JAC
« Hôtel de la Bourse » ; « Traité des noirs », etc. Il a publié des notices sur le port et eaux profondes de la Pallice, avec carte, des annuaires, etc., etc.
Gilman (Nicholas-Paine),, économiste américain, directeur du Literary World de Boston (Massachusetts). Il débuta en librairie par un volume qui eut un retentissement mérité et qui fut couronné (avec médaille d’or) à l’Exposition universelle de Paris en 1889. Il a pour titre « Profit Sharing belween emplojœr and employée », Boston, Honghton, Mifïïin and C°, 1889. En préparation : « Socialism and the American Spirit ». La presse américaine ainsi que l’anglaise ont donné des éloges flatteurs à ce publiciste promettant.
Jacobsen (Émile), écrivain danois et allemand, auteur dramatique et critique de la philosophie et des beaux-arts, né, à Copenhague, le 24 janvier 1849. En 1870 sa comédie satirique « La comédie du génie », fut jouée au Théâtre Royal de Copenhague. La satire acerbe du jeune auteur contre les coteries littéraires et journalistiques de cette époque à Copenhague souleva une opposition assez vive dans la presse. Dans ses études philosophiques il s’arrêta surtout aux systèmes de Kant et de Schopenhauer. De ses « Aphorismes pessimistes », un choix se trouve dans le journal international Aufder H'ôhe (Leipzig 1882). Pendant ses longs séjours à l’étranger, il a visité l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie et voyagé beaucoup en Suisse, Suède et Norvège. Il a étudié l’art ancien dans les galeries. Il est collaborateur du Repertorium für Kunstwissenschaft comme correspondant pour la France et l’Italie. Citons dans ce journal ses comptes-rendus critiques des collections du Duc de Bourbon, d’Odiot, du Baron de Seillière, etc. (Paris, 1889-1890).
Jacobsen (Rosalie, née Rosenfeld), femmeauteur danoise-allemande, romancière, auteur dramatique et critique, née, à Copenhague, le 2 juillet 1857. Elle débuta en 1872 avec un drame historique en 5 actes : « La jeunesse de l’Empereur Joseph II », Copenhague. Influencée par les drames de Bjôrnson et d’Ibsen, elle publia en 1878 un roman « L’un ou l’autre », id., qui par son analyse réalistique souleva une sensation vive et une opposition assez forte dans la presse. En 1887 et dans les années suivantes, elle fut attachée à la rédaction du journal international Auf der Hdhe (Leipzig). Elle dirigea la section Scandinave étant correspondante pour les pays du Nord et publia dans ce journal une série d’esquisses : « Portraits de femmes du Nord ». En même temps, elle était engagée à Copenhague à la direction du Journal hebdomadaire des théâtres et de la musique , où elle publiait une série de critiques des acteurs distingués allemands et danois. Depuis lors, elle a pris une vive part comme nouvelliste
et critique aux différents grands journaux allemands et danois. Signalons : Nutiden (Copenhague), Gesellschaft (Leipzig), Magazin für Literatur (Berlin), F euilleton-Ze.it ung (Berlin), Frauenfreund Wien Dagens Kronike (Copenhague), etc. En 1890, elle publia un drame « Das bôse Locken » (Leipzig). Depuis 1887, elle se trouve en voyage dans les différentes capitales d’Europe pour étudier l’art dramatique des différentes scènes. Elle a visité l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Suisse, la France et l’Italie. Une série de « Types nouveaux dans la littérature française moderne », a commencé à paraître dans le Magazin f ür Literatur , en 1891.
Jacometti-Ciofî (Mrae Sophie), femme auteur italienne, née, à Sienne, vers 1865, issue d’une famille d’ancienne noblesse, propriétaire de la villej étrusque de Roselle; fit ses études à 1’/stituto Materno et à l’Ecole Supérieure des jeunes filles de Florence, sous les professeurs Alfani, Dazzi, Artimini, Conti, et prit à 17 ans le diplôme supérieur. Elle étudia ensuite le français, le latin, l’anglais et l’allemand. Nous avons d’elle des charmantes poésies insérées aux journaux littéraires de Florence et de la Péninsule, tels que Cordelia, Staffile , Arte , Scena lllustrata, etc. des contes et nouvelles, et en librairie : « Maestra e Madré », conférence pédagogique, Florence, Fioretti, 1881 ; « Castelli in aria », comédie en vers, id., Cellini, 1889; « Ausus », poésies, id., Landi, 1890, enfin vont paraître prochainement : « Cuore »; « Un tête à tête à quatre » ; « Bonne mine à mauvais jeu », comédies.
Jolianson (Charles-Ferdinand), linguiste suédois, professeur agrégé de la linguistique indoeuropéenne à l’Université d’Upsala, où il a été reçu docteur, sur la présentation de cette thèse : « De derivatis verbis contractis linguæ grecæ quæstiones », 1886. Il a voyagé en Norvège et en Allemagne ; il était secrétaire avec le professeur Lanman, de la section aiûenne, au Congrès des Orientalistes de Stockholm (1889). Il a publié, depuis 1886, plusieurs dissertations en suédois sur des questions linguistiques qui se rapportent à la grammaire grecque, latine et gothique.
Kiriaki (Albert-Stelio de), économiste et publiciste italien, issu d’une famille noble de Corfou qui prit part à la révolution hellénique de 1821 et au gouvernement de l’Etat sous l’administration du comte Capodistria. M. de K. est né, à Venise, en 1845, fit son droit à Padoue, fonda et dirigea la Rivista Veneta , collabora à YArchivio giuridico de M. Serafini, à la Rivista di bej neficenza de M. Scotti, au Giornale degli econo misti de M. L. Luzzatti, à la Rivista marittima , à Y Archivio amministrativo, à Y Archivio di sta- ; tistica de M. Bodio, à la Rivista Europea , et à Y lllustrazione Italiana. Fondateur et directeur du Veneto agricolo, il dirige en même temps
YAteneo Veneto. Dès 1865, il fut appelé à la chaire de droit à l’Institut technique de Padoue et fut autorisé à ouvrir un cours universitaire d’économie industrielle. Il est aussi professeur de droit administratif à l’Ecole supérieure de commerce à Venise. Nous avons de lui: « La navigazione ed il commercio di Venezia », 1869; « Le Compagnie di navigazione e la Peninsulare », 1871; « I magazzini generali », 1872 ; « I tributi in Italia », id.; « I ricoveri di mendicité », id. ; « Le opéré pie di Venezia e il loro ordinamento, in continuazione degli studii ciel Bembo » ; « Sull’indirizzo delle opéré pie e sul loro reggimento economico-amministrativo. Memorie per il Congresso internazionale di beneficenza », 1874; « Il primo Congresso degli Economisti italiani in Milano »; 1875; « L’agricoltura e il credito fondiario », 1883; « Delle inondazioni nella provincia di Venezia e dei provvedimenti economici e legislativi per provvedervi », 1883 ; « I Congressi agrarii délia provincia di Venezia », 1883-1889- 1890; « L’emigrazione », 1888; « Relazioni sulla agricoltura e sulla economia agricola nella provincia e régions Veneta », 1874-1890; « Le rappresentanze agrarie e l’ordinamento loro in Italia », 1889 ; « Di una nuova costituzione amministrativa », Florence, 1872; « Del carattere nazionale negli ordinamenti amministrativi dello Stato », 1875 ; « L’abolizione délia pena di morte. Parère pel Ministro di Grazia, Giustizia e Culti », 1873 ; « La riforma elettorale », « Trattato di legislazione comparata » ; « La propriété letteraria ed artistica », 1889 ; « Studii storici sul teatro italiano » ; « Elogi di Nicolè Tommaseo, di G. B. Varè, di Carlo Combi, di Giacomo Favretto, di Stefano Fenoglio, ecc. »; « Saggi di critica letteraria », 2 vol.; « Ricordi biografici ».
Kürschner (Joseph), éminent lexicographe, littérateur et publiciste allemand, né, é Gotha, le 20 septembre 1853, fit ses études littéraires é l’Université de Leipzig, où il suivit spécialement les cours de l’illustre professeur docteur Zarncke, et débuta dans les lettres comme rédacteur des périodiques Kunstkorrespondenz , Litterar. Verkehr, Neue Zeit. (journal officiel de la Société des auteurs dramatiques), Bühnengenossenschaft , et Litterar. Korrespondenz é Berlin. En 1881, choisi par M. Spemann comme directeur de sa célèbre librairie et rédacteur de Vom Fels zum Meer , il garda cette place jusqu’à 1889, lorsqu’il fut appelé à la direction du grand établissement Deutsche Verlagsanstalt, qu’il dirige toujours avec une dextérité parfaite. Au commencement de sa carrière littéraire, il ne s’occupa que de la littérature théâtrale et publia : « Konrad Ekhofs Leben und Werken », Vienne, 1872; « Chronologie für das deutsche Theater », et «Nekrologie für das deutsche Theater », Berlin, 1877-78; « Jahrbuch für das deutsche Theater »,
2 Jahrgange, Leipzig, 1879-80; « Operntextbibliothek », Oberhausen, 1879. En 1879, ayant entrepris des ouvrages lexicographiques plus étendus, il continua le « Litteraturkalender », Stuttgart, 1883, et il s’y prit d’une manière si habile qu’il en fit un des plus utiles et indispensables almanacs littéraires par l’authenticité et l’abondance des notices à l’égard des écrivains contemporains. Il publia ensuite le petit: « Taschen-Konversations-Lexicon », dont on a publié à Stuttgart en 1879 la 7e éd.; le « Staats- Hof- und Kommunal-Handbuck des Reichs und der Einzelstaaten », Stuttgart, 1888; « Quartlexicon », id., 1888; et enfin la plus grande de ses entreprises lexicographiques, c’està-dire la septième édition du « Pierer’s-Konversations-Lexikon », Berlin et Stuttgart, 1888, 12 vol., organiquement conjointe à un Dictionnaire en douze langues, où se trouvaient réunis pour la première fois tous les matériaux lexicographiques, ceux des sciences et ceux des langues. Mais tous ces ouvrages, quoique d’une haute importance littéraire pour la patrie allemande, furent surpassés par la fondation de la « Deutsche Nationallitteratur », Stuttgart, 1882, publication historico-critique qui va être prochainement finie et qui est sans contredit la plus grande des encyclopédies littéraires allemandes qui existent jusqu’à présent. A son rare talent musical et à sa prédilection pour Richard Wagner, on doit le très intéressant: « Richard Wagner-Jahrbuch », Stuttgart, 1886; dont les Wagneriens attendent avec impatience la continuation. Doué d’une activité prodigieuse, il a pu faire paraître les ouvrages mentionnés sans jamais cesser de rédiger un grand nombre de périodiques, parmi lesquels nous citerons la Deutsche Schriftsteller-Zeitung , Der Sammler , Der Zeitgenosse et Vom Fels zum Meer. A présent il dirige aussi YUeber Land und Meer , la Deutsche Romanbihliothek et Vlllustrirte Welt. Les mérites littéraires de cet illustre écrivain ne passèrent point sans éclat, ni sans hommages. Il est conseiller intime de S. A. le Duc Ernest II de Sachsen-Cobourg-Gotha et chevalier de l’ordre du Faucon d’or de Weimar.
Menut (Jean-Alphonse), homme de lettres français, né, à La Rochelle, le 10 novembre 1817, contrôleur des douanes en retraite, président de la Société littéraire de La Rochelle; il a publié et fait tirer à part d’importants mémoires d’art et d’archéologie dans les Annales de l'Académie de La Rochelle, et dans les Actes de la Société des amis des arts de La Rochelle et de la commission des arts et monuments historiques de Saintes, etc.
Merzbach (Henry), poète polonais, né, le 29 décembre 1837, à Varsovie. A fait ses études à Varsovie, Breslau, Bruxelles et Paris. Depuis 1855 il publia de nombreuses poésies lyriques dans les journaux et revues sous le pseudo-
MÜL
nyme de Salvator Henricolo. En 1858 parut son premier drame lyrique « Antoni Malczewski », tiré de la vie même de ce grand poète ; un volume de poésies intitulé: « Lutuia », à Posen, chez Zupanski; et différents vers dans un recueil publié à Lemberg (Kallenbach) intitulé : « Tecza » (Arc-en-ciel). Pendant son séjour à Paris il s’occupa du journalisme et publia un petit poème : « Trzy struny » (Trois cordes), et d’autres vers dans le Roziarnie (1863) et un livre dédié à Woycicki (1861). A côté de ses travaux littéraires il contribua comme éditeur, sous la firme de son père M. 8. H. M. à Varsovie, et plus tard sous la raison sociale Merzbach et Polak au développement de la littérature nationale (1858 à 1863). Pendant son voyage en Italie au début de 1861, il publia un petit volume de vers patriotiques , intitulé : « Grlos tulacza » (Voix d’un exilé), Naples, dédié à Garibaldi. Après les évènements insurrectionnels de Pologne (1861-1863),- auxquels il prit part, il dût quitter sa patrie. Il fonda à Leipzig en 1864 avec Agathon Giller, Kraczewski, Ed. Siwinski et J. B. Wagner le journal Ojczyzna (Patrie). A la fin de 1864 il s’établit à Bruxelles et reprit la Librairie Européenne 0. Muquardt, qu’il dirigea jusqu’en 1887. Pendant son séjour à Bruxelles, il obtint la grande naturalisation, épousa Mlle Le Hàrdy de Beaulieu, nièce du président de la Chambre des Représentants, et édita les principaux ouvrages des écrivains belges. Il publia à Leipzig (Brockhaus, 1864) un recueil de ses poésies polonaises, intitulé: « Z wioswy » (du Printemps), dont deux éditions ont paru depuis; « Strzaskana Lutuia » (Lyre brisée), sur les souvenirs de l’insurrection polonaise, Posen, 1871; « Z Jesieni » (de l’automne), Bruxelles, 1882; « Listy z Bolgji Paterkula i Agrikoli » (Lettres de Belgique en vers), publiées primitivement dans le Courrier de Varsovie. Pendant de nombreuses années il écrivit à la revue péterbourgeoise Kraj, sous le pseudonyme Agricola, des articles de critique littéraire. En 1889 il publia (Posen, 1889) la biographie du célèbre historien polonais « Joachim Lelewel w Brukseli », avec grav. et autogr. Pendant trente ans il collabora aux nombreux journaux polonais et français.
Multeilo (Marquis Joseph de), éminent poète italien, issu d’une noble famille de la Corse, originaire de Savone, résidant à Marsan en France (Landes), a publié deux volumes de poésies lyriques, exquises par la noblesse des sentiments et par l’élégance classique de la forme. Le premier volume: « Alcune Liriche », avait remporté les louanges les plus flatteuses de la part de Tommaseo; le second vol. intitulé: « Tramonti » fait partie de l’élégante collection de poètes modernes de Zanichelli de Bologne, le Lemerre de l’Italie. Son fils, le comte de M., qui habite Paris, est un romancier distingué. En sa qualité de no-