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l’ouvrage : « Les grandes ascensions des Alpes », Paris, 1889. Citons encore : « Commemorazione di Vittorio Emanuele », Cividale, 1878. Mais l’ouvrage du professeur P. sur Dante Alighieri est surtout notable. Il étudie la « Divina Commedia », sur les codes qui se trouvent à Venise, et a publié: « I codici fi'iulani délia Divina Commedia », id., 1887; « Appendice », Udine, 1888, essai critique très loué et qui a révélé la fraude de l’abbé Viviani sur le Code bartoliniano. Actuellement M. le prof. P. a découvert dans le Code de Sandaniele les notes latines de Graziolo de’ Bambaglioli, qui vont être publiées. Enfin nous devons citer: « Di una terzina Dantesca », id., 1885, et les: « Lettere Dantescbe inédite », id., 1891, qu’il avait déjà publiées dans les Pagine friulane , avec commentaire.
Fiiiazzi (Jean-Baptiste), jurisconsulte et publiciste italien, ancien surintendant de l’Institut Bellini de Novare, où il est né, et où il demeure entouré du respect de tous ses compatriotes. En dehors d’une: « Commemorazione délia confessa Giuseppa Bellini-Tornielli », la fondatrice de la grande institution, on lui doit deux publications intéressantes pour la bibliographie et pour la biographie italienne: « Catalogo delle opéré di autori novaresi o di argomento novarese compilato sulla collezione esistente nella Biblioteca Civica di Novara », Novare, 1886 ; « Notizie biografiche ad illustrazione délia Bibliografia novarese », id., 1890.
Fortunat (Dantès), écrivain haïtien, membre de la Société de géographie de Paris, de la Société de géographie de Hambourg, de la Société de géographie commerciale de Bordeaux; né, à Port-au-Prince, capitale d’Haïti, le 6 août 1851, il a fait ses premières études au Lycée National de Port-au-Prince, établissement qu’il quitta en 1878. En 1875, le gouvernement du général Domingue, ayant mis au concours, pour la somme de 2,500 francs, la rédaction d’une géographie d’Haïti, M. F. présenta un manuscrit qui, remanié ensuite, fut adopté, en 1877, dans toutes les écoles d’Haïti; et les Chambres législatives, reconnaissantes envers le jeune Haïtien qui venait de doter son pays d’un ouvrage si utile, lui votèrent des subsides importants, à titre d’encouragement. A peine ce succès scientifique obtenu, M. F. se jeta, sans transition, dans la politique. Sur ce terrain, il contribua puissamment à la formation du parti national , pour faire échec aux visées oligarchiques du parti dit libéral, qui, en majorité dans les deux Chambres législatives, faisait au gouvernement d’alors une opposition systématique, laquelle dégénéra bientôt en révolte armée. Dans les rangs du parti national, M. D. combattait pour le partage des terres entre les paysans; le développement de l’agriculture par la fondation d’une banque agricole et foncière; la création de primes d’encou-