MAM
traduit de l’anglais en français, Florence, 1883; « La Duchessa délia Yallière », drame de Bulwer, traduit de l’anglais, avec préface, Florence, 1883; « La Morte », chant de Beiby Portens, traduit de l’anglais, Bologne, 1884.
Malvezzi (le comte Nerio), homme de lettres et publiciste italien, né, en 1856, à Bologne, suivit les cours universitaires de sa ville natale, et en 1878 publia « Lorenzo-Maria Riario, erudito Bolognese del XVII secolo ». Suivirent les « Lettere di principi di Casa Savoia », Bologne, 1879 ; « Memorie délia Compagnia dei Lombardi di Bologna », Bologne, 1880; « Prefazione al Diario meteorologico per l’anno 1824, di Andrea Pietramellara », Modena, 1885. Le Comte M. est un collaborateur distingué de la Rassegna Nazionale de Florence, où il publie des articles politiques dans un sens conservateur.
Mambelli (Ariodante), journaliste et polygraphe italien, né, à Atri (Abruzzes), en 1819, étudia pour entrer dans les ordres, mais quitta le Séminaire pour se consacrer aux études scientifiques. Ses idées politiques le forcèrent à quitter son paj^s en 1852 ; en 1860, il y retourna pour aider la révolution. Très lié avec Joseph Mazzini, il collabora aux journaux républicains le Dovere de Gênes, le Ropolo d’Italia de Naples et la Nuova Europa de Florence. Ses ouvrages remarquables sont: « Studio di riforma délia legge elettorale del 1848 » ; « Il Papato rimpetto allTtalia e all’Europa », Naples, 1860; « Spirito Cristiano e il Papismo », id., 1862 ; « Rassegna critica dell’opera di Edgar Quinet: Il Genio delle Religioni », id., 1878; « Lezioni di filosofia del diritto ».
Marne (Alfred), imprimeur-éditeur français, né, à Tours, le 17 août 1811, dirige, dans cette ville, une maison considérable d’imprimerie et de librairie fondée par son frère au commencement de ce siècle, et qui, depuis 1845, a eu des agrandissements successifs; des livres de liturgie, des ouvrages illustrés pour étrennes et pour distributions de prix, les paroissiens, les livres pour l’enseignement secondaire et primaire en composent le fonds. Parmi les ouvrages illustrés importants qu’a publiés la maison Marne, nous citerons « La Touraine », proclamé un chef-d’œuvre par le jury de 1855, et la « Sainte Bible », illustrée par G. Doré (1867^. L’imprimerie Marne est pourvue de trente mécaniques à imprimer, à glacer, couper ou à monter le papier, toutes mues par la vapeur et produisant jusqu’à 20,000 volumes par jour. Les ateliers de reliure fabriquent des milliers de cartonnages et confectionnent depuis la plus modeste couverture jusqu’aux plus riches reliures de luxe. Chaque jour ouvrable, il sort de la maison 3 à 4,000 kilogrammes de livres brochés ou reliés formant un total de 12,000,000 kilogramme par an. Dos galeries pouvant contenir quatre millions de volumes sont ouvertes à
l’emmagasinement. L’établissement occupe environ 1000 ouvriers ou employés. Les plus hautes récompenses ont été décernées à la maison Marne. Elle obtint, en 1867, l’un des pi’ix de 10,000 francs destinés aux « établissements modèles, où régnaient au plus haut degré l’harmonie sociale et le bien-être des ouvriers ». M. A. M. est commandeur de la Légion d’honneur depuis 1873. Il a associé à ses affaires, en 1859, son fils M. Paul M., et en 1887 un de ses petits fils, M. Edmond M.
Managetta (Gunther-Beck von), naturaliste autrichien, directeur et conservateur de la partie botanique du Musée des Sciences naturelles de Vienne, né, à Presbourg, le 25 août 1856. En dehors des monographies publiées, de 1884 à 1889, comme programme de ses cours à l’Université, dans les Actes de l’Académie des Sciences de Vienne et de la Société Impériale zoologique et botanique , dans les Annalen des k. k. naturhistorischen Hofmuseums , dans le Botan. Central Blatt, dans les Bericht. der deutschen botanischen Gesellschaft, dans les Actes du Verein fur Landeskunde in Nieder- Osterreich , il a publié séparément : « Flora von Hernstein und der weiteren Umgebung », deux vol., 1884; « Fauna von Hernstein », trois vol., 1886; « Itinera Principum S. Coburgi », la partie botanique, deux vol., Gotha, 1888.
Maiiassei (Paolano, comte de Collestalte), avocat italien, né, à Terni, le 20 mai 1837, fit son droit à l’Université de Rome et étudia à l’Ecole d’économie politique du prof. Perfetti. Il donna ses soins à la fondation des Salles d’asile et du Comice agraire de la ville et à l’administration de Terni. Il est conseiller de la province de l’Ombrie, et de 1870 à 1888 fut président du Comice agraire de l’arrondissement de Terni. En 1886, il a été commissaire pour l’organisation des congrès des caisses d’épargne italiennes et vice-président desdits Congrès à Bologne et à Florence. Voici la liste de ses ouvrages : « La campagna e il pensiero délia patria »; « Saggi letterarii romani », 1859 ; « Bernardo il cieco », 1863 ; « Concorsi agrari a premi nel circondario di Terni », discours, Florence, 1865 ; « Annuarî del Comizio agrario di Terni », 1868-72 ; plusieurs relations ; « Risposte ad alcuni quesiti sulla istruzione secondaria », 1873 ; « Intorno aile rappresentazioni agrarie », id.; « Alcuni documenti per la Storia di Terni e Spoleto », 1875; « Tancredi Ferrero d’Ormea », 1877 ; « Intorno al Credito agricolo », 1881 ; « Poesie di Paolo-Emilio Castagnola », bibliographie, 1882; « Consorzio delle valli umbre per il perfezionamento degli olii d’oliva », 1884 ; « Sul credito agricolo in Italia », id. ; « Sul limite délia sovrimposta fondiaria », 1885 ; « Le Casse di risparmio e il Consiglio di Stato », 1886 ; « Terni agricola », id. ; « La consociazione delle Casse di risparmio italiane », id. ;
« Sull’attuazione délia legge per l’ordinamento del Credito agrario », lettre, 1887 ; « Delle Casse di risparmio e dei loro crediti ipotecarii in reciproca garanzia », 1888 ; « Studii amministrativi, relazioni e pareri al Consiglio e alla Deputazione provinciale dell’Umbria ».
Manceaux (Hector), éditeur et géographe belge, né, à Mons, vers 1880. La maison d’imprimerie et de librairie Manceaux existe à Mons depuis 1772 ; elle est sans contredit l’une des plus considérables de la Belgique, et elle a obtenu les plus hautes récompenses dans toutes les Expositions. Son dernier catalogue, qui a paru en juillet 1889, comprend 104 pages petit in-folio, et accuse 417 ouvrages de fond publiés aux frais de l’éditeur, ouvrages pour la plupart destinés aux établissements d’instruction de tous les degrés. M. H. M., qui la dirige depuis de longues années, est une personalité extrêmement sympathique. Ancien échevin de la ville de Mons et ancien président du tribunal de commerce, président de l’Association typographique de Belgique, il est membre effectif de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, du Cercle archéologique de Mons, de la Société Royale belge de géographie, et membre correspondant de la Société de géographie d’Anvers. Ses ouvrages classiques de géographie, signés .M***, sont très estimés ; approuvés par le gouvernement et par les autorités pédagogiques, ils sont adoptés dans une foule d’écoles et leurs éditions ne se comptent plus ; citons: « Géographie populaire de la^ Belgique », nouvelle édition, Mons, 1888 ; « Éléments de géographie générale », 30e éd., id., 1884; « La Belgique physique, politique, industrielle et commerciale », id., id. ; « Petite géographie universelle », 30e éd., id., 1885. Ces manuels, enrichis de cartes, de plans et de gravures, sont d’une exécution typographique remarquable; M. John Bartholomew a gravé, pour leur servir d’annexes et d’après les instructions minutieuses de M. M., deux excellents recueils de cartes : « Atlas populaire de la Belgique » et « Atlas de géographie moderne ». Nous signalerons encore de M. H. M. une luxueuse « Géographie de la Belgique », Mons, 1878, tirée à douze exemplaires, dont aucun n’a été mis dans le commerce, et un fort volume illustré, intitulé : « A fond de train dans toutes les parties du monde », id., 1888. — En ces derniers temps, M. M. a annoncé l’intention de céder sa maison pour jouir d’un repos bien mérité par toute une vie de travail et d’études.
Mancini (Dioclétien), poète italien, né, à Terni, en 1857. Licencié ès-lettres de l’Université de Rome, actuellement professeur de belles-lettres au Gymnase de Terni. Il étudia les langues modernes. Nous avons de lui: « Scelta di poésie », Terni, Borri, 1881; « Saggio di liriche inglesi tradotte », id., typ. de V Unione liberale ,
1886. Il travaille maintenant à un volume de traductions de l’espagnol, de l’allemand et du serbe, qui contiendra des vers anglais et français de sa façon.
Mancini (Jérôme), littérateur italien, ancien volontaire à l’armée de Garibaldi en 1860 et 1866, deux fois député au Parlement italien, né, à Cortone, le 30 novembre 1882 ; nous avons de lui en librairie : « Commentarii sulla vita e sugli scritti d’Antonio Guadagnoli », 1858; « Discorso sulla parte avuta dall’Alberti nel'rimeitere in onore la lingua italiana nel secolo XV », qui précède « De Leonis Baptistæ Albertis elementa picturæ », 1864; « Notizie sulla Chiesa del Calcinaio e sui diritti che vi ha il Comune di Cortona », 1867; « Vittoria Mancini », 1870; « Vita di Leon Battista Alberti », 1882 ; « I manoscritti délia libreria del Comune e dell’Àccademia etrusca di Cortona », 1884. A VArchivio Storico Italiano de Florence, M. M. a inséré les articles suivants : « Di un codice artistico e scientifico del 400, con note di Leonardo da Vinci » ; « De Libertate, dialogo sconosciuto d’Alamanno Rinuccini contro il Governo di Lorenzo il Magnifico » ; « Nuovi document! e notizie sulla vita di Leon Battista Alberti ».
Mancini-Pierantoui (Grâce), femme-auteur italienne, fille du célèbre jurisconsulte et homme d’État italien Pascal Mancini, mariée au prof. Pierantoni, Sénateur du Royaume et professeur de Droit International à l’Université de Rome, née, à Naples, en 1843, acquit de bonne heure les goûts littéraires dans la maison paternelle et près de sa mère qui était une femme-poète très-distinguée. Son mariage avec un homme aussi distingué que M. P. fut favorable au développement de ses goûts artistiques. Depuis 1872, elle commença à publier dans la Nuova Antologia des contes charmants qui furent par la suite réunis en volumes. Citons : « Dora ; Treccia bionda; La casa nasconde ma non ruba », Milan, Brigola, 1876 (épuisé); « Valentina; Fiori appassiti », id., Ottino, 1S78; « Lidia », id., 1879-80, traduit en allemand et en suédois ; « Le commedie educative », dont une « Il sistema di Licurgo » a été traduite-en français ; « Il manoscritto délia nonna », traduit en français, Lemerre éd. Les poésies de Mme M.-P. ont été réunies en volume, Bologne, Zanichelli, 1879. Nous avons encore deux romans qui ont été traduits: « Dalla finestra », Milan, Vallardi, 1884-85; « Sul Tevere », Rome, Sommaruga, cinq éditions ; deux comédies en vers « L’ultima recita » et « Marito ed avvocato » ; « Costanza », le dernier roman de Mme M.-P., a paru à Rome, Loescher, 1888. Cette femme supérieure appartient à plusieurs académies d’Italie et de l’étranger. Elle a fondé des écoles et des asiles. Elle est collaboratrice assidue de la Nuova Antologia.
Mandalari (Marius), polygraphe folk-loris te,
professeur et employé italien, né, à Melito Portosalvo (Calabre), le 8 mars 1851 ; il fit ses premières études au Séminaire et au Lycée de Reggio et les poursuivit à Naples où il obtint son doctorat ès-lois. Il tenta le barreau, s’en dégoûta et se voua entièrement aux études littéraires. Il dirigea en 1884 la revue Napoli letteraria et enseigna la littérature italienne au Lycée de Caserte et à l’école normale de la même ville. Il est maintenant Directeur central des écoles italiennes de l’Afrique du Nord avec résidence à Tunis. Nous donnons la liste de ses ouvrages: « Elementi di procedura penale », Naples, 1876; « Bozzetti napoletani », id., Morano éd., 1877; « Canti del popolo reggino », id., 1881; « Al tri canti del popolo reggino », id., Prete, 1883; « Note e documenti di storia reggina », id., id., id.; « In memoria di Francesco De- Sanctis », id., Morano, 1884; « Tre lettere inédite di Bernardo Tanucci », Rome, Loescber, 1884; « Due uomini politici, studio », Naples, Morano, 1885; « Minuterie », Rome, Forzani, 1885; « Osservazioni e proposte intorno allô insegnamento pubblico », id., Naples, Morano, 1886; « Lo Stato ed i Maestri », Caserte, 1885; « Rimatori napoletani del quattrocento » (sur le Cod. 1035 de la Bibliothèque Nationale de Paris), Caserte, Iaselli éd., 1886; « Saggi di Storia e critica », Rome, fratelli Bocca, 1887 ; « Pietro Vit ali ed un documento inedito riguardante la Storia di Roma, secolo XV », id., id., id.; « La Reggia di Caserta e la sua recente trasformazione », Caserte, Turi, 1888; « La lirica italiana e Giosuè Carducci », id., id., id. M. M. vient de publier récemment en langue roumaine un « Commentaire sur la Matelda di Dante », inséré au beau livre de Mme Maria Chitin de Crajova, traductrice du grand poète.
Maudelgren (Nils-Mànsson), historien de l’art suédois, né en 1813, a étudié à Stockholm et à Copenhague, et publié: « Monuments Scandinaves du moyen-âge », 1855-62 ; « Samlingar till svenska odlingshistorien », 1866-68.
Mander (Anne), femme-auteur italienne, née, à Solimbergo (Frioul), en 1836. Elle épousa en 1861 Barthélemy Cecchetti, Conservateur des magnifiques Archives des Frari à Venise. Poète très délicat M. M. a disséminé ses pièces de vers dans différents journaux littéraires de la péninsule; l’excellent journal génois La donna e la famiglia en contient plusieurs. Nous souhaitons que bientôt elle réunisse ses poésies éparses en volume. Les titres de quelques unes de ses poésies donnent la physionomie toute moderne de son œuvre littéraire : « Un pensiero ai palazzi — Nell’Esposizione artistica dell’87 in Venezia»; « Pel Monumento del Re » ; « Pel varamento délia corazzata Francesco Morosini » ; « Alessandro Manzoni » ; « Garibaldi » ; « Il Colera a Napoli »; « Casamiceiola »; « La Cometa del 1882 e i tramonti del 1883 », etc.
Mandry (Gustave), jurisconsulte allemand, professeur de droit romain à l’Université de Tubingue, chevalier de l’aigle rouge de Prusse, né, en 1832, à Waldsee (Wurtemberg), a fait ses études à Tubingue et Heidelberg. On lui doit, entr’autres : « Das Urheberecht an literarischen Erzeugnissen und Werken der Kunst », Erlangen, 1867, deux éd. ; « Ueber Begriff und Wesen des Peculium », Tubingue, 1869; « Das gemeine Familiengüterrecht », deux vol., 1871- 74 ; « Der civilrechtliche Inhalt der Reichsgesetze », trois éditions, Tubingue, 1876; Fribourg et Tubingue, 1882 ; Fribourg, 1885 ; des essais nombreux dans les revues et dans des recueils différents.
Maufriu (Comte Pierre), homme de lettres et homme politique italien, Sénateur du Royaume, ancien député, né, en 1830, à Castelfranco Veneto, fit son droit à Pise, prit part aux guerres de l’Indépendance, fut employé aux Ministères de l’Instruction publique et de l’Intérieur; nommé trois fois député, il siégea à gauche. Nous avons de lui: « Il sistema municipale inglese e la Legge comunale italiana » ; « L’ordinamento delle Società in Italia »; « L’avvenire di Venezia »; « L’insegnamento religioso nelle scuole »; « Neo-Guelfismo » ; « Il Comune e l’individuo in Italia »; et dans la Nuova Antologia (1879), l’article : « Chi dev’essere Ministro per la Marineria » ; « Gli Ebrei a Roma » ; « I Veneti salvatori di Roma » ; « L’opera sociale d’Oliviero Cromwell » ; « Memorie intorno al nuovo disegno comunale e provinciale », Padoue, 1888.
Maufroni (François), pédagogiste italien, professeur, né, à Domodossola, en décembre 1837, docteur ès-lettres à l’Université de Turin, parcourut la carrière de l’enseignement. Nous avons de lui: « Il dottor Vincenzo », Mondovi, 1871; « Onestà e civile decoro », Milan, 1872; « Una prova per gli esami », id., 1873; « Le tribolazioni di un buon proto », comédie, id., id. ; « Commediole per gli Istituti di educazione », id., id.; « L’operaio esemplare », id., id., traduit en français et en flamand; « Il buon operaio », Coni, 1876; « Nobiltà e popolarità delle lettere », id., id.; « Dizionario delle voci impure ed improprie », Turin, Paravia, 1883; et plusieurs écrits et articles d’occasion.
Mangin (Ferdinand), administrateur et publiciste français, actuellement inspecteur général des forêts à Versailles, né, à Poitiers (Vienne), le 23 août 1823. Conservateur des forêts de l’Algérie du 27 février 1873 au 24 juin 1882. On lui doit : « Notice sur les forêts de l’Algérie », Alger, 1878.
Mangold (Guillaume), théologien allemand, professeur de l’exégèse du Nouveau Testament à l’Université de Bonn, né en 1825, a publié: « De monachatus originibus et causis », Marbourg, 1852; « Die Irrlehrer der Pastoralbriefe », id., 1856; « Katechei. Auslegung der
Gleichnisse Jesu Christi », Cassel, 1858; « Jean Calas und Voltaire », id., 1861; « Populâre Auslegung sâmmtlicher Gleichnisse Jesu Christi », id., 1861; 2e éd., 1870; « Julian der Abtrünnige », Marbourg, 1862; « Drei Predigten über Johanneische Texte », id., 1864; « Der Rômerbrief und die Anfange der rom. Gemeinde », id., 1866; « Bilder aus Frankreich », Cas' sel, 1869; « Die Bibel und ihi’e Autoritât fur den Glauben der Christ. Gemeinde », Berlin, 1878 ; « Ernst Ludwig Th. Henke », Marbourg, 1879; « De Ecclesia primæva pro Cæsaribus ac magistratibus romains præces fondente », Bonn, 1881 ; « Der Rômerbrief und seine geschichtliche Voraussetzungen », Marbourg, 1884.
Manin (Basile), jurisconsulte roumain, membre du Parlement à Bukarest, né, en Transylvanie, en 1824, débuta en 1847 par un drame national: « Amélie ou la victime de l’amour ». Suivirent les ouvrages dont nous donnons les titres en français : « Dissertation historiquecritique sur l’origine des Romains de la Dacie Trajane », 1867; « L’unité latine », Bukarest, 1867-72; « Mission de l’Occident latin dans l’Orient roumain », 1871 ; « Monumentul de la Calugaremi », 1869; « Études sur les écrits du prof. Yung sur les Roumains », 1878; « Les Roumains dans la littérature étrangère », 1883; « Rapport à la Section historique de l’Académie sur le mouvement littéraire des Roumains », 1884; « La Convention Consulaire de la Roumanie et de l’Allemagne », 1886.
Mankell (Oharles— Abraham-M.), historien militaire suédois, politicien et publiciste, ancien capitaine, né en 1828, a publié: « Studjer ôfver svenska skàrgârdsflottens historia », 18#5 ; « Berattelser om svenska krigshistoriens merkwürdigste fàltslag », 1857-59 ; « Uppgifter rôrande svenska krigsmaltens styrka, sammansâttning och fôrdelning sedan slutet at fontonhundrattalet », 1865; « Anteckningar rôrande finska arméens och Einlands Krigshistoria » , 1870 ; « Erik XIV’s fall », 1876 ; « Om arsokerna till Gustaf II Adolf’s deltagande i trettioariga kriget », 1879 ; « An Gustaf II Adolf’s politik », 1881 ; « Statistikae uppgifter rôrande svenska folkets skatter och deras fôrdelning », 1885.
Mann (Charles-Henri), écrivain suisse, né, à Zurich, le 4 janvier 1889, perdit de bonne heure son père et reçut son éducation d’abord à l’École technique, puis au Gymnase de Shaffhouse, ville dont sa mere était originaire. Un apprentissage de librairie fortifia en lui le goût des travaux intellectuels et lui permit de débuter tout jeune encore, en 1863, dans la carrière des lettres par un « Mémorial Chrétien », composé pendant un séjour à Dresde et qui est aujourd’hui parvenu à sa 12rae édition. La création d’un journal populaire: Le Pèlerin, édité à partir de 1866 d’abord à Berne, ensuite à Schaffhouse et qui finit au bout de douze ans son existence à Bâle sous le nom
de Feuille pour la Ville et la Campagne , lui attira maint désagrément financier et autre: loin de se sentir découragé par cet insuccès, M. M. accepta deux ans après la direction successive de deux nouveaux organes politiques : Le Messager Bernois (1880-81) qu’il dut bientôt abandonner à cause de divergences avec ses actionnaires, et la Liberté (1881-82) qu’il ne faut point confondre avec la feuille du même nom, publié par le socialiste Most. La riche et pénible expérience acquise pendant vingt années de journalisme lui permet de se livrer dans son âge mûr à des travaux économiques plus substantiels et d’une plus haute portée, tels que : « La législation suisse sur les alcools », 1887 ; « La législation ouvrière », id. ; « Commentaires sur la constitution fédérale », id.; « La législation militaire de la Suisse », 1888. Nous citerons encore d’après l’ordre des dates parmi les produits de sa plume infatigable : « Madame de Krüdener », 1866; « Dans une modeste position de fortune » (sous le pseudonyme de P. de Ladenbourg ), 1870; « Le livre des veufs et des veuves : Alsace et Lorraine », 1871 ; « Berne et ses environs », 1884 ; 2rae éd., 1887 ; « Albert de Haller », biographie populaire, 1882; « Souvenirs d’un journaliste (1882-85) », 1885.
Manuhardt (Guillaume) , écrivain allemand, ne, le 25 mars 1831, à Friederichstadt (Schleswig), étudia à Berlin et à Tubingue et s’occupa spécialement de mythologie. Nous avons de lui : « Mythes germains », recherches, Berlin, 1858; « Les Dieux des peuples Teutons », id., 1860; « Fleurs de noël dans la coutume et la tradition », id., 1864; « Les deux mondes du blé », id., 1868; « De Diis Samogitorum », Mittau, 1868; « Cultes des forêts et des champs », Berlin, 1875; « Clitia », 1876, etc.
Mannhardt (Jules) , éminent oculiste allemand, né, en 1834, à Hanerau (Holstein), il a fait ses études en Allemagne, à Berlin avec Graefe, et en Hollande, à Utrecht, avec Donders ; il a été, pendant dix ans, directeur d’une clinique ophtalmique à Hambourg ; il a beaucoup voyage en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique, séjourné, pendant des années, à Florence et à Constantinople, et publié plusieurs mémoires, essais, articles dans les revues médicales, et, sous l’anonyme, un grand nombre d’écrits littéraires et philosophiques dans les revues littéraires.
Manuheim (Amédée), géomètre français, colonel d’artillerie, professeur de géométrie descriptive à 1 École polytechnique, lauréat de l’Académie des Sciences (prix Poncelet), est né, à Paris, le 17 juillet 1831. Il a publié: « Mémoire d’optique géométrique », Atti délia R. Accademia dei Lincei (1885-86) et Journal de Mathématiques pures et appliquées (1886) ; « Liaison géométrique entre les sphères osculatrices de deux Courbes qui ont les mêmes normales principa-
les » ( Proceedings of the London matliematical Society , juin, 1885) ; « Théorie géométrique de l’hyperboloïde articulé » ; « Transformation des propriétés métriques des figures à l’aide de la théorie des polaires réciproques », Paris, 1857 ; « Étude sur le déplacement d’une figure de forme invariable » ; « Sur la surface de l’onde ». La plupart des travaux de M. A. M. se rapportent à la géométrie pure et ont paru dans le Journal de l’École Polytechnique ; dans le Bulletin des Sciences mathématiques , dans le Journal de mathématiques , dans le Bulletin de la Société mathématique de France. En 1886, M. M. a fait paraître la 2me éd. de son « Cours de géométrie descriptive de l’École Polytechnique, y comprenant les Éléments de la géométrie cinématique qui est son principal ouvrage (la l10 éd., avait paru en 1880). M. A. M. est l’un des douze membres étrangers de la Société de mathématique de Londres.
Mauni (le rév. père Joseph), poète italien, né, à Florence, le 20 août 1844, entra en 1859 dans l’Ordre des Scolopi et devint bientôt professeur de littérature italienne aux écoles que cet ordre dirigeait à Florence; depuis 1886, le rév. P. M. dirige une Institution à la Badia Fiesolana, Nous avons de lui: « Poesie varie »; « Rime », 1884; « Epigrafi varie »; « In Yaticano », 1888. Sous presse: « Nuove Rime ».
Manning (S. E. le Cardinal Henri-Édouard), archevêque de Westminster, né, à Rotterigge, le 15 juillet 1808, fit ses études d’abord à Harrow, puis à Oxford au Collège Balliol, d’où il sortit bachelier etT 1830. Il fut, pendant quelque temps, un des meilleurs orateurs de l’église anglicane, et nous le trouvons archidiacre de Chichester en 1840 ; mais il quitta les bénéfices dont il jouissait pour rentrer en 1851 dans le sein de l’église romaine; il ne tarda pas longtemps à s’y faire ordonner prêtre; en 1857, il fonda à Bayswater les Oblats de St.-Charles Borromée. Les honneurs suivirent et S. S. Pie IX le nomma Protonotaire Apostolique, Prélat domestique et Archevêque de Westminster (8 juin 1865), Cardinal prêtre (15 mars 1875). L’œuvre littéraire protestante de S. E. le Cardinal M. se compose de quatre volumes de Sermons publiés avant 1850; l’œuvre catholique est la suivante: « The Gfrounds of Faith », 1852; « Temporal Sovereignty of the Popes », 1860; « The Last Glories of the Holy See Greater than the First », 1861; « The Présent Crisis of the Holy See tested by Prophecy », id. ; « The Temporal Power of the Vicar of Jésus Christ », 1862; « Sermons on Ecclesiastical subjects; with an Introduction on the Relations of England to Christianity », 1863; « The Crown in Council on the Essays and Reviews », 1864; « The Convocation and the Crown in Council », id. ; « The Temporal Mission of the Holy Ghost; or Reason and Révélation », 1865; « The Reunion of
Christendom », 1866; « The Temporal Power of the Pope in its Political Aspect », id. ; « The Centenary of St.-Peter and the General Council », 1867; « England and Christendom », id. ; « Ireland », 1868; « The œcumenical Council and the Infallibility of the Roman Pontiff », 1869; « The Vatican Council and its Définitions », 1870; « Pétri Privilegium », 1871; « The Four Great Evils of the Day », id. ; « The Fourfold Sovereignty of God », id. ; « The Dæmon of Socrates », 1872; « Cæsarism and ultramontanism », 1874 ; « The Internai Mission of the Holy Ghost », 1875; « The True Story of the Vatican Council », 1877; << The Catholic Church and modem Society », 1880; « The Eternal Priesthood », 1883.
Manno (Baron Antoine), historien italien, fils de l’illustre baron Joseph Manno, auteur du livre célèbre et subtil « Délia fortuna delle parole », et d’une « Histoire de l’île de Sardaigne »; est né, à Turin, en 1834. Entré au service comme officier d’artillerie après de brillantes études à l’Académie de Turin, il quitta de bonne heure l’épée pour la plume. Nous avons de lui les ouvrages très remarquables suivants : « Relazione del Piemonte del Saint- Croix », 1876; « Relazione e documenti sull’Assedio di Torino e pel fatto di Pietro Micca, memorie » 1878, 1880, 1883 ; « Informazioni nel 1821 in Piemonte » , 1879 ; « Carattere e religiosité a proposito di alcune memorie del conte Federico Sclopis », 1880; « Repertorio bibliografico delle pubblicazioni délia regia Accademia di Torino », 1883; « Brevi notizie di Giuseppe Manno », 1884; « L’Opéra cinquantenaria délia R. Deputazione di Storia patria di Torino », id. ; « Bibliografia Storica degli Stati dôlla Monarchia di Savoia », en cours de publication; « Relazioni diplomatiche délia Monarchia di Savoia nella prima e nella seconda restaurazione (1519-1814) » ; « Indici cronologici muratoriani ». Le baron M. est membre de l’Académie Royale de Sciences de Turin, docteur honoris causa de l’Université de Tubingue et Commissaire Royal de la Consulta Araldica italienne ; dernièrement il a été le promoteur de la ligue de défense agraire, association très prospère et qui compte dans l’Italie du Nord beaucoup de souscripteurs. Les ouvrages du. Baron M. se signalent surtout par une recherche minutieuse du détail des faits historiques; leur valeur est généralement reconnue.
Mannstaedt (Guillaume), compositeur, poète et publiciste allemand, né, le 20 mai 18 >7, à Bielsfeld, a débuté par l’opéra : « Der Taucher »; suivirent la farse en ùn acte: « Ailes Mobil », représentée en 1866 (150 représentations) ; « Krieg und Frieden », drame patriotique ; « Die Berliner Feuerwehr » ; « Das Milchmadchen von Schôneberg ». Il a dirigé l’orchestre du Viktoriatheater, fondé la revue d’art intitulée : Der Kunstfreund , collaboré à plusieurs
journaux politiques pour la partie littéraire, donné plusieurs pièces au Centraltheater de Berlin et écrit une cinquantaine de petites pièces, entr’autres : « Der Stabstrompeter ». Plusieurs pièces de M. M. ont été traduites en anglais, en suédois, en norvégien, en danois, en russe, en hongrois et en italien.
Mannucci-Benincasa Capponi (Louis), écrivain italien, né, à Florence, le 29 mars 1853, fit ses études particulièrement et les acheva, comme auditeur au Royal Istituto di Studi Superiori de Florence. Rédacteur de la Gazzetta d’Italia en 1870, il publia en 1877 : « Vince chi soffre e duia », scènes populaires en un acte représentées en 1876 au théâtre des Logge. Dans la même année: « Balia », fragment autobiographique. M. M. est depuis 1884 sous-bibliothécaire dans les Bibliothèques du Royaume; il réside à l’arme.
Mansion (Paul), mathématicien belge, né, à Marchin-lez-Huy, le 3 juin 1844. D’abord répétiteur à l’Ecole du génie civil de Grand et maintenant professeur d’analyse infinitésimale, d’algèbre et d’histoire des mathématiques à l’Université de cette ville, M. M. est docteur eu sciences physiques et mathématiques, membre de l’Académie Royale de Belgique et d’autres sociétés savantes. Nous devons citer de lui, outre quelques opuscules : « Théorie do la multiplication et de la transformation des fonctions elliptiques », Paris, 1870; « Eléments de la théorie des déterminants » (nombreuses éditions et traductions: la meilleure édition est celle de Paris , 1883) ; « Mélanges mathématiques », Gand, 1882; « Cours d’analyse infinitésimale », id., id. (autographié) ; « Cours de calcul intégral », id., 1883 (également autographié) ; « Précis de la théorie des fonctions hyperboliques », Paris, 1884. M. M. a été couronné en 1873 par l’Académie de Belgique pour un mémoire sur la « Théorie de l’intégration des équations aux différences partielles des deux premiers ordres »; il a fait paraître, avec M. Namur, sous les auspices de cette Société : « Tables de logarithmes à 13 décimales jusqu’à 434 milliards, avec preuves par A. Namur, précédées d’une introduction théorique et d’uue notice à l’usage des tables, par P. Mansion », Bruxelles et Paris, 1877; il a donné des notes importantes aux publications de l’Académie de Belgique, aux Comptes-rendus de V Académie des Sciences de Paris, aux Annales de la Société Scientifique de Bruxelles, aux Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liège, aux Reports de V Association britannique pour V avancement des Sciences , à la Revue de l'instruction publique en Belgique , à la Revue des questions scientifiques , à la Nouvelle Corresqjondance mathématique , à Mathesis , à Messenger of Mathematics, aux Archives de Grunert , au Bullettino di Bïbliografia e di Storia delle Scienze m atematiche e fisiclie, etc.
Mantegazza (Paul), médecin, anthropologiste, vulgarisateur de la science, homme de lettres, professeur, homme politique italien, ancien député, Sénateur du Royaume, né, à Monza, en octobre 1831. Sa mère M™6 Laura Solera-Mantegazza était ce modèle des femmes que le professeur M. M. a décrit dans un de ses meilleurs livres intitulé: « La mia Mamma ». Il étudia à Pise, à Milan et à Pavie, et dès l’âge de 19 ans présenta à l’Institut Lombard un mémoire sur la génération spontanée qui le fit connaître dans le monde savant: des chagrins domestiques le poussèrent aux voyages et il visita la Suisse, la France, l’Allemagne, la Hollande et l’Angleterre. C’est pendant un séjour à Paris qu’il composa « La Fisiologia del Piacere », ouvrage qui est encore populaire aujourd’hui. Bientôt il subit l’attraction du Nouveau-Monde et le voilà en 1856 médecin à Salta (République Argentine), où il se maria. Revenu en Europe en 1858, les évènements politiques l’empêchèrent de retourner au delà des mers; la même année, il fut nommé professeur de pathologie générale à l’Université de Pavie. Il fonda le premier laboratoire de Pathologie expérimentale. Bientôt il quitta Paris pour Florence comme professeur d’Anthropologie à VIstituto di Studi Superiori. L’œuvre de M. M. est imposante, car il est en même temps conférencier de premier ordre, artiste littéraire et très-fin causeur dans les salons. C’est un fait avéré que l’Italie doit à M. M., à ses pamphlets, à ses conférences, voire même à ses Almanachs le progrès en hygiène que tous les voyageurs constatent. Ecrivain infatigable, la 'liste de ses ouvrages est énorme. Chaque année il publie un Almanach hygiénique et chaque année il traite un sujet différent à propos d’hygiène. Sa collaboration au Fanfulla délia Domenica, à Y Archivio d’ Antropologia, alla Nuova Antologia , etc. est très-active. Malgré ce travail incessant, ses leçons, sa participation à différentes Commissions d’Etat dont il est membre, M. le Sénateur M. a donné en librairie les ouvrages suivants : « Fisiologia dell’Amore » ; « Dio ignoto », roman; « Rio délia Plata e Teneriffa »; « Profili e paesaggi délia Sardegna » ; « Viaggio in Lapponia » ; « Fisiologia del Dolore » ; « Un giorno a Madera » ; « Upilio Faimali domatore di belve » ; « Gli amori degli uomini »; « Mente »; « Le Estasi umane », etc., etc. Quant à son œuvre purement scientifique en voici une liste presque complète : « Scrittori medici » ; « Délia dipsomania », 1858; « La Scienza e l’arte délia salute », 1859; « Sulle virtù mediche e medicinali délia coca e sugli alimenti nervosi in generale », id. ; « Ricerche sopra una concrezione intestinale », 1858; « La generazione spontanea », 1860; « La Fisiologia dell’uomo ammalato », 1861; « Délia temperatura delle orine in diverse ore del giorno e in
diversi climi », 1862; « Dell’ordine nella scienza », id. ; « La società Sud Americana », 1864; « Sulla Cougestiono », id.; « Sulla gonerazione spontanea », id.; « Degli innesti animali e délia produzione artificiale delle cellule », 1865; «De la classification des aliénations mentales, de leur traitement par la coca et de leur début », 1865; « Del Guaranà, nuovo alimento nervoso », id.; « Dell’anatomia patologica dei testicoli », id.; « Dell’azione del dolore sulla calorificazione e sui moti del cuore », 1866; « Dell’innesto e délia galvanizzazione del ventricolo », 1867 ; « Sulla genesi délia fibrina nell’ organismo vivente », id. ; « Dell’azione del dolore sulla respirazione », id. ; « Fisiologia e patologia del polso », 1868; « Dell’azione delle essenze e dei fiori sulla produzione dell’ozono atmosferico », 1870; « Ricerche sperimentali sull’origine délia fibrina e sulla causa délia coagulazione del sangue », 1871; « Tracce dell’osso intermascellare in tre crani neozelandesi e nuovo caso di dente sopranumerario »; « India », Milan, Treves, 1884; « La Natura », Revue des Sciences, 1884; « Enciclopedia igienica » ; 1880 « Fisionomia e Mimica », Milan, 1881; « Le tre grazie », id., 1883; « Un viaggio in Lapponia con l’amico Stefano Sommier », id., 1881; « L’arte di esser felici », Florence, Barbèra, 1886; « Il secolo nevrosico », id., id., 1887; « Il secolo Tartufo », Milan, 1886; « Testa »; « Fisiologia dell'Odio »; « Le leggende dei fiori » ; « La gioia delle nozze fra i popoli selvaggi », etc.
Mautoyaui (Dino), journaliste italien, professeur de belles-lettres aux Lycées du Royaume, né, à Venise, le 4 décembre 1862, a été élevé au Lycée Marco Foscarini à Venise, a suivi le cours de Paléographie à l’Archive d’Etat de la même ville, a étudié ensuite aux Universités de Padoue et de Bologne. Il s’adonna tout jeune à la publicité et fut bientôt collaborateur des principales feuilles littéraires d’Italie, tout en cultivant les études historiques de littérature et d’art. Appelé à l’enseignement public, il y met une vraie passion et lui consacre toute son activité. Nous avons de lui: « Lagune », Rome, 1883; « Carlo Goldoni e il Teatro di S. Luca a Venezia », 1885; « Novelle », 1887. M. M. a écrit plusieurs essais de critique et d’art dans la Cronaca Bizantina, la Domenica letteraria, le Fanfulla délia Domenica, la Domenica del Fracassa et le Capitan Fracassa de Rome.
Mantovani (Gaétan), homme de lettres et archéologue italien, né, à Mantoue, le 11 novembre 1845, fit ses premières études au Gymnase de sa ville natale, ensuite au Lycée de Crémone, son Droit à Pavie, et entra dans l’enseignement. Il fit la guerre de 1866 comme volontaire et enfin occupa la chaire d’histoire et de géographie à l’Institut Technique de Bergame et à l’École Normale des jeunes femmes. Il s’est beaucoup occupé d'archéologie. Nous avons de lui: « Sulle
vicende délia morale nell’epoca contemporanea », Oderzo, 1872 ; « 11 Museo Pitergino », Bergame, 1874; « Due avanzi Romani di Terno », id., 1877; « Il Sepolcreto romano di Mologno in Val Cavallina », id., 1878; « Il territorio del Vicus Serminus e limitrofi »; « Recherche archéologique sur le territoire de Sermide », id., 1876-78; « Notizie archeologiche Bergamensi », 1881 ; « L’età preistorica del basso Bergamasco », 1883 ; « Le ultime scoperte archeologiche di Fornuovo », id.; « Annuario idrografico padano », 1886; « I Sermidesi nel 1848 », id.
Mantovaui-Orsetti (Dominique), jurisconsulte italien, avocat, professeur de droit à l’Université de Bologne, fondateur et directeur de l’Ecole libre des Sciences politiques à Bologne, né, le 19 juillet 1831, à Trévise. Il fit ses études dans sa ville natale et à Padoue, entra au barreau et dans l’enseignement en 1855, émigra en 1859 et depuis 1860 enseigna les sciences politiques à l’Université de Pavie ; il passa ensuite à Bologne où il fonda en 1883 l’École libre des Sciences politiques. On lui doit: « Poesie », Trévise, 1848-1855 ; « Sulle origini e sui progressi del Diritto romano », mémoire; « Le leggi sull’usura e 1’ Economia politica », dans la Rivisia Euganea de Padoue; « Del Diritto internazionale e del suo insegnamento », mémoire; « Prelezione al corso di Diritto internazionale » ; « Introduzione allô studio del Diritto internazionale moderno », Pavie, 1860; « Prolusione al corso di Diritto amministrativo », Bologne, 1862; « La centralizzazione », Turin, 1862; « Sull’ obbligatorietà dell’ istruzione elementare », conférence; « Sui riconoscimento giuridico delle Società di mutuo soccorso », discours ; « Sui riconoscimento giuridico delle Società di mutuo soccorso e sulla istituzione di una Cassa generale per le pensioni alla vecchiaia », id. ; « Sui suffragio universale », discours; « Sui suffragio universale », id.; « Il regolamento e la tariffa per le vetture pubbliche di Bologna e il Diritto pubblico italiano », Bologne, 1880; « Cause civili e criminali », dans Y Eco dei Tribunali, Giornale di Giurisprudenza pratica di Venezia, Monitore dei Tribunali de Milan ; « Sulla memoria Le prede marittime di Isidoro Perez y Oliva », relation, dans V Annuario délia R. Universita di Bologna; « Programmi delle lezioni di Diritto amministrativo; « Programmi e notizia délia Scuola libéra di Scienze politiche nell’Università di Bologna ».
Mantz (Paul), littérateur et critique d’art français, né, à Bordeaux, le 28 avril 1821, fit son Droit à Paris et aborda dès 1844 la carrière littéraire. Il collabora d’abord à V Artiste, puis débuta comme écrivain d’art à V Évènement en 1848. Il écrivit ensuite à la Revue de Paris, à la Revue Française et collabore encore aujourd’hui d’une manière assidue à la Gazette des Beaux-Arts et au journal Le Temps. M. P. M.?
1432 MAQ
qui s’est acquis une grande autorité et qui parle une langue excellente, a fourni à l 'Histoire des peintres de nombreuses notices. Il a rédigé plusieurs catalogues et publié avec M. F. Kellerlioven les Chef s-d' œuvre de la peinture italienne , splendide album in-folio dont il a écrit le texte (1860) ; il est l’auteur d’autres grandes publications telles que Hans Holbein (1879), François Boucher , Lemoine et Natoire (1880). Il a publié: « Histoire et description de l’église Sainte-Marguerite », gr. in-8°, Plon, 1884; « La Vie et l’œuvre de J.-F. Millet. Manuscrit d’Alfred Sentier, publié par P. M. », in-4°, avec 12 héliogravures hors texte et 48 gravures, Quantin, 1880; « Le Musée de l’Ermitage », in-folio, Ad. Braun, 1888. M. P. M. a fait partie du jury d’admission des ouvrages d’art (4e section, gravure et lithographie), à l’Exposition Universelle de 1878. Il a fait également partie de plusieurs Salons annuels. Il est directeur général honoraire des Beaux-Arts, membre du Conseil Supérieur, etc.
Manuel (Eugène), poète et littérateur français, ancien professeur de rhétorique, actuellement inspecteur général de l’Instruction publique, né, à Paris, le 13 juillet 1823, fît ses études au Lycée Charlemagne, entra à l’Ecole normale et fut reçu agrégé des classes supérieures des lettres en 1847. Il professa successivement la seconde et la rhétorique à Dijon, à Grenoble et à Tours, d’où il fut rappelé à Paris en 1849. Après avoir enseigné aux Lycées Charlemagne et Saint-Louis, il passa en 1855 au Lycée Bonaparte. Professeur de rhétorique en 1868 au Collège Rollin, il fut nommé deux ans après professeur de la même classe au Lycée Henri IV. Au mois de sept. 1870, M. J. Simon, Ministre de l’Instruction publique l’appela auprès de lui comme chef de son Cabinet et de son Secrétariat. Nommé inspecteur de l’Académie de Paris en 1872, il fut promu inspecteur général de l’instruction publique en 1878. Nous avons de lui: « Pages intimes », poésies, 1866; « Poèmes populaires », 1872; << Pendant la guerre », 1872; « En voyage », 1884; « La France », 1868; deux drames: « Les ouvriers », 1870, et « L’Absent », 1873. M. M. a collaboré à quelques revues d’enseignement et a publié avec introduction et notes une nouvelle édition des « Œuvres poétiques », d’André Chénier.
Maiiz (Guillaume), oculiste allemand, professeur d’ophtalmologie à l’Université de Fribourg (Bade), né le 29 mai 1833, reçu docteur en 1858; on lui doit des travaux histologiques sur l’œil et autres organes ; sur la tubercolose de l’œil, sur la névrite optique symptomatique ; sur la tératologie de l’œil ; sur la myopie des écoliers,
Maquet (Adrien -Ernest), archiviste français, né, à Montfort L’Amaury, le 3 mai 1834. Son père était domestique chez la duchesse de Béthune-
MAH
Charost et sa mère couturière. Il avait 4 ans lorsque ses parents vinrent habiter Paris et lui firent apprendre l’état de serrurier. En 1852, le jeune M. vint travailler et se fixer à Marly-le- Roi. A l’école, l’histoire, l’architecture, le dessin, la géographie l’attiraient tout particulièrement et il consacrait ses soirées, les dimanches et jours de fête à faire, avec passion, des recherches histoi’iques et archéologiques. Avec l’aide des sociétés savantes du département, il est arrivé à publier ses premiers travaux. Il est maintenant commis-archiviste aux archives départementales de Seine-et-Oise. M. M. a publié : « Notice historique sur les seigneurs de Noisy-le-Roi », Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet , in-8°, Raynal, imprimeur à Rambouillet, 1871, t. lef; « Le Château et le couvent des Cordeliers de Noisy-le-Roi », Mémoires de la Société des sciences morales , lettres et arts de Seine-et-Oise, in-8°, t. 11e, Versailles, Aubert imprimeur, 1878; « Notice sur Rocquencourt », Mémoires de la Société des sciences morales , lettres et arts , Versailles, 1880; « Les seigneurs de Marly-le-Roy », préface de Victorien Sardou (de l’Académie française), Paris, librairie universelle, 1882, souscription du Ministère de l’instruction publique; « Nobiliaire et armorial du Comté de Montfort-l’Amaury », Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet , t. 5e, 1881, Rambouillet, Raynal imprimeur, souscription du Ministère de l’Instruction publique; « Bougival et la Celle Saint-Cloud », préface de Jules Claretie (de l’Académie française), in-18°, Champion libraire, 1884; « Bailly en Cruye et ses anciens seigneurs, recherches historiques », Mémoires de la Société des sciences morales , lettres et arts de Seine-et-Oise, t. 14e, 1884, in-8°; « Histoire de l’Étang-la-Ville », Mémoires de la Société de Paris et de Vile de France , t. 11e, in-8°, 1885. Pour paraître: « Versailles aux temps féodaux », les histoires des communes de Villepreux, Rueil et Louveciennes faisant partie du Canton de Marly-le-Roi, une étude sur les seigneurs du nom de Poissy. M. M. est officier de l’Instruction publique, membre de la Société des gens de lettres et de plusieurs sociétés savantes.
Maratuech (Pierre-Théodore-François , dit Francis Maratuech), littérateur français, est, par sa mère, petit-neveu du maréchal Bessières. Il est né, à Ferrières (Lot), le 29 janvier 1853. Il a fondé en 1880 une revue mensuelle: Le Feu Follet qui, actuellement, forme neuf ou dix volumes de fantaisies, voyages, chroniques, nouvelles, critique et bibliographie. En 1882, le fondateur du Feu-Follet a publié chez Lemerre un volume de nouvelles intitulé: « Rocailles, chose de mon pays », dont Edmond About a parlé. Les « Rocailles », lui rappelaient « le « style vif, précis, peut-être un peu sec de Méri-
Wx^BïWÈlÊÊSiXmî -/-'r '<"■ H R
« mée ». Ce volume obtint une médaille de la Société d’Encouragement au bien. En mars 1883, M. M. fut admis au nombre des membres de la Société des gens de lettres, sur un rapport flatteur d’Edmond About. Depuis son admission, M. M. a offert trois nouvelles au Bulletin de la Société. M. Maratuech fait partie, depuis le 22 décembre 1887, de la Société Philotechnique; il appartient en outre à plusieurs sociétés savantes.
Marazzi (le Comte Antoine), écrivain et voyageur italien, né, à Crema, en 1845, docteur en droit en 1866; après la campagne de l’Indépendance il entra dans les Consulats ; fit une exploration remarquable du grand Chaco (Paraguay), dont il publia le compte-rendu dans VEsploratore, journal de géographie édité par le capitaine Camperio. En dehors de plusieurs mémoires intéressants publiés au Bollettino Consolare italiano (1877-78), nous avons de lui: « Emigrati », en trois vol.
Marbeau (Edouard), écrivain français, né, à Paris, le 27 juillet 1847, fit ses études à l’école de la Rue des Postes, ancien élève de l’école des Beaux-Arts et membre de la Société Centrale des Architectes, ancien auditeur du Conseil d’Etat. Il est officier d’Académie, Commandeur de l’Ordre de St.-Grégoire le Grand et Officier de l’Etoile de Roumanie. Nous avons de lui en librairie: « Etudes de la Hongrie », 1880-81; « Roumanie, nouveau Royaume », 1881 ; « Slaves et Teutons », 1882. Il a fondé et dirigé à Paris la Revue française de l’étranger et des colonies.
Marc (Gabriel), poète français, né, en Auvergne, en 1840, donna ses premiers vers au Moniteur du Puy-de-Dôme en 1857. Licencié en Droit de la Faculté de Paris, il vint s’établir dans cette ville en 1864. A partir de cette époque, il a pris une part active au mouvement poétique qui s’est développé peu à peu autour de la librairie Lemerre. Il a figuré dans les publications collectives de cet éditeur: Sonnets dl Eaux- Fortes, Pâmasses Contemporains, Tombeau de Théophile Gautier, Anthologie des postes du XIXe siècle. Il a publié de la prose et des vers dans un grand nombre de journaux et revues: Le Nain Jaune , V Éclair, la Revue moderne, L'Artiste, L’ Évènement, La vie Littéraire , Le Gaulois, La Vie Moderne , La Nouvelle Revue, la Jeune France, La Jeune Revue, Paris Moderne, le Figaro, le Moniteur Universel, etc. Mais tout en se mêlant à la vie parisienne, il n’a jamais oublié sa province et a fait . paraître, pendant plus de vingt ans, dans le Moniteur du Puy-de- Dôme et la Revue d’ Auvergne, des articles sur la littérature et les beaux-arts. Il est le fondateur de l’association littéraire et artistique: « La Soupe aux choux », 1880. Les principaux ouvrages de M. G. M. sont: « Soleils d’octobre», 1868; « La gloire de Lamartine », 1869, chez
Lemerre; « La Poésie Provinciale », 1875; « Sonnets Paifisiens », 1875; « Le Puy-de- Dôme », 1876, Lemerre, éd.; « Poèmes d’Auvergne », 1882, chez Charpentier. Ce dernier volume a obtenu une mention honorable de l’Académie Française ; « Liaudette, contes du Pays natal », 1887, 1 vol., prose. M. G. M. a fait représenter au Gymnase une comédie en
un acte: « Quand on attend . ! », jouée par
l’excellent Saint-Germain, et a publié dans les revues une série d’articles sur les poètes qui ont célébré leur province, sous le titre: « Les Poètes du pays natal ». Il est correspondant de l’Académie de Clermont et a été membre du Comité de la Société des gens de lettres dont il fait partie depuis 1868. Ce qui constitue l’originalité du poète, c’est qu’il vit à Paris, les regards fixés sur l’Auvergne, comme, avant lui, Brizeux sur la Bretagne. M. G. M., nommé officier d’Académie en 1878, a été promu officier de l’instruction publique le 1er janvier 1884. Il est aussi officier du Nicham Iftikhar.
Marcel (Etienne), pseudonyme de Mrae Anna Henriette Caroline Thuez Malimuska, née dans la Loire-Inférieure, appartenant par sa mère à une ancienne famille nantoise de républicains convaincus dont le représentant actuel siège avec distinction à la Chambre des Députés. Cette dame a publié: « Le Roman d’un Crime »; « L’argent et l’honneur » ; « Elle et moi » ; « Grand’Mère » ; « L’argentier du Roi » ; « Armelle »; « Un isolé ».
Mardi (François-André), homme de lettres américain, né, le 25 octobre 1825, à Millburne (Massachussetts), fit ses études d’abord à Worchester, puis au Collège d’Amherst, enfin à New-York. Il a été professeur au Collège La Fayette (1858), maître des conférences au département de jurisprudence (1875), Président de l’Association philologique américaine (1873- 74) ; Président de l’Association pour la réforme de l’ortographe (1876), surintendant de la partie américaine du « Nouveau Dictionnaire Anglais », publié par les soins de l’Université d’Oxford, 1879; Président de la Commission de l’État de Pennsylvanie pour la réforme de l’ortographe. Nous avons de lui: « The Pacification of the United States », 1861; « Philological Study of English », 1865; « English, a new Speech », 1869; « Parser and Analyser », 1869; « Comparative Grammar of Anglo-Saxon » , 1870 ;
« Anglo-Saxon Reader », id. ; « The Study of Anglo-Saxon in America », 1876; « The Spelling Reform », 1876-77; « Anglo-Saxon and Early English Prou un dation », 1871 ; « Recent Discussions of Grimnis Law », 1873; « Immaturity of Shakespeare in Hamlet », 1875; « The Faculty of Speech », 1876; « Dissimulated Gémination », 1877; « Lear », 1880; « Othello », 1881; « Beowulf », 1882; « Harmonica of Verse », 1883; « The Personal Elément in Dactylie
Hexameters », id. ; « Quantity in English Verse », 1885; « Influence of Books and Autkorities ùpon Phonetic changes in English », 1884; « Neo Grammarian », 1885; « Once-Used Words in Shakespeare », 1886; « Consonant Notation », id. ; « Phonetic Law », id. ; « Classics of Christian Greek and Latin », 1874 ; « Athenagoras », 1875; « Latin Hymns », 1874.
Marchai (Eugène-Charles), né le 25 août 1855, après avoir satisfait aux exigences du service militaire, entra à la Compagnie du chemin de fer du Nord où son intelligence et ses aptitudes furent bientôt appréciées. En 1886, il fonda V Annuaire des chemins de fer , publication dont le besoin se faisait vivement sentir et qui prit place au premier rang des publications utiles. M. M. quitta l’administration du chemin de fer du Nord pour s’attacher à l’une des premières maisons d’édition de Paris. M. M. est aussi membre du Conseil d’administration de l’Association maternelle des employés des chemins de fer français.
Marchai (Joseph-Auguste), avocat et littérateur français, docteur en Droit, avocat attaché au barreau de Toulouse et plaidant, membre de l’Académie des Jeux Floraux, est né, à Alger (Algérie), le 19 mai 1840. Dès sa jeunesse, il a publié des articles de critique littéraire et d’économie politique dans divers journaux quotidiens et dans des revues; il a été couronné en 1878 et en 1874 par l’Académie des Jeux Floraux pour son « Eloge de Villemain », et pour une « Etude sur le théâtre contemporain ». Il a fait paraître en 1886 une monographie de droit sur « L’assurance sur la Vie », Privât éd., Toulouse.
Marchand (Alfred), publiciste français, né, à Setz (Bas-Rhin), en 1842. M. A. M. se nomme en réalité Kaufmann (Marchand est la traduction française de son nom alsacien). Il étudia la théologie protestante à Strasbourg, lauréat des prix Schmutz et Spener, et prédicateur à l’église française de Saint-Nicolas à Strasbourg, il déposa ses fonctions pastorales en 1869 et se fixa à Paris en qualité de rédacteur au journal Le Temps. M. M. a contribué, après la guerre de 1870, à fonder une des deux Sociétés de protection d’Alsaciens-Lorrains établies à Paris. Il a publié: « Valeur apologétique attribuée par Jésus à ses miracles », 1872; « La Médisance », sermon; « Pilate et la vérité », id. ; « Lettres sur l’Exposition industrielle de Mulhouse » ; « Lettres sur le Salon de Mulhouse »; « Les poètes lyriques de l’Autriche », 1881; « Moines et nonnes, ou histoire, constitution, règle, costume et statistique des ordres religieux », 1881-82, 2 vol.; « Nouvelles études sur les poètes lyriques de l’Autriche », 1886. M. M. a traduit de l’allemand les « Lettres politiques contre l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine », de Karl Vogt, 1871; « Les
Jésuites », de Johannes Huber, 1874, 2 vol. ; 5e édition, 1880, 1 vol. ; « La Légende de Saint- Pierre, premier évêque de Rome », de M. Édouard Zeller; « Les Lettres du maréchal de Moltke sur l’Orient », 1872; 2e éd., 1877; « Les Lettres du maréchal de Moltke sur la Russie », 1877; les « Récits d’un Nomade», de Maurice Hartmann, 1888. M. M. a fondé le Progrès Religieux ; il a collaboré au Protestant libéral , au Disciple de Jésus- Christ, à la Revue de philosophie et de théologie de Strasbourg, au Courrier littéraire , à la Nouvelle Revue, à V Illustration, à la Revue Alsacienne.
Marchand (Claude-Frédéric), prêtre et archéologue français, actuellement curé à Varambon (Ain), né, le 29 juillet 1847, à Ambérieu en Bugey (Aix), a fait ses études au Séminaire de Mesciancieux où il eut pour professeur le P. Ollivier, prêtre de l’Oratoire. Il suivit ensuite le cours de philosophie du Collège de Belley et les cours de théologie du Grand Séminaire de Brou à Bourg-en-Bresse. Ordonné prêtre en juillet 1871, il fut envoyé vicaire à Feillens près de Mâcon, où il exerça le Saintministère jusqu’au mois d’octobre 1879. L’autorité diocésaine lui confia à cette date la paroisse de Varambon (Ain), où il est curé depuis neuf ans. C’est là qu’il eut la bonne fortune de rencontrer un grand dépôt d’archives au château de Saint-Maurice de Remens. Autorisé par M. Léopold de Tricaud à les consulter à loisir, il en retira des matériaux qui lui ont permis d’écrire: 1° « L’histoire de l’Abbaye de Chassagne » ; et 2° « L’histoire de Varambon. Recherches historiques sur Varambon et ses seigneurs », qui ont paru d’abord dans la Revue de la Société littéraire de l'Ain et dans la Semaine Religieuse du Diocèse de Belley, sans parler de sa collaboration aux journaux littéraires de la région.
Marchand (Félix-Gabriel), publiciste et homme politique canadien, né, à Saint-Jean d’Herville, le 9 janvier 1832; député à l’Assemblée législative de Québec, il a été élu président de cette Assemblée le 27 juin 1884, place qu’il occupe encore. Il a fait partie du Ministère Joly en 1878-79. Fondateur et rédacteur en chef du Franco-canadien de 1860 à 1878; rédacteur en chef du Temps, organe du parti libéral à Montréal en 1883 ; collaborateur de plusieurs revues littéraires; membre de la Société Royale du Canada; officier de l’instruction publique de France. Il a publié: « Un bonheur en attire un autre », comédie, Montréal (Canada), Beauchemin éd., 1883; « Les faux brillants », comédie en 5 actes et en vers, Montréal, Beauchemin, 1885 ; « Fatenville », comédie en 1 acte et en prose, Montréal, Revue canadienne de septembre 1869 ; « Erreur n’est pas compte », vaudeville en deux actes et en prose, impr. de la Minerve, Montréal, 1872.
Marchant (Louis), littérateur français, conservateur du Musée d’histoire naturelle à Dijon de 1859 à 1887, né, à Dijon, le 22 juin 1828. Nous avons de lui en librairie: « Recherches les faïenceries de Dijon » ; « Inventaire de la Sainte-Chapelle de Dijon » ; « Cinq notices sur divers objets des temps préhistoriques »; les traductions de l’allemand des « Lettres de Georges Cuvier à Plaff » ; de « La Bourgogne pendant la guerre » ; de la « Flore mythologique », etc. M. M. a aussi collaboré au « Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines », publié sous la direction de M. M. Daremberg et Saglio, et au Magasin pittoresque.
Marchese (Jean), agronome italien, né, à Casalmonferrato, le 21 juin 1853. Après avoir achevé le cours d’agronomie à l’Institut Leardi, il continua ses études sous la direction de l’illustre agronome prof. Ottavi. Collaborateur ordinaire des journaux Coltivatore Vinicolo italiano , Bacologo, Corriere del Villaggio, Corriere delta sera, Villa e fattoria, Orto e frutteto, il publia plusieurs articles : nous donnons la liste de ses ouvrages : « La trasformazione agraria » ; « La coltivazione del frumento secondo la trasformazione agraria » ; « La coltivazione di piante nuove o poco note » ; « Principali malattie dei vini e mezzi pratici per curarle » ; « Passeggiate agrarie nell’Umbria, Lodigiano, Ernilia, ecc. »; « Vinum nostrum quotidianum » ; « Infossamento dei foraggi secondarii »; « La peronospera e mezzi pratici per combatterla »; « Conversazioni agrarie », deux volumes; « Le brine e i geli primaverili »; « L’agricoltura aH’Esposizione Nazionale di Torino » ; « La pratica délia eonservazione delle frutta allô stato fresco e secco » ; « Diversi usi del granturco » ; « Fuscelli » ; « Missione délia donna in campagna ».
Marchesetti (Charles de), écrivain et voyageur italien, né, à Trieste, le 17 janvier 1850. Docteur ès-sciences naturelles à l’Université de Vienne en 1874, il voyagea aux Indes-Orientales pour y étudier les maladies endémiques. A son retour, il fut nommé directeur du Musée Municipal à Trieste. Nous avons de lui: « Un’escursione aile Alpi Giulie », 1875 ; « Elora dell’Isola di Santa Caterina », ici. ; « Una gita al Gran Sasso d’Italia », 1876; « Botanische Wanderungen in Italien », id. ; « Ricordi d’un viaggio aile Indie Orientali », id. ; « On a prehistoric Monument of the W. Coast of India », id. ; « Descrizione dell’Isola Pelagosa », 1877 ; « Note intorno a una fanciulla délia tribu degli Acca », id. ; « Del sito dell’antico Castello Pucino », 1878; « Sugli oggetti preistorici di San Daniele », id. ; « Sulla Flora d’Isola », 1879; « Una passeggiata aile Alpi Carniche », id.; « Cenni geologici sull’isola di Sansego », 1881 ; « Trieste e il commercio orientale », 1882 ; « Sulla natura délia pelagosite », id. ; « Florula del Campo
Marzio », id. ; « La Necropoli di Vermo in Istria », 1884; « Su un nuovo caso di Sinchiosi », id. ; « La Necropoli di Santa Lucia presso Telmino », 1886. De prochaine publication:
« Flora di Parenzo » ; « La Caverna di Gobrorizza » ; « Sull’antico Corso dell’Isonzo » ; « Oggetti preistorici di San Canziano ».
Marchini (Isidore), pédagogiste italien, directeur et fondateur de l’Asile d’enfance Umberto I de Quarto près de Gênes, né, à Gênes, le 10 mars 1855, a achevé Ses études lycéales et s’est voué à l’enseignement privé. Nous avons de lui: « La religione è delle anime grandi »; « Le Conferenze del Cardinale Alimonda »; « Rimembranze giovanili » ; « Contro l’Internazionale » ; « Contro il duello » ; « Carlo Alberto e lo Statuto » ; « I miei casi » ; « Bozzetti storici, critici e biografici di letteratura greca, latina e italiana ». Plusieurs discours, articles biographiques et bibliographiques.
Marcks (Eric), historien allemand, profesfeur libre à l’Université de Berlin, né, à Magdebourg, en 1861, a fait ses études à Bonn, à Berlin et à Strasbourg, a voyagé en France et en Angleterre. On lui doit: « Die Ueberlieferung des Bundesgenossenkrieges 91-89 vor Chr. », Marbourg, 1884; « De aliis, quales in exercitu romano terapore liberæ rei publicæ fuerint », Leipzig, 1886 ; « Die Zusammenkunft von Bayonne, Das franzôsische Stattleben und Spanien in den Jahren 1563-67 », Strasbourg, 1889.
Marco (José), auteur dramatique, né à Valence, établi à Madrid depuis 1856, épousa par procuration, après avoir lu ses oeuvres, Mlle Pilar Sinnes, écrivain distingué. Us divorcèrent après une douzaine d’années de vie en commun. M. M. est depuis vingt ans chef de bureau au ministère des colonies. Ses oeuvres les plus remarquables sont : « El sol de invierno » ; « La feria de las mujeres », etc.
Marconi (Adolphe), écrivain italien, né, à Venise, en 1845. Il fit son Droit à l’Université de Padoue, où il étudia aussi la philosophie à laquelle il se dédia ensuite entièrement. Professeur à Rimini et Novare, il remporta par concours la chaire de philosophie au Lycée Cesare Beccaria de Milan, d’où il passa à Venise. Nous avons de lui une série d’articles parus dans le journal Pubblica istruzione (Venise, 1867-68), sous le titre: « Riflessioni sopra la politica »; « Discorso su Antonio Rosmini-Serbati » ; le rapport pour le Concours Ravizza de 1876; « Corne si vengono svolgendo nello spirito umano il sentimento del bello e quello del buono » ; « Oggetto e ufficio délia Psicologia »; « La critica nella questioue délia spiritualità dell’anima umana », 1881; « La filosofia dei viaggi », 1880; « Pro e contro la filosofia », 1882; « Prolegomeni e prove », 1881 ; « Il teatro considerato corne istituzione morale », traduction de F. Schiller, 1881 ; M. M. a aussi en préparation
un ouvrage très important intitulé: « Esorbitanze ».
Marcoran (Hyéronime), poète héllène, né, à Corfou, en 182G, en dehors de plusieurs poésies, a publié un poème: « Il giuramento », 1875, dans lequel il peint le retour des exilés d’Athènes.
Marcotti (Joseph), romancier, journaliste et avocat italien, ne, à Campolongo (Cercle de Gorizia), de famille originaire d’Udine, en 1850. Il fit son Droit aux Universités de Padoue et de Bologne; préférant le journalisme au barreau, il collabora à la Gazzetta cVItalia de Florence, dirigea le Risorgimento de Pise, et la Gazzetta di Bergamo , tout en étant correspondant trèsactif de plusieurs journaux libéraux. Pendant la guerre Turco-Russe de 1877 il suivit le Quartier Général du Czar pour le compte du Fan fulla, où ses correspondances étaient signées Avista ; très-épris d’histoire contemporaine, M. M. s’est voué tout particulièrement à l’étude des peuples Slaves de la péninsule Balcanique ; il a condensé ses observations très-fines dans deux volumes publiés par la maison Treves in titulés : « Tre mesi in Oriente », et < Nuova Austria ». Ses études historiques du temps passé sont rassemblées dans les volumes suivants:
« Donne e Monache », recueil de curiosités de l’histoire du Frioul; « Il Castello di Vincigliata », illustration du superbe château appartenant à M. Temple-Leader; « Un mercante fiorentino », illustration de la vie de Jean Rucellai, patricien et banquier de la vieille Florence républicaine. M. M. a mis le sceau à sa réputation de chercheur par sa monographie de « Giovanni Acuto », en collaboration avec M. Temple-Leader et dont il y a aussi une édition en anglais due à Mm« Lucy Baxter, plus connue sous le nom de Leader-Scott. Les deux éditions sont de Barbèra, Florence, 1889. Enfin, nous avons de cet auteur deux romans historiques: le « Conte Lucio », et les « Dragoni di Savoia » ; ce dernier vient d’être traduit en allemand; et deux romans de mœurs contemporaines: « Il tramonto di Gardénia », et « Rosignola ». M. M. a été aussi en quelques occasions correspondant du Figaro.
Marco u (Jacques-Hilaire-Théophile), avocat, journaliste et homme politique français, né, à Carcassonne, le 18 mai 1818. En 1888, il fonda et dirigea 1 Aude, et en 1848 fit paraître la Fraternité de l'Aude. Proscrit de décembre 1851, il se réfugia en Espagne et ne rentra en France qu’en 1867; il reprit sa place au barreau, fut nommé pour la deuxième fois bâtonnier de l’Ordre, fit reparaître la Fraternité combattant l’Empire. Elu député en 1873, 1876, 1877 et 1881, il se présenta le 25 janvier aux élections pour le renouvellement de la représentation sénatoriale de 1 Aude, et fut élu au second tour. Il a pris place à 1 extrême gauche et voté l’expulsion des princes.
Miireucci (Hector), chanteur et homme de lettres italien, né, à San Severino des Marches, en 1830. Il fit ses études ecclésiastiques à Rome, mais ne sentant pas la vocation, il abandonna l’idée du saint-ministère, et doué d’une jolie voix de ténor, il étudia le chant et débuta dans la Muette de Portici à Naples. A Bologne, il se lia d’amitié avec Rossini. Atteint d’une maladie nerveuse, il quitta la scène et après avoir gaspillé tout son argent fit de la littérature. Nous avons de lui: « Vita di S. Pacifico Divini », 1849 ; « La Martire di Mugnano » ; « Iconografia poetica d’illustri Settempedani » (traduction); « Lettere édité ed inédite di Filippo Sassetti », Florence, Le Monnier, 1855 ; « Lettere scelte di Annibal Caro », id., Barbèra, lb68, « Poesie polacche di Teofilo Lenartovicz », id., id., 18 G ; « La donna pia di monsignor Landriot » (traduction), id., id., id. ; « Pel IV Centenario di Niccolô Copernico », 1873; « Versi polacchi del conte Ladislao Rulczycki », 1874; « Versi », Florence, Barbèra, 1880; «’ Prose moderne ad uso delle scuole », id., id., 1883 ; « Crestomazia di prose ad uso del trecento »’ id., id., 1887.
Marcusen (Waldemar), né, à Saint-Pétersbourg, le 27 juillet 1855, d'une famille d’origine finlandaise, fils d’un professeur aux Universités de Saint-Pétersbourg et d’Odessa, quitta fort jeune la Russie pour l’Allemagne et reçut son éducation classique aux Gymnases de Gotha et de Dresde. L’Université de Heidelberg lui conféra en 1877 le grade de docteur en Droit après l’avoir compté pendant plusieurs sémestres (1874-1877) au nombre de ses plus brillants élèves. Celle de Berne se l’attacha en 1880 en qualité de privat-docent pour le Droit romain et de suppléant du professeur Émile Vogt (1883). M. M. qui s’est déjà fait connaître par des mémoires : « La retraite des donations contraires au devoir », 1881, et « La doctrine de l’héréditas jacens d’un des rapports avec l’ancien usage capio pro herede », 1883, prépare une série de mémoires sur les constitutions des empereurs romains, lesquelles doivent paraître à très bref délai.
Marelial (Charles-Ferdinand-Nicolas de Mondelange), médecin et écrivain français, né, à Mondelange, le 11 mai 1826, commença ses études au Collège de Thionville (1839-1842), et les acheva au Lycée de Metz (1842-1845)’, puis vint étudier la médecine à Paris, où il se fit recevoir docteur en 1850. M. M. de retour dans son pays fut nommé médecin cantonal et médecin de la Compagnie du chemin de fer de l’Est (1855-1870). En 1866, il accepta les fonctions de médecin en chef des eaux minérales de Mondorf (Grand-Duché de Luxembourg), position qu’il conserva jusqu’en 1876. M. M. reçut deux médailles d’argent pour services rendus dans les épidémies cholériques en 1855 et 1857, et la croix de la Légion d’honneur pour servi-
ces rendus dans les ambulances de Metz pendant le blocus de cette ville en 1870. Il est aussi décoré de l’Ordre royal de la Couronne de Chêne des Pays-Bas (1876), et le Gouvernement luxembourgeois s’étant rendu aquéreur des Bains de Mondorf a nommé M. M. membre de la Commission de la haute surveillance de cet établissement. Il appartient, en outre, à la Société des sciences médicales de la Moselle, à la Société royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles ; à la Société d’hydrologie médicale de Paris ; à l’Institut Royal Grand-ducal de Luxembourg; à l’Académie de Metz. On lui doit: « Études sur les eaux minérales de Mondorf », Paris, Y. Masson, in-8°, 1878; « Observations cliniques sur l’action thérapeutique des eaux de Mondorf, employées isolément ou associées à l’hydrothérapie rationnelle », Paris, 1870, 18-8°; « Étude sur l’action des eaux de Mondorf dans les paralysies cérébrales ou hémiplégies », Luxembourg, Eh. Sehrôll impr., in-8°. Il a en outre publié un certain nombre d’articles dans V Union médicale de Paris, le Bulletin de thérapeutique , et dans la Revue médicale de Strasbourg, dont il a été un des principaux rédacteurs.
Marenco (Léopold), écrivain dramatique italien, fils du célèbre poète tragique Charles M., né, à Ceva, en 1836. Il débuta comme officier à l’armée; donna au théâtre Carignau de Turin une tragédie intitulée : « Piccarda » ; plus tard « Saffo » e « Speroneila ». Mais il quitta bientôt la tragédie pour le drame en vers. Citons : « Celeste » ; « Tempeste alpine » ; « Marcellina »; « Il Falconiere di Pietra Ardena »; « Adelasia » ; « Speroni d’oro » ; « Giorgio Gandi » ; « L’eredità dello zio » ; « Tecla » ; « Un malo esempio in famiglia »; « Piccarda Donati » ; « La spiritismo »; « Letture ed esernpi »; « Il Ghiacciaio di Monte Bianco » ; « Perché al cavallo gli si guarda in bocca? »; « La famiglia »; « Nozze »; « Carmela »; « Ratfaello Sanzio » ; « Arimanna » ; « Corrado » ; « Deserto » ; « I figli d’Aleramo » ; « Supplizio di Tantalo » ; « Gelosie » ; « Trappole d’oro » ; « Gli amori del nonno » ; « Il conte Glauco »; « Quel che nostro non è »; « Valentina » ; « La scommessa di Riccardo »; « Capricci del caso »; Tramonti » ; « Silvana » ; « Masti Antonio » ; « L’hanno tutte, mamma, il suo babbo ? »; « Guai dell’assenza » ; « Giorgio Nano, marchese di Cera »; « Don Ambrogio »; « A Casamicciola » ; « Bice » ; « Gemma ha dei segreti » ; « Matassa arruffata » ; « Rosalinda »; « Valeria » ; « Mio marito » ; « Sotto la pergola » ; « Maritana » ; « La dote di mia sorella » ; « Lorenza » ; etc. et enfin : « Carcere preventivo ». Il tenta ensuite le théâtre en prose avec moins de succès. Il appartient à l’école lyrique et nous avons de lui plusieurs pièces de vers remarquables insérées aux revues.
Marenin (Wassili-Ivanowitch), écrivain russe, prêtre de l’église de la Maison des pauvres Timenkowo-Frolowo, professeur de religion à l’École Supérieure de Saint-Pierre à Saint-Pétersbourg; né dans le gouvernement de Tver, élevé dans le Séminaire ecclésiastique et dans l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg, il a publié un discours pour le centenaire de la naissance de l’Empereur Alexandre 1er et un mémoire sur les écoles ecclésiastiques sous l’Empereur Alexandre 1er et sur le zèle de Speranski en faveur de ces écoles.
Marescotti (Ange), économiste, philosophe, patriote italien, Sénateur du Royaume, né, à Lugo, en 1815; docteur en médecine en 1833, en chirurgie en 1834 à l’Université de Bologne, il se perfectionna à Paris en 1842, où il se lia d’amitié avec Pellegrino Rossi. En 1848 il accourut soldat volontaire sous le général Durando à Vicence, ensuite sous le général Garibaldi à la défense de Rome. Il prit part en 1859 aux évènements révolutionnaires, fut chef de Division à la dette publique sous la Dictature Farini, Conseiller d’Etat et enfin professeur d’Économie politique à l’Université de Bologne. Nous avons de lui: « Memoriale politico e militare délia storia universale », 2 vol., 1854; « Discorsi sull’Economia sociale », 4 vol., 1856; « Le finanze e gli organismi finanziari », 1867 ; « Conferenze sull’Economia studiata col metodo positivo », 1878; « I fenomeni economici e le loro cause », 1882 ; « L’economia sociale e l’esperienza », Bologne, Zanichelli, 1884 ; « La legislazione sociale e la questione economica », Milan, 1886; « Conosci te stesso e l’ambiente délia tua attività », Bologne, Zanichelli, 1888; « I bolognesi aile urne », id., id., 1889. Nous avons aussi de lui plusieurs mémoires épars dans les revues scientifiques.
Marescotti (Hercule- Arthur), musicien, écrivain, éditeur musical d’Italie, né, à Cuccaro, dans le Montf errât, le 16 mai 1866. Après avoir acquis une bonne réputation comme pianiste, il collabora au Teatro lllustrato de Milan, à Yltalia artistica de Turin, et à Y Eco dette bette arti. Il fonda la maison éditoriale de Yltalia artistica qui a publié Yltalia artistica et la Farfalla. M. M. est l’auteur de quelques ouvrages dramatiques, entr’autres : « Il Duca Terenzi »; « Ester e le vie délia Vita ».
Margaine (Henri-Camille), homme politique français, capitaine d’infanterie, démissionnaire en 1863, après avoir servi en Afrique et avoir fait la campagne de Crimée, campagne pendant laquelle il a été fait chevalier de la Légion d’honneur le 8 septembre 1855. Maire de Saint- Ménehould, révoqué après le 24 mai 1873, malgré les services rendus pendant l’occupation prussienne, il est né, à Saint-Ménehould, le 4 décembre 1829. M. M. a été élu représentant de la Marne le 8 février 1871, et député de
Saint-Ménehould, le 20 février 1876; il siégea à gauche dans les deux Chambres, et a été questeur de la seconde. Il a publié dans Le XIXe Siècle des lettres très-remarquées sur la politique du jour. Réélu le 14 octobre 1877 et le 21 août 1881, ainsi qu’aux élections d’octobre 1885, il a été maintenu invariablement dans ses fonctions de questeur à chaque nouvelle session. En 1888, lors des élections pour le renouvellement partiel du Sénat, M. M. a été désigné par an Congrès des électeurs sénatoriaux républicains pour remplacer M. Dauphinot, sénateur sortant qui ne se représentait pas. M. M. se présentait avec M. Diaucourt contre deux candidats monarchistes. MM. M. et Diancourt ont été élus; M. M. est donc actuellement Sénateur de la Marne.
Marglieritina di Ceuto, premier nom de plume de Mrae la marquise Marie Plattis, née Majocchi de Cento; elle débuta avec ce nom, étant jeune fille, dans le journal La C or délia ; elle adopta ensuite le pseudonyme de Yolanda. Malheureusement tous ses écrits, nouvelles, bluettes, esquisses ont été éparpillés dans différents jouimaux. Une grâce, une légèreté entraînante, une observation fine, profonde et délicate de la nature et des sentiments humains, un parfum d’élégance exquise leur donne un relief et une distinction toute particulière.
Marghieri (Albert), jurisconsulte napolitain, professeur de droit commercial à l’Université de Naples, né, en cette ville, le 12 juin 1852; docteur en droit en 1872. Il a traduit le « Cours de droit naturel », d’Henri Harens; le « Traité de droit commercial », d’Henri Thol. Ses ouvrages originaux sont: « Sviluppo dell’istituto cambiario nelle scienze e nelle leggi, lineamenti d’una storia », 1876; « Studii di diritto commerciale », 1878; « Lo Stato puè fare atti di commercio? », 1877; « L’abate Galiani », 1878, conférence; « Quel che si scrive di Napoli », 1879, id. ; « Sommarii delle lezioni di diritto commerciale ad uso esclusivo délia scuola » ; « La cambiale, saggio intorno al titolo X del Codice di commercio del Regno d’Italia », Naples, 1883; « Motivi del Codice di commercio », id., 1886; « Le donne avvocate », conférence, id., 1884; « Napoli nel suo avvenire economico ed intellettuale », id., 1886.
Margô (Théodore), savant hongrois, directeur du Musée, professeur de Zoologie et d’Anatomie comparée à l’Université de Budapest, né, en cette ville, en 1816, entreprit des voyages scientifiques en Europe après avoir achevées ses études à Bude et à Vienne. Plusieurs de ses doctes mémoires sont écrits en allemand, les autres en hongrois. Nous allon sen donner les titres en français : « Recherches anatomiques et physiologiques sur les decadavres deux pendus », 1851 ; « Lettres histologiques », 1853-57; « Résultat des nouvelles recherches
sur les fibres musculaires », 1859; « Fibres musculaires des mollusques céphalopodes, gastéropodes et acéphales », 1860; « Etudes physiologiques et pathologiques sur les tissus musculaires »; « Manuel de Zoologie scientifique », 1868; en hongrois: « Darwin et le règne animal », 1869, id.; « Description zoologique des environs de Budapest et revue systématique de la faune de Budapest », 1878, id.; « Sur la vocation et grande importance de l’Université des sciences dans l’histoire de la Nation », 1879, id; « Le passé et le présent de l’Université de Budapest », 1880, id. ; « Sur quelques nouvelles espèces de Chauve-Souris de la faune hongroise et aux environs de Budapest », id., id. ; « Sur la classification du règne animal », 1883, id. ; en allemand, 1884; en anglais, 1884; « Manuel de la Zoologie systématique, fondée sur l’évolution et l’anatomie comparée des animaux », 1883, id. ; « Mémoire sur Ch. R. Darwin, sa vie •et ses oeuvres », 1884, id. M. M. est membre de plusieurs Académies et de plusieurs ordres étrangers.
Margon (Gabriel-Marie-Joseph-René, Comte Le Moine, baron de), écrivain militaire français, est né, à Toulon, le 23 avril 1843. Entré à l’Ecole de Saint-Cyr, le 5 novembre 1862, après avoir fait de bonnes études au collège de l’Assomption à Nîmes, il en est sorti sous-lieutenant au 4e régiment de chasseurs le 1er octobre 1864 ; il a été nommé lieutenant au même régiment le 13 mars 1870, capitaine le 8 mars 1873, chef d’escadrons en mai 1884, chevalier du Saint-Sépulchre. M. de M. a fait campagne en Afrique de 1864 à 1868, et de 1877 à 1880. Dans la guerre franco-allemande, il a pris part aux combats de Sarrebruck, de Forbach, aux batailles de Gravelotte et de Saint-Privat. Ecrivain militaire, M. de M. a publié : « La Défense et la fortification de la frontière allemandefrançaise », Baudoin éditeur, 1883; « Les insurrections dans la province de Constantine de 1870 à 1880 », Berger-Levrault éd., 1883; « Le Général Abdelal », Calmann-Lévy, 1887. — Son oncle le Vicomte de Margon a publié deux livres de poésie: « Mes moments perdus »; « Las festos del Felibrige », poème en vers languedociens avec traduction française.
Margutti (Alfred), directeur du Gymnase de Borgotaro, né, à Senigallia, le 14 mai 1850, fit ses études à l’Ecole normale et à l’Université de Pise, et en 1876 entra dans l’enseignement au Gymnase de Senigallia, d’où successivement il passa à ceux de Camerino, Foggia, Sessa Aurunca, et enfin fut nommé directeur du Gymnase de Borgotaro. A Sessa Aurunca, il réorganisa la Bibliothèque; en 1878-81, il fonda et dirigea à Senigallia La Rivista Misena, et en 1882-83, à Camerino, La Rivista Picena. En dehors de plusieurs articles de bibliographie dans la Rivista Europea , Gazzetta Livornese , Eco del Tronto ,
Arte e Storia, Corriere delJe Marche , etc., nous avons de lui en librairie : « Sinigaglia e i suoi dintorni », 1876; « Saggio di bibliografia Sammarinese », 1878; « L’insegnamento del Greeo nelle scuole italiane », 1879 ; « Saggio di bibliografia Sinigagliese », 1888; « Francesco De- Sanctis », discours, 1884; « Escursione artistica per Sinigaglia », 1886; « Pietro Farri, tipografo veneto, e le origini délia tipografia Sinigagliese », 1887. M. M. publiera sous peu : « Le fonti délia storia marchigiana additate agli studio si ».
Mariani (Louis), littérateur italien, né, à Arpino, en 1834, y fit ses premières études. Ayant accompli son éducation en France, Angleterre et Allemagne, il peut écrire dans les langues de ces pays. En 1860, il fut élu professeur au Collège Tullien; en 1871, à l’Université de Sassari et depuis 1874 est professeur de littérature italienne et de philosophie à l’Institut J.-B. délia Porta à Naples. Nous avons de lui en librairie : « Studii storici », 1871 ; « Arpinum and its antiquities in the days of Cicero », Londres, 1871; « Healthy récréation », id., 1873; « Ideen zur Philosophie der Geschichte », Vienne, 1873; « Traduzioni di alcune odi di Anacreonte », Naples, 1876 ; « Traduzioni di alcune ballate di Schiller », 1876; « Versione delle Commedie di Terenzio », 1873; « Horatii Flacci carmina et epodicon, con testo latino a fronte e connote», 1883; « Grammatica délia lingua latina », 1884; « M. Tulli Ciceronis orationes pro T. A. Milone et pro M. Marcello, additis Commentariis », 1884; « Il Trinummo e i Captivi di Plauto », 1887; « Le Olimpiache di Pindaro », traductions, 1887; « La letteratura italiana nei Secoli XVIII e XIX », 1887. M. M. fut aussi un des collaborateurs de la Revue Européenne.
Mariano (Raphaël), littérateur et philosophe napolitain, né, à Capoue, le 7 sept. 1840, fit son Droit à l’Université de Naples et fut un des meilleurs élèves du philosophe hégélien Auguste Ver a entre 1861—71. M. M. connaît à fond le français, l’anglais et l’allemand. Nous avons de lui: « La pena di morte », 1864; « Lasalle e il suo Eraclito », 1865 ; « Il Risorgîmento Italiano secondo i principii délia filosofia délia Storia », 1866; « La philosophie contemporaine en Italie », 1868; « Introduzione alla filosofia délia Storia, lezioni di A. Vera », 1869; « Il problema religioso in Italia », 1872; « Roma nel Medio-Evo », 1873; « La Razza Nera », 1869; « Strauss e Vera », 1874; « Lucrezia Borgia di L. Gregorovius », traduction, 1874; « La lutta pel Diritto di Rodolfo von Jheriug » ; « La liberté di coscienza id., », 1875; « L’individuo e lo Stato nel rapporto economico-sociale », 1876; « Il nuovo Parlamento », 1877; « Contro il libero scambio », 1879; « Cristianesimo, Cattolicismo e Liberté », 1879 ; « Giordano Bruno, la Vita e l’uomo », 1881 ; « Das
Jetzige und Papstthum und der Socialismus », 1882; « Atenaide de F. Gregorovius, traduction », 1882; « Nelle Puglie » traduction de F. Gregorovius, 1882 ; « Lo Stato e l’insegnamento délia religione », 1886; « Il Monachismo nel passato e nel présente », 1886; « Biografi e critici del Machiavelli », 1886; « Augusto Vera » et « Cavour e libéra Chiesa in libero Stato », 1887 ; « La storia délia Chiesa, sua natura, suoi rapporti, suo metodo », 1887; « Il ritorno a Kant e i Neokantiani », 1887; « Sonetti in dialetto », Lanciano, 1881; « Le apologie nei prirui tre secoli délia chiesa », Naples, 1888; « La persona del Cristo », id., 1889; « Sulla liberté d’iscrizione ai corsi universitari », id., id.; « Cristianesimo e Buddismo », 1890. Depuis 1885, M. M. est professeur d’histoire ecclésiastique é l’Université de Naples et depuis 1886 membre de l’Académie Royale des Sciences morales et politiques. Nous avons de lui quelque rare collaboration très appréciée aux journaux politiques.
Maricourt (Georges-René-Dumesnil Comte de), romancier français, né, é Verdelot (Seineet-Marne), en 1829. Il commença ses études é Naples et en Sicile, où son père était attaché d’ambassade, puis Consul, et les termina en France, é Versailles; il suivit aussi les cours de Droit de la Faculté de Paris et les cours de Sciences au Jardin des Plantes. Franc-tireur en 1870, il fut quelque temps employé d’une Compagnie agricole et industrielle dans les Landes. Aimant par dessus tout l’indépendance, il n’a jamais voulu accepter de fonction sous aucun Gouvernement. 11 est membre de la Société d’anthropologie de Paris et correspondant de celle de Washington. Il a publié : « L’habit de mon oncle Cléobule », nouvelle; « Le crime de Virieu sur Orques » ; « Le combat des Treize » ; « Le couteau du bandit » ; « Le procès des Borgia » ; « Souvenirs d’un magnétiseur »; « L’ancêtre voilé »; « Bible et préhistoriens » ; « Lucie, épisode de l’histoire de Syracuse »; « Vivia »; « Une vie orageuse »; « Plus vrai que vraisemblable » ; « Le Sire Evrard » ; « Storia maravigliosa di don Jacopo », publié é Florence; « Une femme é bord» ; « Donatien », paru sous le titre de Veuve dans la Revue Contemporaine ; « Les deux chemins », sous le titre de Chicchi reduzzo, dans la Revue Contemporaine ; « La Commune en l’an 2073 », brochure ; « Entre Charybde et Scylla » ; « La Zingara calabraise » ; « Un purgatoire en sol dièze » ; « Pendant l’orage », récits fantastiques ; « La Créatrice », nouvelle parue dans lo Monde Illustré ; « Stachys sylvestris et œil vairon », id.;. « L’homme singe », articles scientifiques dans la Revue du Monde Catholique , et divers autres dans les revues et annales des sociétés savantes.
Mariéton (Paul), littérateur français, né, ù
Lyon, le 14 octobre 1862. Après avoir terminé ses études de Droit, il dirigea la Revue lyonnaise , publication félibréenne mensuelle (1882- 1884). Il a fait de nombreuses monographies provençales (Lyon, Georg éd. ): « Bonaparte Wyse », 1882; « Auguste Fourès » (l’albigisme), 1883 ; « Un félibre limousin : l’Abbé Joseph Rouai », 1883; « L’Idée latine, Ch. de Tourtoulon », 1883; « Théodore Aubanel », Montpellier, Hamelin éd., 1883; « Le mouvement flamand », Georg, éd., 1884; « Discours sur la jeunesse provençale », aux fêtes du 4me Centenaire de la réunion de la Provence à la France, présidées par Mistral, 1884; « Souvenance », poème, préfaces de Mistral et Soulary, Paris, Lemerre, 1884; « Joséphin Soulary et la pléiade lyonnaise », études biographiques et critiques (avec portraits), Paris, Marpon et Flammarion, 1884. Ce livre a préparé la candidature de Soulary à l’Académie. Eu janvier 1883, il fonda à Paris la Revue félibréenne avec le concours de Mistral et qui est désormais le Moniteur officiel et mensuel du félibrige. « Introduction aux pensées de l’Abbé Roux », qu’il publia chez Lemerre, en mai 1886; « La viole d’amour, fragment d’un journal intime », poésies, Lemerre éd. Pour paraître prochainement: « Hellas », journal en vers d’un voyage en Grèce, avec Paul Bourget, 1887-1888.
Marinelli (Jean), professeur ordinaire de géographie à l’Université de Padoue, membre de l’Institut Royal des sciences, lettres et arts de Venise, de l’Académie Royale de Padoue et de plusieurs Académies italiennes et étrangères, né, à Udine, le 28 février 1846; après des études lycéales brillantes, il suivit le cours de la Faculté mathématique à l’Université de Padoue, Faculté qu’il quitta pour celle de jurisprudence. Ses tendances le poussaient à l’enseignement et en 1868 il revint à Udine comme professeur sans solde de littérature italienne, d’histoire et de géographie à l’Institut Technique de la ville ; professeur titulaire en 1869, il concourut dix ans après à la chaire de géographie à l’Université de Padoue ; en 1886, il fut élu président de sa Faculté. L’activité de M. M. est remarquable; en vingt ans il a publié 120 ouvrages. Nous donnons la liste des principaux: « Nomi propri orografici, Alpi Giulie e Carniche », Udine, 1872; « I vari materiali per l’Altimetria italiana », 1874-88; « Saggio di Cartografia délia regione Veneta », Venezia, 1881; « La Geografîa e i padri délia Chiesa », Roma, 1882; « La Carta del Friuli fra il Livenza e l’Isonzo »;
« Délia geografia scientifica ec. », Rome, 1879; « La Terra », Milan, Vallardi; « Le Alpi Carniche », Turin, 1888. « La Terra » de M. M. est un ouvrage essentiel qui. tient sa place à côté de celui de M. Élysée Reclus.
Marion (Henri), littérateur français, professeur de la Faculté des Lettres de Paris, né, à
Saint-Parize-en-Viry (Nièvre), le 9 septembre 1846, fit ses études au Collège de Rennes, puis à, Paris au Lycée Louis-le-Grand. En 1865, élève de l’École normale supérieure; en 1868, agrégé de philosophie, il fut nommé en 1873 professeur de philosophie aux Lycées de Pau, de Bordeaux et Henri IV ; en 1883, il fut chargé d’un cours complémentaire sur la science de l’éducation à la Sorbonne; et enfin en 1887 titulaire de la chaire magistrale à la Faculté des Lettres. Nous avons de lui : « Édition critique de la Théodicée de Leibnitz », 1874; « John Locke d’après des documents nouveaux », 1878; « Franciscus Glissonius et de la solidarité morale », 1880; « Leçons de psycologie appliquée à l’éducation », 1881 ; « Leçons de morale », 1882. Il a publié plusieurs articles importants dans la Revue philosophique, la Revue politique , la Revue pédagogique et la Revue internationale de V enseignement supérieur, et dans la Grande Encyclopédie , M. M. dirige la partie philosophique.
Marion (Joseph-Édouard DE Faverges), homme politique français, fils d’un ancien magistrat, membre de la Chambre des Députés sous la monarchie de Juillet et de la Constituante en 1848, né, à Grenoble, le 27 décembre 1829, fit son droit à Paris, où il fut reçu avocat ; il exerça les fonctions d’agent de change à Marseille, puis à Paris, et se retira au château de Faverges en 1861 pour se livrer à l’agriculture. Élu en 1869 dans la 4e circonscription de l’Isère, son élection fut annulée par des considérations étrangères à la politique, mais en 1870 il fut réélu. Après le 4 septembre, M. M. fut nommé commissaire du gouvernement de l’Isère et prit le commandemant des mobilisés avec le grade de général. Il est membre du Conseil général de l’Isère pour le Canton de Morestel et maire des Avemères. Député en 1886, 1877 et 1881, en 1885 élu sénateur de l’Isère, et réélu en 1888.
Mariotte (Emile), homme de lettres français, né, à Esnouveaux (Haute-Marne), le 11 janvier 1849, fit ses études à Chaumont et voyagea quelques années en Orient, y recueillant les matériaux pour des poèmes sur la Perse, l’Arabie et l’Égypte qu’il a en préparation. Il a publié :
« Les Déchirements », poésies, Paris, 1886.
Mariotti (Philippe), homme de lettres et soussecrétaire d’État italien, né, à Apiro (Marches), en 1833. Il étudia l’éloquence à Rome au Collegio Romano (1849) ; le droit à Camerino et se perfectionna à l’Institut d’études supérieures de Florence; il débuta au barreau, mais en 1860 prit part à la révolution et fut secrétaire du Gouvernement provisoire à Camerino. Député en 1877, secrétaire général à l’Instruction publique en 1887. Nous avons de lui un pamphlet « Délia liberté d’insegnamento », 1864; « Ricordi sulla vita e sulle opéré di Maurizio Bufalini »; la traduction et le commentaire aux « Plaidoyers de
Demostene»; « Dante e la statistica delle lingue », Florence, Barbera, 1880; « Il suffragio universale », discours, Rome, Botta, 1881. M. M. travaille maintenant à un grand Dictionnaire grec-italien. Il est membre de l’Académie des Lincei et a eu une part très-importante à la translation des Cendres de Rossini de Paris à l’église de Santa-Croce de Florence.
Markby (Guillaume), jurisconsulte anglais, professeur de loi Hindoue à l’Université d’Oxford, né, à Duxford dans la Comté de Cambridge, en 1829. lia fait son éducation au Merton College d’Oxford; est entré au barreau en 1856; recorder de Buckingham, id.; juge de la Haute- Cour du Bengale, de 1866 à 1878; vice-chancelier de l’Université de Calcutta, en 1877-78. Il est fellow du Collège de Balliol et de Ail Soûls. Il est l’auteur de « Eléments of Law » ; « Clarendon press, Oxford ».
Markham (Clements-Robert), né, le 20 juillet 1830, à Stillingfleet près de York, entra dans la Marine anglaise en 1844, la quitta en 1851; occupa des places au Bureau des Indes, fut nommé secrétaire de la Société Hakluyt en 1858 et de la Société Royale de Géographie en 1863. Il prit part à l’Expédition arctique à la recherche de Sir John Franklin (1850-1851), explora les forêts du versant oriental des Andes Péruviennes (1852-54), introduisit la cultivation du Quinquina aux Indes Orientales (1860-61), prit part comme géographe à l’expédition d’Abyssinie et se trouva à la prise de Magdala (1868). Il suivit Sir Georges Nares dans l’expédition polaire de 1875-76. Nous avons de lui en librairie :-« Franklin’s Footsteps », 1852; « Cuzco and Lima », 1856; « Travels in Peru and India », 1862; « A Quichua Grammar and Dictionary », 1863; « Spanish Irrigation », 1867 ; « A History of the Abyssinian Expédition », 1869; « A Life of the Great Lord Fairfax », 1870; « Ollanta, a Quichua Drama », 1871 ; « Memoir on the Indian Surveys », 1871; « General Sketch of the history of Persia », 1873; « The Threshold of the unknown Région », 1874; « A memoir of the Countess of Chinchon », 1875; « Missions to Thibet », 1877; « Peruvian Bark », 1880; « Peru », id.; « The War between Chili and Peru », 1879-81.
Markus (Jordan-Kajetan), écrivain allemand, né, le 22 janvier 1831, à Friedberg en Bohême. En dehors de plusieurs livres pour les écoles, et surtout de sa « Geschichte Oesterreich- Ungarns für Schule und Haus », il a publié : « Beitrâge zur Schlagler Chronik » ; « Pazmandsdorf im B. U. M. B. » ; « Markt Friedeberg, dessen Umgebung und seine berühmten Mânner » ; « Ein Denkmal », etc. Il a fondé plusieurs sociétés, et il représente, depuis 1887, dans le Dentscher Bôhrnerwaldbund de Berlin, le groupe viennois.
Marletta (Frédéric), philosophe et économiste
sicilien, professeur d’économie politique et statistique, de morale et de droit à Catane, où il est né le 13 décembre 1837. Professeur aux Lycées de Noto et Syracuse, et en 1876 à l’Institut Technique de Catane, il fut chargé en 1876 de l’enseignement de l’Economie politique à l’Université de cette ville. En dehors de plusieurs articles dans le Convegno de Milan e V Avvisatore Siracusano qu’il dirige, nous avons de lui: « Teoria del primo economico », Catane, 1865; « Sistema délia filosofia sperimentale », 1868; « Vico e la sapienza antichissima degli Italiani », 1869; « Filosofia e nazionalità », 1873; « Sulla scienza del diritto », 1885; « Scienza del diritto », id.; « Socialismo e Filosofia scientifica sperimentale ».
Marinier (Xavier), littérateur français, né, à Pontarlier, le 24 juin 1809, fit ses études à Besançon, collabora à la presse locale, puis visita la Suisse, l’Allemagne et la Hollande, et vint à Paris en 1830. De 1836 à 1838, il visita les contrées septentrionales de l’Europe, chargé d’une mission archéologique, à l’issue de laquelle il fut décoré de la Légion d’honneur. De 1832 à 1835, il fut rédacteur en chef de la Revue germanique ; chargé en 1839 du cours de littérature étrangère à Rennes, il était nommé l’année suivante bibliothécaire au Ministère de l’Instruction publique, d’où il passait à la fin de 1846 à la bibliothèque Saint-Geneviève en qualité de conservateur jusqu’à 1885. De 1842 à 1849 il fut presque toujours en voyage et visita la Russie, l’Orient, l’Algérie, l’Espagne et l’Amérique. Il fut élu membre de l’Académie .française en 1873. Nous avons de lui en librairie: « Esquisses poétiques », 1830 ; « Choix de paraboles de Krummacher », 1833; « Pierre, ou les suites de l’ignorance, l’arbre de Noël », 1833-35; « Etudes sur Goethe », 1835; « Nouveau choix de paraboles de Krummacher », 1837 ; « Langue et littérature islandaise et histoire de l’Islande depuis sa découverte jusqu’à nos jours », 1838 ; « Histoire de la littérature en Danemark et en Suède »; « Lettres sur le Nord: Danemark, Suède, Laponie et Spitzberg », 1840; « Souvenirs de voyages et traditions populaires et le Théâtre de Schiller », traduction, 1841; « Chants populaires du Nord », traduits en français, et « Lettres sur la Hollande », 1842; « Contes fantastiques d’Hoffmann », traduction, 1843; « Poésies d’un voyageur », relation de voyage de la commission scientifique du Nord, 1844; « Nouveaux souvenirs de voyage en Franche-Comté », 1845 ; « Lettres sur la Russie, la Finlande et la Pologne », 1842 ; « Lettres sur l’Amérique », 1852 ; « Du Rhin au Nil » ; « Lettres sur l’Algérie », 1848; « Lettres sur l’Adriatique et le Monténégro », 1854; « Un été au bord de la Baltique et de la mer du Nord »; « Les Fiancés du Spitzberg », 1858; « Voyage pittoresque en Allemagne », 1858-59; « En Amérique et
en Europe », 1859 ; « Gazida » ; « Histoires allemandes et Scandinaves », 1860; « Voyage en Suisse » ; « Mémoires d’un orphelin », 1861; « Hélène et Susanne » ; < Voyage et littérature », 1862; « En Alsace »; « L’Avare et son trésor », 1868; « En chemin de fer »; « Le roman d’un héritier » ; « Histoire d’un pauvre musicien », 1866 ; « De l’Est à l’Ouest »; « Souvenirs d’un voyageur » ; « Hasards de la vie » ; « Drames d’un cœur », 1868; « Les voyages de Nils », 1869; « Robert Bruce », 1871; « En Franche-Comté », 1884; « Le succès par la persévérance », 1885; « Contes populaires de différents pays », 1887; « La maison », 1888; « Passé et présent, récits de voyage », 1886. M. M. a collaboré à plusieurs publications périodiques, entr’autres, la Revue des Deux-Mondes, la Revue de Paris, la Revue germanique, la Revue Britannique, le Journal des jeunes personnes, etc. On a de lui de nombreuses traductions de l’allemand, du danois et du russe et entre autres : Les Aventures d’une colonie d’ émigrants en Amérique de Gerstaeker, Les Nouvelles danoises de Heilberg, et Les Scènes de la vie russe en collaboration avec L. Viardot.
Marmonier (Henri), homme politique français, avocat, docteur en droit, né, à Saint-Maurice de Sathonay (Saône-et-Loire), le 16 septembre 1855. En faisant son droit à Paris, il se mêla activement à l’agitation républicaine du Quartier Latin, pendant la période qui suivit le 16 mai 1877; il collabora à la Semaine républicaine en 1878 et fit des cours du soir aux ouvriers, étant un des professeurs de l’£7nion française de la Jeunesse. Secrétaire de M. Henri Brisson en octobre 1878, il le suivit à la présidence de la chambre en novembre 1881 comme chef-adjoint du Cabinet ; il devint, en avril 1885, son chef du Cabinet au Ministère de la justice, et fut ensuite nommé chef du personnel du ministère. Président de la Société d’Horticulture de Villefranche et secrétaire fiénéral du comice du Beauplais, M. M., qui résidait à Belleville-sur-Saône, fut porté sur la liste de Concentration républicaine du département du Rhône en 1885 ; il réunit au premier tour de scrutin 57,705 voix sur 129,411 votants, et il fut élu au scrutin de ballotage le 8me sur onze.
Il a collaboré à la Grande Encyclopédie ; il est l’auteur d'un projet de loi sur les associations.
Il n’est inscrit à aucun des groupes de la Chambre ; on peut le classer parmi les républicains progressistes et indépendants.
Marouski (Stanislas), écrivain polonais, né, le 30 avril 1825, à Gnessen dans le Grand-Duché de Poseu, professeur pensionné résidant à Pelplin; on lui doit: « De auguribus Romanis », 1859; « Die Stammerwantschaftlichen und politischen Beziehungen Pommeras zu Polen bis zum J. 1227 », 1876, contributions à l’histoire de la Poméranie, 1874 (en polonais); « Einige
linguistisch- historische Bemerkungen und Excurse anlasslich der Schrift Philippis » ; « Die von der Marwitz », 1840; « Les Slaves du Mecklembourg », en 1831; « Les Gélones d’Hérodote ne sont pas une population prusso- lithuanienne », 1883, en polonais, et différents essais qui se rapportent à l’histoire de la Poméranie.
Marpon (Charles), libraire, ancien conducteur de machines typographiques, né, à Nancy, le 25 septembre 1838. Il s’établit libraire sous la galerie de l’Odéon, où il vendit les nouveautés avec rabais et acheta en solde des restants d’éditions. Il s’associa en 1873 avec Ernest Flammarion. La nouvelle société fonda des succursales dans Paris et se rendit acquéreur de plusieurs fonds d’éditeurs, particulièrement de celui de la librairie internationale A. Lacroix et Cie. Depuis cette époque la librairie Marpon et Flammarion a pris un des premiers rangs parmi les éditeurs français. Ses grandes publications populaires, le choix de ses auteurs, et la modicité des prix de son catalogue, lui ont assuré un grand succès.
Marquiset (Jean— Gaston), homme politique français, né, à Saint-Loup (Haute-Saône), le 4 novembre 1826. Élu député en 1878, il prit place sur les bancs de la gauche républicaine. Réélu en 1881, il le fut de nouveau en 1885 pour la Haute-Saône. Il a voté contre les projets d’expulsion des princes. M. M. est membre du Conseil général de la Haute-Saône pour le Canton de Saint-Loup.
Marradi (Jean), poète italien, né à Livourne, professeur au gymnase de Sienne. Il a fait ses études à VIstituto di Studi Superiori de Florence, et encore tout jeune., publia dans la revue I Goliardi des vers remarquables signés Labronio. Il adopta ce pseudonyme pour un volume de vers, sous le titre: « Canzoni moderne di G. M. Labronio »; il publia ensuite: « Poesie », Turin, 1887; « Ricordi lirici », Rome, Sommaruga, 1884; « Epicedio », poésies, 1880; « Fantasie marine », 1881.
Marre (Eugène-Aristide), éminent orientaliste français, chargé du cours de malais et de javanais à l’École spéciale des langues orientales vivantes, associé étranger de l’Institut Royal des Indes-Néerlandaises, membre correspondant de la Société des Arts et des Sciences de Batavia, de l’Académie Royale des Sciences de Turin et de celle de Lisbonne, des Académies de Messine et d’Acireale (Sicile), membre ordinaire de la Société asiatique de Paris et de la Société asiatique italienne, officier de l’instruction publique depuis 1862, chevalier de la Couronne d’Italie, etc., etc., est né, à Mamers, le 7 mars 1823. Après avoir brillamment terminé ses études classiques au Collège Royal militaire de la Flèche, en qualité d’extorne et sous la direction de M. Debette, son parent, professeur dans ce célèbre établissement, il vint à Paris en 1840. Là, le jeune bachelier
se voua tout entier à la culture des langues orientales et des sciences mathématiques. Dès l’année 1846, il était professeur-adjoint de langue française, d’histoire et de géographie à l’École militaire égyptienne de Paris, et répétiteur libre de mathématique au Collège Royal Henri IV. En cette même année, il donnait au public une traduction du Kholaçat al hisâb (Essence du calcul), de Behâ Eddin al Aamouli. Doué d’une aptitude remarquable pour les langues, il est l’auteur d’un grand nombre de traductions de l’anglais, de l’allemand, du hollandais, de l’italien, de l’espagnol, du portugais, de l’arabe, du malgache et du malais. L’un des plus anciens et plus fidèles collaborateurs du prince Balthasar Boncompagni, il n’a pas cessé; depuis la fondation (1868) du Bullettino di Bibliografia e di storia delle scienze matematiche e fisiche, d’insérer dans cette Revue, bien connue de l’Europe savante, des travaux importants. Le Journal asiatique de Paris, V Athénée Oriental, la Revue Orientale , les Annales de l’Extrême Orient , le Museon de Louvain, les Annali di matematica pur a ed applicata et les Atti dei Nuovi Lincei de Rome, le Journal de mathématiques de M. Liouville, les Nouvelles Annales de mathématiques de MM. Terquem et Gferomo, le Le Bulletin des Sciences mathématiques et astronomiques de M. Darboux, de l’Institut, la Cronica scientifica de Barcelone, le Monde poétique de Roger Milès et la Grande Encyclopédie renferment également de nombreux articles de M. A. M. C’est à lui qu’on doit la découverte et la publication du Triparty en la science des nombres , traité d’arithmétique et d’algèbre, fort remarquable, écrit en français en l’année 1484 par Nicolas Chuquet , parisien. Le nom du père des algébristes français fut aussitôt donné à l’une des rues de Paris, grâce à la bienveillance éclairée de M. Floquet, alors Préfet de la Seine. Disons en passant que si les noms glorieux de François Viete, l’inventeur de l’algèbre moderne, de Christian Iluygens , et de la mathématicienne Sophie Germain , décorent aujourd’hui trois autres rues de la capitale de la France, le mérite de ce juste et tardif hommage doit être attribué à M. Marre. Peu de temps après, il avait la bonne fortune de trouver, surtout dans le fonds latin de la Bibliothèque Nationale de Paris, dix-sept lettres écrites en français par Sluse à Pascal, dont quinze restées inconnues jusqu’alors, ont trouvé leur place naturelle dans la Correspondance de Sluse, publiée dans le Bullettino du prince Boncompagni par l’un des jeunes savants dont la Belgique s’honore, M. Le Paige, professeur à l’Université Royale de Liège. Voici les titres des travaux de M. A. M., tels que nous les trouvons indiqués dans le Catalogue of scientific Papers, publié par la Société Royale de Londres, et dans le Catalogue général de la librairie française, rédigé par Otto
Lorenz : « Théorème sur le triangle inscrit dans un cercle » ( Nouv . Ann. Math), 1843 ; « Trouver la somme de toutes les permutations différentes d’un nombre donné » (id.), 1846 ; « Le Khelaçat al hisâb, ou Essence du calcul, de Behâ Eddin Mohammed ben Al Hosain al Aamouli » (id.), 1846 ; « Du Binôme de Newton, antérieurement à Newton » (id.), 1846; « Partie géométrique de l’algèbre de Abou Abdallah Mohammed ben Moussa » (id.), 1846; « Note sur les
-1 • a a NT •
deux expressions et - - » ; « Notice sur
les systèmes de numération naturelle quinaire, dénaire, vigénaire » ( Journ . Math.), Liouville, 1848 : « Manière de compter des anciens avec les doigts des mains et autres parties du corps » (. Annali di Matemat.), Rome, 1864; « Le Talkhys al hisùb d’Ibn Albannâ, traité d’analyse des opérations du calcul », traduit de l’arabe sur la copie d’un manuscrit inédit de la Bibliothèque Bodléyenne d’Oxford, faite par M. Woepcke pour le prince Boncompagni [Atti Nuovi Lincei), id., id. ; « Résumé du Talkhys d’Ibn Albannâ » [Journ. Math.), Liouville, Paris, 1865; « Le Messâhat de Mohammed ben Moussa al Kharôzmi », extrait de son algèbre, traduit et annoté [Annali di Matemat.), Rome, 1865 ; « Biographie d’Ibn Albannâ », extrait du Tekmilet ed. dibâdj , de Ahmed Bâbâ, de Timbouktou [Atti Nuovi Lincei ), id., 1866; « Notice sur un manuscrit arabe possédé par M. Charles, en contenant plusieurs traités d’astronomie et un traité d’arithmétique » [Atti Nuovi Lincei ), 1866; « Petit vocabulaire des mots malais que l’usage a introduits dans les langues d’Europe », Rome, id. ; « Manière de compter des anciens avec les doigts des mains, d’après un Kassidéh inédit de Chems Eddin al Mossouli, et le Tratado de Mathematicas de Juan Perez 'de Moya », id , 1868 ; « Mémoires autobiographiques d’une famille malaise, écrits par Nakhoda Mouda de Samangka et ses fils », Paris, 1867 ; « De l’Arithmétique dans l’Archipel indien », Rome, 1874; « Problèmes tirés du Kitâb al mobarek d’Abou’l Wafa al Djoueini », id., id. ; « Histoire des rois malais de Malaka, de 1252 à 1511 de J.-C. résumé historique », extrait du Sadiâvah malayou, suivi du Cérimonial de la Cour établi par le Sultan Mohammed Châh, Paris, id. ; « Une Révolution à Malaka en l’an 1334 de J.-C. », extrait du Sadjâvah malayou, traduit et annoté; « Histoire des rois de Pasey, en Sumatra, traduit du malais par le texte publié par M. Dulaurier, avec corrections géographiques et addition de deux appendices », Paris, 1874; « Le Code des successions et du mariage en usage à Java », transcrit en caractères latins et traduit en français sur le manuscrit de la Bibliothèque Nationale, avec une préface et des notes, Paris, 1874; « La généalogie des Sultans de Chéribon », traduite sur le manuscrit de la Bibliothèque Natio-
nale de Paris, publiée dans le Journal Asiatique ; « Une lettre du Sultan d’Atcbeh au roi Jacques 1er d’Angleterre » ( Revue Orientale ), id., id. ; « La langue malaise », notice dans la Mosaïque, id., id. ; « Essai sur le malgache, ou étude comparée des langues javanaise, malgache et malaise ». Cet essai valut à l’auteur une médaille d’or de l’Institut, au concours pour le prix Volney, en 1875; « Kata-Kâta malayau », recueil des mots malais, francisés par l’usage, nouv. ed., id., 1875 ; « Index des manuscrits malais », possédé par la Bibliothèque Nationale de Paris; « Grammaire malgache, fondée sur les principes de la grammaire javanaise », suivie d’exercices et de proverbes, Paris, 1876; « Bouralia », légende malgache, texte publié, traduit et annoté. Extrait du Journal Asiatique , id., 1877 ; « Ny rahalahy roa (les deux frères) », conte traduit du malgache. Extrait de la Revue Orientale, id., id. ; « Makota radja râdja (La Couronne des Rois) », par Bokhâri de Djohore,
1 un des chefs-d’œuvre de la littérature malaise, traduit du malais et annoté, id., 1878 ; « Bibliothèque d’un érudit malais au commencement du XVIIe siècle de notre ère », extrait de la Revue Orientale , Maisonneuve, id., id. ; « Deux mathématiciens de l’Oratoire » , Rome , id. ;
« Deux lettres mathématiques inédites du P. Jaquemet de Vienne (Dauphiné) », Rome, id.;
« Notice sur la langue portugaise dans l’Inde française et en Malaisie », extrait des Annales de l'Extrême Orient, Paris, 1881 ; « L’instruction primaire chez les Chinois, dans l’île de Java », traduit du hollandais, id., id. ; « Bibliographie malaise : Les ouvrages du Cap. Badings d’Amsterdam », extrait du Journal Asiatique, id., id. ; « Catalogue des étoiles circumpolaires australes observées en 1600 dans l’île de Sumatra, par Erédéric Houtman », extrait du Bull, des Sciences math, et astron. id., id. ;
« Le Triparty ou la science des nombres, de Nicolas Chuquet, parisien », le plus ancien traité d’algèbre écrit en français (1484), publié sur le manuscrit unique de la Bibliothèque Nationale, et précédé d’une notice sur l’œuvre de Nicolas Chuquet. Extrait du Bull., Rome, 1882;
« Problèmes numériques faisant suite et servant d’application au Triparty en la science des nombres », id., id. ; « Comptes-rendus du Jornal de Sciencias matematicas e astronomicas publicado pelo Dr. F. Gomes Teixeira », extraits du Bulletin des Sciences mathématiques de M. Darboux, publié sous les auspices du Ministère de 1 Instruction publique ; <s Les pronoms personnels dans le dialecte de Menangkabau (en Sumatra) », traduit du hollandais et annoté, Paris, 1882 ; « Appréciation nouvelle et singulière du caractère du grand Fermât par M. Ch. Henry, bibliothécaire à la Sorbonne », simple note par M. A. M., id., 1883; « Coup d’œil sur le district montagneux do l’Arakan et sur les tri-
bus sauvages qui l’habitent », id., id.; « Notes de philologie malaise : Examen critique d’un article de M. Dévie », publié dans le Journal Asiatique. Extrait du Muséon, Louvain, id. ; « Compte-rendu du Congrès international des Orientalistes, tenu à Leyde en septembre 1883 par M. Aristide Marre, 1er secrétaire élu de la feection de Malaisie et Polynésie audit Congres » ; « Un poete portugais contemporain, Francisco Gomes de Amorims. Notice biographique » ; « Huit lettres inédites du P. Claude Jaquemet de l’Oratoire», Rome 1883; « Vocabulaire systématique, comparatif, des principales vacines communes au malgache et aux langues malayo-polynesiennes, précédé d’un aperçu philologique sur les affinités du malgache avec le javais, le malais et les autres idiomes de l’Archipel indien », extrait des Actes du Congres, Leyde, 1884; « Du Lorens et Rotrou », extrait du Monde poétique , Paris, id. ; « De la poesie malaise », extrait du Monde poétique, id., id. ; « Lettre à M. le Président de l’Académie Royale de Lisbonne sur René-François de Sluse et sa correspondance inédite avec Pascal », Lisbonne, id. ; « L’imagination malaise dans Madagascar a— t— elle précédé ou suivi l’introduction de l’hindouïsme dans Java? Solution lexicologique de cette question », Louvain, 1885; « Biografia di Abdallah ben Abdel Kader de Malaka », lue à l’Académie des Sciences, Turin, id. ; « Quelques remarques sur les noms des mois en langue malgache », Leyde, id. ; « De la poésie malgache », extrait du Monde poétique , Paris, 1886 ; « Théorème du carré de l’ypoténuse, démonstrations des Hindous », Rome, 1887; « Une idylle a Java, fragment d’un ancien poème malais, intitulé: « Kén Tambouhan, traduit en français », extrait du Mode poétique , Paris, id. ; «^Deri bal orang monangkap ikan paous. La peche de la baleine racontée par un professeur malais à ses élèves », extrait du ICitùh tekateki terbang , Louvain, 1888. M. A. M. se propose de publier, en 1889, une traduction pour la première fois complète du livre national des Malais, communément désigné sous le titre de « Sadjârah malayou ».
Marroquin (Joseph-Emmanuel), poète colombien, né à Bogota, où il a toujours résidé, le 7 août 1827. Après avoir terminé ses études de jui ispi udence a 1 Université, il fonda un collège à la campagne dans les environs de Bogota. Œuvres principales : « Tratado Compledo de ortographia castelana ; Dictionario Ortographico » ; « Catalogue des mots castillans dont POrtographe prête à la discussion » ; « Lecciones de metrica » ; « Lecciones sobra retorica » ; « Tratado de Urbanidad acomodado a las costumbres colombianas »; enfin: « Tratado di ortologia ». M. M., dont les ouvrages ont eu l’honneur de plusieurs éditions passe, pour le seul autour colombien à qui la plume a fait ga-
gner de l’argent. Ses ouvrages en vers se trouvent insérés dans deux collections, l’une est le second volume du « Parnaso Colombiano », l’autre appartient à la série intitulée: « Autores Colombianos ». M. M. est membre correspondant de l’Académie Royale Espagnole.
Marrot (Paul), poète français, né, à Poitiers, en 1851. Après avoir pris ses grades à la Faculté de droit de Poitiers, il quitta le barreau pour les lettres et la presse. En 1880, il fit paraître « Le Chemin du Rire » ; puis, en 1888,
« Le Paradis moderne », qui repose sur cette idée qu’il n’est point d’autre paradis que la terre, où chacun se fait de ses rêves et de ses désirs son paradis et ses dieux. Enfin, il a publié, en 1887, « Mystères physiques », première partie d’un cercle philosophique » ; « Le Livre des Chaînes ». Les œuvres poétiques de M. P. M. ont été éditées par Lemerre.
Marryat (Florence), éminente femme-auteur anglaise, fille du célèbre romancier maritime, le capitaine Marryat, née, à Brighton, le 9 juillet 1837, épousa d’abord M. Ross Church, ensuite M. Lean, et dirige la revue London Society depuis 1872. Nous avons d’elle en librairie: « Love’s Conflict, Woman against Woman » ; « Too good for him », 1865; « For ever and ever »; « The confessions of Gerald Estcourt », 1867 ; « Gup, Nelly Brooke », 1868; « Véronique, the girls of Feversham », 1869; « Petronel », 1870; « The prey of the Gods, Her lord and master », 1851 ; « Life and letters of Captain Marryat », 1872; « Mad Dumaresque », 1878; « Sibyl’s friend , and how she found him. No intentions », 1874; « Open-Sesame £; « Fighting the air », 1875; « My own cliild, Hidden chains, Her father’s naine », 1876; « A harvest of wild oats »; « Christmas leaves, our villas », 1877 ; « Written in fire »; « A little stepson », 1878; « The world against a life »; « A broken house », 1879; « The root of ail evil » ; « The fair-haired Aida », 1880; « Wi'th Cupid eyes », « My sister the actress », 1881 ; « Phyllida » ; « How they losed him », 1882; « Facing the footlights »; « A moment of madness » ; « A peeress and player », 1883; « The heir presumptive »; « The heart of Jane Warner » ; « Gentleman and courtier » ; « Spider of society » ; « Driven to bay »; et plusieurs autres.
Marsden (Alexandre), chirurgien anglais, né le 22 septembre 1832, entra à l’armée en 1854 comme chirurgien militaire et prit part à la guerre de Crimée. Sa spécialité est la cure du cancer. Nous avons de lui les livres suivants, résultat de ses observations sur plus de 15,000 cas de cancers ou de cancéroïdes: « A new and Successful mode of treating certains forms of cancer » ; « Cancer Quacks and Cancer curers »; « The Treatment of Cancer by Chian Turpeutine and ail other methods » ; « Treatise on the Nature and Treatment of Choiera ».
Marselli (Nicolas), écrivain militaire et philosophique italien, général de division, membre du Parlement, ancien secrétaire général au Ministère de la guerre, né, à Naples, le 6 novembre 1832, fit ses études au Collège de la Nunziatella (1842-1850), et fut nommé officier du génie. De 1855 à 1860, nous avons de lui : « L’architettura in relazione délia Storia del mondo » ;
« La ragione nella musica moderna » ; « Saggi di critica storica ». Libéral depuis sa plus tendre jeunesse, M. M. applaudit de grand cœur l’œuvre de Garibaldi, et fit adhésion au nouvel état politique. Depuis lors (1861), M. M. publia plusieurs ouvrages remarquables, dont nous donnons la liste complète, la partageant en deux sections, la première contenant les écrits purement militaires, la seconde les écrits littéraires et politiques : « La guerra e la sua storia » ;
« La guerra reale » ; « Gli avvenimenti del 1870-71 »; « La scienza délia storia ». Plusieurs publications aux revues spéciales et un dialogue sur la stratégie. En 1881, M. Treves de Milan publia deux éditions en trois volumes de « La guerra e la sua storia ». L’œuvre politique-littéraire du général M. se compose de « La Critica e l’arte moderna » ; « La rivoluzione parlamentare del marzo 1876 »; « Raccogliamoci » ; « La situazione parlamentare » ;
« La natura e l’incivilimento », 1879; « Le origini dell’Umanità », id. ; « Le grandi razze dell’umanità », 1880. Les trois ouvrages forment le second volume de la « Scienza délia storia », éditée par la Maison Loescher. Nous avons encore : « La politica dello Stato italiano », Naples, Morano, 1882 ; « Gli Italiani del mezzogiorno », Rome, Sommaruga, 1884. Des contributions remarquées à la Nuova Antologia.
Marsh (Otniel-Charles), né, à Lockport, le 29 octobre 1821. Gradué de Yale College en 1860, il se perfectionna de 1862 à 1865 aux Universités de Berlin, Heidelberg et Breslau. Il fut choisi en 1866 comme professeur de Paléontologie à Yale et se consacra spécialement à l’investigation des Fossiles des montagnes Rocheuses. Cette œuvre intéressante se décompose en une série de mémoires qui dépasse les 150 insérés à V American Journal of Science , et sont reunies en volume par les soins du Gouvernement des États-Unis. M. M. est Vice-Président de l’Académie Nationale Scientifique.
Marshall (François-Albert), auteur dramatique anglais, né, à Londres, le 18 novembre 1840, suivit les cours à Harrow et Oxford et écrivit pour les journaux et les revues de 1862 à 18 <0. Il donna à la scène les pièces suivantes: « Mad as a Hatter » ; « Corrupt Practices » ; « G. E. D. » ; « False Shame » ; « Brighton » ; « Saratoga »; « Cora »; « Biorn »; « Lola »; « Family Honour ». Il a aussi écrit des librettos d’opéra.
Marshall (Guillaume), naturaliste allemand, professeur de zoologie à l’ Université de Leipzig,
consul de Hollande, né, le 6 septembre 1845, étudia à Goettingue et Jena avec Heule, Kleferstein, Gegenbaur et Haeckel; de 1872 à 1878, il a été Consul de Hollande et secrétaire de la Grande-Duchesse de Saxe-Weimar; on lui doit, enti autres : « Der Floh von litterarischer und naturhistorischer Seite beleuchtet », Weimar, 1879; « Verbreitung der Thiere », Gotha, 1887- 88; « Spaziergange eines Naturforschers », Leipzig, 1888; « Die Tiefsee und ihr Leben », id., id. ; « Zoologische Vortrâge », id., 1889.
Marsili (Louis), physicien et philosophe italien, né, à Riccé, le 9 août 1807, étudia à Florence les mathématiques sous les pères Scolopi ot dès 1827 enseigna la philosophie et la physique au Séminaire de Pontremoli. Nous avons de lui la traduction du « Traité de Physique de Mai cet », 1839; la « Sinopsi delle sue lezioni d Ideologia », 1865; en préparation: « Compendio délia metafisica e dell’etica ».
Marston (Westland), poète et auteur dramatique anglais, né, à Boston (Comté de Lincoln), le 30 janvier 1819. Voilà les titres de ses meilleures pièces et oeuvres d’art: « The Patrician’s Daughter », 1841 ; « The Heart and the World », 1847; « Strathmore », 1849; « Ann Blake », 1852; « Philip of France »; « A Liie’s Ransom » : « Borough Politics » ; « A Hard Struggle » ; « Trevanion, or the False Position »;
« Pure Gold »; « The Wife’s Portrait »; « Donna Diana »; « The Favourite of Fortune »; des pièces lyriques : « A Hero of Romance » ;
« Life for Life » ; « Under Fire » ; « Death Ride at Balaclava »; « Gerald »; des contes et nouvelles: « A Lady in her own Right »; « Far milv Crédit, and other Taies ».
Marston (Philippe-Burke), poète, romancier, essayiste anglais, fils du précèdent, né, à Londres, le 13 août 1850, devint aveugle dès sa plus tendre enfance. Il collabora au CornhiU Magazine , et publia des volumes de vers: « Song Tide », en 1870; « Ail in Ail », 1875; « Wind voices », 1883. M. M. a inséré beaucoup de ses pièces dans les revues anglaises et américaines, principalement dans ces dernières. Il est Plu® apprécié aux États-Unis qu’en Angleterre.
Martel (Tancrède), littérateur français, est né, à Marseille, le 16 mars 1858. Fils d’un maîtro-portefaix des ports, il fit ses études classiques dans sa ville natale, se destinant alors à' l’Ecole Normale. Après avoir débuté, fort jeune, dans la presse de province, par des fantaisies en prose et en vers, M. T. M. vint à Paris et publia, en 1879, un volume de vers qui attira l’attention de MM. Théodore de Banville et Jean Richepm. Il a collaboré au Globe , à l’Estafette , à la Jeune France , et fourni des contes et fantaisies au Temps, au supplément littéraire du l 'igaro, au Soir et à la République Française. En 1885, M. T. M. fut au nombre d es poètes fiançais qui remplirent, à la suite de M. Ca-
tulle Mendès, les fonctions de commissaire aux obsèques de Victor Hugo. M. T. M. a publié des poésies, des romans, des contes et fantaisies et de la critique : « Les Folles Ballades », Laveirarie éditeur, 1879 ; « Les Poèmes à tous crins », Lemerre, 1887; « L’homme à l’hermine », roman de mœurs provinciales », A. Savine, 1887 ; « La main aux dames », id, 1885 ; « Paris Païen », id., 1888; « Œuvres littéraires de Eapoléon Bonaparte », avec introduction et notes, id., 1887-88 (l’ouvrage formera quatre^ volumes; deux ont paru); « Comédies du XVIII® siècle », avec une introduction et des notes, id., 1888. A consulter sur M. T. M. une curieuse étude de M. Jean Richepin, dans le Gil B las (1882) et l’ Anthologie des poètes français de A. Lemerre.
Martelli (Diego), essayiste et critique d’art italien, né, près de Pise, le 20 octobre 1839, fit de ti ès fortes etudes à Florence et son droit à Pise, prit part comme volontaire aux Campagnes de l’Indépendance Italienne de 1849 et de 1866 ; esprit bizarre, fin, et quelque peu paradoxal, il s’est surtout occupé de peinture; il a été un des premiers coryphées de l’école impressioniste; en 1865, il fonda avec le peintre Télémaque Signorini le Gazzettino delle arti del disegno. Nous avons de lui en librairie: « Primi passi », contes et nouvelles, 1878; « Una brutta istôria », 1873; « Nerone, baloccaggine », 1874;
« Dell’ordinamento degli studi artistici in Italia, pensieri e proposte », 1877; « Gli impressionisti », Pise, 1880; « P. Giordani e V. Monti », Florence, 1883; « Lettera politica », Pise, id. ,
« Di S. Maria del Fiore, etc. », id., 1887; « I partiti dello straniero », 1889. b
Martens (Édouard von), naturaliste allemand, professeur des zoologie à l’Université de Berlin, sous-directeur de la partie zoologique de la section des sciences naturelles de Berlin, né, le 18 avril 1831, à Stuttgard, a fait ses études à Tubmgue, Munich, Berlin ; il a voyagé et séjourné pour ses recherches zoologiques en Norvège, à Venise, à Madère, à Rio Janeiro, à Singapore, en Chine, à Yeddo, en Australie, et publié :
« Ueber die Verbreitung der europàischen Gasteropoden », Tubingue, 1855 ; « Ueber einige Fische und Crustaceen der süssen Gewàsser Italiens », 185 i ; « Ueber einige Brockwasserbewohner aus den Umgebungen Venedigs », 1858; « Albers, die Heliceen », Leipzig, 1860;
« Die Preussische Expédition nacli Ost- Asien », Zool. Theil, I, 1876; « Ueber Verschiedene Verwendungen von Couchylien in Zeitschrift fiir Ethnologie », Berlin, 1872 ; « Mollusca und crustacea », 1864-84; « Conchologische Mittheilungen », Cassel, 1880-85.
Martens (Frédéric de), littérateur et homme politique russe, professeur de droit international à l’Université de Saint-Pétersbourg, au Lycée impérial et à l’École de droit, depuis 1868
employé au Ministère des Affaires étrangères de Russie, et depuis 1882 membre permanent du Conseil de ce Ministère. Depuis 1879, il a publié neuf volumes du « Recueil des Traités et Conventions, conclus par la Russie et les Puissances étrangères ». Nous avons de lui: « Droit international des nations civilisées », 1882, traduit en allemand et en français ; « La Conférence africaine de Berlin et l’État du Congo », Bruxelles, 1886. M. M. a été nommé par son Gouvernement délégué officiel à plusieurs Congrès, et l’Empereur d’Autriche lui à décerné la médaille d’or Litteris et artibus.
Martha (Benjamin-Constant), professeur et moraliste français, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, est né, à Strasbourg, le 4 juin 1820. Ancien élève de l’École normale supérieure, de 1840 à 1842, il professa la seconde et la rhétorique au Lycée de Strasbourg. Reçu docteur ès-lettres à la Faculté de Paris en 1854, il fut nommé professeur de littérature aocienne à la Faculté de Douai, puis suppléant de Sainte-Beuve au Collège de France en 1857; en 1868, il passa comme professeur suppléant de M. Patin à la Soi’bonne, et en 1869 il fut appelé comme titulaire à la chaire d’éloquence latine en remplacement de M. Berger. Il a été élu membre de l’Académie des Sciences morales et politiques (section de morale), le 1er juin 1872, en remplacement d’A. Cochin. Il a publié quatre ouvrages remarquables : « Les Moralités sous l’empire romain », 1865; « Le Poème de Lucrèce »,T869, 2me éd., 1873; « Études morales sur l’antiquité », id. ; « La délicatesse dans l’art »^ 1884; « Les Études inorales sur l’antiquité », comprenant : « L’Eloge funèbre chez les Romains »; « Le Philosophe Carnéade à Rome » ; « Les Consolations dans l’antiquité » ; « L’Examen de conscience chez les anciens »; « Un Chrétien (Julien) devenu païen »; « Un Païen (Synésius) devenu chrétien ». M. M. témoigne pour l’antiquité la plus délicate, la plus légitime sympathie.
Martlia (Jules), pi-ofesseur et archéologue français, est né, à Strasbourg, le 8 janvier 1853. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, ancien membre de l’Ecole Française d’Athènes et de Rome, ancien maître de conférences aux Facultés des lettres de Montpellier, Dijon, Lyon, M. J. M. est actuellement maître de conférences à la Faculté des lettres de Paris (langue et littérature latine). Agrégé des lettres, docteur ès-lettres avec une thèse sur « Les Sacerdoces Athéniens », publiée en 1881, et une thèse latine : « Quid significaverint sépulcrales nereidum figxii’æ ». Outre ces thèses, M. J. M. a publié : « Catalogue des figurines en terre cuite du Musée archéologique d’Athènes », 1880; « L’Archéologie étrusque et romaine », 1883. M. J. M. est le fils de M. C. M. de l’Institut.
Marthold (Jules de), auteur dramatique et
romancier français, né, à Paris, le 25 décembre 1847. Il a publié « Un soir d’orage », 1874, musique de Métra; « Contes sur la branche », 1881 ; « Pascal Fargeau », id. ; « Un duel », 1882; « Théâtre des Drames », 1884; « Mémorandum du siège de Paris », id. ; « L’œuvre de Moisselles », 1885 ; « Casse-noisettes », id.; « Histoire de Malborough », id.; « Caïn », id.; « Histoire d’un bonnet à poil », 1888.
Marti (Chai’les), théologien suisse, né, le 25 avril 1855, au village de Rubendorf dans le canton de Bâle (campagne), étudia la théologie aux Universités de Bâle, de Goettingue, de Leipzig. Les recherches de philologie sémitique vers lesquelles il se tourna de préférence, ne l’ont point empêché d’exercer le ministère pastoral dans deux villages de son canton d’origine : Buus (1878) et Muttenz (1885). L’Université de Bâle le compte depuis 1881 au nombre de ses privat-Docents pour l’exégèse de l’Ancien Testament. Son travail scientifique le plus considérable consiste dans une dissertation qu’il présenta en 1877 pour obtenir la licence et qui a paru en 1880 dans les « Jahrbucher sur protestantische Théologie » ; « Les traces du document dit l’Hexateuque chez les prophètes antérieurs à l’exil ». On peut encore citer à l’actif de M. M. de nombreux articles dans les Zeitschrift des deutschen Palestinavereins, Theologische Zeitschrift ans der Schweiz , Kirchenblatt für die reformirte Schweiz, etc.
Mai’tin (Alfred-Henri), jui’isconsulte suisse, né, à Genève, le 16 mars 1847, fils de l’ancien professeur de droit commercial et député au Grand Conseil, M. Alexandre-Jules M., il commença à l’Académie de sa ville d’origine des études poursuivies à la Faculté de droit de Paris, aux Universités de Heidelbei'g et de Berlin. La cari’ière professorale est exercée par lui parallèlement à celle d’avocat. D’abord maître de droit civil et commercial à l’École Supérieure des jeunes filles (1879-88) et au gymnase (1880-86), M. M. enseigne, depuis 1884, le droit civil à l’Université de Genève. Ses principales publications sont les suivantes : « L’État est-il com-
pètent en matière religieuse? », 1870; « Etude du projet de loi fédérale sur les rapports de droit civil entre les personnes établies en Suisse » (mémoire couronné par la Société suisse des juristes), 1878 ; « De l’audition des parties comme témoins dans les procès civils », 1880; « Étude de la loi fédérale sur la capacité civile du 22 juin 1881 », 1882 ; « La séparation de corps et le divorce des étrangers en Suisse », id. ; « De la solution donnée par la Constitution fédérale aux questions confessionnelles », 1883 ; « Étude sommaire du projet de loi sur les poursuites pour dettes », 1888; « De la prescription libératoire en droit international privé », 1889; « Rapport fait à la Société suisse des juristes sur l’organisation judiciaire fédérale », 1889.
M. A. M. a inséré en outre de nombreux articles dans la Revue de droit international et de législation comparée de Bruxelles , la Revue pour le droit suisse, la Semaine judiciaire de Genève.
Martin (Auguste), médecin allemand, professeur de gynécologie à l’Université de Berlin, ne en 1847, a publié : « Leitfaden der operativen Geburtshilfe », Berlin, 1877 ; « Ueber den Scheiden und Gebârmuttervorfall », 1880; « Die Drainage bei peritonealen Operationen », 1882: « Das extraperitoneale periuterine Hâmatom. », Stuttgard, id. ; « Pathologie und Thérapie der Frauenkrankheiten », Vienne, 1887 ; « Ueber das Verhalteu von Harn und Nieren der Neugeboren », en collaboration avec Ruge.
Martin (Ernest), philologue allemand, professeur de langue et de littérature allemande à l’Université de Strasbourg, né en 1841, a publié: « Alphart, Dietrich’s Elucht und Rabenschlacht », Berlin, 1866; « Kudrun », Halle, 1871 ; « Reinaert », 1874; « Roman de Renart », trois vol., Strasbourg, 1881-87. Il est le directeur de VElsass. Literaturdenkmaler , depuis 1879; des Studien , depuis 1881, des Jahrb. d. Vogesenclubs, depuis 1885.
Martin (Georges), médecin et homme politique français, est né, à Paris, le 19 mai 1844. Il suivit le cours de la Faculté de médecine et en 1866 interrompit ses études pour s’engager dans les troupes de Garibaldi en Vénétie. Revenu à Paris, il achéva ses études et en 1870 fut reçu docteur et quatre ans plus tard entra au Conseil Municipal pour le quartier de la Gare. En 1885, il fut élu Sénateur de la Seine contre M. Spuller. M. M. a publié sa thèse sur la « Circoncision », qui fut remarquée et lui valut une médaille de bronze de la Faculté de médecine de Paris. Nous avons de lui plusieurs rapports imprimés au Conseil Municipal sur l’« Assistance publique » ; les « Cimetières parisiens » ; la « Crémation » ; les « Médecins de l’état civil » ; « Le personnel administratif » ;
« Les logements insalubres »; « La création des dépôts mortuaires », etc.
Martin (le rév. J.-C.), né, le 28 décembre 181/, vicaire-general de Jérusalem, membre de plusieurs sociétés savantes; nous avons de lui:
« Le Cabaret », 1846 ; « Chemin de la Croix » ;
« Manuel de la Confrérie du Cœur de Jésus »’ 1885, en collaboration de M. Béatrix ; « Histoire du pays de Gex », 1854.
Martin (le Rév. Jean- Pierre-Paulin), ecclésiastique et écrivain français, chanoine honoraire de Châlons et de Paris, professeur à l’Institut catholique, né, à Lacam de Loubrissac, le 13 juillet 1840. Il étudia à Lacam, à Montfaucon, à Paris et à Rome de 1856 à 1868, année dans laquelle il fut employé dans le clergé de Paris. De 1872 li à 1876, il a été chapelain de Sainte- Geneviève, et en 1876 aumônier. Il a publié : « Introduction à la critique textuelle du Nouveau-
J Testament » ; « Description technique des manuscrits grecs relatifs au Nouveau-Testament », 1884; « Origène et la critique textuelle du Nouveau-Testament », 18u5 ; « Quatre manuscrits importants du Nouveau-Testament »; « Le verset des trois témoins célestes » ; « La vulgate latine au XIIIe siècle d’après Roger Bacon », }8<^>S ; « L Héxaméron de Jacques d’Édesse », id. ; « CEuvrçs grammaticales d’Abou’lfaradj » ; « Grammatica, Chrestomathia Syriaca » ; « Tradition Karkapienne, ou la Massore chez les Syîiens »; « Syriens orientaux et occidentaux »; « Chronique de Josué le Stylite, écrite en l’an 515 » ; « Le Pseudo— Synode connu dans l’histoire »; « Actes du brigandage d’Éphèse, traduction faite sur le texte syriaque »; « Histoire de la ponctuation, ou de la Massore chez les Syriens » ; « Saint-Pierre, Saint-Paul dans l’Église Nestorienne ». Nombreux articles dans le Correspondant , le Polybiblion , le Journal Asiatique, la Revue des questions historiques, la Revue des Sciences ecclésiastiques, la Nineteenth Century, la Contemporary, etc., etc.
Martin (Sir Théodore) , homme de lettres , homme politique et historien anglais, né, à Edimbourg, en 1816, fut élevé à l’Université de sa ville natale; fut procureur à Edimbourg; en 1846 vint s’établir à Londres comme agent parlementaire. Il contribua aux Fraser’s Magazine et au Fait s Magazine, sous le pseudonyme de Bon Gaultier; et en collaboration avec M. Aytoun composa le « Book of Ballads ». Ses ouvrages postérieurs se partagent en traductions et en œuvres personnelles. Appartiennent à la première section : « Poems and ballads of Goethe », 1858; « Correggio », 1854; et « Aladdin or the Wonderful Lamp », 1857; des pièces de théâtre du danois de (Ehlenschlâgen ; « Odes of Horace », 1860; « Horace’s Works », 1882;
« Catullus s works », 18/5 ; « La Vita nuova », de Dante, 1863; « Faust », la première partie en 1863; la deuxième, 1886; « Heine’s Poems and ballads », 1878 ; a la deuxième section appai tiennent les cinq volumes du grand ouvrage :
« Life of His Royal Highness the Prince Consort », dont le dernier a paru en 1880; enfin:
« Life of Lord Lyndhurst », 1883. S. M. la Reine d’Angleterre qui avait chargé M. M. d’écrire la vie du Prince Consort éleva l’auteur au rang de commandeur de l’Ordre du Bain (1881). Sir T. M. est depuis longtemps membre du Parlement britannique.
Martinazzi (Jean), écrivain lombard, né, à Milan, en 1826. Ses études philosophiques achevées, il s adonna a celles de l’administration, ce que ne lui empêcha point de s’exercer dans la déclamation à l’Academie philodramatique de Milan, dirigée par M. Alamanno Morelli. En 1847, le journal La Fama publia son premier travail « L’esule ghibellino di Siena », drame en trois actes. Ensuite il collabora avec V. Pnna
au drame « Ippolito Buondelmonte », donné en 1849 au théâtre Carcano de Milan et interprété par E. Rossi et Amélie Ferrari. Nous avons de lui : « Il tipografo e gli autori », en collaboration avec A. Amati ; « La Caméra numéro tredici » ; « L’invito al ballo » ; « Il Castello dei tigli » ; « La mia Stella » ; « Il Conte di Kônigsmark »; « Corneille e Rotrou »; « Il Matrimonio d’Olimpia » ; « Le lettere pietose » ; « La tentazione ». En 1879, il publia: « Cenni storici sul teatro dell’Accademia dei Filodrammatici di Milano » ; et en 1883, dans le journal Pénombre : « La caccia allô Sparviero » ; « Un contributo alla storia dei Bravi », curiosités historiques. Actuellement, M. M. est employé à l’Archive d’État de Milan.
Martineau (M. A. Russell), littérateur anglais, né, à Dublin, le 18 janvier 1831, fit ses études à l’University-College de Londres et aux Universités de Berlin et de Gœttingue. Professeur d’hébreu et de l’Ancien-Testament dans le Manchester New College à Londres, il fut aussi nommé Bibliothécaire assistant du Musée Britannique. Plusieurs années collaborateur de la National Review, Christian Reformer , la Saturday- Review , le Spectator , Y Atheneum, il y inséra des articles surtout sur la mythologie, la critique de l’Ancien-Testament, la philologie orientale et des langues européennes et la bibliographie. Il a publié: « Sur la langue romande dans les Grisons », 1880-81; et les traductions de « Corsica », de Gregorovius, 1855 ; de l’« Histoire d’Israël », d’Ewald, 1867-69, et de la « Mythologie chez les Hébreux », de Goldzicher, 1887. Musicien très apprécié, il a fait trois hymnes et la partie musicale de « Dr James Martineau’s hymns of praise and prayer».
Martinelli (Georges), poète grec, né, à Corfou, en 1835, professeur privé à Athènes. Nous avons de lui en librairie: « Erotiques », 1879; « Images nationales », 1887, dans lesquelles en 38 sonnets en langue grecque, il peint hommes et choses de la Révolution de la Grèce.
Martinengo (l’abbé François), pédagogiste italien, né, à Savone, en 1827, se consacra de bonne heure à la Congrégation des Missions et aussitôt ordonné prêtre s’appliqua à l’ense gnement et à la littérature. Nous avons de lui: « Madré e Matrigna », confutation des erreurs protestantes sous forme de nouvelles ; « Il Maggio in campagna », c’est la vie de la Sainte- Vierge exposée en discours populaires ; « Il fabbro di Nazaret »; « Ginetta » ; « Vita délia R. Madré Suor Giuseppa-Maria Rossello » ; « Il gran passo » ; « Fior di letture » ; « La coda délia gran bestia » ; « Stravaganze dei secolo castigate col riso e colla ragione » ; « Morale e storia », contes; « Lezioni di una madré ai suoi figli » ; « I convitti in festa » ; « Le bestemmie di Renan echeggiate a Roma » ; « La gran bestia svelata ai giovani »; « L’igiene dell’anima ».
Mai*tineiigo-Cesaresco (Evelyn), femme-auteur anglo-italienne, fille cadette de Henry Carrington, doyen de Bocking, traducteur des poèmes de Victor Hugo, et de Juanita Lyall, auteur dos romans : « My Cousin Maurice » et « Prince Fortune ». Du côté de sa grand’mère, Lady Carrington, née Pauliua Belli (dont le beau portrait par Lawrence est conservé au Musée de South-Kensington), descend d’une famille noble de Viterbe. Elle naquit à Bocking le 22 avril 1852. Ses premières tentatives littéraires consistèrent en contes d’enfants et en vers inspirés par les évènements qui se développaient alors en Italie. En 1875, elle publia dans le New Quarterly Magazine un article sur le général Bixio qui fut le premier d’une série de biographies des patriotes italiens. Une de ces esquisses :
« La famille Cairoli », qui parut dans le Westminster Review au commencement de 1879, fut traduite par le professeur F. Torraca et trouva un accueil très favorable en Italie. En 1882, Mme e. C. épousa le comte Eugène Martinengo- Cesaresco de Rovato, auteur d’un traité intitulé : « The Functions of the Hand in Riding ». En 1866, elle publia un volume d’essais sur la poésie populaire: « Essays in the Study of Folk-Songs », chaudement apprécié non seulement par ceux qui s’intéressent aux recherches traditionnelles, mais aussi par les critiques de belles-lettres tant en Angleterre qu’en Amérique. Le docteur Pitré disait de cet ouvrage qu’il était « veramente importante pel Folklore italiano ». Depuis son mariage, Mme la Cïse M. habite l’historique palais Martinengo aux bords du lac de Garde, dont elle a donné une description à la revue artistique The Portefolio. Dans ses derniers écrits, elle s’est occupée de l’état agricole de la Haute- Italie et de la condition des paysans. En dehors de ses écrits pour les revues anglaises, elle a quelquefois contribué à la Revue Internationale et à YArchivio per lo studio delle tradizioni popolari.
Martin-Feuillée (Félix) , avocat et homme politique français, né, à Rennes, le 25 novembre 1830, y fit toutes ses études et s’y inscrivit au barreau en 1854. Elu député en 1876, il fut réélu en 1877, et en mars 1879 nommé soussecrétaire d’État au Ministère de l’interieur, puis en décembre suivant au Ministère de la justice. Après la mort de M. Gambetta, il fut élu à sa place président de la commission de l’armée, et en 1883, il fut appelé à faire partie du cabinet Ferry comme Garde des Sceaux et Ministre de la justice, et présenta aussitôt un projet de loi sur la réforme de l’organisation judiciaire et ensuite un projet sur les incompatibilités parlementaires et le cumul.
Martini (Ferdinand), homme de lettres, homme politique, auteur dramatique, critique d’art italien, ancien professeur, ancien sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique, député au Par-
lement, un des plus élégants écrivains de l’école littéraire moderne en Italie, né, le 80 juillet 1841, à Monsummano près de Pescia en Toscane, fils de Vincent Martini, auteur dramatique dont quelques comédies sont encore au répertoire. Doué d’une facilité surprenante d’assimilation, M. M. a plus appris de ses lectures que de ses .maîtres. Son premier ouvrage fut une comédie en deux actes : « L’uomo propone e la donna dispone », 1862; suivirent: « I nuovi ricclii », applaudis et couronnés, 1863; « Fede », 1864; « L’elezione d’un deputato », 1867. Professeur de littérature et d’histoire à l’École normale des jeunes filles de Verceil (1869), puis à celle de Pise (1872), il quitta l’enseignement pour se consacrer entièrement à la littérature. Il avait déjà, en 1871, donné à la scène le joli proverbe : « Chi sa il giuoco non lo insegni » et qui lui valut le surnom flatteur d’Alfred de Musset italien; l’année d’après il publia: « Peccato e penitenza », nouvelle d’une élégance suprême ; en 1873, un nouveau proverbe : « Il peggior passo è quello dell’uscio », encore plus charmant que celui qui l’avait précédé. Dans l’entretemps, M. M. avait pris part à la fondation du journal politique Fanfulla , où il dépensa une verte intarissable que doublait un grand bon sens politique: ses articles étaient signés tour-à-tour Fantasio et Fox. Ensuite une choix de ces articles fut publié en volume (1877), sous le titre : « Fra un sigaro e l’altro ». M. M. s’y montre un vrai ciseleur de la pensée ; un jour viendra, où ce volume ira de pair avec les œuvres de P.-L. Courier. Il fonda ensuite le Fanfulla délia Domenica, journal hebdomadaire et littéraire, imitation du Figaro littéraire qui lui ouvrit l’accès au Ministère de l’Instruction publique comme le Fanfulla lui avait ouvert les portes du Parlement. La chute du Ministère détermina M. M. à se retirer de l’administration, mais non de la vie politique, et il prend souvent la parole à Montecitorio, où il prononce des discours très écoutés, très applaudis, mais qui ont peu de portée politique. M. M. est aussi un conférencier hors ligne; le public choisi qui accourt en foule à ses discours d’inauguration de monuments ou d’ouverture de Cours en témoignent. Nous avons de lui un roman réaliste qui a été fort discuté : « La Marchesa », 1876 ; l’édition des « Comédies » de son père, et enfin: « La fisima del teatro nazionale » ( Nuova Antologia ), 1888; « Nel varo délia Lepanto », 1883; « L’uomo propone e la donna dispone », comédie en deux actes, 1884 ;
« Dell’ordinamento delle scuole secondarie », Turin, 1889; « Racconti », Milan, 1889; « La facciata di S. Maria del Fiore » {Nuova Antologia), 1884; « Francillon », id., 1889; « Memorie di Giuseppe Giusti », Milan, Treves, 1890. Nous avons encore de lui les traductions suivantes :
« Il paradiso delle signore », de E. Zola; « Una
perla », comédie de Crisafulli et Bocage; « Il padre di Marziale », de A. Delpit.
Martiuius (Gustave-Émile), jurisconsulte allemand, notaire à Erfurt de 1882 à 1885, député au Parlement prussien, né, le 23 janvier 1851, à Halle ; on lui doit des essais insérés aux Gruchofs Beitràgen zur Frlduterung des joreussischen und gemeinen Redit ; « Der mehrfâche Verkauf derselben Sache », Halle, 1873; « Gutachten über den Entwurf des deutschen Civilgesetzbuchs ».
Martino (Mathias de), homme de lettres et folkloriste sicilien, né, à Noto, le 18 juillet 1845; il étudia les langues étrangères et les dialectes néo-latins du moyen-âge. Suivant les traces du folkloriste Pitré son compatriote, il a donné à la branche intéressante de littérature qui consiste à rechercher les traditions populaires une attention spéciale. Nous avons de lui : « L’Italia e Machiavelli », chanson, 1866; « Giuseppe Pitré », 1868; « Ferdiuando Bosio », 1869; « Su gli studii sulla lingua umana del dottor Ghirardini », 1870; « Canti popolari siciliani, illustrât! dal Pitré », id.; « Le lettere, le arti e le scienze in Sicilia nel 1870 e 1871 », 1872 ; « Una gita autunnale », lettre, 1870 ; « Giovanni Villani e la leggenda di Gian da Procida del dottore Hartwig », traduction de l’allemand, 1873; « Usi e credenze popolari siciliane », 1874; « La festa del Natale in Danimarca, di Reinsberg-Düringsfeld », traduction de l’allemand, 1876; « Felicità! », id., id. ; « Éuigmes populaires siciliennes », Paris, 1879 ; « Tradizioni popolari catalane, raccolta e traduzioni dall’originale catalano ».
Ulartinozzi (Joseph), professeur et écrivain italien, né, à Figline de Val d’Arno, le 17 janvier 1850, fit ses études à l’École Normale et à l’Université de Pise. En 1872, nommé professeur au Gymnase de Todi, il fut peu après nommé professeur d’histoire et de géographie aux Lycées de Lodi, Messine, Saint-Remo. Nous avons de lui: « Nel primo auniversario délia morte di Paolo Gorini », Lodi, 1882; « Del Pantagruele di Francesco Rabelais », 1885; « Scuola e Coscienza », Pise, 1886 ; « Momenti », poésies, Livourne, 1888; « Vita nuova », poésies, id., id. ; ainsi que plusieurs publications d’occasion et articles dans les journaux.
Martonne (Louis-Georges -Alfred de), archiviste et littérateur français, né, au Hâvre, le 30 août 1820. Élève pensionnaire de l’École Nationale des Chartres, il a été professeur d’histoire au Collège de Draguignan; puis archiviste du Loir— et-Cner ; il est actuellement archiviste de la Mayenne. M. A. de M. a collaboré à un grand nombre de revues ; il a fait trois voyages en Italie ; il a obtenu vingt médailles et palmes académiques en argent, vermeil et or. Il est membre de la Société des gens de lettres, de la Société philotechnique, de l’Académie Montréal, du
Conseil héraldique de France. Il est chevalier de l’Ordre Hospitalier de Saint— Jean de Jérusalem, de l’Ordre Royal de Chypre, officier de l’Union Valdotaine, etc. Ci-joint le catalogue de ses ouvrages, auquel il faut ajouter l’« Histoire du Sonnet en Europe »; « Les Origines » ; « Le Sonnet chez les nations de race latine » ; « Le Sonnet chez les nations de race non latine », Paris, Léon Vanier éditeur; « Des étoiles », 1844-46; « Les Offrandes », 1858; « Jeopet », 1858; « Ludibria Ventis », 1868; « Les Amours de Ludwigg », 1874;
« Ludwigg et liera », 1881; « Le Voyage, Trahison », 1884; « Palmire Trompette », 1847;
« Nouvelles du cœur et de l’esprit », 1872 ;
« Examen de l’histoire de la littérature française », 1848 ; « Fagots et fagots », 1865 ;
« Bagnoles de l’Orne », 1872 ; « L’Oeil du Cyclope », 1875 ; « Deux mots sur le Crédit Foncier », 1850; « Du rôle de l’armée en Europe », 1852; « Isabelle d’Autriche », 1848; « Léonard Chodko », 1872; « Les Fetes du Moyenâge », 1853; « La Piété du Moyen-âge », 1855 ; « Les grandes écoles et le collège de Blois », 1855; « Notice sur les archives de l’église de -Saint-Martin de Vendôme », 1856; « Notice historique sur l’église de Saint-Martin de Vendôme », 1860 ; « Notice historique sur l’Abbaye de la Guiche près de Blois et sa chapelle » , 1863; « Un mot sur l’histoire de France en général et sur celle du comté de Blois en particulier », 1864 ; « Le Dolmen de la Chapelle Vendômoise », 1865 ; « Légende de Saint-Diè sur Loire », 1870; « Rapports sur les Archives dép., comm. et hospit. du Loire— et— Cher », 185o, 1856, 1857, 1858, 1861, 1862; « Les Seigneurs de Mayenne et le Cartulaire de Savigny », 1883; « Généalogie des Seigneurs de Ckateau— Gonthier », 1885 ; « Rapports sur les Archives dép., comm., et hospit. de la Mayenne, dès 1880 à 1887 » ; « Deux nouveaux évêques du Mans »,
Marty (Antoine), philosophe suisse, né, en 1847, à Schwytz, professeur de philosophie à l’Université de Prague, a fait ses études à l’Université de Wurzbourg, et publié : « Kritik der Theorien über den Ursprung der Sprache », Wurzbourg, 1875; « Ueber den Ursprung der Sprache », id., id. ; « Die Frage nach der geschichtlichen Entwicklung des Farbensinnen », Vienne, 1879; « Ueber subjectlose Sâtze und das Verhâltniss der Gymnastik zu Logik und Psychologie » ; « Ueber Sprachreflex. Nativismus und absichtliche Sprachbildung », 1886.
Marx (Adrien), publiciste, auteur dramatique et romancier français, ne à Nancy en 1837. Primitivement destine a la carrière medicale, il a été élève des hôpitaux de Paris pendant six ans, et a débuté dans la presse sur le point d’être reçu docteur en médecine. M. A. M. a été attaché au Cabinet de l’Empereur Napoléon III
comme reporter officiel, il a été inspecteur des Beaux-Arts de la ville de Paris, il est décoré de plusieurs ordres. Il a publié 12 volumes de romans, d’études psychologiques parisiennes, de voyages et de sport (chasse et pêche), 6 pièces de théâtre jouées au Gymnase, aux Bouffes et au Vaudeville. Il est collaborateur du Figaro depuis vingt-cinq ans.
Marx (Roger), publiciste et critique français, né, à Nancy, le 28 avril 1859. Après de solides études littéraires, il débuta en 1877 par des articles publiés dans la Revue des Études, et par des conférences. Venu à Paris l’année suivante, il collabora à plusieurs revues d’art ou de théâtre, puis rappelé à Nancy, il a traité dans les principaux journaux de l’art les questions d’art et de littérature. Ces travaux d’une allure personnelle et d’une grande indépendance de vues furent remarqués par M. Duvaux qui, alors Ministre de l’instruction publique, attacha M. R. M. à la Direction des Beaux-Arts. Les occupations administratives n’empêchèrent pas M. M. de devenir le rédacteur des differents journaux dont il avait été jusqu’alors le correspondant. En 1889, il était chargé de diriger la partie artistique du Voltaire , dont il est resté le critique attitré et où la critique littéraire lui a été confiée. En même temps, il fait la chronique théâtrale au Progrès artistique. Bien qu’il ait paru de lui à diverses reprises des travaux d’imagination: « Les Sonnets »; « Les dimanches de Paris », c’est surtout comme critique d’art qu’il s’est fait connaître. Les études qu’il a publiées dans le Nouvelle Revue, dans l 'Art, dans l’ Indépendant littéraire , et sa collaboration régulière au Voltaire , l’ont classé parmi les lettrés les plus soucieux de la forme, parmi les écrivains résolument décidés à combattre les conventions, à favoriser la libre expansion de l’originalité de l’individualisme. On lui doit deux livres: « Études d’art lorrain », 1883; « Henri Régnault », 1886, ouvrage qui donne le mesure exacte du talent inégal, jusqu’alors mal connu, du peintre-soldat et deux préfaces pour un recueil de vingt-cinq eaux-fortes (1884) et pour V Estampe Originale (1888). Quand M. Castagnaux fut appelé aux Beaux-Arts, M. Marx fut choisi par lui comme secrétaire de la Direction et chargé des fonctions d’inspecteur. Durant les huit mois de cette direction, l’état de santé de M. Castagnaux fit de M. R. M. un véritable coadjuteur et l’agent des principales réformes. A la mort de M. Castagnaux, M. R. M. donna sa démission de secrétaire des Beaux- Art; il a conservé ses fonctions d’inspecteur auprès du même Ministère qui lui a confie 1 organisation de la partie artistique rétrospective de l’Exposition Universelle de 1889. M. R. M., qui a fait partie de nombreuses commissions artistiques, a été chargé en 1886 par le Gouvernement français d’une mission en Espagne
à l’effet d’étudier l’enseignement des Beaux- Arts dans ce pays.
Mary (Jules), romancier français, membre du Comité de la Société des gens de lettres, né, le 20 mars 1851, à Launois (Ardennes), a fait ses études au Collège de Charleville (Ardennes). Il a publié: « Nouvelles », 1 vol.; « La Fiancée de Jean Claude », 2e éd., Dentu; « La Faute du Docteur Modelor », 16e éd., Rouff; « Les Nuits Rouges », 6e éd., id.; « L’Aventure d’une fille », 2® éd., Dentu; « Un coup de Revolver », 8e éd., Plon; « Le Roman d’une Figurante », 3e éd., id.; « Le Boucher de Meudon », 4e éd., Rouff; « La Nuit Maudite », 4e éd., Dentu; « L’Endorineuse », id., Rouff; « L’Outragée », id., id.; « La Jolie Boiteuse », 3e éd., id.; « Les Deux Amours de Thérèse», 2e éd., Dentu; « Les Faux Mariages », 3e éd., Boulanger; « La Bien-aimée », 2<> éd., Dentu; « Roger-la-Honte », 4e éd., Decaux; « La Marquise Gabrielle », id., id.; « Le Wagon 303 », id., Dentu; << L’Ami du Mari », 24 éd., Decaux; « Les Pigeonnes », 28» éd., id.; « La Sœur aînée », 2e éd., id.; « Je t'aime », 42e éd., id.; « La Belle Ténébreuse », 1 vol.; « La Gouvernante », id.; « Le Docteur Rouge », id. ; « Guet-Apens », id. ; au théâtre : « Roger— la— Honte », drame en 5 actes, à l’Ambigu.
Mary (Mm» de Rivières), femme de lettres française, membre de la Société des gens do lettres, née, à Caen, en 1826, a publié, entre autres: « Une noce bretonne », roman; « Les legs d’un père », id.; « Le vieux garçon », id. ; « Le Crime de Genevieve », id.; « Un trésor », id.; « La fontaine d’Isis », id.; « Conte Arabe », id.; « La rivale de Chiffonnette ».
Mary-Lafon (M“« Nancy), femme de lettres française, veuve de M. Mary-Lafon historien, poète, romancier, auteur dramatique, ( est née à Montauban. Elle a publié six nouvelles Américaines traduites du llarper’s Magazine de New- York: « Une carte de Pâques »; « La Vieille fille et son sac » ; « Trouve dans une grenouille »; * Un Revenant au dix-neuvième siècle »;
« Karin, roman de mœurs suédoises » ; « Obstination » ; « Une Histoire en deux heures trentecinq minutes »; « Papa Tôlier ou la Fin d’un roman », nouvelles allemandes; « Fables de Phèdre », traduction en vers, Calmann-Lévy, 1880; « Poésies de L.ongfellow », traduites en vers français, dont Edmond About a écrit qu’elles auraient du être reproduites par toute la presse patriotique; « Ébauches de pensées »; ainsi qu’une suite de « Pensées morales », dans le journal L’Art et la Mode. M me N. M.-L. vit à Paris, où elle consacre son existence à la publication des œuvres posthumes de son mari.
Mârzroth M. nom de plume de l’écrivain autrichien M. Barach, né, le 21 mars 1818, à Vienne. Après avoir reçu son doctorat 6n philosophie, il se livra au journalisme et surtout à la
critique théâtrale et à l’humorisme. Il a fondé tour-à-tour la Komet , le journal Komische Welt et le Wiener Feuilleton. En 1869, après la mort de sa fille, il se retira à Salisbourg. Ou lui doit, entr’autres: « Bilder, Lieder und Geschichten » j « Satans Leier »; « Liederbuch ohne Goldschnitt » ; « Spottvôgel »; « Geisex*- und Geistergestalten aus unseren Tagen » ; « Schattenriffe aus dem alten und neuen Wien » ; « Umrisse » • « Kleine Wahrheiten »; « Lachende Geschichten » ; « Weltlust », poésies; « Fünfzig Jahre eines Poeten » ; « Ernst und Scherz »; « Altwien »; « N eu- Decamerone ».
Mascart (Eleuthere— Elie— Nicolas), physicien français, membre de l’Institut, né, le 20 février 1837, à Quarouble (Nord). Élève de l’école Normale Supérieure (section des Sciences), il fut reçu agrégé en 1861 et docteur ès-sciences en 1864. Nomme conservateur des collections scientifiques de l’école, il devint professeur de physique au Collège-Chaptal, puis suppléant de Régnault à la chaire de physique générale et expérimentale au Collège de France, dont il devint titulaire en mai 18 13. II a été élu membre de l’Académie des sciences le 13 décembre 1884. On lui doit: « Éléments de mécanique », 1866 ; « Traite d’électricité statique », 1876 ; « Leçons sur l’electricité et le magnétisme », avec M. J. Joubert, 1882-84, tom. 1 et 2. M. M. est chevalier de la Légion d’honneur depuis 1871; officier depuis le 20 février 1881.
Mascliio (Antoine), gondolier vénitien, connu pour ses études sur Dante Alighieri; né, le 24 octobre 1825, à Murano, il apprit les éléments de la grammaire aux écoles publiques; gondolier en 1846, garde national pendant la défense de \ enise en 1848-49. Il devint amoureux de Dante pour en avoir lu quelques pages trouvées chez un marchand de tabac, et acheta un exemplaire de la Divina Commedia qu’il apprit par cœur en deux ans. En 1865, il passa -la frontière italienne pour se rendre à Florence au Centenaire du grand poète ; en traversant le Po à la nage, il faillit se noyer. Les Autrichiens l’arrêtèrent et le ramenèrent à Venise sou% escorte. Depuis 1868, il étudia les commentateurs de Dante. Nous avons de lui: « Nuovi pensieri sull’/wferno di Dante », 1869 ; « Pensieri su Wlnferno di Dante e il trionfo di Francesca da Rimini », 1872 ; « 1 ensieri e chiose sulla Livina Commedia », beau volume en 8° de 200 pages, 1879;
« Hinerario dantesco », 1884, qu’il a remanié ensuite et publié sous le titre de : « Il vero itinerario dantesco », 1886. M. M. a donné pendant longtemps des conférences sur Dante dans différentes villes d’Italie. Aujourd’hui, il a un petit emploi au Lycée Marco Foscarini de Venise.
Masclika (Joseph von), médecin allemand, professeur de medecine legale à l’Université de Pi ague, ne en 1820, a publie : « Gerichtsârztlicho Gutachte der Prag. med. Facultât », qua-
tre vol., Prague, 1853, 1858, 1867, 1873; et une foule d’essais et notes dans les journaux.
Masi (Ernest), homme de lettres italien, né, à Bologne, en 1837. Après de fortes études dans sa ville natale, il se mêla au mouvement révolutionnaire, entra dans l’administration comme Proviseur aux études, place qu’il occupe actuellement à Florence. M. M. est un conférencier brillant et apprécié. Nous donnons la liste de ses ouvrages historiques : « I tempi e la satira di Giuseppe Giusti » ; « Fra Girolamo Savonarola » ; « Camillo Casarini » ; « Renata d’Este e i Burlamacchi » ; « La vita, i tempi e gli amici di Francesco Albergati, commediografo bolognese del secolo XVIII »; « Lettere inédite di Carlo Goldoni >> ; « Lettere di Goldoni » ;
« Le fiabe di C. Gozzi »; « Vortheina Lod, viaggio in Oriente » ; « Le due mogli di Napoleone » ; « Parrucche e Sanculotti » ; « Carlo Gozzi e la commedia dell’arte » ; « Giovanni de Gamerra e i drammi lacrimosi »; et plusieurs articles et monographies historiques dans les revues Nuova Antologia et Rassegna Settimanale.
Masing (Emile), pharmacien et chimiste allemand, professeur de pharmacie à l’Université de Dorpat, né en 1839. On lui doit, entr’autres :
« Die Verbindungen des Cantharidins mit anorganischen Basen », Bâle, 1866; « Elemente der pharmaceutischen Chemie », Dorpat, 1885.
Masoin (Ernest), médecin belge, né, à Virton, le 23 juillet 1844. Professeur de physiologie et de médecine mentale à l’Université de Louvain, médecin principal des établissements d’aliénés de cette ville, membre de l’Académie de médecine, de la Société de médecine mentale de Belgique — • dont il a été le président — et d’autres Compagnies savantes, M. M. a publié, outre quelques brochures, la première partie d’un « Traité de physiologie », Louvain, 1875 ; il a collaboré aux Bulletins de l’Académie de médecine et de la Société de médecine mentale , à V Annuaire de V Université de Louvain, au Journal des Sciences médicales , à la Revue des Questions scientifiques, à la Revue Catholique, a la Revue générale, etc. En 1888, il a pris une part extrêmement importante aux discussions qui ont eu lieu à -propos de l’hypnotisme au sein de l’Académie de médecine de Belgique : on possède en brochures son rapport et ses discours, qui concluant à l'interdiction des séances publiques d’hypnotisme.
Maspero (Gaston-Camille-Charles), égyptologue français, d’origine milanaise, né, à Paris, le 24 juin 1846, fit de brillantes études au Lycée Louis-le-Grand, et entra à l’Ecole Normale dans la section des léttres en 1865. Voué de bonne heure aux recherches spéciales de l’érudition, il fut appelé comme répétiteur d’archéologie égyptienne à l’Ecole des Hautes Etudes, devint suppléant de la chaire d’archéologie et de philosophie égyptiennes au Collège de France,
puis remplaça M. de Rougé comme professeur titulaire en 1874. M. M. a publié : « Essai sur l’inscription dédicatoire du temple d’Abydos et la jeunesse de Sésostris », 1869 ; « Hymne au Nil, publié et traduit d’après les deux textes du Musée britannique », id. ; « Une enquête judiciaÿ-e à Thèbes au temps de la XXe dynastie », 1872; « Mémoires sur quelques papyrus du Louvre », 1865 ; « De Carchemis oppjdi situ et historia antiquissima », 1873; « L’Egypte ancienne de M. Ebers », 1880, traduction ;
« Histoire ancienne des peuples de l’Orient », 1875 ; « La stèle du Songe », 1868 ; « La littérature religieuse de l’ancien Egypte », 1871;
« Des formes de la conjugaison en égyptien antique, en démotique et en copte », 1871;
« La stèle de l’excommunication » ; « La stèle de l’intronisation », id. ; « Notes sur quelques points de grammaire et d’histoire », 1872-78 ; « Les pronoms personnels en égyptien et dans les langues sémitiques », 1872 ; « Du genre épistolaire chez les ancien Egyptiens », 1873. M. M. a publié dans les Records of the Past : « Les instructions du Roi Amenemhât I dans les Etiopic Annals : I. La stèle de l’incouronnaison ; La stèle de l’excommunication ; II. La stèle de l’intronisation; III. La stèle d’intronisation ; IV. La stèle du Roi Horsatiew; V. La stèle du Roi Nastosenen; La stèle C 11 du Louvre » ; « Une stèle égyptienne du Musée de Rennes », 1873; « Un gouverneur de Thèbes ‘ au temps de la XII Dynastie », id. ; « Lettre à M. G. d’Eichthal », 1872 ; « Le Papyrus de Berlin n. 1 », 1877-78; « Le Papyrus Mallet », 1878; « Le Conte du Prince prédestiné », 1877- 78; « Comment Thoutu prit la ville de Joppé », 1878; « Sur deux monuments nouveaux du régime de Ramsès II », 1877 ; « Le conte des deux frères » (nouvelle traduction), 1878; « Fragments d’un commentaire sur le livre II d’Hérodote », 1875-78; Dans la Zeitschrift fur Ægyptische Sprache, ; « Sur la flexion en i de l’Egyptien » ; « Sur les auxiliaires te, ne du Copte », 1876-78; « Une page du roman Satni transcrit en hiéroglyphes », 1878 ; « Sur les altérations phonétiques subies par l’Espagnol à Montevideo et Buenos-Ayres », 1871; plusieurs articles dans la Revue Critique et VAcademy. M. M. a pris part à tous les Congrès des Orientalistes.
Maspero (Paul), écrivain lombard, né, à Milan, très apprécié comme médecin pour ses études sur l’épilepsie et comme homme de lettres pour ses écrits scientifiques et ses traductions. Sa traduction de V Odyssée est estimée classique et a été louée par Bellotti, Gherardini et A. Maffei ; dans les éditions de Florence, Le Monnier, à partir de 1871, Milan, Ricordi, 1879 (avec illustrations de Zanoli e Cenni), Hoepli, 1886, M. M. a apporté de notables corrections et améliorations à cette dernière. Nous devons encore signaler les traductions du poème attribué
à Musée: « Gli amori di Ero e Leandro » ; « Edipo Re » de Sophocles, 1884; « Teatro scelto di Racine », qui comprend la traduction des tragédies : « Mithridate »; « Iphigénie »; « Phèdre »; « Athalie ».
Masqnard (Eugène de), agriculteur français, né, à Nîmes, le 9 août 1819, fit ses études au Collège de Nîmes et s’adonna immédiatement après à l’agriculture. Il est membre des sociétés d’agriculture du Gard, de Vaucluse, de la Haute-Garonne, de l’Ardêche, des Agriculteurs de France, des Comices agricoles d’Alais, de Poligny, etc. Il a obtenu un grand nombre de médaillés aux concours. Il a publié sous le pseudonyme de Docteur Marron plusieurs brochures : « La Microbiculture » (traduite en plusieurs langues) ; « Le faux et le vrai libreéchange », 1881 ; « Les Fumisteries capitales ». Travailleur infatigable encore aujourd’hui sous les pseudonymes du Docteur Marron , de Jacques et de Jérémie Bonhomme , d 'Anarchiste rural , il collabore à plusieurs journaux du Midi, l 'Indépendant, le Gard socialiste , etc.
Massarani (Tullo), poète, peintre, critique d’art, homme politique italien, sénateur du Royaume, né, à Mantoue, en 1826, de famille israëlite et très riche. Il prit part aux mouvements révolutionnaires italiens depuis 1848 jusqu’à 1870. Il débuta de bonne heure dans les lettres en écrivant au XXII marzo, journal politique qui se publiait à Milan en 1848 le lendemain des glorieuses « Cinque Giornate ». A la rentrée des Autrichiens, il partit pour la France, où il écrivit un Mémoire , sous le titre : « Quelques mots sur la défense de Venise », Amyot, mars, 1849. Après le désastre de Novare, il se réfugia en Suisse, où, sous la direction de Charles Cattaneo, il se perfectionna dans les sciences économiques. Il fut un des collaborateurs du Crepuscolo de Charles Tenca et du Nipote del Vestaverde , do César Correnti. Nous avons de lui: « Studii di politica e di storia », Florence, LeMonnier;
« I prodromi délia liberté moderna » ; « Allemagne et Italie », ouvrage écrit en allemand, et publié à Breslau en 1859; « Sermoni », Florence, Le Monnier, 1880 ; « L’arte a Parigi », en deux éditions, l’une italienne, l’autre française; « Sermoni e rime », 1884; « Sui provvedimenti per l’Africa », 1887; « A mes amis de France », 1888; « Carlo Tenca e il pensiero civile », Milan, 1888. Le sénateur M. est un artiste doublé de philantrope ; ses bienfaisances sont remarquables et sont faites selon les maximes de l’Evangile. Nous avons aussi de lui une traduction du chinois : « Il libro di Giada ».
Massebiean (Louis), professeur adjoint à la Faculté de théologie protestante de Paris et maître de conférences à l’école des Hautes-
Etudes (section des sciences religieuses), est ne, à Nîmes, en 1840. Il fit ses études classiques à Gunges (Hérault), à l’institution Oli-
vier, où s’est formée assez longtemps, sous une influence d’une moralité remarquable, une partie de la jeunesse protestante des Cévennes, et où M. Ad. Cazalet enseignait les lettres avec distinction, en les faisant aimer. Il passa ensuite deux ans à Paris, au lycée Charlemagne- il y eut pour maître M. Gaston Boissier. De 1860 à 1865, il fut professeur au collège de Castelnaudary, puis aux lycées d’Angoulême et de Bourges, mais après cinq ans de services, il dut renoncer au professorat à cause de l’affaiblissement de sa vue. Pendant les cinq années suivantes, de 1865 à 1870, il fut précepteur à Vierzon, près de Bourges, et put employer tranquillement à des études conformes à ses goûts les loisirs assez grands que lui laissaient ses fonctions. En 1870, à la veille de la guerre, il alla s’établir comme professeur libre à Paris, où il a depuis lors son domicile. Après le temps du siège, pendant lequel il servit dans la garde nationale et après la Commune, de 1871 à 1877, il donna des leçons particulières tout en étant professeur de littérature française et de philosophie à l’écol-e préparatoire de théologie des Batignolles, où il est encore. C’est pendant cette période, en 1875, à l’âge de trente-cinq ans, qu’il débuta comme écrivain par des études de critique littéraire contemporaine, publiées dans la Revue Chrétienne. En 1878, il obtint le grade de docteur ès-lettres avec les deux thèses suivantes: « Les colloques scolaires du XVIe siècle et leurs auteurs » ; « De ravisii tentores comediis ». A peu près en même temps, il était nommé maître de conférences à la Faculté de théologie protestante de Paris pour la littérature chrétienne, grecque et latine des six premiers siècles. En 1886, il a été aussi nommé pour le même objet à l’école des Hautes-Études et professeur adjoint à la faculté. Comme la plus grande partie de son temps est prise par les devoirs de l’enseignement, il n’a publié, jusqu’à présent, que des travaux de médiocre étendue, dispersés dans divers recueils (pour quelques uns il y a eu tirage à part). Parmi les études contemporaines on peut citer: « Les poésies de Jacques Richard », contribution à la biographie d’un ancien ami ( Revue Chrétienne) , 1885. Pour l’histoire du protestantisme: « Les deux conversions de Perrot d’Ablancourt » et le « Protestantisme à Paris sous Louis XIII »; pour le XVIe siècle, l’article: « Érasme » dans V Encyclopédie des Sciences religieuses ( Revue Chrétienne ), 1879; « Une acquisition du musée pédagogique », 1885; « Programme d’étude du Collège de Guyenne », 1886. Mais il s’est surtout occupé de ce qui concerne l’ancienne littérature chrétienne. C’est ainsi qu’il a publié de l’« Authenticité du fragment d’Aristide » ( Revue de théologie de Lausanne), 1879, « Des sacrifices ordonnés à Carthage au commencement de la persécution de Décius » ( Revue des Reli-
gions ), 1884; « L’enseignement des douze apôtres. Sur la Didaché découverte par Bryennus » (même Revue), 1884; « De l’étude des Pères de l’église en France depuis le moyen-âge jusqu’à nos jours » (leçon d’ouverture à la Faculté), 1884 ; « L’apologétique de Tertullien » et l’« Octavius de Minucius Félix » ( Revue des Religions ), 1887 ; « Le traité de la vie contemplative et la question des thérapeutes » (même Revue), 1887. Il faut encore mentionner l’article: « Pères de l’Église », dans le Dictionnaire de Pédagogie de M. Buisson. Enfin, M. M. est un des directeurs des Annales de Bibliographie théologique qui ont commencé à paraître en 1888.
Il a promis au public une « Histoire de l’éducation en France au XVIe siècle » et un ouvrage sur « Philon d’Alexandrie » qui ne peuvent avancer que lentement à cause du temps que réclament ses occupations uniltiples.
Massebieau (Adolphe), fils du précédent, né, à Nîmes, en 1861, ancien élève de l’École Normale supérieure, agrégé d’histoire, professeur au lycée de Bennes. Il a publié des articles sur l’Extrême Orient dans la Grande Encyclopédie.
Massebieau (Eugène), frère du précédent, est né, .à Angoulême, en 1863, ancien élève de la Faculté de théologie protestante de Paris et do l’École des Hautes-Études, pasteur suffragant à Nîmes. II a publié : « Examen des citations de l’Ancien-Testament dans l’Évangile selon Saint-Mathieu », mémoire couronné par la Faculté, Paris, Fischbacher, 1885 ; « Du principe de la morale d’après la philosophie de l’évolution », thèse pour le baccalauréat en théologie, 1886; « Poètes anglais contemporaius : Shelley, Tennyson » ( Revue Chrétienne de 1887 et 1888).
Massei (Ferdinand), médecin italien, né, en 1847, à Naples, où il a fait se3 premières études qu’il acheva à l’étranger. En 1882, il a été chargé du cours de laryngologie à l’ Université de Naples. Nous avons de lui en librairie: « Lezioni di chiusura al corso di laringoiatria » ; « I punti sugli I »; « Sopra un caso di papilloma laringeo » ; « Ancora del laringoscopio e délia medicina militare » ; « Le primarie scuole di laringoiatria in Europa » ; « Comparaison entre le courant faradique et le continu dans les paralysies vocales ».
Massey (Gérard), poète anglais, né le 29 mai 1828 de parents très pauvres. Après une jeunesse difficile, il débuta en 1845 comme directeur du journal Spirit of Freedom ; plus tard il collabora à VAtheneum : ses ouvrages principaux sont : « Voices of Freedom and lyrics of love », 1850 ; « The Ballad of Babe Christabel », 1854; « War Waits », 1855;
« Craibgrook Castle » , 1856 ; « Havelock’s Mardi », 1860 ; « The secret drama of Shakespeare’s Sonnets », 1864-72 ; « A taie of Eternity and Other Poems », 1869 ; « Concerning I
Spiritualism », 1872 ; « A Book of the Beginnings », 1882; « The Natural Genesis », 1884.
Massicault ( Justin - Théophile- Athanase ) , écrivain français, né, à Ouroner-les-Beurdelins (Charente), le 14 septembre 1838. Successivement rédacteur et directeur de plusieurs journaux, nommé directeur du service de la presse au Ministère de l’intérieur, et Préfet de la Haute-Seine, de la Somme et du Rhône, il est à présent Ministre plénipotentiaire, résident général de la République française à Tunis. Il est commandeur de la Légion d’honneur et officier des Saints-Maurice et Lazare et de la Couronne d’Italie. Nous avons de lui plusieurs articles de journaux, brochures politiques et un roman : « Thibaud », écrit en collaboration avec M. Jamet.
Masson (David), homme de lettres anglais, professeur de littérature à l’Université d’Edimbourg, né, à Aberdeen, le 2 décembre 1822, élevé au collège Mareschal de sa ville natale; il acheva ses études à l’Université d’Édimbourg. Après avoir contribué largement au Quarterlg, National, au British Quarterlg, au North British Review, à V Encyclopedia Britannica et à VEnglish Encyclopœdia, il publia plusieurs essais dans le Macmillan’ s Magazine dont voici les titres : « Carlyle’s Letters and Pamphlets » ; « Dickens and Thackeray »; « Rabelais »; « Literature and the Labour Question » ; « Pre-Raphaelism in Art and Literature »; « Théories of Poetry »; « Shakespeare and Goethe » ; « Hugh Miller »; « De Quincey and Prose-Writing » ; Trois volumes de : « Essays Biographical and Critical, chiefly on English Poets », parus en 1874; « Life of John Milton, narrated in connection with the Political, Ecclesiastical and Literary History of his Time », œuvre essentielle de l’auteur dont la publication commencée en 1858, fut terminée en 1878. Nous avons aussi de lui une édition très soignée en trois volumes avec notes et préface de l’œuvre de Milton (1874), et enfin une « Biographie du Poète Drummond », 1873 ; et « The Three Devils : Luther’s, Milton’s, and Goethe’s », 1874.
Mastriaui (François), romancier populaire napolitain, né, à Naples, le 23 novembre 1819, étudia la médecine en même temps que les langues étrangères ; à 17 ans, il débuta dans les journaux littéraires La Galleria del Secolo, Il Sibilo, L’interprete et le Salvator Rosa ; trois ans après, il donna à la scène des Fiorentini le drame: « Vito Bergamaschi », qui obtint un grand succès. Vers 1848, il publia son premier roman: « Sotto altro cielo »; en 1849 « La cieca di Sorrento » et « Il mio cadavere », qui donnèrent à M. M. la popularité dont a joui en France M. Ponson du Terrail. La fécondité de M. M. est étonnante. De 1850 à 1879, il a publié 60 romans. Nous donnons les titres de ceux qu’il a publiés depuis 1879: « Il bettoliere di Borgo Loreto » ; « La Spia » ; « Il Fantasma » )
MAT
« Il largo delle baracche » ; « L’Ebreo di Porta Nolana » ; « La Sonnambula di Monte Corvino » ; « La Medea di Porta Médina »; « Il signor Bruno »; « Giovanni Blondini »; « Il Barcaiuolo d’Amalfi »; « Maddalena »; « 11 dramma délia Montagna » ; « L’assassinio in via Porta Carrese »; « Kari-Tisiné, memorie d’una schiava » ; « La Pazza di Piedigrotta » ; « Caterina la pettinatrice » ; « Cornpar Leonardo da Pontescuro »; « Le due geoqelle »; « Carmela » ; « La gente per bene » ; « La chioma di sangue » ; « Il suicida » ; « Il cocchiere délia Carità » ; « L’Orfana del Colèra » ; « Lucia la Muzzcmara »; « Il campanello de’Luizzi » ; « Povero cuore! »; « Pasquale il calzolaio del Borgo Sant’Antonio Abate » ; « Bernardina »; « La jena delle Fontanelle »; « Cosimo Giordano » ; « La Carolina délia Pffinasecca » ; « Il fîglio del Mare » ; « Il parricida o il Capraio di Mocalli » ; « La figlia del birro » ; « L’occhio del morto » ; « Fior d’arancio, la Cantatrice di Mergellina » ; « Tobia il gobbetto ».
Mastrig-li (Léopold), musicien et critique musical italien, né, à Albano Laziale, le 8 février 1856. Il fît ses études classiques au Collège Cicognini de Prato; membre du Conseil international de musique d’Anvers en 1885, son oeuvre est appréciée à l’étranger plus encore qu’en Italie. Nous avons de lui: « Gli uomini illustri nella musica da Guido d’Arezzo fino ai Contemporanei », 2me éd., Paravia, Rome, 1883; « Beethoven, la sua vita e le sue opéré », Città di Castello, 1886; « Il coro nel dramma musicale moderno », Rome, 1887; « Giorgio Bizet, la sua vita e le sue opéré », Paravia, Rome, 1887. En préparation : « La storia délia musica compendiata ad uso dei licei musicali » ; « Consigli, precetti e pensieri sulla musica » ; « La musica nel XXSecolo». M. M. a composé aussi de la musique de salon, ainsi que plusieurs articles de critique musicale insérés dans les Revues italiennes et étrangères.
Matabon (Hippolyte), poète français, né, à Marseille, le 2 février 1823. Fils d’un maître serrurier, il eut des commencements très-humbles. A peine sorti de l’école populaire, il devint apprenti compositeur d’imprimerie. C’est en composant les vers ou la prose d’autrui qu’il sentit se développer en lui la vocation poétique. Il publia ses premiers essais dans la Revue de Marseille et de Provence , dont il est encore le secrétaire de rédaction. Il a publié:
« Le Vieux Fauteuil », pièce couronnée aux jeux Floraux de Toulouse; « Les Champs et l’usine »;
« Ma petite maison »; « Un Beau Dimanche»;
« Les Lunettes de ma Grand’mère ». La plupart de ses pièces ont été réunies en un volume qui a pour titre: « Après la Journée », 1886, et qui a été couronné par l’Académie française.
MAT
Mataja (Victor), économiste autrichien, professeur libre à l’Université de Vienne, né, le 20 juillet 1857, à Vienne, a publié : « Der Unternehmergewinn », Vienne, 1884; « Das Recht des Schadenerlatzes vom Standpunkt der National Okônomie », Leipzig, 1888; plusieurs essais.
Mataranga (Pauagiotti), poète hellène, né, à Nauplie, le 23 août 1834, consul de Grèce à Scio. M. M. a publié deux volumes de poésies et traduit 1’ « Enfer » de Dante et les « Idylles » de Virgile en langue grecque.
Mathers (Hélène Buckingham), femme-auteur anglaise mariée à M. Henri Reeves, née, en 1852, près de Somerset, débuta dans le roman en 1875 et devint immédiatement très populaire. Nous avons en librairie: « Comin’thro’the Rye »; « The Token of the Silver Lily » ; « Cherry Ripe » ; « The Land o’the Leal » ; « As He Cornes up the Stair »; « My Lady Green Sleeves »; « The Story of a Sin » ; « Sam’s Sweetheart » ; « Eyre’s Acquittai » ; « Found out ».
Mathieu (l’abbé Désiré), littérateur français, ancien professeur d’histoire au petit Séminaire de Pont-à-Mousson, membre de l’Académie de Stanislas à Nancy, né, à Einville (Meurthe-et- Moselle), en 1839, a publié: « L’Ancien régime dans la province de Lorraine et Barrois d’après des documents inédits (1698-1789) », Hachette, 1879, ouvrage couronné par l’Académie française ; « De Joannis abbatis Gorzienis. Vita », 1878; « Un Prédicateur contemporain », 1882; « Un Romancier lorrain du XIIe siècle », 1883; « L’Abbé Rohrbacher », discours de réception à l’Académie de Stanislas, id.
Mathot (Louis), écrivain belge, de langue néerlandaise, né, à Anvers, le 26 août 1830. Après une jeunesse assez difficile, il finit par faire sa trouée; et de 1863 à 1872, déjà connu par de nombreux travaux, il siégea au Conseil communal de sa ville natale. Il est aujourd’hui membre de l’Académie Royale flamande. M. M., qui a adopté le pseudonyme L. Van Ruckelingen, s’est montré nouvelliste aimable dans « Een koning in de Kemp », Anvers, 1854, 2e éd., 1864, et dans ses « Verhalen », id., id., 2e éd., Gand, 1856; défenseur du mouvement flamand dans plusieurs brochures dont la plus importante est: « Vlaemsche beweging », Gand, 1856; historien enfin dans d’autres publications, malheureusement empreintes souvent d’un esprit un peu étroit, parmi lesquelles nous citerons :
« België onder Maria-Theresia », Anvers, 1858, 2e éd., 1866; « De patriottentyd : Jozel II en de Brabantsehe omwenteling », id., 1860; « De Jacobynen in België », id., 1862; « België onder Ivarel VI », id., 1864. En outre, il a collaboré au Nederduitsch overzigt, à Noord en Zuid , etc.
Matini (Hugues), écrivain, instituteur et conférencier italien, né, le 26 décembre 1856, à Cortone, fit ses études à Florence et à Pérouse.
•MM wm
MAT
Il dirige dans la première de ces villes une Institution qui porte le nom de Michel-Ange. En 1887, il édita un album artistique intitulé :
« Santa Maria del Eiore » ; et donna (1888-89) aux écoles populaires une série de Conférences pour les ouvriers italiens qui allaient à Paris visiter l’Exposition et qui sont réunies en volume sous le titre de « Da Firenze a Parigi ».Nous avons aussi: « Da Natale ail’ Epifania », série de conférences folk-loristes ; « Nel regno délia tavolozza ». En collaboration avec le Comte De Gubernatis, le « Dizionario degli Artisti viventi », qui est déjà arrivé à sa 5rae livraison, Florence, Gonnelli. M. M. collabore à plusieurs petits journaux littéraires.
Matkovic (Pierre), écrivain jugo-slave, secrétaire de l’Académie des Sciences d’Agram, où il est aussi professeur de Géographie à l’Université, né, le 18 juin 1830, à Segna (Croatie Maritime) ; il étudia à Vienne et à Prague, acheva ensuite ses études de géographie à Berlin sous le célèbre Ritter, ensuite à Gottingue ; tour-àtour professeur aux Gymnases de Gratz et de Varasdin et à l’école Supérieure Technique d’Agrain (1871). Nous avons de lui beaucoup d’ouvrages en allemand et en croate, dont nous donnons les titres en français. Ouvrages en allemand: « Carte topographique de St. -Michel de Leume par Fra Mauro », 1859; « Du Royaume du Prêtre Jean », id., id.; « Vieilles cartes de navigation manuscrites de la Bibliothèque Impériale de Vienne », 1861 ; « Vieilles cartes de navigations manuscrites de la Bibliothèque de Venise », 1863. Ouvrages en croate : « Un traité de commerce des années 1408-1455 entre la République de Venise et les Comtes de Segna en Croatie », 1863 ; « Essai statistique du royaume de Croatie, Esclavonie, Dalmatie », 1864; « Fragments statistiques sur la Croatie et l’Esclavonie », id. ; « Marc Polo originaire de la Dalmatie », 1866 ; « Sur la Statistique de la mortalité en Croatie et Esclavonie », id. ; « La Croatie et l’Esclavonie dans ses relations physiques et morales », 1873; « L’Exposition etnographique à Moscou », 1867; « Sur la nécessité d’un bureau statistique pour l’état actuel de la statistique en Croatie », 1868; « Matériaux pour l’histoire mercantile de la République de Raguse », 1869; « La Statistique officielle en Serbie », 1870; « Relation du voyage à Raguse en 1869 », id.; « Les publications récentes géographiques sur la Turquie Européenne », 1871; « Relations commerciales entre Raguse et l’Italie moyenne », id. ; « Anciens itinéraires dans les mms. des Bibl. de Venise », id. ; « La nationalité comme base du cens », id.; « Division biographique du haut plateau croate et ses relations ipsométriques », 1872; « Les délibérations du 8me Congrès Statistique international de St.-Pétersbourg », 1873; « Les graduations des monts de la Bosnie », id.; « Les
MAT 1457
publications géographiques récentes sur la presqu’île des Balkhans », 1874; « La répartition et ipsométrie des montagnes de l’Esclavonie », 1875; « Les voyages à travers la presqu’île balkhanique dans le moyen-âge », 1878; « Documents pour l’histoire de Raguse à l’époque de la protection hongro-croate », 1869 ; « Deux itinéraires italiens pour la presqu’île balkhanique dans le XVIe siècle », 1878; « George Hus », 1881 ; « Le texte latin de l’itinéraire de G. Hus », 1881.
Matosze (Manuel), écrivain satirique Valencien, auteur de plusieurs pièces comiques à grand succès. Journaliste républicain très répandu, rédacteur aux principaux journaux démocratiques, secrétaire de l’Exploitation à la Compagnie du chemin de for Madrid-Saragosse- Alicante.
Matsclieg (Antoine), historien vénitien, né, à Bellune, en 1825, fit ses premières études dans sa ville natale et fréquenta ensuite les Universités de Padoue et de Vienne; nommé en 1855 professeur d’Histoire et de Géographie au Lycée de Venise qui depuis 1870 s’appelle Lycée Marco Foscarini. Nous avons de lui: « Discorso sull’origine e progresso délia costituzione inglese », Venise, 1867; « Religione ed arte », id., 1869 ; « Paolo Paruta », id., id. ; « Lezioni di Storia Universale », en trois vol., 1870—71 ; « Cesare e il suo tempo, Storia critica », Florence, 1874; « Monografia storico-politica intorno al Petrarca », Venise, 1874; « Storia politica d’Europa dal chiudersi del Regno di Carlo VI al Trattato di Acquisgrana », lre partie, Venise, 1874; « La Repubblica Veneta », discours historique, Trévise, 1884; « La storia », discours, Venise, 1886; « La Storia politica », etc., a été achevée et républiée en nouvelle éd., en 1888.
Mattel (Xavier, baron di Santa Lucia e Filittopiano), homme de lettres italien, petitfils de l’illustre Xavier M. traducteur des Psaumes de David. Il est né, à Naples, en 1814. Il a écrit pour le théâtre plusieurs comédies, entre autres : « U cuore tira la mente » ; « Le due musiche » ; « Piccini a Parigi » ; plus les brochures suivantes : « Alcuni proverbi e modi proverbiali dichiarati », 1873 ; « Galiani e i suoi tempi », 1869; « Critica e controcritica intorno al Galiani e i suoi tempi », 1869. Le baron M. a aussi un petit volume de sonnets intitulé: « La Stecchettiade », dans lequel il combat les tendences de l’école poétique réaliste dont M. Stecchetti est le chef en Italie.
Matter (Albert- Jules-Timothée), théologien français, né, en 1828, à Strasbourg, fils de M. Jacques M., le célèbre historien du Gnosticisme, le savant biographe de Saint-Martin, de Schelling et de Swedenborg, poursuivit simultanément l’étude des lettres, de la théologie et de la jurisprudence et obtint coup sur coup les
1458 MAT
diplômes de "bachelier en théologie à Strasbourg. Licencié en droit à Paris, docteur en philosophie à Berlin. Pendant dix-ans, de 1856 à 1866, le pastorat luthérien le compta au nombre de ses membres les plus distingués, à Neuviller en Alsace, au Ban de la Roche, le village illustré par le dévouement d’Obelins, à Paris, dans l’église de la Rédemption; de 1866 à 1873, lui incombèrent les fonctions d’inspecteur ecclésiastique. En 1877, lors du transfert à Paris de la Faculté de théologie de Strasbourg, M. M. fut appelé à la chaire de dogme luthérien qu’il occupa pendant 4 ans, mais dont le mauvais état de sa santé l’obligea de se retirer prématurément en 1881, il a également siégé à mainte reprise dans les corps officiels de l’église luthérienne et fait partie de plusieurs sociétés religieuses. Parmi les publications sorties de sa plume, nous mentionnerons : « De l’authenticité du fragment de Sanchoniaton cité par Eusèbe », 1848; « Lettre sur la Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ », 1855; « La sacrification Chrétienne », 1859; sans parler de nombreux articles insérés dans les journaux: La Croix, la Revue de théologie de Strasbourg et de Montauban, la Redl-Encyclopédie de Herzog , V Encyclopédie des Sciences religieuses.
Mattliiessen (Henri-Erédéric-Louis), physicien allemand, professeur de physique à l’Université de Rostock, né en 1830, a publié, entr’autres : « Ueber die Gleichgewichtsfiguren homogener freirotirender Flüssigkeiten », Kiel, 1857; « Die algebraischen Methoden der Auflôsung der litteralen, quadratischen, kubischen und biquadratischen Gleichungen », Leipzig, 1866; « Commentar zur Aufgabensammlung von Heis für Schüler », Cologne, 1870; 3e éd., 1881; « Schlüssel zur Aufgabensammlung von Heis für Lehrer und Studirende », deux vol., Cologne, 1873; 3e éd., 1886; « Grundriss der Dioptrik geschichteter Linsensysteme », Leipzig, 1877 ; « Grundzüge der antiken und modernen Algebra der litteralen Gleichungen », Leipzig, 1878; « Uebungsbuch für den Unterricht in der Arithmetik und Algebra für hôhere Bürgerschulen », Cologne, 1882.
Matthieu (Ernest-Antoine- Joseph-Ghislain), historien belge, né, à Mons, le 2 juin 1851. Avocat, docteur en sciences politiques et administratives, conseiller communal et archiviste de la ville d’Enghien, M. M. est le secrétaire du Cercle archéologique de cette ville; il fait en outre partie du Cercle archéologique de Mons, de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, etc. On a de lui un très grand nombre de notices éparses dans les Annales et Bulletins du Cercle archéologique de Mons et de l’Académie d’archéologie de Belgique; dans les Mémoires de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, de la Société littéraire de Louvain, do la Société des
MAT
antiquaires de Picardie; dans les Annales du Cercle archéologique d’Enghien, de la Société archéologique de Belgique; dans les Bulletins de la Commission royale d’histoire et des Commissions royales d’art et d’archéologie; dans les Souvenirs de la Flandre Wallonne de Douai, V Annuaire de l’Université catholique de Louvain, la Revue Belge de numismatique, les Précis historiques de Bruxelles, les Analectes pour servir a l'histoire ecclésiastique de la Belgique, Le Hainaut de Mons (un des meilleurs organes de la presse catholique belge). Parmi celles de ces notices qui ont été tirées à part, nous citerons : « Chartes concernant le chapitre noble de Sainte- Aldegonde de Maubeuge », Louvain, 1880; « Le besoigné ou description de la ville de Beaumont publié pour la première fois, avec une introduction », Mons, id. ; « Histoire de l’instruction publique en Hainaut », lre série; « L’enseignement à Braine-le-Comte », Louvain, 1885; 2e éd., Braine-le-Comte, 1890; « Un procès de sorcellerie à Ronquières », Louvain, 1886; « Les deniers en plomb du chapitre de Sainte-Aldegonde de Maubeuge », Bruxelles, id.; « Statistique des manufactures et fabriques de la ville de Mons et de ses environs en 1764 », Mons, id.; « L’avouerie de Mons, étude historique », Anvers, id. ; « Histoire de l’instruction publique du Hainaut », 2e série; « La Congrégation des sœurs de Saint-François-de-Sales de Leuze », Bruxelles, 1887; « Les écoles de Jodoigne au XIIe siècle », Nivelles, id.; « Maximilien de La Haize, grammairien montois et l’enseignement de la grammaire française, spécialement à Mons, avant le XVIIIe siècle », Mons, id., (travail très curieux) ; « Le Métier des tapissiers de haute lice à Binche », Bruxelles, 1888. Avec M. G. Decamps, notre auteur a publié des « Notes sur des œuvres d’art du Hainaut », Mons, 1877; et nous connaissons de lui une brochure politique anonyme : « De la nécessité d’une opposition à l’hôtel de ville, par un électeur montois », id., 1878. Mais son œuvre capitale est une excellente « Histoire de la ville d’Enghien », Mons, 1876-1878, couronnée par la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut.
Mattirolo (Louis), avocat italien, né, à Turin, le 26 juillet 1838, docteur agrégé à la Faculté de droit judiciaire à l’Université de Turin. Nous avons do lui: « Cenni sulla provain genere e più particolarmente sulla prova testimoniale », Turin, 1862; « Programmai di diritto civile e di procedura civile », id., 1865; « Prolusione al corso di diritto e legislazione militare alla scuola di guerra », id., 1869; « Uno sguardo al diritto giudiziario », id., 1870; « Elementi di diritto giudiziario civile italiano », id., 1875-81; « Principii di filosofia del diritto », id., 1871; « Trattato di diritto giudiziario civile », id., 1882-87; « Mattia Filiberto Pateri »,
Turin, Paravia, 1884; « Istituzioni di diritto giudiziario civile », id., 1888.
Matyas Vallady, écrivain français, pseudonyme d’un professeur d’Université, résidant à Paris, né, à Mulhouse, en 1853, ancien élève de l’École Normale Supérieure, ancien professeur en province, a séjourné en Allemagne et dans l’Autriche-Hongrie, et publié divers articles politiques et littéraires dans la Nouvelle Revue , dans la Revue Bleue , et dans la Deutsche Revue, et deux volumes: « Pilles d’Allemagne », nouvelles humoristiques ; « France et Allemagne : Les deux Races », étude de psychologie comparée.
Maudsley (Henri), célèbre docteur anglais, dont la spécialité est l’étude des maladies mentales, né, à Giggleswik près de York, le 5 février 1835; docteur en médecine à l’Universite de Londres en 1857 ; médecin en chef de l’Hôpital des foux de Manchester (1859-62). Membre du Collège Royal des médecins (1870), professeur de jurisprudence médicale à l’Université de Londres, membre de plusieurs Académies étrangères, président de l’Association médicopsycologique de la Grande-Bretagne et de 1 Irlande, directeur du Journal of mental science. M. M. est l’auteur de: « The Physiology of Mind »; « Body and Mind »; « Responsibility in Mental Diseases » ; mais son ouvrage essentiel est un traité des maladies mentales traduit en toutes les langues. La traduction en italien est due au prof. Arrigo Tamassia de l’Université de Padoue.
Maugras (Charles-Gaston), né, à Soisson, le 16 novembre 1851, ancien chef du Cabinet du Président du Sénat, a écrit en collaboration avec M. Lucien Peray: « Correspondance de Galiani » ; « La jeunesse de Mme d’Épmay » ;
« Les dernières années de Mrae d’Épinay » ;
« La vie intime de Voltaire aux délices de Ferney », et « Voltaire et J.-J. Rousseau » ; « Les Comédiens hors la loi » ; « Trois mois à la Cour de Frédéric ». Les ouvrages de M. M. et de son collaborateur sont des illustrations hors-ligne des personnages marquants du X\IIIe siècle.
Manlde de la Clavière (René DF.), né en 1848, ancien élève de l’école des Chartes, embrassa d’abord la carrière administrative qu’il suivit pendant un certain nombre d’années, comme sous-préfet de Bonneville, de Sable d’Olonne, de Tournoo, de Bernay. Démissionnaire à la fin de l’année 1878, il s’est depuis lors entièrement consacré à la science historique, et plus spécialement à l’etude de tout ce qui constitue le développement historique et expérimental du droit naturel. L Institut de Fiance a souvent couronne ses travaux. Il a fonde en 1886 la Société d’Histoire Diplomatique, répandue aujourd’hui dans toute l’Europe et dans toute l’Amérique, et dont font partie les principaux hommes d’ État et diplomates de di-
vers pays. Il a conservé le titre de secrétaire général de cette Société, et il est directeur de la Revue d1 Histoire Diplomatique. Parmi ses publications personnelles, nous citerons : « La condition forestière de l’Orléanais au moyenâge », ouvrage classique de l’histoire du droit forestier; « Jeanne de France, duchesse d’Orléans et de Berry » ; « Procédure politique du Règne de Louis XII », publié aux frais de l’État; « Gille de Raiz, dit Barbe-bleue », en collaboration avec M. Bossard; « Caudebec en Gaux » ; « Le prieuré de Pilotin » ; une collection d’anciens textes du droit français contenant notamment: «Les Coutumes et Réglements de la République d’Avignon : les Chartes Municipales d’Orléans et de Montargis : les hommes libres du XIIe siècle : Concordat passé par le duc Amédée VIII de Savoie avec le clergé de ses États », etc.; une édition du poète Jean de la Caille, etc. M. de M. de La C. est membre de la R. Deputazione di Storia Patria de Turin.
Manlvault (Pierre-Marie-Achille), pasteur et théologien français, né, le 30 décembre 1834, de parents catholiques, à Berchères-sur-Vigre dans le département d’Eure-et-Loire, se rendit à Paris pour des études littéraires, fut amené à la suite de douloureuses circonstances de famille à se convertir au protestantisme et travailla pour différentes sociétés d’évangélisation dans la Suisse romande, le Dauphiné, le Poitou et la Normandie. En 1861, après sa consécration au Saint-Ministère, l’église indépendante française de Guernesey le choisit pour pasteur et demeura pendant onze années sous sa direction spirituelle. Le mouvement antiinfaillibiliste qui se manifesta dans toute l’Europe après le Concile du Vatican éveilla en M. M. des espérances que le cours des évènements ne tarda pas à démentir: aussi n’hésita-t-il pas à se dégager de toute participation à une soi-disant réforme, selon lui frappée d’une stérilité irrémédiable, par plusieurs lettres rendues publiques. De 1872 à 1874, M. Vei'nes l’eut pour suffragant dans l’administration de la vaste paroisse de Batignolles et M. Mac-Ail posséda en lui pour ses réunions d’évangélisation populaire un de ses plus dévoués adeptes; depuis 1875 il exerce les fonctions pastorales à Cambray. Le passé catholique de M. M. et sa connaissance approfondie du Jansénisme lui ont permis de donner à V Encyclopédie des sciences religieuses plusieurs articles remarquables sur Le Maître, Lenfant, Nicole, Quesnel, Rancé, Saint- Cyran, Tillemont. Parmi les autres productions sorties de sa plume, nous indiquerons : « Méditations familières sur quelques passages des Saintes-Écritures», 1861; « Discours évangéliques », 1863; « L’homme paisible », 1866; « Confession de foi de l’église évangélique indépendante de Saint-Pierre-Port », 1866; « Israël, étude sur le peuple juif ; passé ; présent ;
avenir », 1869; « Retour dans l’église de la Bible, lettre à M. l’abbé xxx, ancien professeur de théologie », 1874.
Maupassant ( Fleuri-René- Albert-Guy de), romancier français de l’école naturaliste dont il est maintenant un des chefs, né, le 5 août 1850, au Château de Miromesnil (Seine-Inférieure), commença ses études à l’Institution ecclésiastique d’Yvetôt qu’il termina au Lycée de Rouen. Voilà la liste des romans de M. M. : « Boule le Suif »; « La maison Tellier »; « Une vie »; « Miss Harriet » ; « Mlle Fifi » ; « Ivette » ; « Au Soleil » ; « La petite Roque » ; « Bel Ami » ; « Mont Oriol »; « Contes de la Beauce »; « Claude Lune » ; « Toine »; « Contes du jour et de la nuit »; « Les soeurs Rondoli »; « M. Parent »; « Le Horla » ; « Pierre et Jean »; « Sur l’eau ». Nous avons de lui un volume de vers. M. E. Zola a consacré à M. de M. une étude fort flatteuse insérée au Figaro.
Maurenbreclier (Guillaume) , historien allemand, professeur d’histoire à l’Université de Leipzig, né en 1838, a publié : « De historicis X sæculi scriptoribus, qui res ab Ottone Magno gestas memoriæ tradiderunt », Bonn, 1861 ; « Cari V und die deutschen Protestanten 1545-1555 », Dusseldorf, 1865 ; « England im Reformationszeitalter », id., 1866; « Ueber Méthode und Aufgabe der histor. Forschung », Bonn, 1868; « Neuer Jesuitenspiegel », Mannheim, id. ; « Don Carlos », 1869; « Studien und Skizzen zur Geschichte der Reformationszeit », 1874; « Kônigthum und Verfassung in Preussen », Bonn, 1878; « Geschichte der kathol. Reformation », un vol., Nôrdling, 1880; « Die preuss. Kirchenpolitik und der Kôlner Kirchenstreit », Stuttgard, 1881 ; « Staat und Kirche im protestantischen Deutschland », Leipzig, 1876.
Maurer (Conrad), archéologue allemand, né, le 29 avril 1823, à Frankenthal, étudia à Munich, Leipzig et Berlin. Il s’occupa principalement d’antiquités Scandinaves: « La Conversion de la Norvège au Christianisme », Munich, 1855-56, deux volumes ; « L’Islande depuis la première découverte jusqu’à la chute de l’État libre », id., 1874. En 18/6, il fut invité à donner un cours d’histoire de l’ancien droit norvégien à l’Université de Christiania.
Maury (Louis-Ferdinand-Alfred), érudit français, membre de l’Institut, né, à Meaux (Seineet-Marne), le 23 mars 1817, fut destiné par son père, ingénieur des ponts et chaussées, à l’étude des mathématiques, et se prépara pour l’École Polytechnique; mais en 1836, cédant à son goût pour l’érudition, il se fit attacher à la Bibliothèque Royale qu’il quitta, au bout de deux années, pour se livrer plus librement aux études les plus diverses. Tout en s’occupant de préférence d’archéologie et de langues tant anciennes que modernes, il étudia la médecine et se fit recevoir avocat. Rappelé en 1840 à la Biblio-
thèque Royale, il y resta employé jusqu’en janvier 1844. A cette époque, il fut élu lui-même membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en remplacement de Dureau de La Malle. Il fut nommé par l’Empereur, en octobre 1860, bibliothécaire des Tuileries. En 1862, il fut appelé à succéder à M. Guigniaut, démissionnaire, comme professeur d’histoire et de morale au Collège de France, et en 1868 il devint directeur-général des Archives. M. M. a publié : « Essai sur les légendes pieuses du moyen-âge », Paris, 1843; « Les Fées du Moyen-âge », 1855; « Histoii-e des grandes forêts de la Gaule et de l’ancienne France », 1850, à laquelle se rattache son mémoire sur la « Topographie des anciennes forêts de la France », inséré dans le Recueil des Savants étrangers de l’Académie des inscriptions (1856) et qui valut a l’auteur une médaille d’or au concours des antiquités nationales en 1854 : ce travail a été refondu et complété dans l’ouvrage intitulé : « Les forêts de la Gaule et de l’ancienne France, suivi d’un tableau de toutes les forêts de la France », 1867; « La terre et l’homme », 1856, 4rae éd., 1878, sorte de résumé pour servir d’introduction à la collection de l’« Histoire universelle », de M. Duruy ; « La Magie et l’astrologie dans l’antiquité et au moyen-âge », 3me éd., 1863 ; « Histoire des religions de le Grèce antique », 1857-60; « Le Sommeil et les Rêves » ; « Études psychologiques », etc.; « Les Academies d’autrefois », 1864-65 ; « Croyances et legendes de l’antiquité », 1863 ; « Rapport sur les progrès de l’archéologie en France », 186 f, à l’occasion de l’Exposition Universelle. Continuateur du Musée de sculpture ancienne et moderne , M. M. a été le collaborateur de Guigniaut pour les deux derniers volumes des « Religions de l’antiquité ». Il a donné un grand nombre de mémoires et d’articles dans une foule de recueils, tels que les Mémoires de la Société impériale des antiquaires de France, la Revue archéologique , Y Encyclopédie moderne , VAthenæum français, le Moniteur Universel , la Revue des Deux Mondes , les Annales Médico-psychologiques, le Journal des Savants, etc. Secrétaire-général de la Société de géographie de Paris, il en a dirigé le Bulletin dans lequel il a inséré, outre ses Rapports Officiels, divers travaux de géographie et d’ethnographie. Il a collaboré à la nouvelle Carte des Gaules, dressée en 1858 par une commission impériale dont il était secrétaire. Comme directeur-général des Archives nationales, M. M. a adressé, en 1876 et en 1878, au Ministère de l’Instruction publique deux importants rapports sur les accroissements de cet immense dépôt.
Mans (Michel-Henri- Joseph), célèbre ingénieur belge, né, à Namur, le 22 octobre 1808. Directeur-général honoraire des ponts et chaussées, membre de l’Académie Royale de Belgi-
que et de la Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, il a autrefois dirigé d’immenses travaux en Belgique, en Italie, dans d’autres pays encore, et il a publié d’importants mémoires techniques; nous nous bornerons à citer ici son « Rapport sur les études du chemin de fer de Chambéry à Turin, et de la machine proposée pour exécuter le tunnel des Alpes entre Modane et Bardonnèche », Turin, 1849-1850. Les honneurs n’ont point manqué à M. M. : dès le 21 avril, 1846 un arrêté du Roi de Sardaigne le nommait inspecteur^ honoraire du Corps royal du Génie civil de l’État Sarde; et il y a quelques années, l’une des voies publiques de Bruxelles a reçu le nom de rue Henri Maus.
Mans (Octave), écrivain belge et critique d’art, né, à Bruxelles, le 12 juin 1856. Avocat près la Cour d’appel de Bruxelles ; fondateur, avec M. Edmond Picard, de l 'Art Moderne et du Journal des Tribunaux. Collaborateur de plusieurs revues littéraires et juridiques, telles que la Revue Indépendante (Paris), les Pandectes belges (Bruxelles), la Société nouvelle (Bruxelles), The Universal Review (Londres), etc. Les principaux ouvrages de M. O. M. sont : « Malte et Constantinople », Bruxelles, Ghio, 1881 ; « Aux ambassadeurs », imprimerie Ad. Mertens, 1883; « Sur les cimes », 1887 ; « L’Espagne des artistes », 1888; « Souvenirs d’un Wagnériste », id.; M. O. M. figure dans V Anthologie des prosateurs belges, publiée, avec l’appui du gouvernement, en 1888. Il a toujours, dans ses articles de critique, soutenu en littérature, en peinture, en musique, les principes d’avant-garde.
Mauthner (Louis), oculiste allemand, professeur libre d’ophtalmologie à l’Université de Vienne, né en 1840, a publié : « Die Bestimmuno- der Refractionsanomalien mit Hilfe des
Augenspiegels », Vienne, 1867 ; « Lehrbuch der Ophtalmoscopie », deux parties, Vienne, 1868 ; « Vorlesungen über die optischen Pehler des Auges », deux parties. Vienne, 1872-76; « Vortràge aus dem Gesammtgebiete der Augenheilkunde », Wiesbaden, 1879-86; « Untersuchungen über den Bau des Rückenmarks der Eische », dans les Actes de V Académie de Vienne, etc.
Maximoff (Serge), voyageur et homme de lettres russe; né, en 1832, à Saint-Pétersbourg, il débuta par une série d’essais littéraires tirées des livres populaires réunis en deux volumes, sous le titre de « Au fond des forêts ». Chargé d’une mission au fleuve Amour (Sibérie-Orientalo), il publia un ouvrage en trois volumes intitulé : « La Sibérie et les travaux forcés », ainsi qu’un autre ouvrage ayant pour titre: « A l’Orient ». Une autre mission, cette fois-ci au Caucase, donna occasion à M. M. de publier en diverses revues des articles qui vont être publiés en volume sous le titre : « Une année dans le Midi ». Citons encore : « La Russie errante », trois vol., collection d’études psychologiques et
ethnographiques consacrée à l’espèce variée de ces individus qui parcourent en grand nombre la Russie en quêtant des dons volontaires pour l’amour du Christ; « Un sac de blé et ses aventures », petit livre pour les enfants. De prochaine publication un fort volume sur « Le sobriquet en usage dans les différentes régions de la Russie ». Ce travail a déjà vu le jour sous la forme d’articles détachés insérés au Nowoie Wremia. Un autre volume, qui comprendra un « Glossaire des proverbes, dictons et façons de s’exprimer employés incorrectement ». Enfin M. M. travaille à rassembler ses souvenirs du passé et des types originaux rencontrés sur le chemin de sa vie, des personalites littéraires remarquables qu’il a connues. M. M. a aussi écrit plusieurs articles ethnographiques dans le grand ouvrage de luxe: « La Russie pittoresque », publié par l’éditeur Wolff.
Max-Millier (Frédéric), voyez MiiLLER Frédéric-Maximilien.
May (Gustave-Adolphe), écrivain électricien anglo-allemand, né, le 4 janvier 1856, à Blankenheim (Allemagne), fit ses études à Nordhausen. Nous avons de lui: « Die Wall literatur der Electricitàt und des Magnetismus », 1880, 1883, 1884 ; « A Bibliography of Electricity and Magnetism. », 1860-84; « A bibliographical List of Papers and Works on Electricity and Magnetism », 1872-85; « Ballooning »; « German Conversational Dictionary ».
Mayer (Adolphe), mathématicien allemand, professeur honoraire de l’Université de Leipzig, né en 1839. On lui doit, entr’autres : « Beitràge zur Théorie der Maxima und Minima der einfachen Intégrale », Leipzig, 1866; « Geschichte des Princips der kleinsten Action », id., 1877 ; « Centrale Fixation », Vienne, 1885.
Mayer (Ernest), jurisconsulte allemand, professeur de droit allemand à l’Université de Wurzbourg, né le 22 janvier 1862, a publié : « Kirchenboheitsrechte des Kônigs von Baiera », 1884; « Zur Entstehung der Lex Ripuariorum », 1886, différents essais et articles sur le droit allemand et sur l’histoire du droit.
Mayer (François-Martin), historien allemand, professeur à l’Université de Gratz, né en 1844, a publié, entr’autres: « Die Anfànge des Handels und der Industrie in Oesterreich und die orientalische Compagnie », Innsbruck, 1882 ; « Die ostlichen Alpenlânder im Investiturstreite », id., 1883; « Ueber die Abdankung des Erzbischofs Bernkard von Salzburg » , Salisbourg, 1878-82.
Mayer (Othon), jurisconsulte allemand, professeur du droit civil français à l’Université de Strasbourg, a publié : « De justa causa bei Tradition und Usukapion », Erlangen, 1871 ; « Die dingliche WIrkung der Obligation », 18/9 ; « Théorie des franzôs. Venvaltungsrechts » ; Strasbourg, 1886.
Mayer (Sigismond), physiologiste allemand, professeur de l’Université de Prague, né en 1842, a publié une série de mémoires importants dans les Mémoires de l’ Académie des Sciences de Vienne, de 1867 à 1885; dans VArchiv fur mikrospische Anatomie et dans VArchiv fïir experim. Pathologie und Pharmakologie.
Mayolez (Augustin- Jean-Joseph ) , éditeur belge, né, à Fontaine-l’Évêque, en 1883. La maison Mayolez, située à Bruxelles, à côté de l’Université, est une des principales librairies de la Belgique, et elle a édité un nombre considérable d’ouvrages, spécialement pour l’enseignement supérieur.
Mayr (George von), économiste et statisticien allemand, ancien sous-secrétaire d’état pour les finances en Alsace et Lorraine, ancien chef du bureau Royal de statistique de Bavière, conseiller au ministère de l’intérieur à Munich, né, à Wurzbourg, le 12 février 1841, a été reçu docteur en économie politique en 1865 ; il a assisté aux congrès de statistique en Italie, en Hollande, en Suède, en Russie, en Hongrie et dans l’Amérique du Nord, et pris part aux travaux de la commission chargée par le prince de Bismarck d’étudier le système d’impôt sur les tabacs aux États-Unis. Il réside à Munich. En dehors de nombreux rapports et discours, signalons parmi ses publications essentielles : « Die Gesetzmassigkeit im Gesellschaftsleben », Munich, 1877, traduit en italien par G. B. Salvion, Turin, 1886 ; « Bewegung der Bevôlkerung im Kônigreiche Bayern-Jahresbericht fur 1877 », Munich, 1879; « Bayerische Gewerberstatistik », avec introduction, première partie, Munich, 1879. Citons encore ses derniers articles dans V Allgemeine Zeitung sur les fermages en Italie, 1888 ; et dans la Münchener Medizinische Wochenschrift sur la statistique des causes de mort en Italie, 1888.
Maystre (Henry), pasteur à Genève, membre du Consistoire, président de la section de littérature de l’Institut national de Genève. Né, en 1841, à Gajan, département du Gard (France), il fit ses études secondaires au Lycée de Nîmes, ses études universitaires à Genève et à Moutauban. Après avoir occupé pendant quelques années un poste de pasteur dans les Cévennes, il se fixa à Genève, où l’appelait l’élection qui le mettait au nombre des pasteurs titulaires de la ville. Ses idées libérales le firent collaborateur de plusieurs journaux républicains des dernières années de l’Empire. Il écrivit aussi dans des périodiques religieux libéraux et dans quelques revues littéraires : Renaissance , Jeune France, etc. Dans ces dernières années, il a donné des récits d’excursions et de voyages à l 'Echo des Alpes, à la Bibliothèque Universelle, et des romans à la Nouvelle Revue et à la Tribune de Genève. Des nombreux travaux qu’il a écrits, seuls les suivants ont été, jusqu’à présent, pu-
MAZ
bliés en volumes : « Poésies », 1880 ; « L’Adversaire », roman, chez Ollendorff, Paris, 1886; « La Fille de l’Aveugle », acte en vers, Genève.
Mayzel (Bronislaw), écrivain polonais, résidant à Varsovie, a publié, de 1872 à 1886, une série d’ouvrages sur l’assurance.
Mazade (Charles), illustre écrivain politique et historien français, qui a succédé à Forcade dans la compilation de la Revue politique à la Revue des Deux Mondes, est né, en 1821, à Castel-Sarrazin (Tarn-et-Garonne) , et a fait son droit à Toulouse. Il débuta en 1841 par des « Odes » ; ensuite il inséra aux revues et aux journaux des articles littéraires et politiques. Nous avons en librairie: « L’Espagne modeine », 1855 ; « L’Italie moderne, récits des guerres et des révolutions italiennes », 1860 ; « La Pologne contemporaine, récits et portraits de la Révolution polonaise », 1863 ; « L’Italie et les Italiens, nouveaux récits de guerre », 1864 ; « Les femmes de la Révolution », 1866; « Les Révolutions de l’Espagne contemporaine », 1868; « La guerre de France », deux volumes, 1871; « Portraits d’histoire morale et politique du temps » ; « Le Comte de Cavour », 1877 ; « M. Tliiers, cinquante années d’histoire contemporaine », 1879; « Un Chancelier d’ancien régime »; « M. De Metternich et son règne diplomatique en Europe ». M. M. est depuis 1882 membre de l’Academie Française. Son travail périodique bimensuel à la Revue des Deux Mondes a une importance capitale.
Mazeau (Charles- Jean- Jacques), homme politique français, né, à Dijon, le 1er septembre 1825, y fit son droit et fut reçu docteur eu 1848. Venu à Paris, il prenait en 1856 une charge d’avocat au Conseil d’État de la Cour de Cassation. Conseiller-général de la Côte-d’Or depuis 1869, M. M. fut élu représentant de ce département à l’Assemblée nationale en 1871. En 1876, il se présenta avec succès aux élections sénatoriales de la Côte-d’Or, et en 1885 fut réélu porté sur la liste républicaine. Il a collaboré à la Revue de législation , au Dictionnaire politique et aux journaux de son département avec des articles très appréciés.
Mazzei (Raphaël), publiciste italien, né, à Florence, en 1852, issu d’une famille patricienne de la Toscane, a inséré à la Rassegna Nazionale de Florence, organe du parti conservateur, les articles suivants: « Questione operaia », 1883;
« Questione operaia, schiarimenti », id. ; « Le Société di Patrocinio pei liberati dai Penitenziari », id.; « Le Play d’après la correspondance avec Charles de Ribbe » (brochure), 1884;
« Le nostre campagne », id. ; « La relazione finale di Stefano Jacini sui risultati dell’ inchiesta agraria », 1885; « Lega di difesa agraria », id.;
« In proposito delle lettere meridionali ed altri scritti sulla questione sociale di P. Villari », 1886; « Due intolleranze », id.; « Missioni cat-
MAZ
tolicbe », 1887; « La Conciliazione », id.; « Chi non vuole la Conciliazione », ici., et plusieurs bibliographies. Nous avons de lui en librairie : « La Chiesa e lo Stato, brevi considerazioni », Florence, 1882.
Mazzei (Eugène), frère du précédent, né, à Florence, en 1855, fit ses études à l’école des Sciences sociales de Florence. Sa thèse: « La Caméra Alta negli Stati Liberi » , Florence, 1881, fut couronnée. M. M. est rédacteur actif de la Rassegna Nazionale et de la Rassegna di Scienze sociali e politiche.
Mazzi (Ange), historien italien, né, à Bergame, le 21 avril 1841. Il fit ses études à l’Université de Padoue sous les professeurs Gloria et De Leva. Nous avons de lui d’intéressantes monographies sur la ville de Bergame, dont nous donnons les titres : « L’antico Palazzo del Comune » ; « Alcune indicazioni per servire alla topografia di Bergamo nei secoli IX e X »; « Le vie romane militari nel territorio di Bergamo » ; « Peretassi » ; « Sextarius Pergami »; « Coreografia bergamense nei secoli VIII, IX e X ; « La Convenzione monetaria del 1254 e il denaro impériale di Bergamo nel secolo XIII »; « I martiri délia chiesa di Bergamo » ; « Le vicinie di Bergamo » ; « Il piede Liprando e le misure di Garlenda » ; « Pergamene Mantovani » ; « Appunti topografici sulle due guerre Bedi'iacensi » ; « Studii Bergamensi ».
Mazzola (Hugues), économiste italien, né, en 1863, à Naples, où il fit ses premières études qu’il acheva à Berlin. Chargé en 1884 d’une mission officielle pour l’étude de la législation sociale allemande, il revint en Italie pour occuper à l’Université de Camerino la chaire d’économie politique (1886), d’où il passa en 1888 à l’Université de Pavie comme professeur de la science des finances. Nous donnons la liste de ses ouvrages : « Il progetto di legge sulla responsabilité civile dei padroni », Naples, 1885; « L’assicurazione degli opérai nella scienza e nella legislazione gerinanica », Rome, 1886; « Il monopolio dell’alcool », Turin, 1887; « La teoria delle regalie finanziarie », Naples, 1887.
Mazzoui (Guy), jeune littérateur italien, né, à Florence, le 12 juin 1859, fit ses premières études à Volterra au Collège de Saint-Michel, et les acheva à Livourne sous la direction du poète Joseph Chiarini, dont ensuite il devint le gendre. En 1876, il obtint par concours une bourse à l’Ecole Normale de Pise; en 1880, il reçut le diplôme nécessaire pour l’enseignement supérieur; de Pise, il alla se perfectionner à Bologne sous Carducci et Gaudino; en octobre 1881, il entra dans l’enseignement et fut tour-à-tour professeur de littérature italienne au Gymnase de Rome et aux Lycées de Lodi, Brescia et Pise. En 1884, il fut appelé au Ministère de l’Instruction Publique comme secrétaire particulier du sous-secrétaire d’Etat Ferdinand Martini. Au
MAZ
remaniement ministériel de novembre 1887, il quitta le bureau pour reprendre l’enseignement, cette fois-ci universitaire, à Padoue, où ses leçons brillantes sont très appréciées par l’élite des étudiants. En dehors d’une collaboration suivie à la Nuova Antologia (« Studio su C. A. Sainte-Beuve » ; « Ozi Camerti, ballate » ; « La vita di Molière secondo gli ultimi studi »), nous avons de lui en librairie : « Poesie », avec préface de Josué Carducci, Rome, Sommaruga, 1883; « Nuove poesie », Rome, Molino, 1886; « In Biblioteca », id., Sommaruga, 1882, Bologne, Zanichelli, 1886; « Rassegne letterarie », Rome, 1887; « Fra libri e carte », id., Pasqualucci, 1877 ; « Epigrammi di Meleagro da Cadora », Firenze, Sansoni, 1880; « Esperimenti metrici », Bologne, Zanichelli, 1882; « Prose édité ed inédite di Melchior Cesarotti », id., id., id.; « La Gerusalemme Liberata, di T. Tasso », Florence, Sansoni, 1883; « Il Rinaldo e l’Aminta di T. Tasso », id., id., id. ; « Rime di M. Domenico da Monticchiello », Rome, typ. Metastasio, 1887 ; « Le opéré di Giovanni Rucellai », Bologne, Zanichelli, 1887; « Sonetti inediti di V. Monti », 1888; « Le idee politiche di M. Cesarotti », 1880; « Saggio sulla filosofia delle lingue di M. Cesarotti », id. ; « Un ritratto di Gesù », Rome, 1887. Va paraître une traduction de Catulle, dont quelques morceaux ont été par l’aùteur imprimés dans les journaux littéraires.
Mazzotti (Louis), médecin primaire de l’hôpital de Bologne, né, le 5 juin 1854, à Bagnocavallo, province de Ravenne, fit ses études au Gymnase et au Lycée de Ravenne et acheva son instruction à l’Université de Bologne; docteur en médecine et chirurgie en 1873, assistant à l’hôpital en 1874-75, dissecteur au laboratoire d’anatomie pathologique de 1876 à 1881, médecin en chef de l’hôpital de Bologne depuis janvier 1882, membre de l’Académie des Sciences de la même ville et secrétaire-général de la Société medico-chirurgicale, il appartient aussi â plusieurs institutions de bienfaisance de Bologne et de la province. Son oeuvre se décompose en une quantité remarquable de monographies insérées à la Rivista Clinica de Bologne, au Bollettino delle Scienze mediche , au Giornale italiano delle malattie veneree e délia pelle. Nous en donnons les sujets principaux: « Storia d’un caso d’ipertrofia delle fibre muscolari dello stomaco con degenerazione colloidea »; « Di un vomito infrenabile dipendente da strangolamento rotatorio dello stomaco » ; « Due casi di péritonite da perforazione di un’ulcera tipica con sintomi di occlusione intestinale » ; « Sulla tubercolosi délia miliare acuta » ; « Un caso di numerosi cisticerchi del cervello e delle meningi » ; « Storia di un triplice vizio di cuore e cirrosi di fegato con polso epatico e venoso » ; « Suppurazione délia vena cava ascendente senza