‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 62 sur 496 · MOI · texte numérisé non relu

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Rivista Illustrata Italiana , à VA Ibo dei Giovani et à l 'Eco Illustrata de New-York. 11 fit surtout de la critique littéraire. En librairie: « Il Eaucigny »; « Sul Titano », deux éd., 1879 ; « Da Bologna a Firenze » ; « Lungo il Reno da Magonza a Colonia » ; « Per la Germania », impressions de voyage ; « Gioie e dolori » ; « L’Antico Egitto » ; « Su per l’Etna », Milan, Treves, 1881. M. M. est un conférencier distingué sur des sujets qui se rapportent à l’Alpinisme et à l’Association hospitalière de la Croix Rouge.

Moeller (Joseph), savant hongrois, docteur en médecine, professeur de pharmacologie et de pharmacognosie à l’Université d’Innsbruck, né, à Papa (Hongrie), en 1848. M. M. est un des plus éminents naturalistes hongrois et nous lui devons un grand nombre d’ouvrages publiés en langue allemande. Il suffit de rappeler: « Iflanzen- Robstoffe », Vienne, 1879; « Vergl. Anatomie des Holzes », voir Denkschr. d. K. Akad. d. TF., Vienne, 1876; « Anatomie der Baumrinden », Berlin, 1882, Springer; « Rohstoffe des Tischler- Drechslergewerbes », 2 vol., Cassel, 1888-84; « Mikroskopie d. Nahrungs-und Genussmittel », Berlin, 1882, Springer; « Lehrbuch der Pharmacognosie », Vienne, Hôlder, 1888. Il est aussi éditeur de la Real- Encyklopadie d. r/es. Pharmacie , Vienne, 1886, et rédacteur de la Naturwiss. Rundschau , de la Wien. Zeit. et de la N. Freie Presse.

Moliini Mohana Cliatterji, savant indien, né, dans le district de Burdhvan, le 6 décembre 1858, d’une noble famille de brahmes ; il fit ses études dans le Saint-Saviour’s College et dans le Presidency College de Calcutta, où il obtint ses degrés de M. A. et de bachelier en droit ; il y a quatre ans, il entreprit un long voyage en Occident pour y étudier les religions comparées; il passa trois ans à Londres et dix mois aux Etats-Unis; c’est à Boston qu’il prépara son livre, publié en 1887 à Londres chez Trübner, sous le titre : « The Bhagavad Gîta or the Lord’s Lay », avec des commentaires, des notes et des comparaisons avec les Saintes-Écritures. Au mois de novembre 1887, il visita l’Italie, d’où il fit retour aux Indes.

Moissan (Henri), chimiste français, né, le 28 septembre 1852, à Paris, fit ses études de chimie au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, successivement licencié ès-sciences physiques, .pharmacien de lre classe, puis docteur ès-sciences. Maître de conférences et chef des travaux pratiques de chimie de l’École de pharmacie de Paris (1879), agrégé auprès de la même École (1882) et professeur en 1887, en remplacement de M. Bouis dans la chaire de toxicologie. La même année, l’Académie des Sciences récompensait ses recherches sur le Fluor en lui accordant le prix Lacaze, et en 1888 l’Académie de médecine le choisissait pour remplacer Méhu dans la section de pharmacie. M. M. a publié

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des mémoires très appréciés dans les Comptes-rendus de V Académie des Sciences , dans les Annales de chimie et de physique et dans les Annales des Sciences naturelles , dont nous dondons les titres : « Recherche sur la respiration », 1872-78; « Études des oxides de fer », 1877 ; « Recherches sur le chrome et ses composés », 1882; « Études des composés de fluor et des métalloïdes » ; « Trid fluorure, peutafiuorure et oxifluorure de phosphore »; « Fluorure d’arsenic », 1884; « Recherches sur l’isolement du fluor », 1886 ; « Nouvelles recherches sur le fluor », 1889; « Fluorures de carbone », 1890. En outre, il a publié: « Série du cyanogène »; <s Le Chrême et ses composés » ; « Le Manganèse et ses composés ». Nous avons encore deux conférences faites à la Société Chimique de Paris, et différents articles insérés dans la Revue Scientifique.

Mojsisovics ( August-Edler von Mojsvâr), docteur en médecine, prof, de zoologie et d’anatomie comparée à l’Université de Gratz, né en 1857. On a de lui plusieurs ouvrages et de nombreux articles dont on fait suivre la liste: « Leitfaden bei Zoolog- Zootom. Preparirübungen », Leipzig, Engelmann Wish., 1879, 2e éd. 1885; « Systemat. Uebersichfc des Thierreichs », Gratz, 1882; « Ueber die Nervendigung in der Epidemis der Sauget », voir: Sitzungsber. d. Wien. Ak ., 1875-76; « Kleine Beitrage zur Kenntniss der Anneliden », id. ; « Zur Kenntniss des Afrikanischen Elephanten » (. Arch . f. Naturg.), 1879; « Weitere Bemerkungen zur Anatomie des Afrikanischen Elephanten » ( Actes de la Naturwess. Verein für Steiermark), Gratz, 1880-81. En collaboration avec M. et Marktanner: « Bericht über die Untersuchung der Seegrundproben in physikalische Untersuchungen im Adriatischen und Sicilisch- jonischen Meere », Vienne, 1881 ; « Ueber anatomie Saugethiere, Reptilien und Protozoen im Handwôrterbuche der Zoologie, Antropologie n. Ethnologie », Breslau, E. Frewendt, 1879-1888; « Manuel de Zootomie, Guide pratique pour la Dissection des animaux vertébrés et invertébrés etc. », traduction par I. L. de Lanessan, Paris, O. Doin, 1881; « Nachtrâge zur Anatomie von Loxodon afrikanus Falc. (mas. adult.) », voir Mitth. des nat. Ver. f. Steiermark , 1888; « Zur Fauna von Bellye und Dârda », id., 1882; « Erster Nachtrag zur Ornis, von Bellye und Dârda », id., 1883; » Excursion in Bârs-Bodroger und Baranyâer Comitate im Sommer », id., 1883; « zur Fauna von Bellye und Dârda » ( Saugethiere , Beptholien, Amphïbier , Fische ), id., 1883; « Bericht über eine Reise nach Südungarn und Slavonien im Frühjahre 84 », id., 1885-86; « Ueber das Vorkommen des Archibuteo lagossus Brunn. als Brutogel in Oesterr.- Ungarn etc. », voir Zeitsch. f. die ges. Ornithologie, Budapest, 1884; « Zoologische Uebersicht der Oesterr- Ungar. Monarchie », Vienne,

Ilof. und StatsdrucJcerei, 1886; « Ornithologische Beobachtungen », voir Jahresber. des Comités f. ornith. Beobachtungs—Stationen , 1885—1888;

« Ueber die geographische Verbreitung westpalacarktischer Schlangen », id., 1887.

Molescliott (Jacob), illustre physiologue hollandais, professeur tour-à-tour en Hollande, en Suisse et en Italie, Sénateur du Royaume italien, un des chef de l’école médicale moderne, né, le 9 août 1822, à Bois-le-Duc, étudia en même temps la physiologie et la philosophie à Heidelberg. Il était encore étudiant à l’Université lorsqu’il attira l’attention du monde scientifique par son ouvrage intitulé : « Observations critiques de la théorie de Liebig sur la nutrition des plantes », Haarlem, 1845. La même année il pratiqua la médecine. Privât Docent de Heidelberg (1847-1854), il écrivit en allemand les ouvrages suivants: « Physiologie der Nakrungsmittel », Darmstadt, 1850; « Lehre der Nahrungsmittel für das Volk », Erlangen, 1850; « Der Kreislaul, des Lebens », Mayence, 1852; « Physiologie des Stoffwechsels in Pflanzen und Thieren », Erlangen, 1851. Ses doctrines absolument matérialistes lui procurèrent des désagréments de la part du Sénat universitaire et du Ministre de l’Instruction publique. Il donna alors sa démission et s’occupa seulement de diriger le laboratoire de physiologie qû’il avait fondé en 1853. Mais en 1856 l’Université de Zurich l’appela dans son sein et il ouvrit son cours par: « Lumière et vie » qui fut imprimé à Erankfort. François De Sanctis, ministre de l’Instruction publique en Italie, appela M. M., dont il avait été collègue à Zurich, à l’Université de Turin en 1861 et en 1879 à celle de Rome. Dans l’entretemps, M. le prof. M. avait obtenu la grande naturalisation italienne et en 1876 avait été nommé sénateur du Royaume. A cette seconde période de sa vie, correspondent les ouvrages en italien du prof. M. qui sut bientôt manier la langue de sa patrie d’adoption avec une aisance et une élégance absolument extraordinaire. Citons de lui: « Sull’accrescimento delle formazioni cornee del corpo umano e sulla perdita d’azoto che ne résulta », 1879, en collaboration avec le prof. Fubini: « Dell’influenza délia luce mista e cromatica nell’esalazione di acido carbonico per l’organismo animale », 1879, avec le prof. Battistini: « Sulla relazione chimica dei muscoli striati e di diverse parti del sistema

nervoso in istato di riposo e dopo il lavoro »,

1884. Puis:« L’uso dell’jodoformio nel diabete melleto », 1882; « Sulla razione del soldato

italiano », 1883; « La Fisiologia e le scienze

sorelle », 1879; « Sugli attributi generali dei nervi », 1881; « Carlo Roberto Darwin », 1882; « Francesco De Sanctis », 1884; « Filippo Pacini », 1885; « Per una festa délia Scienza », 1887. En allemand: « Untersuchungen zur Naturlehre des Menschen und der Thiere ». 13

vol.; « Hermann Hettner’s Mongerolh », 1883; « Pys skizzenbuck », Giessen, 1861 ; « Essai de chimie physiologique de Mulder », traduction du hollandais, Heidelberg, 1844-46.

Molicki (Antoine), écrivain polonais, né, aux environs de Plock (Pologne septentrionale), en 1847. Il fit ses études à Varsovie et depuis à l’Université de Jagellon à Cracovie où il reçut le grade de docteur en philosophie et s’établit dans cette ancienne capitale de la Pologne. Polygraphe distingué, ses travaux embrassent l’histoire, l’ethnographie, l’économie politique, la comptabilité et la philosophie. Il publia plusieurs articles pour propager la doctrine du savant historiographe et ethnographe polonais François Duchinski, dont la doctrine a été adoptée par les célèbres historiens français H. Martin e Viquesnel et introduite dans toutes les écoles de France. Il attira l’attention de son Gouvernement par ses travaux pratiques dans le domaine des finances. Son système philosophique est expliqué dans les ouvrages : « Introduction », paru en 1875, et « Méthodique », en 1879.

Moliua (Ange), écrivain médical italien et professeur d'Université, né, à Castellazzo Bormida, le 13 novembre 1830, fit ses études dans sa ville natale, puis à Alexandrie et ensuite à l’Université de Turin; docteur (1852), agrégé à la Faculté de médecine de Turin (1858), professeur ordinaire de médecine légale (1861) à l’Université de Parme, de matière médicale à la même Université (1863). Collaborateur assidu de la Gazzetta delV Associazione medica de Turin, il y a inséré une quantité de mémoires dont une partie fut condensée dans son « Trattato di materia medica », deux vol., Parme, 1869-71.

Molineri (Joseph-César), journaliste et homme de lettres italien, né, à Pinerol, le 24 août 1847, étudia à l’Académie scientifico-littéraire de Milan, prit part à la campagne de 1866, collabora au Veloctyede, feuille littéraire, à la Rivista Minima de Milan et à la Gazzetta letteraria de Turin, dont il est un des principaux rédacteurs ; il avait fondé en 1874 Le serate italiane, qui cessèrent de paraître quatre ans après. Les écrits de cet auteur ont été réunis en volume: « Il canto délia Campagna », Turin, 1870; « All’aperto », id., 1876; « Torino al Re », ode, Turin, 1879; « Il viaggio d’un annoiato », id., 1878, trois éd. ; « I drammi delle Alpi », deux éd., 1879. Nous avons de cet auteur plusieurs articles de critique littéraire contemporaine : « Le Sivitole », comédie en dialecte piémontais, et « Guttemberg », drame en italien.

Moliuier (l’abbé Jean-Baptiste Baurens de), ecclésiastique français, né, à Toulouse, en 1835, entra à 17 ans dans la cléricature, et à 24 ans était directeur de la maîtrise de la cathédrale

de Toulouse. Il exerça 12 ans le ministère de la prédication dans les villes et les campagnes. Il a publié: « Monographie de Pibrac »; « Histoire de Sainte-Hespérie vierge et martyre » ; sous le pseudonyme de Comte Reinilons de Sneruab : « Le Diable révolutionnaire, ou histoire d’une possédée encore vivante, traduite de l’espagnol, avec introduction et conclusion sur les œuvres diaboliques anciennes et modernes », Toulouse, 1873; « Manuel pour le jubilé universel », anonyme, 1875 ; « La libre-penseuse convertie, ou leçons de la foi au XIXe Siècle », Toulouse, 1888. Il est bibliothécaire-adjoint de l’importante Biblithèque des bons livres.

Molli (Georges), écrivain maritime italien, né, en Lombardie, fit ses études aux instituts techniques, se consacra aux études maritimes et à tout ce qui regardait la marine militaire et marchande (1888). Il a été rédacteur à la Riforma et a publié un ouvrage fort intéressant sous sa signature habituelle, L? ex-marinaio , sous le titre: « L’Italia in Mare », Rome, Verdesi, 1888. Cet ouvrage où l’auteur faisait de l’opposition aux vues du Ministère l’obligea de quitter la presse officieuse, et l’année d’après il publia: « La nostra Marina », Rome, Loescher, qui eut le même retentissement. Dans l’entretemps, M. M. a été directeur de VEpoca de Gênes.

Mollière (Daniel), chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Lyon, né, à Lyon, le 24 février 1848. Elève de l’école de Lyon, il a publié : « A propos de la résection du maxillaire inférieur », lettre à M. Verneuil, 1873; « Nouveaux méfaits du taxis forcé », 1875; « Note sur un cas de rectocèle vaginale », 1875; « Note sur deux cas de périnéorrhaphie », 1876; « De l’énucléation du globe oculaire pendant la période aiguë du phlegmon de cet organe », id. ; « Note sur un cas de régénération osseuse », avec figures, id.; « Procédé opératoire destiné à faciliter la réunion après l’excision partielle du nez », id.;

« Traité des maladies du rectum et de l’anus », 1877; « Indications de l’occlusion du péritoine par la ligature élastique après la kélotomie », id. ; « De la hernie de la ligne demi-circulaire », id. ; « Absence congénital du vagin. Création d’un vagin artificiel », 1879; « Épithélioma colloïde intra-acineux de la glande lacrymale », en collaboration avec le docteur Chandelux, 1880; « Observation de tumeurs rares de la langue », 1875; « Observation de luxation sousépineuse complète de l’épaule droite », 1875;

« Article Fibrome », 1878; « Tumeur volumineuse du sein; ligature préventive des veines; extirpation; guérison », 1877; « Nouveau traitement de la luxation du long péronier latéral », 1879; « Influence des grands traumatismes sur les affections cardiaques latentes », 1880; « Étude sur quelques symptômes des fractures de l’astragale », id. ; « Du drainage capillaire dans les kystes synoviaux du poignet », leçon pu-

bliée par M. Bouzol, interne des hôpitaux, 1879; « Folie traumatique; trépanation; guérison », 1881 ; « De l’esjDrit médical de la chirurgie contemporaine », discours prononcé lors de l’installation de M. Daniel Mollière comme chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Lyon, 1881 ; « De la gangrène gazeuse, définition clinique », 1881 ; « De quelques anomalies dans les symptômes de l’étranglement herniaire », 1883; « Le cours de clinique chirurgicale professée à l’Hôtel-Dieu de Lyon », 1888.

Molloy (Gerald), théologien anglais, né, le 10 septembre, à Dublin, fit ses études au Collège de Saint-Vincent de Paul à Castleduck près de Dublin et au Collège de Maynooth. Professeur de théologie au Collège de Maynooth (1857), vice-recteur de l’Université catholique de l’Irlande (1873), ensuite Recteur (1870). Nous avons de lui : « Geology and Révélation, or the ancient History of the Earth considered in the light of Geological facts and Revealed Religion », Londres, 1870; cet ouvrage, reproduit en Amérique, a été traduit en français par M. l’abbé Hamard, de l’ordre de Rennes; « Gleanings in Science, a Sériés of popular Lectures on Scientifie Subjects », Londres, 1888.

Molmenti (Pompée-Gérard), illustre critique d’art et historien italien qui s’est surtout occupé de Venise, est professeur de belles-lettres italiennes au Lycée Marco Foscarini de cette ville, où il est né en 1852. En dehors d’une collaboration remarquable aux revues et aux journaux d’Italie, nous avons de M. M. en librairie des volumes précieux. Citons : « Storia di Venezia nella vita privata », Turin, Bocca, 1885, 4me éd. ; « Il Carpaccio ed il Tiepolo, Studi d’arte veneziana », id., id., 1886; « Vecchie storie », Venise, Ongania, 1885; « La Dogaressa di Venezia », Turin, Bocca, 1872, 2e éd. ; « San Marco », Venise, Ongania, 1888. En dehors de ces ouvrages d’une importance essentielle, M. M. a écrit dans sa jeunesse trois contes: « Dolor », 1872; « Maria », 1873;

« Clara », 1875, ainsi que deux petits volumes de critique littéraire contemporaine; « Impressioni letterarie », 1873; « Nuove impressioni letterarie », 1879; son ouvrage essentiel: «La storia di Venezia, etc. », a été couronné par l’Institut Royal de Venise.

Moltclianovsky (Nicandre), secrétaire à la Cour d’appel des juges de paix à Kiev, est né, en 1858, dans le Gouvernement de Podolie, au village Lozovata. Il fit ses premières études au Lycée de Kiev, puis en 1877 à l’Université de Kiev, à la Faculté des sciences historiques. Accusé d’avoir participé dans les désordres qui ont eu lieu à l’Université en mars 1878, il a été exclus de l’Université pour trois ans et déporté par voie administrative au gouvernement de Viatka dans un petit hameau, où il resta jusqu’à 1880. Le Ministre de l’Intérieur

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Loris Mélikov n’ayant pas trouvé des causes suffisantes pour le retenir comme déporté, le relâcha en lui donnant plein droit et liberté de s’inscrire de nouveau à l’Université de Kiev, où en 1885 il a terminé ses études avec le titre de candidat ès-sciences historiques. Pendant sa déportation, ainsi que pendant les années suivantes, il a publie une sérié de travaux sur diverses questions historiques et auties. Lous avons de lui : « Essai d’une histoire de Podolie jusqu’à 1484 », Kiev, 1885, typ. de l’Université; « Les corporations de métiers en Prusse au XVIIIe Siècle et les réformes de l’industrie sous Stein et Hardenberg », id., 1887, id. Outre ces deux travaux il a publié dans la revue Le Mot ( Slovo ) un article sur « La crise financière et agricole dans le Gouvernement de Viatka », 1879; puis: « Sorénius », étude psychologique, 1881 ; dans la revue La Pensee Russe ( Rousskaja Myssl ) une etude critique sur un almanach pan— slave de \ ienne (1880), et dans la revue Les antiquités de Kiev ( Kievskaia Sta rina ) une étude sur « L’organisation municipale de Kiev en 1786, d’après les procès-verbaux de l’Hôtel de Ville », 1889.

Moltke (le Comte Heilmut Charles-Bernard de), illustre feld- maréchal allemand, né, de parents danois, à Hambourg, le 26 octobre 1800. Nous ne parlerons pas de sa carrière militaire que tout le monde connaît; nous nous contenterons de citer les ouvrages littéraires du Maréchal, dignes sous tous les égards par leurs hautes qualités littéraires de figurer à côté des livres classiques de Montecuccoli, du maréchal Marmont et du Duc d’Aumale : « La Campagne Russo-Turque dans la Turquie d’Europe », (Der Russisch-Türk. Eeldzeug etc.), Berlin, 1885; « Lettres sur les événements de Turquie de 1835 à 1839 » (Briefe über Zustænde und Begehenheiten in der Turkei, etc.), id., 1841, traduites en français sous le titres de « Lettres sur l’Orient », en 1872; «Histoire de la Campagne de 1866 », traduite par M. Zurcy-Reynaud, 1866; « Rapport de l’état-major allemand sur la Campagne de 1870-71 », 1872-75.

Mommsen (Théodore), illustre historien et prince des épigraphistes, né, le 30 novembre 1817, à Garding, d’une famille danoise, étudia la philologie, le droit et l’histoire aux Universités d’Altona et de Kiel. Après avoir donné des leçons particulières à Altona, il voyagea de 1884 à 1887 aux frais de l’Académie de Berlin en France et en Italie, s’occupa avec ardeur des inscriptions romaines et lut plusieurs mémoires à l’Institut Archéologique de Rome et à l’Académie d’Herculanum à Naples. De retour dans sa patrie en 1848, il donna de nombreux articles au Journal du Schleswig-Holstein dont il prit bientôt la direction. Appelé la même année comme professeur de droit à Leipzig, il perdit sa place pour s’être mêlé aux évé¬

nements politiques, mais il fut appelé comme professeur titulaire de droit à l’Université de Zurich en 1852 et à celle de Breslau en 1854; en 1858, il passa à celle de Berlin. Nommé professeur de droit à Leipzig en 1874, il revint anssitôt à Berlin pour occuper la place de secrétaire perpétuel à l’Académie des Sciences de cette ville. Membre de la Chambre des députés de Prusse depuis 1873, il appartient à la fraction des nationaux-libéraux. Pendant la guerre Franco-Prussienne, M. M. qui avait, à plusieurs reprises, reçu l’hospitalité des savants français et de la Cour do l’Empereur, se signala dans plusieurs pamphlets parmi les plus acharnés ennemis de la France. Correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1860, et de la Société des antiquaires de France, il a été rayé de cette dernière en février 1872. M. M. a publié de nombreux ouvrages presque tous sur l’épigraphie romaine. Citons: « De collegiis et sodalitiis Romanorum », 1843; « Les Tribus Romaines au point de vue administratif » (Die rœm. Tribus in administrativer Beziehung), 1844; « Études osques » (Oskische Studien), 1845; « Les dialectes de la basse Italie », 1860;

« Corpus inscriptionum neapolitanarum », 1851;

« Sur le système monétaire des Romains », 1850 ; « Polemii Silvii laterculus », 1853 ; « Voluscii Moeciani distributio partium », id. ; « Inscriptiones confœderationis helveticæ latinæ », 1854; « Les droits des municipes latins Salpensa et Malaga dans la province de Betica », 1855; « Corpus inscriptionum latinarum », 1863 et suiv. ; « Édit de Dioclétien de pretiis rerum venalium de l’an 301 », 1851; « Chronique du Sénateur Cassiodore », 1861; « Fragment de droit antijustinien », 1863; « Res gestæ divi Augusti et monumentis Ancyrano et Apolloniensi », 1865; « Corpus Juris Civilis »; « Digesta », 1868-72; « Histoire Romaine », Berlin, 1853-56, 6me éd., 1874-75; « Études romaines », 1865; « Histoire de la monnaie chez les Romains », 1860. Plusieurs ouvrages de M. M., notamment son « Histoire Romaine », ont été traduits en français et en italien.

Monaci (Ernest), philologue et paléographe italien, professeur de littérature néo-latine à l’Université de Rome, né, en 1844, à Soriano, docteur en droit en 1865, fonda en 1872 la Rivista di filologia romanza, avec M. Stengel, professeur à Marbourg. Cette importante revue cessa de paraître en 1876; en 1878, il fonda le Giornale di filologia romanza. Nous avons de lui: « Sugli ufizi drammatici dei disciplinati dell’Umbria » ; cfr. Storia délia letteratura italiana , de l’illustre Bartoli; « Il Canzoniere portoghese délia Biblioteca Vaticana », Halle, 1875; « Il Canzoniere Chigiano », Bologne, 1878.

Moud (Louis), ou Mme veuve Reymond, émule de Desbarolles, dirige à Lyon un journal intitulé: Le Magicien. Elle fait des Cours de ma-

gnétisme, des causeries d’outre-tombe, de graphologie comparée, etc. Elle a publié: « J. Soulary, son portrait graphologique », ainsi que le « Portrait graphologique du baron du Potet ».

Moneta (Théodore), journaliste milanais, né en 1835, rédacteur en chef du journal le Secolo, qui a le plus fort tirage de toute la presse italienne et qui représente la pensée du parti démocratique national. Il a été officier à l’armée garibaldienne et dirigea, avant le Secolo, la Libéra Parola de Turin (1860-61). Le caractère entier de M. M. lui assure le respect de tous ses adversaires politiques qui sont d’ailleurs nombreux.

Monier-Williams (Sir Monier), éminent indianiste anglais, né, à Bombay, en 1819, élevé en Angleterre au Queen’s College de Londres et à Balliol College d’Oxford (1888). Après avoir occupé une place dans l’administration aux Indes, il revint en Angleterre pour y continuer ses études et fut nommé professeur de sanscrit à Haileybury (1844-58) et à Oxford (1860). La liste des ouvrages de Sir M.-W. est très longue. Citons : « A Practical Gframmar of the Sanscrit Language , Arranged with reference to the Classical Languages of Europe, for the use of English Students », lre éd. 1846, 4rae 1877; « English Sanscrit Dictionary », 1851; une édition du drame « Sakuntala », avec notes et traduction littérale, 1853; revue et corrigée, 1876; version anglaise du même drame, 1855 et 1856; « Rudiments of Hindustani with an Explanation of the Persi-Arabic Alphabet for the use of Cheltenham College », 1858; « Hindustani Primer » ; « An Easy Introduction to the Study of Hindustani », 1859; « Story of Nala », 1863; « Indian Wisdom or Examples of the Religious, Philosophical, and Ethical Doctrines of the Hindus », 3me éd., 1876; « Hinduism », 1877. Cet ouvrage a eu ensuite plusieurs éd. ; « Modem India and the Indians », 1878; récemment: « Religious Thought and Life in India » , 1883 ; « Brahmanism and Hinduism ». M. M.-W. a été créé chev. par S. M. la Reine en 1886. Il appartient à toutes les Sociétés Asiatiques d’Angleterre, des Indes et d’Amérique, est docteur honoris causa de l’Université de Gœttingue et s’occupe maintenant de la réédition de ses nombreux ouvrages.

Monnier de la Motte, poète et romancier français, né, à Vannes (Morbihan), en 1833, exerça d’abord comme avocat, puis s’adonna aux lettres et publia les oeuvres suivantes : « Aimer et souffrir » ; « Femmes et maîtresses » ; « Les maris entretenus »; « Une justice de femme »; « Loin du bonheur », romans; « Du printemps à l’automne », poésies; « Molière au berceau »; « Tout ce qui bouille », comédies en vers. En outre plusieurs articles dans les journaux et revues et des opuscules de genres divers.

Mouod (Jean-Paul-Frédéric), théologien fran-

çais, fils et petit-fils des deux pasteurs réformés de Paris, Frédéric et Jean M., né, à Paris, le 23 novembre 1822, exerça lui-même les fonctions pastorales à Marseille (1848-56) et à Nîmes. Ses aptitudes spéculatives et la modération dont il avait fait preuve dans les luttes qui divisaient l’Église réformée de France, le firent choisir en 1864, lors de la vacance de la chaire de dogmatique à Montauban, comme candidat commun par les deux partis. De 1865 à 1868, M. J. M. fut également chargé de la direction du séminaire protestant. Nous possédons de lui, outre sa thèse de baccalauréat : « Introduction à l’épître de Saint-Jacques », qu’il présenta en 1847 à la Faculté de Montauban, la traduction de deux des commentaires exésétiques de Néander, dont il avait été l’auditeur à Berlin, ceux sur l’«Épître de Jacques » (1851) et la « Première Épître de Jean ». De nombreux articles ont été insérés par M. J. M. dans la Revue Chrétienne , la Revue Théologique , Y Encyclopédie des Sciences religieuses.

Monod (Théodore), prédicateur français, frère cadet du précédent, né, à Paris, le 6 novembre 1836, se destina dans sa jeunesse à la carrière du barreau et prit en 1857 sa licence ès-lettres. Un voyage qu’il eut l’occasion de faire en 1857-58 aux Etats-Unis avec son vénéré père afin de recueillir les fonds nécessaires à l’érection de la chapelle du Nord, le rendit témoin à New-York d'un grand réveil religieux, et détermina sa vocation pastorale. Au lieu de revenir en France pour l’achèvement de ses études juridiques, il se décida à rester en Amérique, à suivre les cours de la Faculté de théologie presbytérienne d’Alleghany on Pennsylvanie (1858- 60) et de donner après sa consécration au Saint- Ministère trois autres années de sa vie à l’évangélisation des Canadiens de langue française immigrés dans l’Illinois. L’Union des Églises libres de France, après le retour de M. T. M. en Europe, l’admit au nombre de ses conducteurs spirituels, et l’appela à desservir en remplacement de son père la chapelle du Nord (1864-75). En 1875, la Mission Intérieure le choisit pour son principal agent ; en 1878, le Consistoire de Paris le désigna pour remplir la place de pasteur, devenue vacante par le décès de M. Montaudon. Nous possédons de M. M. plusieurs discours remarquables par l’ardeur des croyances et le feu de l’inspiration.

Monod (madame William, née Vallette), femme-auteur française, née, à Paris, en 1839, fille de l’excellent pasteur luthérien Louis Vallette, belle-fille d’Adolphe M., épouse de M. W. M., pasteur à Marsauceux (Eure-et-Loire), s’est fait connaître par d’intéressantes publications, la plupart destinées à la jeunesse, telles que : « Souvenirs d’un jeune pasteur allemand» (Franz Beyschlag, 1826-56), d’après l’ouvrage original, 1868 ; « La mission des femmes en temps de

guerre », 1870 ; « Les héroïnes de la charité, sœur Marthe de Besançon et miss Florence Nightingale», 1873; « Les îles Sandwich transformées par le christianisme, ou cinquante années de la vie d’un peuple », 1876 ; « Ouzmiah, récits de la mission américaine en Perse », 1874; « Histoires et légendes pour la jeunesse », 1879; « La Wartbourg », scènes historiques, id.

Monrad (Marc-Jacob), philosophe norvégien, professeur à l’Université de Christiania, né, près de Tonsberg, en 1816, étudia la théologie à Christiania, visita (1842-44) l’Allemagne, l’Italie et la France. Nous avons de lui: « Cours élémentaire de philosophie propédeutique et psycologie », Christiania, 1851 ; « De vi logicæ rationis in describenda philosophiæ historia, », 1860; « Du beau », douze conférences; « Episode de dispute entre la croyance et le savoir », 1869; «Panorama critique des tendances de la pensée dans les temps modernes » ; « Kunstreitninger » (tendances d’art), 1883; « Æsthectik: der Slijonne ag dets Forckamet i Nabur ag Kunst » (Esthétique : le beau et son apparition dans la nature et dans l’art), 1889; « Religion, Religioner ag Christendom » (la religion, les religions et le Christianisme), 1885.

Monrose (Eugène), ancien artiste dramatique, lecteur de S. M. le Roi des Pays-Bas, professeur de déclamation au Conservatoire royal de Bruxelles. Né, à Paris, en 1817, il a publié : « Conférences et entretiens sur l’art de la parole », Bruxelles, 1882 ; « Études sur l’art de la diction », id., 1883; « Recueil de lectures choisies appropriées aux cours de lecture et de diction », id., 1884 ; « Mémoires spleenitiques : souvenirs d’un comédien de province, d’un directeur et d’un professeur de déclamation », id., 1885.

Monsabré (le rév. P. Jacques-Marie-Louis), prédicateur catholique français, né, à Blois, le 10 décembre 1827, étudia la théologie au séminaire de sa ville natale, exerça, pendant deux ans, le ministère dans son diocèse, puis les fonctions de précepteur chez le comte de Brigode, au château de Luchin, près de Lille. Il entra dans l’ordre des frères prêcheurs en 1855. Deux ans après, il commença au couvent de Saint-Thomas d’Aquin, à Paris, des conférences publiées depuis sous le titre de « Introduction au dogme catholiqne », 4 vol. Son éloquence s’y révéla. Il fut appelé à prêcher le carême et l’avent dans les principales Églises de Paris et de province : Saint-Thomas d’Aquin, Saint- Roch, Saint-Sulpice, La Madeleine, Lyon, Bordeaux, Nîmes, Aix, Metz, Rouen. En 1865, il prêcha le carême à Londres dans la chapelle française. Mgr Darboy lui demanda de prêcher l’avent à Notre-Dame en 1869. Il choisit pour sujet : « Le concile et le jubilé ». Il devait prendre en 1871 la Station des Conférences du carème; mais empêché de se rendre à Paris, il

retourna pour la seconde fois à Metz, où ses discours ardents et patriotiques produisaient une vive impression sur la population et faillirent le faire emprisonner. Rentré dans son couvent de Paris, il fut invité par Ms1'. Guibert à prendre la chaire de Notre-Dame qu’il n’a pas quittée depuis 1872. Sous l’empire des préoccupations du moment, il exposa les grands principes chrétiens de l’ordre intellectuel, moral et social, sous le titre de « Radicalisme contre Radicalisme ». L’année suivante, il commença sa belle « Exposition raisonnée du dogme catholique », dans ses rapports avec les besoins du temps présent. Cette exposition en est à son 16e volume. Cinq volumes de Retraites pascales qui suivent chaque année les conférences ont été publiés. Parmi les autres écrits de l’éloquent dominicain, nous citerons : « Or et alliage dans la vie dévote » ; « Petites méditations pour la récitation du Rosaire (7 séries) » ; « Panégyriques de Sainte-Monique »; de « Jeanne d’Arc » ; du « P. de la Salle » ; de « La défense de Châteaudun », etc. Monseigneur Jérémie Bonomelli, évêque de Crémone, vient de publier la traduction en italien des sermons du R. P. Monsabré en 21 vol.

Monselise (Jules), ingénieur italien, professeur de chimie, membre de plusieurs académies italiennes et allemandes, né, à Mantoue, en 1846, étudia au gymnase et au lycée de sa ville natale et se perfectionna dans les mathématiques à l’université de Padoue ; de 1869 à 1876, professeur aux Instituts Techniques de Pignerol et d’Alexandrie, d’où il passa à l’École Supérieure d’agriculture de Milan. Couronné plusieurs fois pour ses mémoires scientifiques, nous avons de lui: « L’humus nei suoi rapporti col terreno e colla vegetazione » ; « Le propriété fisiche del terreno e l’analisi chimica » ; « Di una pila a percloruro di ferro, etc. » ; « L’ipoclorito di calce negli elettromotori » ; « Di due nuovi reattivi » ; « Ricerche fisico-chimiche intorno aile torbe del Mantovano » ; « Intorno aile argille e ai mattoni délia provincia di Mantova »; « Intorno a due acidi benzobisolforici » ; « La Chimica interna » ; « L’ambra primaticcia »; « Nuovi studii sul sorgo-ambra » ; « Il sorgo-ambra ».

Montagne (Victor- Alexandre DE la), poète et publiciste belge, de langue néerlandaise, né, à Anvers, le 8 octobre 1854. On a de lui : « Onze strijd, vaderlandsche poëzie », Anvers, 1875; « Jets vergeten » (pièce en un acte, musique de J. Blockx), id., 1876, 2rae éd., Bruxelles, 1879; « Gedichten », Roulers, 1883; « Vlaamsche pseudoniemen », id., 1884. Avec M. E. Van Bergen, il a publié: « Anonien ! », et avec M. Th. Coopman, l’excellent recueil de morceaux choisis des poètes flamands : « Ouze dichters », Anvers, 1880 et éditions postérieures. Dès 1878, il avait prêté son concours à ce dernier écrivain pour la fondation d’un important périodi-

que : Nederlandsche dicht-en kunsthalle auquel il continua de collaborer ; nous devons nous borner à cette mention et ne pouvons énumérer ici les autres revues et journaux, belges et étrangers, qui renferment de lui des poésies ou des articles. L’Académie Royale flamande, dans sa séance du 19 décembre 1889, a élu M. D. M. membre correspondant.

Moutaldo (Joseph), xilologiste italien, né, à Turin, en 1854, étudia les Sciences Naturelles au Musée zoologique de Turin, voyagea à l’étranger, se perfectionna à Paris et commença dès lors une collection unique et spéciale des différentes essences forestières. L’étude scientifique du bois devint alors sa seule occupation. Nous avons de lui, en dehors de plusieurs mémoires insérés aux revues spéciales, les ouvrages suivants : « L’Histologie appliquée à la Xilologie », Turin, Negro, 1885; « L’Histologie appliquée à l’étude des bois employés dans les industries en Europe », id., 1889 ; « Il Rimboscamento dei nostri monti », en cours de publication.

Montanari (Auguste), économiste italien, président du Lycée de Bergame, ancien professeur aux Instituts Techniques et aux Lycées du Royaume, né, à Parme, le 1er septembre 1843, docteur en droit en 1863, fonda deux ans après VAmico deir Operaio, feuille où il enseignait aux ouvriers les éléments de l’économie politique; prit part en 1866 à la campagne contre l’Autriche. Il entra peu après dans l’enseignement. Nous avons de lui : « Elementi d’economia politica », lre éd., 1866, 3rae éd., 1872 ; « La questione forestale in Italia » ; « Lo stato attuale del credito in Italia » (en collaboration avec Tullo Martello) ;

« Il Credito popolare » ; « La Legislazione mineraria » ; plusieurs conférences publiées ensuite en brochure ; enfin, la 3rae éd. des « Elementi d’economia politica », Padoue, Sacchetto, 1881. En dehors d’une collaboration suivie au Corriere délia Sera de Milan, à 1 ' Opinione de Rome, à 1 ’Economista d' Italia de Florence, à 1 ’Osservatore Veneto , etc., il a composé aussi des sonnets (Reggio-Emilia, 1887) qui eurent l’honneur d’une traduction allemande.

Montecorboli (Henri), auteur dramatique, né, à Livourne (Toscane), en 1839, fut conduit tout enfant à Marseille et de là à Paris au Collège Henri IV (ou Lycée Napoléon). Il passa ses examens de baccalauréat, puis il entra à l’École Centrale, où il ne resta qu’une année. Appelé en Égypte par son père qui habitait le pays depuis nombre d’années, il en revenait en 1860, à l’époque de l’expédition de Garibaldi qu’il rejoignit à Naples. Mais aussitôt après la campagne, il retourna à Alexandrie s’occupant d’affaires de banque et de commerce jusqu’en 1866.

A cette époque, il vint se fixer en Italie, à Livourne d’abord, puis à Florence, où il se jeta dans le journalisme militant, et pendant deux

ans, il fut un des collaborateurs les plus actifs de la Gazzetta di Firenze. Il écrivait en même temps en français, sous le pseudonyme de René de Lanty, dans quelques journaux français, des nouvelles, des critiques d’art, et il excellait comme critique dramatique. Mais bientôt quittant le journalisme, il s'adonna au théâtre poussé par une irrésistible vocation. Il débuta en 1870 par une pièce en 5 actes, en prose, « L’École du mariage » qui le mit aussitôt en évidence et qui excita des discussions violentes. L’auteur avait aborde des situations d’une hardiesse extrême pour l’époque, et avait réussi à passionner la foule et à se tirer à son honneur des plus scabreuses situations. La pièce portait pour épigraphe ces mots : « Le pire des maris vaut toujours mieux que le meilleur des amants ». Cette pièce d’un débutant eut l’honneur d’avoir pour interprètes Mmes Tessero, Marini, Marchi qui lui donnèrent un grand éclat, grâce à leur merveilleux talent. En 1872, cette pièce traduite en français par l’auteur lui-même était jouée par la troupe Meynadier avec Mlle Desclée d’abord, puis avec Mlle Broctat, et à Milan, à Florence, à Venise, à Trieste elle fut accueillie avec enthousiasme. Mais une deuxième pièce,

« Riabilitazione » vint en 1872 donner une consacration définitive d’auteur en vedette à M. M. Cette pièce toute vibrante de passion, de souffrance humaine, de finesse et de douceurs obtint dès le premier jour un retentissant succès auprès du public, et elle a été jouée des milliers de fois sur tous les théâtres sans jamais trouver sur aucune des scènes de la péninsule, un public récalcitrant, M. César Rossi, et surtout M. Alamanno Morelli, deux acteurs de premier ordre ont été et sont encore, dans cette pièce, cités comme admirables de puissance et de vérité. M. Morelli surtout a traversé l’Espagne et l’Amérique jouant toujours cette pièce avec un bonheur sans égal, et elle est encore aujourd’hui, à 20 ans de son apparition, aussi demandée que par le passé. L’auteur a cherché dans cette pièce la seule réhabilitation possible pour un homme frappé d’une peine infamante, et l’a trouvée dans l’amour d’une femme. Les qualités de force et de grâce mariées à plaisir dans le drame, l’esprit philosophique, les caractères coulés en bronze, assurent à cette pièce une place distingué dans le théâtre moderne. Cette pièce a été réduite en trois actes pour l’Allemagne par M. J. Bohrmann, du consentement de l’auteur, mais elle se joue sous un titre différent: « Verlorne Ehre » (Honneur perdu), et l’on oublie souvent de mentionner le nom dej’auteur sur les affiches allemandes. En 1874, M. M. écrivit pour la troupe de M. Bellotti-Bon une pièce en 5 actes intitulée :

« Gli Oziosi » (Les Oisifs) qui resta inédite pour des raisons particulières, mais qu’on retrouvera dans les œuvres complètes de l’auteur.

Quelque temps après, en 1876, on joua à Milan « A tempo », une pièce en un acte qui a plus fait pour la réputation de son auteur qu’on ne saurait le croire. C’est que la pièce est exquise d’un bout à l’autre, les caractères sont la cause bien évidente des événements, la passion y pleure de vraies larmes et le rire est de bon aloi. Quatorze ans de succès ne lui ont rien enlevé de sa fraîcheur et de sa grâce. Elle a été traduite en anglais par Mme Danyell, en espagnol (et en vers) par Ermenegildo de los Rios et Juan Contreras, et, dans ces derniers jours, on l’a donnée, traduite en allemand par M. Nathanson, au Berliner Theater de Berlin, avec un immense succès. Deux grandes pièces suivirent:

« Sorriso » (Sourire), en trois actes, qui eut un bon succès, mais qui ne put égaler le succès de « A tempo », puis en 1886 une puissante pièce dramatique intitulée : « Donna Lavinia » qui fut non seulement un grand succès pour l’auteur, mais aussi un véritable triomphe pour Mme Duse qui en créa le rôle principal à Florence avec un étourdissant entrain et une force, une vérité irrésistibles. Dans cette pièce qui contient dans son premier acte un aperçu très fin de la Rome nouvelle, un drame passionnel très violent tient les spectateurs sous le charme, et un caractère de femme noble et élevé, touchant dans son héroïque sacrifice, prend un relief extraordinaire. Mme Marchi a aussi joué ce rôle avec bonheur. Depuis cette pièce, deux autres : « Regina » et « Sulla via di Damasco » ont été écrites par l’auteur et sont connues d’un public fort restreint d’amis seulement, parce que l’auteur s’est tenu loin du théâtre pour des raisons de famille et surtout à la suite d’une affection nerveuse assez grave. Toutefois son activité littéraire n’a pas cessé et d’autres pièces dont nous devons nous abstenir de parler, sont sur le point de voir le jour. Mais M. M. a donné aux journaux italiens, sous le pseudonyme de Fortunio, une série d’articles (au Capitan Fracassa surtout) d’une finesse d’observation et d’un esprit charmant. Puis il a donné à la Revue illustré et à la Nouvelle Revue de Paris des articles fort remarquables, dont un des derniers surtout, celui sur Paul Ferrari dans la Nouvelle Revue , lui assigne une place parmi les critiques sérieux de son temps.

Montégut (Emile), éminent critique français, né, à Limoges (Haute-Vienne), le 24 juin 1825, fit ses premières études au Lycée de la même ville et son droit à Paris. Encore étudiant, il débuta dans la Revue des Deux Mondes par un article sur le philosophe américain Emerson, alors fort inconnu en France et même en Europe, sauf l’Angleterre (1847). Depuis lors, il collabora à cette revue, et, pendant dix ans, rendit compte du mouvement littéraire d’Angleterre et d’Amérique. Après la mort de G. Planche, M. Buloz le chargea de rendre compte du

mouvement littéraire en France, tâche qu’il abandonna quelques années après pour se partager entre la Revue des Deux Mondes et le Moniteur Universel , dont il fut rédacteur de 1862 à 1865. De cette époque à 1871, il s’occupa presque exclusivement de la traduction de Shakespeare pour la Maison Hachette. M. M. est chevalier de l’Ordre des SS. Maurice et Lazare d’Italie depuis 1860. Nous avons de lui en librairie: « Libres opiuions morales et historiques », 1858, nouv. éd., 1885 ; « Les Pays-Bas, impressions de voyage et d’art », lre éd., 1868, 2me éd., 1884 ;

« Souvenirs de Bourgogne », 1873; « L’Angleterre et les colonies Australes » ; « Poètes et artistes de l’Italie » ; « Types littéraires et fantaisies esthétiques » ; « Essais sur la littérature anglaise »; « Nos morts contemporains »; « Écrivains modernes de l’Angleterre » ; « Chants du Nord et du Midi »; « Mélanges critiques ». Ses traductions sont : « Essais d’Emerson » ;

« Histoire de la Révolution de 1688 par Macaulay »; « Œuvres complètes de Shakespeare »;

« Les Viking de la Baltique », roman anglais.

Montégut (Maurice), poète et romancier français, né, le 16 juillet 1855, à Paris, fit ses études au Lycée Charlemagne et débuta très-jeune dans la littérature. Il aborda successivement tous les genres: poésie, théâtre, romans, nouvelles. Né d’une famille aisée, il fut libre de se vouer uniquement à sa vocation qui se révéla dès son enfance. Jusqu’à ce jour, il a collaboré tour-à-tour aux principaux journaux parisiens, surtout au Figaro (supplément littéraire), au Gil Blas , à la Revue illustrée. Les journaux étrangers ont fréquemment reproduit ses oeuvres, entr’autres, la Trïbuna de Rome et Y Indépendance Belge. M. M. a publié jusqu’ici les ouvrages suivants: en 1874, la « Bohême sentimentale »; en 1875, le « Roman Tragique » ; en 1876, les « Contes d’amour et de Paradis » ; en 1879, « Lady Tempest » ; en 1880, « Les Noces Noires », drame en deux actes, en vers, joué au théâtre Cluny; en 1883, « Poésies complètes »; en 1883, « Drames » ; en 1884, « Eutre les li- I gnes » ; en 1886, « La faute des autres » ; en 1886, « L’Arétin », drame en vers; en 1887, « La Peau d’un homme »; en 1887, « L’île muette »; en 1888, « L’Œuvre du mal »; en 1888, « Carabas ». Tous ces ouvrages en prose ou en vers, ont chaque fois soulevé des critiques, et parfois des polémiques retentissantes. Ces ouvrages se trouvent chez les éd. G. Charpentier, Dentu et Ollendorff.

Montesperelli (le comte Avérard), poète italien, né, à Pérouse, en 1810, lié d’une amitié vivace avec l'illustre César Cantù et avec feu Alexandre Manzoni, a conservé la verve de la jeunesse jusqu’à un âge très avancé. Nous avons de lui: « Poesie diverse », Florence, 1837; « 77 sonetti », sous le pseudonyme de Selvaggio Bruno , Cortone, Colonnesi, 1856; « Pro-

spetto dell’Universo », poème, Pérouse, 1862 ; « L’Uomo », poème, id., 1868; « Il Genio », id., id., 1864; « La Vita », id., id., 1865; « Engaldo ed Olga », nouvelle en octaves, id., 1867 ; « I due Mazzetti », id., id., 1868; « Ghirlande », sonnets, id., 1871 ; « Scene ed affetti », odes, id., 1872 ; « Verità e Sentimento », id., id., 1879; « Pochi momenti », sonnets, id., 1881; « Ottavio in Perugia », poème, id., 1882; « Dodici anni », id., id., id. ; « Totila in Perugia », id., id., 1883 ; « Sospiri poetici », poésies, id., 1884; « Una notte nel Campo Santo di Perugia », chansons élégiaques, id., 1885; « Pleurs cueillies dans un bois des Gaules », sonnets et poésies en langue française.

Montesperelli (le comte Zopyre), fils du précédent, a dirigé avec honneur pendant trois ans le journal la Provincia deU’Umbria; il a quitté le journalisme pour l’enseignement des langues étrangères au gymnase de Pérouse, sa ville natale, et a fait paraître une traduction de la « Storia politica dei Papi » de P. Lanfrey.

Montessus de Iîallore (Ferdinand de), médecin français, né, à Châlons, le 15 mai 1827, ancien interne des Hôpitaux de Paris, fut reçu docteur en médecine en 1845 et vint prendre résidence dans sa ville natale. En 1870, tandis que l’armée allemande occupait la Côte d’Or, il créa une ambulance volante, la seule qui fût attachée à l’armée du général Cremer, rendant des services importants. En 1875, fondateur et depuis président de la Société des Sciences naturelles de Saône-et-Loire. M. M. s’est acquis une réputation dans les sciences naturelles, et principalement en ornithologie. Il a fondé et ouvert au public un splendide musée qu’il a déjà offert à sa ville natale. Sa collection des Oiseaux d’Europe passe pour la plus riche de France. Il est membre de plusieurs sociétés savantes, médecin honoraire de l’hôpital de la prison de Châlons, et correspondant du Ministère de l’Instruction publique. Nous avons de lui les œuvres suivantes: « Passage du Syrrapte paradoxal en France en 1863 » ; « Découverte du pigment ou matière colorante des plumes » ; « Utilité des oiseaux, leur diminution, causes et moyens d’y remédie^ » ; « Études ornithologiques » ; « Cataclysmes ornithologiques et migration des oiseaux » ; « Constitution ornithologique de Saône-et-Loire » ; « Topographie ornithologique de Saône-et-Loire » ; « Classification des oiseaux de Saône— et— Loire » ; « Description et structure du casse-guttural, du casse-noix » ; « Le Perdortyx-Montessus et les Perdicula ovigondata et asiatica » ; « Notions générales sur l’origine et le développement des plumes » ; « Etude des migrations des oiseaux de la France » ; « Ornithologie générale et catalogue des oiseaux de Saône-et-Loire » ; « Biographie et Martyrologie de Commerso le naturaliste » ; « Pratique journalière des maladies des femmes ».

Moutet (Édouard-Louis), né, à Lyon, en 1856, se voua à l’étude de la théologie et fréquenta successivement les Universités de Genève, Berlin, Heidelberg. La Faculté de Paris lui conféra en 1883 le doctorat. D’abord privât Docent pour l’arabe à l’Université de Genève, M. M. a été nommé en 1885, en remplacement de M. Segond, professeur ordinaire pour les langues sémitiques; auparavant il avait assisté, en qualité de secrétaire, M. Chastel pour la rédaction de son « Histoire du Christianisme ». En dehors de très nombreux articles sur la littérature et les religions de l’Orient, insérés de préférence dans la Revue pour Vhistoire des religions , M. M. s’est fait connaître et apprécier du public scientifique par les ouvrages suivants: « Étude littéraire et critique sur le livre du prophète Joël », 1877; « Essai sur les origines des partis sadducéen et pharisien », 1883 ; « Histoire littéraire des A audois du Piémont », 1885; « La Noble Leçon d’après le manuscrit de Cambridge », 1888.

Montet (Emmanuel-Charles-Albert de), historien suisse, né, à Vevey, le 15 avril 1845, fut élève au Collège de Morgen, à l’institut agricole de Hoswyl et suivit des cours des lettres à Paris. Son goût prononcé pour la carrière militaire l’engagea en 1864 à prendre du service en Autriche et à y demeurer jusqu’en 1874; il fit, entr’autres, la campagne de 1866 en qualité de lieutenant des hulans, et prit part à la bataille de Sadowa. Les études historiques ont ressaisi M. de M. depuis son retour en Suisse. Outre différentes brochures, nous avons de lui: « Catalogue de la Bibliothèque de Vevey », 1875; « De la tâche présente de l’histoire naturelle », Genève, 1879 ( Archives des Sciences physiques et naturelles , traduction de l’allemand) ; « Des tombeaux d’évêques de la cathédrale de Lausanne », 1881; « Mme de Warens et son mari » ( Bibliothèque universelle , mai 1884, en collaboration avec M. E. Ritter) ; « Extraits des documents relatifs à l’histoire de Vevey », Turin, 1881 (extrait de Miscellanea di Storia italiana). Nous lui sommes redevables d’un ouvrage de longue haleine qui rend aux chercheurs de précieux services: « Dictionnaire biographique des Génevois et des Vaudois », Lausanne, 1877-78. M. M. a été agrégé pour ses travaux historiques comme membre correspondant ou honoraire à nombre de sociétés savantes d’Italie, de France, de Suisse et d’Autriche. Nous citerons, entr’autres, les députations royales pour l’histoire nationale à Turin et à Bologne, la Société française des Études historiques à Paris, les académies de Besançon, de Savoie et du Chablais, etc., etc.

Montgomery (Mme G. de, née Luc y Ditte), femme de lettres française, née, le 12 août 1861, au Château de Saint-Paul à Saint-Remy (Seineet-Oise). Elle a publié des « Nouvelles », dans le Supplément littéraire du Petit Journal , sous le nom de Thamysis ; « Etude de Schopenauer »,

dans la Revue de la France moderne », 1888; « Poésies », Paris, Lemerre; « Premiers vers », id.

Monti (Jules), professeur de littérature italienne, né, en 1867, à Ponte a Buggiano, fit ses premières études aux Séminaires de Pescia et de Prato, ensuite acheva son éducation classique aux Collèges de la Qgxerce e Cepparello près de Florence. En 1887, il publia : « Studi critici », Florence, H. F. Munster. Nous avons aussi de lui : « Storia délia letteratura italiana daU’origine délia lingua ai nostri giorni », 1888.

Montiui (Mssr. Vincent), homme de lettres italien, né, à Montepulciano, le 9 septembre 1850, étudia la philosophie et la théologie au Séminaire de sa ville natale, et se perfectionna à Florence; il entra dans les Ordres et dans l’enseignement, et enseigna la philosophie morale au Gymnase de Montepulciano (1879-84) ; nommé curé de la Cathédrale à cette époque, il ne tarda guère à entrer au Chapitre comme chanoine, et reçut en 1889 de S. S. le Pape la prélature avec le rang de Protonotaire Apostolique. Nous avons de lui: « Cenno storico di Montepulciano », 1879 ; « A mia madré », id. ; « Elogio funebre del P. Adamo Rubbioli », id. ; « Poesie italiane », 1885; « La leggenda di Raimondo da Capua sopra S. Agnese da Montepulciano », traduction du latin avec notes, 1887 ; « Fiori e lacrime sulla tomba di Angelo Zeinali », 1888; « Fra Marino da Castiglion Fiorentino », 1889. Mssr. M. collabore au journal Poliziano de Montepulciano.

Montorgueil (Georges), chroniqueur et romancier français, professeur libre de littérature française. Son nom de famille est Octave Lebesgue, mais il n’est jamais désigné que sous le nom de Georges Montorgueil qui est son nom définitif en littérature. M. G. M. n’a fait aucune étude classique; il est sorti de l’école primaire à douze ans ; il est demeuré ouvrier jusqu’à vingt ans ; il est né, à Paris, rue Montorgueil, le 5 novembre 1857. Après avoir fait ses débuts dans la presse provinciale, il est devenu rédacteur en chef du Réveil Lyonnais. Entré dans la presse parisienne en 1883, il employa à la Bataille la signature de Jean Valjean dans une chronique quotidienne. Actuellement chroniqueur au Paris sous son pseudonyme littéraire de Georges Montorgueil et sous le pseudonyme quotidien de Caribert, il est, en outre, collaborateur au Mot d’Ordre, à la Paix) à Y Écho d’Oran. Il a publié en feuilleton cinq romans et un acte au théâtre ; mais c’est surtout comme chroniqueur qu’il est connu.

Monval (Georges-Mondain), archiviste et littérateur français, né, au Monceau (Commune d’Avon-les-Fontainebleau), le 1er avril 1845, fils d’H. F. Mondain, colonel du génie. M. M. fut reçu avocat au barreau de Paris en 1868, mais sa vocation pour le théâtre était telle, qu’ il abandonna le barreau pour suivre les cours du Conservatoire, et fit partie de la clas-

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