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succès. En outre, avec M. Halévy, il a composé: « Le Photographe » ; « Fabienne » ; « Les Méprises de Lambinet » ; « Le Singe de Nicolet » ; « Barbe-Bleue » ; « La Vie parisienne »; « La Grande-Duchesse de Gerolstein » (qui fit ensuite le tour du monde) ; « Tout pour les Dames » ; « Le Château à. Toto » ; « Fanny Lear » ; « La Périchole » ; « Le Bouquet » ; « Suzanne et les deux vieillards » ; « La Diva » ; « Frou-Frou » ; « Les Brigands »; « Tricoche et Cacolet » ; « Les sonnettes » ; « Toto chez Tata » ; « La petite marquise » ; « La Boulangère a des écus » ; « La Boule » ; « Le Prince » ; « La Cigale » ; « Le petit Hôtel » ; « Le Mari de la débutante », etc. En 1866, avec M. Cormon : « José-Maria », et en 1869, avec M. Nuitter: « Vert-Vert». Une des dernières pièces de M. M., « Décoré », n’est pas une des moins heureuses fantaisies de ce spirituel auteur. M. M. a publié, en outre, dans la Revue de Paris , une fantaisie dramatique en vers: « Les Païens », et dans La Vie parisienne des articles signés de simples initiales ou du pseudonyme à.' Ivan Baslcoff.
Meili (Frédéric), né, à Zurich, le 2 avril 1848, étudia la jurisprudence aux Universités de sa ville d’origine (1866-68), de Leipzig (1869) et de Berlin (1869-70), fut nommé en 1870 docteur utriusque juris par l’Université de Jena, suivit à Paris, pendant l’hiver 1875-76, les cours de la faculté de droit, et revint s’établir en qualité d’avocat sur les bords de la Limmat. Sa branche de prédilection est le droit industriel et commercial qu’il enseigne à l’Université de Zurich en qualité de professeur extraordinaire, au Polytechnicum en qualité de privât Docent. Voici la liste de ses publications les plus importantes : « Le droit en matière de télégraphes », 1871, 2rae éd. 1873; « Examen du projet de loi relatif aux tribunaux zurichois », 1873 ; « La doctrine des actions de priorité », 1874 ; « Le devoir du cautionnement pour les établissements postaux », 1877; « La question de la protection des inventions, brevets et modèles en Suisse », 1878 ; « Le droit d’hypothèque et de faillite en matière de chemin de fer », 1879; « L’exécution pour dettes et la faillite contre les communes », 1880 ; « Mémoire sur le payement de dividendes aux actionnaires du Nord-Est », 1881 ; « La procédure civile et pénale dans le canton de Zurich et dans la Confédération », tome I, 1881 ; « L’imitation frauduleuse des noms et marques de fabrique », 1882 ; « Mémoire sur les sociétés d’assurance mobiliaire suisses », 1884 ; « Le droit en matière de téléphones », 1885 ; « Mémoire présenté au département de justice fédéral sur le projet de loi relatif à la poursuite pour dettes et à la faillite en matière communale », id. ; « Mémoire sur les conventions internationales en matière de chemins do
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fer, et tout spécialement sur celle de Berne pour le droit de traction », 1887; « Le droit pénal sur les marques de fabrique », 1888; « Esquisse d’un cours universitaire sur la procédure civile et pénale dans le Canton de Zurich et la Confédération », 1888. En dehors des ouvrages et mémoires tirés à part, M. M. a fourni de nombreux articles aux Revues pour le droit suisse, le droit commercial, la législation suisse, des juristes suisses, etc.
Meiuadier (E.), homme politique français, né à Saint-André de Valboigne (Gard) vers 1815, fit ses études au Collège de Sorrèze, fut admis à l’École Polytechnique, et prit part avec ses camarades à la Révolution de 1830. A sa sortie de l’école, M. M. entra dans l’artillerie, fit les campagnes de Crimée et d’Italie, et prit sa retraite deux ans avant la dernière guerre avec le grade de lieutenant-colonel. Nommé conseiller-général en 1871 pour le Canton de Saint- André, il s’occupa beaucoup des intérêts de son département. M. M. est sénateur du Gard et appartient à la gauche républicaine. Ses œuvres littéraires se limitent à des études agricoles sur le phylloxéra, la péréquation, etc.
Meissner (Alfred), poète allemand, né, à Replitz, le 5 octobre 1822, étudia la médecine, reçut en 1846 le grade de docteur et passa une année à Paris. Nous avons de lui: « Gedichte », Leipzig, 1845; « Revolutionâre Studien aus Paris », 1839; « Im Jahre des Heils 1848 », Leipzig, 1848 ; « Der Sohn des Atta Troie », id., 1850; « Das Weib des Urias », id., 1851; « Reginald Armstrong », id. , 1853 ; « Der Praetendent von York », 1854; « Der Pfarrer von Grafenried », 1855 ; « Heinrich Heine, Erinnerungen », 1856; « Durch Sard », 1859; « Novellen », 1864; « Zwischen Fürst und Volk », 1860; « Sausaro », id. ; « Neuer Adel », 1861 ; « Zur Elire Gottes », id. ; « Die Bildhauer von Worrns », 1874; « Oriola », id. En 1871-73, on a publié à Leipzig une édition complète de ses œuvres, en 18 vol. : « Gesammelten Schriften ».
Mclani (Alfred), ingénieur italien, né, à Pistoie, le 23 janvier 1859, fit ses premières études au Gymnase Eorteguerri, puis aux Écoles Techniques de sa patrie ; ensuite ses études artistiques dans l’Académie des Beaux-Arts de Florence, et la Municipalité de Pistoie lui conféra la bourse Del Gallo pour les études d’architecture, laquelle lui servit aussi pour voyager à l’étranger. Il commença alors à écrire des articles d’histoire et de critique d’art dans les journaux, et publia le pamphlet : « Il Palazzo Comunale e Jules Gailhabam ». A Milan il enseigna à l’Institut Vanzo, mais ses articles dans le Pungolo et le Pungolo délia Domenica lui ouvrirent les portes de l’École Supérieure de l’art appliqué à l’industrie, où il est toujours professeur. Parmi ses travaux d’architecte, citons le des-
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sein pour la façade de la Cathédrale de Milan. Nous avons de lui en librairie : « Architettura italiana antica e moderna », Milan, Hoepli ; « Scultura italiana antica e moderna », id., id. ; « Pittura italiana antica e moderna », id., id. ; « Decorazioni e industrie artistiche », id., id. Il ordonna l’ouvrage: « L’Ordinamento policromo nelle arti e nelle industrie artistiche »; « L’Arte italiana », recueil de modèles ; « I pizzi antichi di C. Vecellio » ; « Palladio, sa vie et ses œuvres », en cours de publication à Paris ; « L’Architecture italienne », dans V Encyclopédie de VArch. et de la Construct. de Paris. M. M. est aussi collaborateur des revues étrangères : Art et Industrie , L’Art, The Builder , La Construction moderne, Blcitter für Architektur und Kunst et Cronilc für vervielfiil. Kunst.
Méline (Félix-Jules), homme politique français, député des Vosges, actuellement président de la Chambre des députés, est né, à Rerairemont (Vosges), le 20 mai 1838. Il étudia le droit à la Faculté de Paris, et se fit inscrire au barreau de la Cour d’appel. Étant étudiant, il avait collaboré avec M. Clémenceau, son rival à la présidence de la Chambre, aux petits journaux littéraires du quartier latin, qui attaquaient l’Empire: La Jeune France, La Jeunesse , Le Travail. Inscrit au barreau de Paris, M. M. a été secrétaire de la conférence des avocats ; il a été aussi secrétaire de M. Plocque, en même temps que feu Léon Chapron. Pendant le siège de Paris, il fut adjoint au maire du 1er arrondissement. En mars 1871, il fut élu membre de la Commune, mais n’accepta pas le mandat. Il entra à l’Assemblée nationale le 20 octobre 1872, élu par 32,160 voix contre 25,868 obtenues par M. Mongeol, président du Conseil général et candidat conservateur. M. M. s’inscrivit au groupe de la gauche et de l’Union républicaine. Il a voté l’amendement Wallon et l’ensemble des lois constitutionnelles. Réélu le 20 février 1876 dans l’arrondissement de Remiremont, il l’emporta, après l’acte du 16 mai 1877, au 14 octobre, sur M. Krantz, candidat conservateur, frère du sénateur républicain. Il continua à siéger à gauche et, lors de la constitution du premier cabinet, sous la présidence de M. J. Grévy, fut appelé par M. de Marcère, ministre de l’intérieur au poste de sous-secrétaire de ce département. Il n’y resta qu’un mois et quitta ces fonctions à la retraite de son chef (4 février-4 mars 1879). Membre de la Commission du tarif général des douanes, il fut un des rapporteurs du projet et, dans la discussion générale, il défendit les tendances protectionnistes contre les principes libre-échangistes du ministère (1880). M. M. représente le Canton de Corn.eux au Conseil général des Vosges. Il a fondé l’ordre du mérite agricole. C’est au bénéfice de l’âge qu’il doit d’avoir été nommé président de la Chambre, de préférence à M.
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Clémenceau, qui avait obtenu le même nombre de voix.
Melisnrgo (Ida), femme- auteur italienne, fille de l’illustre Giovenale Vegezzi-Ruscalla, née, à Turin, le 15 août 1840, cultive avec honneur la littérature, et collabore à plusieurs journaux. Elle débuta par un petit volume de contes: « Primizie », 1858. Vinrent ensuite: « Biondina », 1869 ; « Racconti » ; « Baba-Dokia » ; « Florica Etaina », nouvelles, Turin, 1870 ; « I primi anni di celebri personaggi », etc., etc.
Mellado (André), écrivain espagnol, journaliste, député aux Cortès, directeur du journal madrilène El Impartial.
Meller (Sophie), femme-auteur polonaise, née, à Varsovie, en 1842, consacra ses années de jeunesse à l’étude de la littérature dramatique, et après un séjour en Italie, traduisit en polonais : « Il bugiardo » et « La serva amorosa », de Goldoni ; « La medicina d’una ragazza ammalata » et les « Due Dame », de Ferrari ; « Oro ed Orpello », de Gherardi Del Testa. En dehors de ces pièces, on a d’elle des pièces très prisées sur la scène de son pays : « Toison d’or »; « Wanda » ; « Fausses Splendeurs » ; « Résolution » ; « Deux mesures » ; « J’écraserai » ; « Matinée musicale » ; « A qui la faute ? »; un drame qui a pour sujet l’Indépendance italienne et dont le titre est: « Dans les Alpes ». Mrae M. a aussi écrit des contes et des nouvelles insérées aux journaux de Varsovie.
Mellier (François-Emile), littérateur et professeur français, membre de l’Académie de Stanislas et de la Société d’archéologie lorraine, membre du Comité du Musée lorrain à Nancy, inspecteur d’académie, né, à Carleville (Ardennes), le 25 février 1837. Élève de l’École Normale Supérieure (1856-59), professeur aux Lycées de Bastia et de Nevers (1859-74), inspecteur d’académie à Montauban, à Châlons-sur-Marne et à Nancy (1874 à 1888), il a publié: « Deux discours sur les beaux-arts », Nevers, 1868 et 1874 ; « Souvenir de l’Exposition des beauxarts », id., 1873 et 1874 ; « Un graveur liégeois à Nancy », J. Valdor, Nancy, 1884; « Rapports sur l’enseignement primaire en Meurthe et Moselle », 1878-87, des brochures, etc., etc.
Meltzl (Hague de), écrivain hongrois directeur du Magyar journal de littérature comparée, né, le 31 juillet 1846, dans la province de Siebenburghen, fit ses études à Aidemburg (1866- 68), les poursuivit à Leipzig, et se donna ensuite la tâche de faire connaître aux allemands la littérature magyare et aux hongrois la littérature allemande. En 1871, il publia en allemand un « Choix de poésies lyriques de Petôfi », Leipzig, 1871. Nous avons encore de lui : « The Black wodas », ballade tzigane inédite, publiée dans le texte original ainsi que dans ceux des traductions anglaises et allemandes, Kolosvar, 1879; « Edward », ballade écossaise, confron-
tée avec une ballade similaire hongroiso, id., 1880 ; enfin : « Sanders als Begrüuder der neuhochdeutschen Philologie », 1880.
Melvil (Francis), homme de lettres français, romancier, né, à Saint-Malo, en 1845. Il a publié successivement :« Les voyageurs », poème légendaire, Lemerre, 1880; « Les rimes nocturnes, confession d’un poète », Ghio, 1881; « A Calderon », poème couronné par la Société des gens de lettres, Ghio, 1881; « Les Dieux Inconnus », poèmes, id., 1884; « Marcel Campagnac », roman, Plon, Nourrit, 1886. Ce roman a d’abord paru en feuilleton dans le Temps ; « Dina Savelli », scènes de la vie romaine, roman publié dans la République française, 1887. Dans plusieurs revues françaises et étrangères une douzaine de nouvelles: « Mademoiselle de Comminges »; « Jean Frégovern » ; « Le dernier roi », etc. De nombreux articles de critique particulièrement dans le Semeur , Paris, 1887-1888. Un drame romantiqixe : le « Capitaine Xaintrailles », joué au théâtre du Château-d’Eau, en 1882. M. M. est membre de la Société des gens de lettres et de la Société des études historiques.
Menabrea (le Comte Frédéric, marquis de Valdora), ambassadeur d’Italie à Paris, Sénateur du Royaume italien, général de division, savant mathématicien et homme d’État de premier ordre. Dans cette notice, l’œuvre politique du général M. ne peut trouver sa place. Aussi ne parlerons-nous que du mathématicien. Il est né, à Chambéry, le 4 septembre 1809, il étudia les mathématiques à l’Université de Turin et entra à l’armée comme lieutenant du génie. Élève du célèbre Plana, sur les iustances de ce dernier il fut nommé professeur de mécanique à l’Académie militaire de Turin et en 1839 membre de l’Académie des Sciences de Turin. Plusieurs de ses mémoires sont en effet publiés dans les Comptes-rendus de la savante Compagnie; nous en donnons les titres : « Calcul de la densité de la terre »; « Nouvelle méthode pour calculer les expériences Cavendish » ; « Mouvement d’un pendule composé lorsqu’on tient compte du cylindre qui lui sert d’axe » ; « Études sur les quadratures » ; « Études sur la théorie des vibrations » ; « Lois générales de divers ordres de phénomènes » ; « Notions sur la machine analytique de Charles Babbage » ; « Discours sur la vie et les ouvrages du chev. Georges Bidone » ; « Discorso sulla vita e sulle opéré di Luigi Lagrange » ; « Principes généraux pour déterminer les pressions et dans un système élastique ». M. le général M. est membre de presque toutes les Sociétés savantes de l’Europe.
Menant (Joachim), magistrat et orientaliste français, né, à Cherbourg, le 16 avril 1820, entra dans la magistrature comme juge suppléant à Cherbourg en 1846, et fut substitut à Vire
(1851), et à Alençon (1855). Nommé juge à Lisieux en 18Ô6, il passa au Tribunal civil d’Evreux en 1864, à celui du Hâvre en 1867 et enfin à Rouen en 1872, où il devint vice-président en 1878. M. M. s’est fait un nom parmi les assyriologues de nos jours, par ses travaux sur les caractères cunéiformes. Nous avons de lui: « Notice sur les inscriptions cunéiformes de la collection épigraphique de M. Lottin de Laval », 1859; « Recueil d’alphabets des écritures cunéiformes », 1860 ; « Eléments d’épigraphie assyrienne », id. ; « Inscriptions assyriennes des briques de Babylone », id. ; « Inscriptions de Hœmmourabi roi de Babylone au XVIe siècle avant notre ère », 1863; « Exposé des éléments de la grammaire assyrienne », 1868; « Zoroastre », 1844; « Description des sculptures solaires de l’église de Cherbourg », 1850; « Les Achéménides et les inscriptions de la Perse », 1872; « Le syllabaire assyrien », 1873; « Annales des Rois d’Assyrie », 1874; « Babylone et la Chaldée », 1875; « Documents juridiques de l’Assyrie et de la Chaldée », 1877 ; « Notices sur quelques empreintes de cylindres au dernier empire de Chaldée », 1879; « Les Cylindres orientaux », 1879; « Manuel de la langue Assyrienne », 1880, etc.
Menasci (Salomon), littérateur italien et négociant, établi à Livourne, né, à Sienne, en 1838. Il ne put suivre que le cours des écoles primaires et étudia sans aide aucune dans ses rares heures de loisir les auteurs classiques, les langues et les littératures modernes. Longfellow et Karl Hillebrand l’encouragèrent par des lettres et des articles très flatteurs insérés au Literary World et au Magazine fiir die Literatur des auslandes. En dehors d’une collaboration très active en vers et en prose éparse dans les meilleures revues d’Italie à partir de 1854, nous avons de lui en librairie des ouvrages en vers : « Gli esuli di Siena » ; « Alcuni versi », 1874; « Il canto délia gioia », Livourne, 1878; « L’intermezzo di Heine »; « Germania di Heine » ; « Canti di Heine » ; et plusieurs opuscules en prose sur les Sociétés de sauvetage et sur diverses questions d’intérêt tout-à-fait livournais. M. M. appartient à la nouvelle école poétique italienne.
Menasci (Guy), fils du précédent, avocat, écrivain italien, né, à Livourne (Toscane), en 1867, fit ses premières études au Lycée Niccolini de sa patrie et son droit à Pise. Il publia plusieurs articles dans la Rassegna Emiliana, la Vita Nnova de Florence, le journal Lettere ed Arti de Bologne, la Cronaca minima ; citons, entre autres : « I poeti Bohèmes del secolo XVI » ; « Ruggero di Collerye », dans les Lettere ed Arti , 1889; « II Corvo da E. Allan Poe », dans la Cronaca minima , 1887 ; « Goethe en Italie », étude traduite dans les revues anglaises et allemandes. Nous avons en librairie:
« L’aunée amoureuse », sonnets, en français, Livourne, 1889; « Il silenzio », conférence, Bologne, 1889.
Menchoiitliiue (Nicolas), chimiste russe, né le 12 octobre 1842, suivit les cours universitaires, compléta son instruction scientifique à Paris, Tubingue et Marbourg, et fut nommé ensuite (1866) agrégé à la Faculté physico-mathématique de l’Université Pétei'bourgeoise. Actuellement il y occupe la chaire de chimie. Il est secrétaire depuis 1868 de la Société chimique de Saint-Pétersbourg et rédacteur du journal de cette société. Nous avons de lui des publications en français, en russe et en allemand, dont nous donnons la liste en marquant de différentes lettres initiales les idiomes dont M. M. s’est servi : « Sur l’éthérification des alcools secondaires ( f) »; « Les phénomènes de l’isomérie et leurs applications (r) »; « Influence de l’isomérie des acides sur la formation des éthers composés (/) », 1879 ; « Sur la formation des éthers des acides monobasiques non saturés ( f) »; « Sur la structure de l’acide sorbique et de l’acide hidrosorbique (r) »; « Sur l’éthérification des alcools polyatomiques (/)»;« Chimie analytique (r) », 4me éd., 1880; « Sur une méthode pour déterminer la valeur chimique des composants des combinaisons organiques (a) » ; « Sur les éthers des acides polybasiques (f) »; « Manuel pour déterminer l’isomérie des alcools et des acides en partant de leur éthérification ( a ) », 1881 ; « Sur l’influence des poids moléculaires des homologues dans les réactions réversibles (à) » ; « Les éthers des alcools et des acides à fonction double (/) » ; « Essai pour déterminer la valeur chimique des composants des acides organiques (a) »; « Sur la formation et la décomposition de l’acétate anilide (a) » ; « Sur la décomposition de l’acétate d’anyle tertiaire par la haute température (a) », 1882 ; « Sur les déplacements mutuels des bases dans les solutions de leurs sels neutres (f) »; « Chimie analytique (r) », 1883; « Recherches sur la formation des amides (f) » ; « Influence de la température sur la vitesse de quelques réactions chimiques (a) » ; « Sur les densités de vapeur de l’acétate et du chlorure d’amyle tertiaire (a) » (en collaboration avec M. D. Konoraloff) ; « Leçons de chimie organique ( r ) », 1384; « Sur l’isomérie des hydrocarbures d’après la théorie des substitutions (a) » ; « Sur l’isomérie des dérivés du bençol (r) », 1835 ; « Sur la formation des éthers composés par l’action de l’anydride acétique sur les alcools », 1886 ; « Sur les vitesses de la formation des éthers composés (f), (a) »; « Action de l’eau sur l’anydride acétique » ; « Aperçu de l’évolution des théories chimiques (r) », 1887 ; « Chimie analytique (r) », 6me éd., 1888.
Mendel (Emmanuel), docteur allemand, professeur de psychiatrie et des maladies nerveuses
à l’Université de Berlin, né, le 28 octobre 1839, à Bunzlau en Silésie. Il fit ses études à Breslau, Berlin et Vienne; de 1877 à, 1881, il fut député au Parlement national allemand ; prit ses grades en 1871 à l’Université de Berlin et en 1884 il fut nommé professeur. On a de lui une monographie portant le titre: « Die progressive Paralyse der Irren », publié en 1880 à Berlin, par Hischwald; et une autre monographie intitulée: « Die Manie », publiée par Schwarzenberg, à Vienne, en 1881. Il y a huit ans, M. M. fonda Das Neurologische Centralblatt qu’il continue à rédiger; cette publication paraît à Leipzig. Il est aussi auteur de plusieurs autres travaux de Névropathologie et psychiatrie parus dans VEulenburg's Realencyclopadie , ainsi que dans d’autres revues médicales allemandes, et principalement dans les Arch. f. Psychiatrie, Zeitschrift f. Psych., Virchow' s Arch., Zeitschr. f. gerichtl. Medic. , Klin Monatschr, D. med. Wochenschrift.
Mendeléef (Dmitri-Iwanowitcb), professeur de chimie à l’Université de Saint-Pétersbourg, né, à Tobolsk (Sibérie), en 1834, fit ses études au Gymnase de Tobolsk et à l’Institut pédagogique de Saint-Pétersbourg. Il fit plusieurs voyages scientifiques pour étudier le pétrole au Caucase et en Pennsylvanie et en 1887 une ascension aérostatique à Xlin pendant l’éclypse totale du soleil. Nous avons de lui en librairie: « Sur l’isomorphisme » ; « Sur le limite des couches organiques », 1861 ; « Sur les densités des mélanges d’alcool avec l’eau », 1867; « La Chimie », en langue russe, 1868-70; « Recherches sur la compression des gaz » , 1871 ; « Recherches sur le pétrole », 1876-86; « Recherches sur les dissolutions aqueuses », 1886- 87 ; « Etudes sur les déplacements des naloïdes, et sur les principes de Termochimie » , etc., etc.
Meudès (Catulle), littérateur français, d’origine israélite, né, à Bordeaux, en 1840; il fonda à vingt ans, en 1860, la Revue fantaisiste et y inséra le « Roman d’une nuit », qui le fit condamner à six mois de prison. Il collabore à la Revue nouvelle, 1er num., 1863; dirige la République des lettres, 1876, et la Vie populaire, 1881; il a publié: « Philomela », livre lyrique, 1864; « Histoire d’amour », roman, 1868; « Æsperus », poème swedenborgien, 1869 ; « La colère d’un franc-tireur », ode guerrière, 1871 ; « Les soixante-treize journées de la Commune », 1871 ; « Contes épiques », 1872; « Les folies amoureuses », 1877; « La vie et la mort d’un clown », 1879; « Le rose et le noir » ; « Jupe courte »; « Monsti'es parisiens »; « Lili et Cocotte », 1885; « Zo’har », roman contemporain, 1886; « La première maîtresse », 1888. Il a donné au théâtre: « La part du Roi », 1870, et « Les mères ennemies », 1882.
Mendoza (Thémistocle-Avella ), homme de
lettres sud-américain, né, à Sogamoço, le 2 juillet 1841, fut élevé au Collège de la Trinité et de Boyaca sous la direction du rév. Louis Nino et de M. Antoine-Marie Amesquita. Il a visité la France et l’Italie en 1868-69; a été président d’une Société de bienfaisance à Sogamoço, il a dirigé la Banque de la même ville (1883), où il réside comme notaire. Il est l’auteur des oeuvres suivantes : « Mis Versos » ; « Los très padros » ; « Anacoana » ; « Daniel Sickles » ; « Contes » : « Cartas de un viajero » ; « La citolesia reformada »; « Estudios biograficos de la historia de America » ; « La Ciencia que contiene un Almanaque ». M. M. fonda le journal El Estudio et rédigea El Impulsor.
Méiiégoz (Paul-Eugène), théologien français, né, le 25 septembre 1838, dans 1 3 village d’Algolsheim (dép. du Haut-Rhin), fit ses études à l’école secondaire de Neuf-Brisach, au Gymnase et à la Faculté de théologie de Strasbourg, aux Universités d’Erlaugen, de Berlin, de Marbourg, de Halle. La thèse qu’il présenta en 1862 pour l’obtention du baccalauréat en théologie avait pour titre: « Etude dogmatique sur l’idée de l’Eglise ». Après avoir rempli pendant deux années (1864-1866) les fonctions de précepteur dans une famille protestante de Lyon, M. M. entra à Paris au service de l’Eglise luthérienne et fut nommé simultanément sousdirecteur de l’école préparatoire de théologie présidée par M. Félix Kuhn, pasteur anglican chargé du service allemand de l’église de Billettes. Pendant cette même période, il collabora activement au journal religieux Le Témoignage. Le Gouvernement français, pendant le siège de Paris, chargea M. M. de distribuer les secours religieux aux prisonniers allemands internés dans les prisons de la Santé et de la Roquette; jusqu’en 1881 le Comité de la mission intérieure le compta au nombre de ses membres les plus dévoués et les plus actifs. Le Ministre de l’Instruction Publique, lors du transfert à Paris de l’ancienne Faculté de théologie de Strasbourg, le nomma en 1877 maître de conférences pour la langue allemande et directeur du Séminaire, en 1881 professeur pour la chaire de dogmatique luthérienne. Parmi les publications les plus importantes de M. M., nous mentionnerons : « Réflexions sur l’Evangile du salut », 1879; « La notion du catéchisme », 1882; « Le péché et la rédemption d’après Saint-Paul », 1882, deux thèses pour la licence en théologie.
Menezes (Jean-Cardoso de), poète brésilien, député au Parlement, employé au Ministère des Finances, né, à Saint-Paul, en 1828, traduisit en portugais le « Jocelyn », de Lamartine.
Meug«r (Antoine), docteur en droit, professeur de droit à l’Université de Vienne, né, à Manioro (Galicie), le 12 septembre 1841; élève des Lycées de Teschen et de Troppau (Silésie), < il acheva ses études universitaires à Vienne et
y prit ses grades. En 1865, il commença son stage; en 1872, il devint professeur agrégé et jusqu’à 1875 il exerça contemporainement la profession d’avocat à Vienne. En 1874, il fut nommé professeur extraordinaire et trois ans plus tard professeur ordinaire. On lui doit les publications juridiques et sociologiques suivantes : « Beitràge zur Lehre von der Execution », 1872; « Ueber die Zulâssigkeit neuen thatsâchlichen Vorbringens im den hôheren Instanzen », 1874 ; « System des œsterreichischen Civilprocessrechtes in rechtsvergleichender Darstellung » 1876; « Ueber die Abschaffung des Beweisinterloctns und eine neue Anordnung des Civilfahrens », 1874; « Ueber die Parteien im Civilprocesso », 1880; « Das Recht auf den vollen Arbeitsertrag in geschichtliclier Darstellung », 1886; « Das bürgerlicbe Recht und die besitzlosen Volksklassen », 1889.
Menger (Charles), économiste, professeur d’économie politique à l’Université de Vienne, né, à Neu-Sandoz en Galicie, le 23 février 1840. Il fit ses études à l’Université de Vienne et les acheva à celle de Prague. On le trouve en 1872 secrétaire ministériel et en 1873 professeur à l’Université de Vienne. En 1876, on le choisit comme professeur de sciences politiques de S. A. R. I. le prince Rodolphe d’Autriche et de 1876 à 1878 il accompagne ce prince dans son voyage en Angleterre, en France, en Allemagne et en Suisse. Parmi ses ouvrages, qui se font remarquer par un talent spécial d’exposition, il nous faut citer: « Grundsàtze der Volkswirtschaftslehre », Vienne, Braumüller, 1871; « Untersuchungen über die Méthode der Socialwissensehaften », Leipzig, Dunker, 1883; « Die Irrtümer des Historismus in der deutschen Nationalôkonomie », Vienne, Hôlaer, 1884; « Zur Kritik der Politischen (Ekonomie » , Vienne, Hôlder, 1887 ; « Zur Théorie des Capitæs », Jena, Fischer, 1888; voir « Conrad’s Jahrbüchern », XVII, V, et « Grünhict’s Leitscher »,
Menier (Eugène), journaliste français, né, en 1827, dans le département de la Gironde, dirige la Franc e Coloniale et la France populaire.
Menzel (Conrad), poète germano-suisse, né, à Stuttgart, le 9 avril 1834, fils du célèbre publiciste Wolfgang Menzel, embrassa la carrière du Saint-Ministère et se prépara par de solides études théologiques faites aux Universités de Bâle (1852-1854) et de Tubingue (1854- 1856). Après avoir rempli pendant quelques années diverses suffragances dans des villages wurtembergeois, il se tourna vers la pédagogie et dirigea de 1861 à 1863 à Bâle le pensionnat de jeunes filles connu sous le nom d’institut Gerbach ; depuis 1863, il exerce les fonctions pastorales à Schœnenberg dans le Canton de Zurich. Nous possédons de lui: « Questions
rimées pour des répétitions géographiques » ; « Consolations adressées sur des tombes d’enfants ». M. M. a inséré, en outre, de nombreux morceaux détachés dans la revue de famille le Baheim ; des conférences pastorales, divers recueils de chants suisses et arrangé plusieurs morceaux pour l’harmonium.
Mereadier (Auguste), professeur d’harmonie à Paris, critique musical au Progrès artistique , au Ménestrel et à V Indépendant littéraire. Né, à Foix (Ariége), le 12 février 1835, M. M. est fils de Ferdinand M. bibliothécaire de la ville, conservateur du Musée de l’ Ariége, professeur de mathématiques et de dessin, et fils lui-même du célèbre ingénieur Jean-Baptiste Mereadier, auteur du « Nouveau système de musique », très favorablement apprécié par d’Alembert. Après s’être distingué dans l’enseignement universitaire, il quitta la province pour Paris, où le poussaient ses instincts d’artiste et où l’appelait son oncle, Philippe Mereadier peintre d’histoire, ami de Cabanel, auteur de l’« Essai d’instruction musicale », et de l’« Harmonie vulgarisée », ouvrages adoptés par le Conservatoire. M. M. ne fit que changer l’axe de son professorat et s’adonna exclusivement à la Musique distribuant sa science à de nombreux élèves, ou la répandant dans des articles et des oeuvres qui lui ont valu une place en vue parmi les critiques et les auteurs les plus autorisés. Traité en ami par l’éminent directeur du Conservatoire national de musique et de déclamation, le vénérable Ambroise Thomas, M. M. est à Paris l’un des plus érudits et des plus fervents apôtres du grand art. Il a publié: « Méthode rapide pour apprendre à moduler d’après trois principes » ; « L’art du Prélude ». Ces deux ouvrages ont été couronnés à l’Exposition de Milan de 1881, Henri Lemoine éd.; « Chant », 2 vol., pour l’enseignement primaire, édités par Paul Dupont et adoptés pour les écoles de la ville de Paris; « Causeries instructives sur l’Harmonie », 2 vol., éditées par Durdilly. M. M. est officier d’Académie.
Merchan (Raphaël), poète colombien, né à Bogota, auteur des deux volumes : « Estudios Criticos »; « Carta a Yalera », et d’une traduction en espagnol du poème « Evangeline » de Longfellow.
Meredith (Georges), romancier et poète anglais, né, dans le Hampshire, en 1830, fut élevé en Allemagne, mais quitta bientôt les Pandectes pour la plume. Nous avons de lui: « Poems », 1851; « The Shaving of Shagpat, an Arabian Entertainment », 1855; « Farina, a Legend of Cologne », 1857 ; « The OHeal of Richard Peveril », 1859; « Evan Harrington », 1861; « Modem Love », poèmes et ballades, 1862; « Emilia in England », 1864; « Rhoda Fleming », 1865; « Vittoria », 1866; « The aventures of Harry Richmond », 1871 ; « The Egotist », 1879;
« The Tragic Comedians », 1881; « Poeras and Lyrics of the Joy of Earth », 1883; « Diana of the ('rossways », 1885.
Merguet (Hugo), savant et écrivain allemand, docteur en philologie, agrégé à l’Université de Kônigsberg (Prusse), né, en 1841, à Pillau (Prusse orientale). Il fréquenta l’École Royale d’Insterburg et le Gymnase de Gumbinnen; en 1859, il entra à l’Université de Kônigsberg et y étudia la philologie jusqu’à 1863. Reçu professeur à l’École Municipale Supérieure de Gumbinnen, il y resta jusqu’à 1874. Dans cette année, il fit passage au Gymnase Royal Guillaume de Kônigsberg (Prusse) en qualité de maître supérieur, et renonça spontanément à cette place en 1883. Son habilitation au libre enseignement à l’Université de Kônigsberg date de 1874. On a de lui plusieurs volumes, dont suivent les titres : « Die Entwickelung der Cateinischen Pormenbildung », 1870, Berlin, Borntràger frères; « Die Ableitung der Verbalendungen aus Hilfsverben », 1871, mêmes éditeurs; « Assimilation und Differenzierung », 1876, Frograinm, Kônigsberg; « Lexicon zu den Reden des Cicero », 4 vol., 1873-1884, Jena, Pischer; « Lexicon zu den Schriften Cæsar’s und seiner Fortsetzer », 1884-86, même éditeur; « Lexicon zu den philosopischen Schriften Cicero’s », vol. I (A, E), 1887-1889, même éditeur; outre à ces ouvrages, il est auteur de plusieurs mémoires philologiques épars dans les divers périodiques allemands.
Merian (Jean-Jacques), philologue et historien suisse, né, le 18 novembre 1826, à Bâle, d’une famille patricienne qui depuis le XVIe siècle a fourni à sa ville d’origine une liste remarquable de peintres, de graveurs, de philologues, de philosophes, de naturalistes, d’hommes d’État, de jurisconsultes, fréquenta les Universités de Goettingue, de Berlin, de Heidelberg, prit dans cette dernière en 1850 son grade de Dr phil., embrassa la carrière académique, débuta en 1852 à Bâle comme privât Docent et fut nommé en 1874 professeur extraordinaire pour la philologie classique. Nous possédons de M. J.-J. M. une dissertation sur le « Temple de Delphes », 1852, et une « Histoire des évêque de Bâle », 2 vol., 1860-1862.
Méric (Élie), professeur et écrivain catholique français. L’abbé Joseph-Élie M. est né, à Hesdin (Pas-de-Calais), le 4 octobre 1838. Il a fait ses études au Collège et au Grand Séminaire de Toulouse. Ordonné prêtre en 1863, il vint à Paris, fut secrétaire du P. Gratry, de l’Académie française. Reçu docteur en théologie à la Sorbonne et à l’Université de Wurtzbourg, en Bavière, il suppléa le père Gratry dans son cours de morale évangélique (1868), et lui succéda comme titulaire en 1872. On cite de M. l’abbé M. deux séries d’« Études contemporaines », 1872-1876, traitant, l’une « De la vie
dans l’esprit et dans la matière », l’autre « De la morale et de l’athéisme contemporains ». Il a publié depuis : « Du droit et du devoir », 1877 ; « La chute originelle et la responsabilité humaine », où sont abordées avec un talent qui ne manque pas de netteté ni de vigueur, les problèmes les plus ardus de la doctrine chrétienne, 1878; « L’autre vie », 1882, 2 vol.; « Les erreurs sociales du temps présent », 1882; « L’Histoire de M. Emery et de l’église de France pendant la révolution », 2 vol., couronnés par l’Académie française, 1885; « Le Merveilleux et la Science », étude sur l’hypnotisme, ouvrage qui a eu 7 éditions en quelques mois, 1888. Presque tous ces ouvrages ont été traduits en allemand, en anglais, en italien et en espagnol. M. M. a fait paraître, en outre, des articles dans divers recueils scientifiques, dans la Revue littéraire , le Correspondant , la Revue du Monde Catholique, etc. La biographie de M. M. a été publiée chez l’éditeur Palmé, dans l 'Ami des Livres par Godefroy, dans les Prosateurs du XIX0 siècle , par l’auteur de la Biographie des savants contemporains. Prochainement, en Italie, M. Biginelli va publier une nouvelle biographie dans YAteneo di Torino dont il est directeur. Cette biographie, avec portrait, contiendra l’indication détaillée des ouvrages de M. l’abbé Élie Méric.
Mérimée (Charles-Amedée-Ernest), homme de lettres français, professeur de langues et de littérature espagnole à la Faculté de lettres de Toulouse, né, à Lyon, le 27 mars 1846. Nous avons de lui: « Essai sur la vie et les œuvres de D. Francisco de Quevedo (1585-1635) », Paris, 1886; « De antiquis aquarum roligionibus in Gallia meridionali », id., 1886, et diverses brochures relatives à la littérature espagnole.
Merivale (Charles), historien et écrivain ecclésiastique anglais, doyen d’Ely, fils du célèbre théologien Jean-Hermann M. né, à Londres, en 1808, étudia à Harrow et Cambridge, fut chapelain de la Chambre des Communes (1863- 69) ; il a publié une traduction en vers anglais de l’« Iliade », 1869, et les ouvrages suivants : « History of the Romans under the Empire », Longmans, 1850-62 ; « Boyle lectures », id., 1865-66 ; « General history of Rome from the fondation of the city to the fall of Augustulus », id., 1875 ; « Early Church History », id., 1879.
Merli (Frédéric), journaliste suisse, né, le 27 février 1852, à Zurich dans une famille d’artisans, reçut pour l’enseignement religieux les leçons du célèbre pasteur libéral Henri Hirzel, et fut amené par lai à l’étude de la théologie. Après quatre années passées soit à l’Université de sa ville d’origine (1871), soit à celle de Jena (1875), il fut choisi en 1876 par la grande paroisse suburbaine de Wiedikon comme pasteur. Le Conseil d’état zuricois lui confia la même année l'enseignement religieux au gym-
nase ; depuis 1885, il est attaché à l’Université en qualité de privât Docent pour la théologie pratique. L’activité scientifique de M. F. M. s’est surtout déployée dans les journaux, dont il a été le principal rédacteur, voire même le fondateur, de 1881 à 1883 dans les Zeit - Stimmen , depuis 1884 dans la Revue Théologique suisse , depuis 1887 dans la Feuille suisse illustré pour le dimanche. Nous ne possédons de lui comme brochure tirée à part qu’une dissertation académique sur la « Forme concrète delà prédication », 1886.
Merlo (Pierre), pédagogiste italien, professeur de grec et de latin, né, à Turin, en novembre 1850, après d’excellentes études littéraires à l’Université de Turin, entra dans l’enseignement et occupa des chaires de lycée à Chieri, Cesena et Naples. En 1876, professeur de langue grecque et latine à l’Ecole de magistère à l’Université de Naples. En 1881, professeur extraordinaire d’histoire comparée à l’Université de Pavie, professeur ordinaire en 1884.
« Armonie nelle dottrine antropologiche e morali nell’India e nella Grecia », Naples, 1875 ;
« Sulle necessarie dipendenze délia sintassi dalla dottrina delle forme », Turin, 1819; « In difesa délia teoria dell’agglutinazione », id., 1883;
« Sull’autore del Donato Provenzale » ( Giornale storico délia letteratura italiana ), 1885; « Sull'età di Galmens Faidit », id. ; « Problemi fonologici sull’articolazione e sull’accento », Florence, Le Monnier, id.; « E se Dante avesse collocato Brunetto Latini fra gli uomini irreligiosi e non tra i sodomisti? », 1885; « Rispondenza in ca nel sanscrito a ka del greco e del latino », 1886;
« Le radici e le prime forme grammaticali délia lingua ariana », 1888, etc. Il a collaboré à la Rivista di Filologia , Rassegna Settimanale , Giornale Napoletano di filosofia e lettere, Cultura, Rassegna critica , etc.
Mérouvel (Charles), romancier français, né, en 1843, à Mormandin, dans le département de l’Orne. Depuis 10 ans, il a publié presque 40 volumes dont le succès a toujours été croissant et presque tous sont traduits à l’étranger, et particulièrement en Italie et en Espagne. Donnons la liste des œuvres de M. M. : « Les Caprices de Laure » ; « La vertu de l’abbé Mirande » ; « Le Péché de la Générale » ; « La Filleule de la Duchesse » ; « La Maîtresse de monsieur le Ministre » ; « Jenny Fayelle » ; « Les deux Maîtresses » ; « Le Mari de la Florentine » ; « Le Krach » ; « Les derniers Kérandal (I. Mademoiselle de Fonterose; II. Juana Trélan) » ; « Caprice de Dames » ; « Angèle Méraud »; « Mademoiselle Jeanne » ; « La Veuve aux cent millions »; « Fleur de Corse »; « Le Roi Crésus (I. Les Rosendaël ; II. Cœur de créole) » ; « Le Divorce de la comtesse » ; « Thérèse Valignat » ; « Dos-à-dos » ; « Le Train auxiliaire » ; « Les Trémor (I. Le Gué aux
biches ; II. Solange Fargeas) » ; « La Rose des Halles » ; « Madame la Marquise » ; « Une nuit de noces » ; « Le Marquis Gaëtan » ; « Abandonnée » ; « Diane de Briolles ».
Merx (Adalbert), orientaliste allemand, né vers 1840, professeur d’Université à Heidelberg ; il est une des célébrités contemporaines en ce qui regarde la langue syrienne. Nous avons de lui: « Critica de epistolarum Jgnatianarum versione syriaca commentatio », Halle, 1861 ; « Bardesanes von Edessa nebst einer Untersuckung über das Verhaltniss des Clementinischen Recognitionen zu dem Bûche der Gesetze der Lânder », id., 1863 ; « Cur in libro Danielis juxta hebræam aramæa adhibita sit dialectus », id., 1865; « Voc.abulary of the tigré language written down by Moritz von Beurmann », id., 1868; « Grammatica syriaca », 1867 ; « Archiv fur wissenschaftliche Erforschung des alten Testamentes », id. ; « Das Gedicht von Hiob », 1871 ; « Neusyrisches Lesebuch », 1874; « Türkisclie Sprichworter ins Deutsche übersetzt », 1877; « Die Prophétie des Joël », id.; « Die Prophétie des Joël und ihre Ausleger von den altesten Zeiten bis zu den Reformatoren », Halle, 1879 ; « Eine Rode vom Auslegen insbesondre des alten Testamentes », id., id. ; « Bemerkungen über die Vocalisation der Targume mit Anhang über die Tsihufutkalêsihen Fragmente, Arten der Berliner Orientalisten Côngresses », 1882 ; « Die Saaisanische Uebersetzung des Hohen Liedes ins Arabische », Heidelberg, id. ; « De artis Dionysianæ interpretatione armeniaca disputatio in Uhligs Edition des Dionysius Thrax », Leipzig, 1889; « Proben der syrischen Ubersctzung von Galenus Schrift über die einfachen Heilmittel Zeitschrift der distmorgl. Gesell. », 1885; « Chrestomathia Targnonica quam.... ad codices vocalibus bahylonicis instructos edidit, adnotatione critica et glossario instruxit Berolini », 1888 ; « Carmina Samaritana e codice Gothano » dans les Rendiconti délia R. Accademia dei Lincei, classe di scienze morali, 1887 ; « Historia artis grammaticæ apud Syros, accedit interpretatio Dionysii Thracis syriaca et Severi bar Sakku Grammatica syriaca in Abhandlungen der deutschen morgenl. Gesellschaft », 1888.
Mescherski (Wladimir, Prince), romancier russe, né vers 1840, dirigea, pendant quelque temps, le journal conservateur Grashanine (le Citoyen), écrivit des romans de mœurs ultravéristes, dont le meilleur a pour titre: « Femme du Grand Monde ». La critique a été fort sévère envers le prince M. Le prince Alexandre M. son parent est un économiste distingué.
Mesnil (le Vicomte Clément-Edmond Révérend du), historien et archéologue français, né, le 26 janvier 1832, à Falaise; après de bonnes études, il entra d’abord dans l’administration de l’Enregistrement et des Domaines, puis fut ap-