapport sur les écoles de Tunisie », id. ; « La Nécropole Phénicienne de Medhia », 1884, en collaboration avec Philippe Berger; « L’Alliance française et l’enseignement français en Tunisie en Tripolitain », 1885 ; « De Palerme à Tunis », ouvrage orné de gravures, Plon, Nourritz et Cie, id.; « Les Allemands en Alsace-Lorrain », 1887 ; « L’Allemagne chez elle et au dehors », 1888. Il a publié en outre de nombreux articles dans le Parlement, le Bulletin de la Société Franklin et dans la Nouvelle Revue, la Revue Bleue et le Bulletin de l’ Association républicaine, des études sur des questions de politique extérieure.
Malot (Hector), romancier français, né, le 20 mai 1830, à la Bouille (Seine-Inférieure), fit ses premières études à Rouen et son droit à Paris. Son activité littéraire commença en 1859 par un roman en trois volumes, intitulé : « Les victimes d’amour ». Vinrent ensuite: « Les amours de Jacques » ; « Romain Kalbris »; « Un beaufrère » ; « Madame Obernin » ; « Une bonne affaire » ; « Un curé de province » ; « Un miracle »; « Souvenirs d’un blessé »; « La belle Madame Donis » ; « Clotilde Martory » ; « Le mariage de Juliette » ; « Une belle-mère » ; « Le mari de Charlotte » ; « L’héritage d’Arthur » ; « L’Auberge du monde » ; « Les batailles du
mariage » ; « Clara » ; « Sans famille » ; « Le docteur Claude » ; « La Bohême tapageuse » ; « Une femme d’argent » ; « Pompon » ; « Séduction » ; « Les millions honteux » ; « La petite sœur » ; « Paulette » ; « Les besoigneux » ; « Manchette »; « Micheline » ; « Le sang bleu »; « Le lieutenant Bonnet » ; « Baccara »; « Lyte »; « Vices français »; « Ghislaine »; « Conscience »; « Mondaine ». M. M. est un des auteurs français qui sont le plus lus et presque tous ses romans ont été traduits et publiés en feuilleton dans les journaux italiens.
Maltese (Félix), médecin et philosophe, né, à Victoria en Sicile, le 1er janvier 1839, s’est proposé dans ses ouvrages de démontrer que l’univers doit être nécessairement et non librement le résultat de l’association de trois causes substantielles irréducibles et non le résultat d’une cause moniste. Nous avons de lui: « Cielo », 1883; « Il vero e il nuovo nel libro Cielo », 1886 ; « Monismo o nichilismo », 1887 ; « La filosofia di E. Caporali e il pensiero scientifico di F. Maltese », 1888.
Maltzan (Comtesse Malvine von), femme de lettres allemande, née le 10 août 1817. Elle a collaboré à l’édition allemande des œuvres de Molière par Schrôder, et elle a traduit en allemand le C'id de Corneille, la Zaïre de Voltaire, V Athalie de Racine, le Bajazet de Racine, la Lucrèce de Ponsard. Elle a aussi collaboré à l’ouvrage de Schrôder: « Friedrich der Crosse in seinen Schriften ».
Malvasia-Tortorelli (Comte Hercule), écrivain italien, né, d’une noble, ancienne et illustre famille de Bologne. Il connaît plusieurs langues étrangères, et à la perfection le français et l’anglais. On a de lui, entr’autres: « Versi nelle nozze délia contessa Ginevra Malvasia col conte Raff. Manzoni », Bologne, 1845; « Delle scoperte di Ninive, descrizione di A.-H. Layard », traduction italienne, Bologne, 1855 (avec dédicace à la Comtesse M. T. S. A. Gozzadini) ; « Trattenimenti morali », traduits de l’anglais, Bologne, 1858; « San Petronio », description, Bologne, 1858; « La gemma nascosta », drame du cardinal Wiseman, traduit de l’anglais, Milan, 1860, avec préface; « Del vero fine del civile Governo », traduit de l’anglais, Bologne, 1865; « Il Lavoro », du Père Félix, traduit du français, Milan et Turin, 1862 ; « Istruzione di agricoltura dettata da Monsignore Innocenzo Malvasia pel Fattore delle sue terre a Panzano », écrit inédit, avec une notice biographique et généalogique sur Monseigneur Malvasia (1542- 1612); « Frammenti tratti dal libro di Samuele Smiles II Carattere », traduits de l’anglais, avec une intéressante introduction; Longfellow, « Festa per la nozze di Hiawatha », traduction en prose de l’anglais, publiée à l’occasion des noces Ricasoli-Corsini , Florence, 1882; « L’Etudiant de Cambridge » par M. E. W. Robertson,