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se de Régnier (1871-78). A cette époque, il organisa pour M. Ballande le jubilé du second centenaire du théâtre italien ; puis après avoir fait avec Mlle Agar une tournée théâtrale dans toute la France, la Belgique, la Hollande et Londres, il entra à l’Odéon, où il joua exclusivement pendant quatre ans, de 1874 à 1878, le répertoire classique. En 1878, il passa au Théâtre Français en qualité d’archiviste. Léon Guillard venait de mourir : ses triples fonctions de bibliothécaire, d’archiviste, d’examinateur furent partagées entre MM. François Coppée , Monval et Adrien Decourcelle. A la mort de M. Verteuil, secrétaire général de la Comédie Française, M. M. fut nommé secrétaire du Comité, et lorsque M. Coppée entra à l’Académie Française, il réunit ses fonctions de bibliothécaire à celles d’archiviste. M. M. a fondé une revue mensuelle, Le Moliériste , 1879. Il a fait paraître : « Histoire de l’Odéon », 2 vol. in-8°, 1870; « Le Théâtre français de Chappuzeau », 1876; « Nouvelle collection moliéresque » ; « Recueil sur la mort de Molière » ; « Lettres au Mercure » ; « Promenade de Saint-Cloud », 1887. Il a en préparation ses plus importants ouvrages : « Lettres d’Adrienne Lecouvreur », précédées d’une étude biographique ; « Les registres de la Thorillière et d’Hubert » ; « Le journal du souffleur » ; « Les comédiens de campagne au XVIIe siècle » ; « Abrégé de l’histoire du Théâtre français ». M. M. est officier de l’Instruction publique. Il est membre du comité des Inscriptions parisiennes et de la Société historique du Gatinais.

Moos (S.), docteur et professeur d’otologie, directeur de la clinique pour les maladies de l’oreille à l’Université de Heidelberg, né, le 15 juillet 1831, à Randegg (Grand-Duché de Bade), fit ses premières études (1851-56) à Heidelberg, Prague et Vienne. De 1854 à 1856, il fut assistant à la Clinique médicale à Heidelberg; en 1855-56, ayant présenté au concours pour le prix assigné par le Grand-Duc de Bade Charles-Frédéric, un mémoire intitulé: « Ueber den Harnstoff und Ruchsalz- Gehalt des Urins in verschiedenen Krankheiten insbesondere in Typhus und Intestinalcatarrh », la Faculté de médecine de Heidelberg lui décerna la grande médaille d’or. M. M. exerce la médecine depuis 1856 et depuis 1859 il est agrégé de la Faculté de médecine à Heidelberg. En 1866, il devint professeur d’otologie et en 1875 chef de la Clinique à l’Université de cette ville. Il a publié: « Klinik der Ohrenkrankheiten », Vienne, 1866; « Normale und pathologische Anatomie der eustachischen Rôhre », Wiesbaden, 1875; « Meningitis cerebro-spinalis epidemica », Heidelberg, 1881 ; « Ueber Pilzinvasion des Labyrinths nach Diphtherie », Wiesbaden, 1887. Il est aussi rédacteur du Zeitschrift fiir Ohrenheili Jcunde, qui se publie en allemand et en anglais.

Il a pour collaborateur M. le prof. Knapp à New-York. L’édition allemande paraît à Wiesbaden chez J.-F. Bergman. La plupart des articles d’otologie écrits par M. M. ont été insérés dans cette publication: on en trouve cependant épars dans d’autres journaux spéciaux tels que Virchow Archiv. d. Bal. Klin. Wochenschr., et Archiv. f. Augen und Ohrenheilkunde, etc., etc.

Morandi (Félicité), femme-poète et pédagogiste italienne, née, à Varese, en 1830. Élevée à l’Institution Bianconi de Monza, douée d’un talent précoce, elle débuta de bonne heure par de forts jolis vers que (sous le pseudonyme de Una Lombarda) elle publia à Milan en 1857, avec le titre de « Ghirlande di Fiori per l’infanzia e per l’adolescenza ». Suivirent: « Componimenti poetici », 1859. En 1861, elle dirigea l’École Technique des jeunes filles à Parme. Elle passa ensuite à l’Orphelinat des jeunes filles de Milan. En 1874 à celui de la capitale. Actuellement Mme M. est inspectrice des écoles des femmes pour l’Italie septentrionale. Nous avons d’elle: « Nuovi versi », Parme, 1862; « Commedie per le case di educazione », Milan, 1864;

« Teatro educativo », 30 comédies, 1868; « L’Epistolario », couronné, 2e éd. ; « Poesie educative », 1873; un drame: « La tratta dei fanciulli »; les romans : « I due opposti » ; « Ida e Clotilde ». De 1879 à 1888, elle a publié: « Passeggiata mitologica » ; « Da Torino a Napoli. Descrizione aneddotica » ; « Studii ameni di Emilio e Gemma » ; « In famiglia » ; « Le jardin du cœur », recueil de poésies pour l’enfance et l’adolescence ; « Il giornale d’Adele » ; « Teatro educativo »; « Età felice »; « Gioie dell’inteiletto e del cuore ».

Moraudi (Louis), homme de lettres et pédajogiste italien, professeur aux Instituts techniques, né, à Todi (Ombrie), le 18 décembre 1844, où il reçut sa première éducation. Il suivit jraribaldi en 1867, prit part à l’affaire de Monerotondo et l’année suivante publia ses souveîirs sous le titre de « Da Corese a Tivoli ».

I se consacra dès lors à l’enseignement et à la ittérature. En librairie: « Perugia e Assisi »; t Le biblioteche circolanti », discours, 1868;

< Saggi critici », id. ; « Corti e sentenze d’amo- •e », traduit du français de Jules Barbier, id. ;

: Saggio di proverbi Umbri con illustrazioni », 869; « La Guerra », discours, id.; « Profili di crittori italiani viventi », 1870; « Mazzini eduatore », 1872, nouvelle éd., corr., revue, aug., 879; « Poesie », 1875; « Sonetti in dialetto omanesco del Belli » ; « Le correzioni ai Proîessi Sposi e l’unità délia lingua », 1879; « La aaestrina », comédie. En septembre 1880, nous rouvons M. M. professeur libre de littérature talienne à l’Université de Rome. De novembre 881 à 1886, professeur des Belles-Lettres de ». A. R. le Prince Royal d’Italie. Citons enore: « Due commedie e un discorso sull’unità

délia lingua rispetto alla commedia », 2e éd., Rome, 1883; « Voltaire contro Shakespeare, Baretti contro Voltaire, con un’appendice alla Frusta letteraria », Città di Castello, 1884; « In quanti modi si possa morire in Italia », Turin, 1883; « La Francesca di Dante », Città di Castello », 1884; préface aux « Lettere critiche », de Bonghi, id., id.; préface au « Gustavo Modena », de Bonazzi, id., id. ; « Origine délia lingua italiana », id., 1887; « Antologia délia nostra critica letteraria moderna », id., id. ; « Poesie », id., 1888; préface et notes aux « Sonetti romaneschi del Belli », id., 1886-88 ; plusieurs articles de critique littéraire dans les journaux et principales rerues d’Italie.

Morauo (Antoine), éditeur napolitain, chef de la plus forte maison de librairie de l’Italie méridionale, dont les éditions ont été couronnées aux Expositions nationales italiennes.

Mordovzeff (Daniel-Lukit), historien et publiciste russe, conseiller d’État, né, le 6 décembre 1830, dans le village Danilovka, dans la Russie méridionale. Il fit ses premières études dans son district et dans la ville de Saratof; en 1854, il fut licencié en philologie à l’Université de Saint-Petersbourg. Il rédigea pendant plusieurs années (depuis 1856) la Gazette provinciale de Saratoff, depuis le Journal du Ministère des voies de communication, dont il a quitte la rédaction en 1884. Parmi ses publications, on nous signale: « Le Samozvanicz Jean » ; « Un morceau d’histoire de la Pologne » ;

« La Chute de la Pologne »; « Les livres scolaires du XVIe siècle » ; « Les Samosvanzi » ;

« Recueil littéraire de la Petite Russie » ; « La Haidamacina » ; « L’année 1812 ».

Moreau (Jean-Marie-Célestin), publiciste et romancier français, né, à Paris, le 2 avril 1857, fit ses études au Collège des Jésuites de Poitiers, puis à la Faculté de droit de la même ville. Nous avons de lui: « L’âge de fer », poésies; « Ar Berniou Pez », roman; « Au Delà, contes étranges » ; « Au Delà, nouveaux contes étranges ».

Morel (Charles), philologue et journaliste suisse, né, le 20 mars 1837, à Lignerolles dans le Canton de Vaud, étudia les langues anciennes à l’Université de Bonn et y prit en 1858 son doctorat en présentant pour thèse: « De Xenophontis Republica Atheniensium ». Après son. retour en Suisse, l’Académie de Lausanne so l’adjoignit de 1860 à 1862 en qualité de professeur suppléant pour la littérature latine. En 1862, M. C. M. s’établit à Paris, remplit auprès de Léon Rénier les fonctions de secrétaire, collabora à la publication des œuvres de Bartolomeo Borghesi et fut avec MM. Paul Meyer, Gaston Paris et Hermann Zotenberg, l’un des fondateurs de la Revue critique d'histoire et de littérature. L’école des Hautes-Études le compta dès sa création au nombre de ses répétiteurs

pour les antiquités romaines et la philologie latine. En 1874, M. M. se fixa de nouveau et définitivement en Suisse : attache depuis cette époque d’une manière permanente à la rédaction du Journal du Genève , il a ete de 18 f 5 en 1881 chargé, en qualité de professeur extraordinaire, du cours d’archéologie à l’Université de cette ville. Nous mentionnerons parmi les plus importants travaux de M. M. : « Recherches sur un poème latin du IVe siècle », dans la Revue Archéologique , 1868; « Castell und Vicus Tacætium in Ration » ( Commentationes Mommseniance ), Berlin, 1877 ; « Geneve et la Colonie de Vienne sous les Romains, étude sur l’organisation municipale », dans les Mémoires de la Société J Histoire et d’ Archéologie de Genève, tome XX, tiré à part, 1888. Nous lui sommes également redevables de la traduction des « Recherches sur Pline le Jeune », par Mommsen, Paris, 1872, et de l’« État Romain », par Madwig, Paris, 1883—1888.

Morel (Joseph-François-Marie), homme politique français, maire de Lallaing, conseiller d’arrondissement, président du syndicat de dessèchement de la Vallée de la Scarpe, député du Nord, est né, le 26 août 1844, à Arras (Nord). Reçu licencié en droit après de brillantes études, il fut incorporé au moment de la guerre dans la première légion des mobilisés du Nord, comme simple soldat. Il ne tarda pas à être nommé lieutenant et prit part en cette qualité à toute la Campagne de l’armée du Nord, où il fit vaillamment son devoir. En 1874, il fut nommé lieutenant en premier au 1er régiment territorial d’artillerie et en 1881 il fut promu au grade de capitaine au même régiment. Fixé par ses affaires et ses relations de famille dans l’importante commune de Lallaing, M. M. en fut élu maire le 11 avril 1874; conseiller d’arrondissement de Douai, il fut porté sur la liste monarchiste du Nord, aux élections du 4 octobre 1885, et fut élu le onzième sur vingt. Les loisirs que lui laisse la politique, il les consacre à des travaux scientifiques et littéraires pour les Sociétés des arts de Douai (Nord), et de Poligny (Jura), dont il fait partie.

Morel (Joseph-Pancrace), homme politique et jurisconsulte suisse, né, à Saint-Gall, le 8 février 1825, fit ses études de droit aux Universités de Heidelberg et passa l’hiver 1848- 1849 à Paris pour y suivre les audiences des tribunaux. Lorsqu’il se fut fixé en Suisse, la carrière de la magistrature s’ouvrit devant lui après un stage relativement court au barreau; de 1859 à 1866, il remplit les fonctions de président du tribunal de première instance, de 1866 à 1869 celles de président de la Cour de Cassation. De 1861 à 1874, le Grand Conseil Saint- Gallois le compta également au nombre de ses membres. La carrière fédérale de M. M. à été tout aussi honorable et tout aussi fructueuse-

ment remplie. Député depuis 1869 au Conseil des États, il fut désigné en 1874 par l’Assemblée fédérale pour occuper un des sièges du Tribunal fédéral. De 1879 à 1881, ses collègues l’appelèrent à la présidence de ce corps. Le Conseil d’État vaudois a chargé en 1887 M. M. d’enseigner à l’Académie de Lausanne le droit public suisse; l’Université de Berne l’avait déjà en 1877 nommé Dr jur. honoris causa. Le principal titre scientifique de M. M. est l’achèvement du « Manuel de droit public suisse », qu’avait entrepris le Dr Blumer et que laissait interrompu la mort prématurée de cet éminent magistrat (1877).

Moreuo (le la Tejera (Vincent), médecin de la marine et romancier espagnol, né, à Madrid, le 2 février 1878, docteur en chirurgie à l’Université de Madrid, entra au service de la flotte, le quitta pour se consacrer à la littérature, collabora au journal El Globo, dirige maintenant la lzquierda Dinastica. En librairie : « Diario de un viaje à Oriente », 1879; « Tratamiento del Coléra », 1884; « Campana sanitaria », 1885;

« El nudo Gordiano »; « A bordo de un bote »;

« La espada de Lucifer » ; « Monarca, handido y fraile » ; « Crimen y gastigo » ; « La gran mujer »; « Las burascas de la vida » ; « El muerto resucitado »; « Las Catacumbes de Napoles » ;

« Los petardistas »; « La joya maldita »; « Los liijos del misterio » ; « Huérfana y mârtir » ;

« La sangre d’un héroe » ; « Los màrtires del presidio » ; « El juramento de muerte » ; « La mina de fuego » ; « El canto de sangre », nouvelles, 1882-1889.

Moret (Eugène), romancier français, né, à Paris, en 1835, membre du Comité de la Société des gens de lettres, chevalier de Charles III, officier de l’instruction publique, a publié un grand nombre de romans, parmi lesquels nous citerons: « Les nuits de l’Opéra »; « Le médecin des femmes » ; « Histoires amoureuses »; « Les femmes au cœur d’or »; « Les amours d’un Garde-Française » ; « Les femmes sous la Terreur » ; « Les miettes de la Science » ; « Le médecin confesseur » ; « Les millionnaires de Paris » ; « Le Roi des Sauveteurs »; « La Juive du Marché-Neuf »; « L’ingénue de province »; « Les drames du Palais de Justice »; « Confessions de Mlle de La Vallière » ; « La grande dévote » ; « Les Cloches de Noël » ; « Les messagères de l’amour » ; « La Révoltée »; « Le Danse des milliards » ; « Son Éminence Noire » ; « La petite Kate » ; « Jeunesse brisée » ; « Confession d’une jolie femme » ; « Le pendu de Liverpool »; « Les mystères de la Saint-Barthélemy » ; « Confessions de Ninon de Leuclos »; « Mémoires de Gabrielle d’Estrées » ; « Confessions de Mme de Pompadour » ; « Confessions de la Comtesse Dubarry » ; « Les fils de Tartuffe » ; « Les femmes célèbres »; « Les femmes de 93 »; « Les

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brûleurs du Poitou » ; « Le bourreau à travers les siècles ».

Moriani (Louis), jurisconsulte toscan, professeur de Pandectes à Pavie, né, à Castelnuovo près de Sienne, le 2 janvier 1845; docteur en droit à l’Université de Sienne en 1864; sa thèse: « Sulla proprietà civile », fut considérée par le Conseil supérieur de l’Instruction publique comme la meilleure composée en Italie de 1855-65 et valut au jeune auteur une bourse universitaire. Nous avons de lui: « Programma per le lezioni delle istituzioni di diritto romano », Sienne, 1871; « Notizie sull’Università di Siena », id., 1873; « Délia Filosofia del diritto nel pensiero dei giureconsulti romani », Florence, 1876; « Istituzioni di diritto romano », Sienne, 1879, ouvrage essentiel malheureusement resté îucomplet. En outre, une foule de discours, rapports, mémoires, etc.

Morin (André-Saturnin), écrivain libre-penseur français, né, à Chartres, en 1807, un des vétérans de la démocratie, débuta dans le journalisme en janvier 1830. Il fut tour-à-tour notaire, avocat et (en 1848) sous-préfet. Pendant l’Empire, il collabora à plusieurs journaux d’opposition comme le Glaneur d’ Eure-et- Loire, Y Union agricole d1 Eure-et- Loire, le Progrès du Nord, le Progrès de Lyon, le Rationaliste de Genève, le Libre Examen de Bruxelles, la Libre Pensée, la Pensée nouvelle , le Liber o pensiero de Milan, Y Excommunié de Lyon, les États-Unis d'Europe , la Science politique, le Journal des géomètres, la Finance nouvelle. Nous avons de lui en librairie: « Traité de magnétisme et sciences occultes »; « Examen du Christianisme » ; « Jésus réduit à sa juste valeur » ; « Séparation du spirituel et du temporel »; « L’Esprit de l’Eglise »; « Virgini parituræ »; « Le prêtre et le sorcier »; « Fantaisies théologiques »; « Gabriel ou vœu ecclésiastique » ; « Tribulations d’un anobli » ; « Hébertistes modernes »; « La Confess on »; « Le mariage des prêtres » ; « La Providence et la politique » ; « La superstition » ; « Séparation ou concordat » ; « Les miracles » ; « Les principes de 89 » ; « Les funérailles civiles et le mariage civil »; < Essais de critique religieuse ».

Morin (Henri-Constantin), contre-amiral italien, député au Parlement, sécrétaire général au Ministère de la Marine, né, à Gênes, en 1839, a collaboré à la Rivista Marittima de Roma en y publiant de très beaux rapports de Campagne, notamment ceux qu’il a envoyés lorsqu’il commandait la corvette Garibaldi dans les mers du Sud (1879-80).

Morley (Henry), littérateur anglais, né, à Londres, le 15 septembre 1822, étudia la médecine au King’s College de Londres et la pratiqua jusqu’en 1848. Ensuite il fut pendant deux ans à Liscard dans le voisinage de Liverpool, où il s’occupa de littérature et d’ensei-

gnement. En 1850, appelé par Charles Dickens à Londres, il collabora pendant 17 ans aux deux journaux Household words et The Examiner (1858-1865). Depuis 1865, M. M. est professeur de littérature anglaise au University College. Nous avons de lui: « How to Make home unbealthy », 1850; « A defence of ignorance », 1851; « Life of Bernard Palissy », 1852; « Jerome Cardan », 1854; « Cornélius Agrippa », 1856; « Memoirs of Bartholomew Fair », 1857 ; « Fairy Taies », 1859-60; « English writers before Chaucer », 1864; « Journal of a London Playgoer », 1866; « English writers », 1867; « Steele and Addison’s spectator », avec notes, 1868; « Life of Clement Marot », 1870; « Tables of English Literature », id.; « A First Sketch of English Literature », 1873; « A Library of English Literature », 1874; « English Literature in the Reign of Victoria », 1881; « Florio’s Montaigne », 1886; « Boswell’s Life of Johnson, etc. », id. ; « Morley universal Library », commencée en 1886; « English Writers », recommencés en

Morosi (Antoine), journaliste et littérateur italien, né, à Livourne, le 5 mai 1864, acheva ses études lycéales et débuta dans le journalisme par des contes et des articles insérés dans le Telefono de Livourne, Cullabora ensuite à la Cultura de Rome, à Y Elettrico, le Sigaro et à la Cordelia de Florence. M. M. a publié plusieurs nouvelles pleines de verve et articles d’art dramatique dans le journal théâtrale Lo Staffile de Florence, dont il est rédacteur depuis six ans. Nous avons de lui, sous le pseudonyme de Lionello, avec lequel il signe toujours ses écrits, « Aberrazioni mentali », nouvelles, Florence, Coppini e Bocconi, 1887. M. M. appartient à la rédaction du « Dictionnaire des Ecrivains du jour ».

Morosi (Joseph), historien et philologue italien, né, à Milan, en février 1844, fit ses études à l’Académie scientifique et littéraire de cette ville, où il est actuellement professeur d’histoire ancienne depuis 1877, après avoir été professeur aux Lycées de Lecce et de Naples. Nous avons de lui des recherches fort intéressantes, sous les titres suivants : « Studii sui dialetti greci délia Terra d’Otranto », Lecce, 1870; « Ricerche intorno alla origine delle colonie greche nella Terra d’Otranto », Florence, 1871; « Cose italo-greche », Naples, id. ; « I dialetti romaici del mandamento di Bove in Calabria », Turin, Loescher, 1874; « Vocalismo leccese », id., id., id. ; « Intorno al motivo dell’abdicazione delfimperatore Diocleziano », Florence, 1880; « La Società Palatina », id., 1881 ; « Se i Greci odierni sieno schietta discendenza degli antichi », Turin, 1882; « L’invito di Eudossia a Genserico », Florence, Le Monnier, id. ; « Il siguificato délia leggenda nella guerra troiana », Turin, 1883 ; « I dialetti gallo-italici di Sicilia »,

ici., 1885 ; « L’odierno dialetto catalano di AIghero in Sardegna », Florence, 1886; « I Tedeschi sul versante méridionale delle Alpi », id., 1887.

Morosini (Jean), ingénieur italien, professeur de mécanique agraire à l’Ecole Supérieure d’agriculture de Milan, né, à Pavie, où il fit ses études, le 15 avril 1842. Il se perfectionna à l’Ecole d’application des Ingénieurs de Milan ; servit à l’armée de Garibaldi en 1866. Nous avons de lui: « Calcolo delle tavole meteoriche », 1867; « Le forze idrauliche », 1877 ; « Sull’aratura a vapore », 1882; « Dinamometro differenziale », id. ; « Teoria meccanica delle scrematrici », 1885, et plusieurs études sur les « Essicatoi per cereali », insérés dans le journal La Natura de Milan.

Morosof (Pierre), docteur ès-lettres, professeur de littérature russe à l’Université de Saint- Pétersbourg, né, le 25 janvier 1850, à Nijni-Novgorod, suivit les cours au Collège de la même ville, puis entra (1871) à la faculté historique et philologique de Saint-Pétersbourg. Ses études achevées, en 1885 il fut admis comme professeur à l’Université .de Saint-Pétersbourg. En 1875, il commença ses travaux littéraires par des études sur les écrivains russes du XVIIIe siècle, et dès 1877 collabora à plusieurs revues, telles que les Annales philosophiques , le Journal du Ministère de l'Instruction publique , le Messager d'Europe , La Semaine , Messager Étranger , Messager du Nord, La Vérité russe, Le Pays , etc., en y insérant des articles bibliographiques, critiques et politiques. En 1880, il publia un livre sur « Théophane Procopowicz », un des écrivains de l’époque de Pierre-le-Grand, puis « Précis de l’histoire des littératures slaves » , dans l 'Histoire universelle de littérature, éditée par M. Korch ; « Etudes sur l’histoire de la caricature » ; « Etudes sur les écrivains italiens (G. Giusti, G. Cardueei) et espagnols (Quevedo) » ; « L’histoire de la littérature dramatique et du théâtre en Russie », 1888. En 1887, M. M. a rédigé la nouvelle édition critique des « Œuvres de Pouchkine », avec des notes bio-bibliographiques.

Morpurgo (Emile), économiste, député au Parlement, professeur de statistique à l’Université de Padoue, ancien sécrétaire général au Ministère do l’Instruction publique, né, en cette ville, en 1840. Nous avons de lui, en dehors de ses remarquables discours parlementaires et d’inauguration de cours, les ouvrages suivants: « La statistica e le scienze sociali », 1872 ; « L’istruzione tecnica in Italia », 1874; « La Finanza », 1876; «Marco Foscarini e la repubblica di Venezia nel secolo XVIII », 1880.

Mors (Henri), historien et pédagogiste suisse, né, le 6 septembre 1818, à Brutter près de Winterthur , fit ses études au séminaire de jxussnacht sous la direction de Thomas Scherr,

embrassa la carrière d’instituteur et fut successivement régent secondaire dans les bourgs et villages de Schwarzenbach, Bubikon, Richterschwyl, professeur au séminaire thurgovien de Kreuzlingen (1849-52), directeur du séminaire bernois de Münchenbuchsee (1832-60), directeur de l’orphelinat de Winterthur, poste qu’il occupe encore aujourd’hui, malgré vingt-neuf années d’une activité incessante. Son principal titre littéraire est une « Biographie de Pestalozzi », Winterthur, 2 vol., 1865-84.

Mors (Guillaume-Henri), philologue suisse, fils du précédent, né, le 23 octobre 1854, à Münchenbruchsee, reçut l’instruction secondaire au gymnase de Winterthur, fut immatriculé en 1873 à l’Université de Zurich, prit en 1877 son doctorat à celle de Strasbourg, et continua ses recherches pendant quelques années encore dans les bibliothèques de Madrid, Paris et Florence. L’Université de Berne l’a nommé en 1879 professeur ordinaire pour les langues romanes. Nous citerons parmi ses travaux les plus importants: « Les idées et les images dans l’ancienne chanson française de Roland » (thèse pour le doctorat), Strasbourg, 1877 ; « Le poème de José » (d’après le manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Madrid), Leipzig, 1883 ; « Trois chants populaires de la vallée de Bergell », Goettingue, 1886, « Table chronologique pour des leçons sur Molière », Bonn, 1886 ; « Essais sur l’histoire du drame en France », Hambourg, 1888; « Les tendances à l’unité philologique dans la Suisse chrétienne », Berne, id. M. M. est un collaborateur assidu de la Romania, de la Revue pour la philologie romane , du Recueil pour les études romanes, de toutes les revues françaises et allemandes de cet ordre.

Morsbacli (Laurent), savant allemand, professeur de philologie anglaise à l’Université de Bonn, né, dans cette ville, en 1850. Il y étudia (1868-74) les langues classiques et la grammaire comparée des langues indo-européennes et ensuite il se voua presque exclusivement à l’étude des langues romanes et teutoniques. De 1878 à 1881, M. M. a été professeur des langues anciennes et modernes au Collège Royal de Trarbach-sur-Moselle, et depuis 1884 il enseigne la langue et la littérature anglaise à l’Université de Bonn. On lui doit: « De dialecto Theocriteo », par. I, Bonn, 1874; « Gregor von Corinth über den dorischen Dialect », Rhin, Mus, 1876; « Ueber den Dialect Theokrit’s »; « Curtius und Brugnan’s Studien Z. Quech. v. lat. Gram. », 1877 ; « Ueber den Ursprung der neuenglischen Schriftsprache », Heilbronn, 1888. Outre cela, il a publié un grand nombre d’articles de philologie dans diverses revues scientifiques.

Morselli (Henri-Augustin), éminent anthropologue et philosophe italien, médecin pour les maladies mentales, né, à Modène, en 1852. Sa précocité a été remarquable; docteur en méde-

decine à l’Université de sa ville natale, il fut bientôt assistant volontaire au fameux Hôpital des aliénés de Reggio; puis au Cabinet d’anthropologie de Florence dirigé par M. Mantegazza. A peine âgé de 23 ans, il supplée le célèbre Ghinozzi à la chaire de clinique de Florence; l’année après il est médecin en chef à l’Hôpital des aliénés de Macerata; à 28 ans, il cumule l’emploi de médecin en chef à l’Asile des aliénés de Turin et celui de professeur de psychiatrie à l’Université de la même ville. M. M. trouve encore le temps d’être un des plus féconds publicistes de son pays, de diriger plusieurs journaux de médecine et d’anthropologie, et de fonder (1881) la Rivista di jilosofia scientifica. L’illustre professeur est un lettré distingué. Son discours du 26 février 1888, à Rome, sur Gfiordano Bruno devant un public choisi en témoigne. En même temps, il exerce avec succès la médecine, fonde et dirige des maisons de santé et sa clinique est un centre d’irradiation scientififique pour tout ce qui concerne la pathologie mentale et la névropathologie. Dans la longue liste des ouvrages de M. M., nous citons les plus remarquables. Eu psychiatrie: « Gli idioti », 1875 ; « Osteomalacia degli alienati », 1876 ;

« Suicidio dei delinquenti », traduit en allemand, 1875 et 1877; « L’uccisore dei bambini, Carlino Grandi », 1879; « Il professor Carlo Livi », id. ; « Diagnosi délia pazzia », 1882 ;

« Peso specifico dei cervello degli alienati », id. ; « Introduzione aile lezioni di psicologia patologica e di psichiatria », traduit en allemand, Loescher, 1881 ; « Statistica e geografia délia pazzia », divers mémoires, 1880-85 ; « Classificazione delle malattie mentali », 1883; « Pazzia sistematizzata primitiva », id. ; « Paranoïa impulsiva », 1886; « Peso dei cervello e craniometria degli alienati », 1887-88; « Manuale di semejottica delle malattie mentali », en deux vol., Vallardi, 1885-90; « Il magnetismo animale », Roux, 1886. — En médecine et névropathologie : « La trasfusione dei sangue » , Loescher, 1876; « Fisiopatologia dei simpatico », traduit en anglais ; « Patogenesi dell’epilessia », 1877; plusieurs articles, entr’autres: « Miliare » et « Colica » de 1 ' Enciclopedia medica ; « Azione fisiologica e terapeutica délia cocaina », 1881, qu’il introduisit lui-même le premier dans la pratique ; « Azione fisiologica e terapeutica délia paraldeide », 1882, id.; « Dinamografia delle malattie nervose », 1884 ; « Inversione dei reflesso pupillare », 1886; « Idroterapia nell’isterismo », 1888 ; « Azione fisiologica terapeutica dei bagni idro-elettrici », id. — En biologie :

« Il suicidio, saggio di statistica morale comparata », Dumolard, 1879, traduit dans les séries allemande, auglaise et américaine de la Bibliot. scientif. internaz. ; « Rappresentazione mentale dello spazio », 1886 ; « Fisopsicologia dell’ ipnotismo », 1887; « Cangiamenti délia :

circolazione cerebrale sotto le diverse percezioni », 1884-89 ; « Ricerche sperimentali sugli stati allucinatorii ed emotivi dell’ipnotismo », 1887-89. — En anthropologie: « Sullo scafocefalismo », 1874-76, plusieurs mémoires; « Anomalia dell’osso malare », 1872; « Etnologia délia Sicilia », 1873; « Peso dei cranio e délia mandipola », 1875 ; « Critica e riforma dei metodo in antropologia », Rome, un vol., 1880 ; « Lezioni di antropologia generale: L’uomo secondo la teoria dell’evoluzione », Unione Tip.- Editrice, un gr. vol. in-4°, 1887-90. — En philosophie scientifique : « La Neogenesi », 1873 ; « Carlo Darwin », 1882; « La filosofia monistica in Italia », 1887; « Il dèmone di Socrate», 1883; « Scienza e religione secondo E. Spencer », 1884; « L’anima, funzione biologica dei corpo », 1886; « Ordinamento degli studii filosofici in Italia », 1887; « Giordano Bruno, commemorazione », Roux, un vol., 1888; « Saggio di bibliografia bruniana », 1889; « Su G. Cesare Vanini », 1879 et 1889; « Le ultime fasi dell’evoluzionismo », 1889; « Carlo Darwin e il darwinismo nelle scienze biologiche e sociali ».

Morsoliu (Bernard), historiographe italien, né, à Gambugliano près de Vicence, en 1834. Il étudia au Séminaire de Vicence et à l’Université de Padoue, et en 1864 entra dans l’enseignement aux Lycées du royaume. C’est un érudit comme en témoigne la longue liste de ses ouvrages: « Grangiorgio Trissino », Vicence, 1878 ; « Francesco Chiericati, vescovo e diplomatico dei secolo XVI », id., 1873; « Gerolamo da Schio, vescovo e diplomatico dei secolo XVI », 1877 ; « Brendola » ; « L’Accademia dei Sociniani in Venezia » ; « Alferisio conte di Vicenza » ; « Elogi » ; « Memorie storiche pel setificio di Vicenza », 1863-66; « Nécrologie »; « Memorie storiche su Bernardino Trinagio », 1867 ; « Storia délia letteratura italiana dal 1595 al 1748 »; « Il Seicento » ; « Storia délia letteratura italiana », Milan, Vallardi, 1881 ; « Una leggenda araldica vicentina », id. ; « Matricola délia Congregazione de’Battuti in Marano Vicentino », id. ; « Viaggio inedito di Vincenzo Scamozzi », Venise, Antonelli, id. ; « Trissino, ricordi storici », id. ; « Le Collezioni di cose d’arte nel secolo XVI in Vicenza », id. ; « Le fonti délia storia di Vicenza», id. ; « La Cappella di Santa Caterina nella Cattedrale di Vicenza », 1882 ; « La Chiesa di Sorbara, spigolature », 1882 ; « Le Case presso il Ponte degli Angeli in Vicenza », Vicenza, 1880; « Il Guerriero Prudente di Galeazzo Gualdo e gli Aforismi di Raimondo Montecuccoli », 1882 ; « Solenne Commemorazione dei confratelli defunti », id. ; « Maddalena Campiglia, poetessa vicentina », id. ; « Luigi XII e la moglie di Battro Spiuola », id. ; « Un poeta ipocrita dei secolo XVI » ( Nuova Antologia ), Rome, id. ; « Le scoperte archeologiche di Tizze

d’Anzignano », 1883 ; « Esame di uno scritto recente sull’Italia liberata dai (loti, di Giangiorgio Trissino », id. ; « L’Epitalamio di Bernardino Baldi », Lonigo, id. ; « Commemorazione di Pietro Magna », id. ; « Commemorazione di Andrea Cappanzio », 1884; « La Magistratura di Giuseppe Parmi », id. ; « L’Acquedotto Roraano e il teatro Berga in Vicenza », id.; « Un Episodio délia vita di Carlo Y », id. ; « L’ortodossia di Pietro Bembo », 1885; « Commemorazione di Rinaldo Fulvi », id. ; « Pietro Bembo e Lucrezia Borgia » ( Nuova Antologia ), Rome, id. ; « Elogio di Marco dal Ponte », 1885; « Valerio Vicentino nelle Vite di Giorgio Vasari », 1886; « 11 Congresso di Verona (1822) » (da un carteggio privato), 1887 ; « Il Sarca, poemetto latino di Pietro Bembo », id. ; « Antichità romane nel Vicentino », id. ; « Relazione sui manoscritti per il concorso a una Vita di Sant’Antonio da Padova », id. ; « I Tedeschi nei Sette Comuni del Vicentino », id. ; « Tito Perlotto e Ugo Foscolo », id. ; « Un umanista pressocbè sconosciuto del secolo XIV », 1888.

Mortillet (Louis-Laurent-Gabriel de), naturaliste, archéologue et homme politique français, né, à Meylan (Isère), le 29 août 1821. Ses études faites au Collège des Jésuites de Chambéry, il vint à Paris pour y suivre le cours du Muséum d’histoire naturelle. En même temps il collaborait à la Revue Indépendante , dont il devint propriétaire en 1847. Condamné à deux ans de prison pour la publication d’un pamphlet socialiste, il se réfugia en Savoie d’abord, puis en Suisse, où il fut chargé du classement des collections du Musée d’histoire naturelle de Genève. En 1856, il fut attaché à la construction des chemins de fer Lombard-Vénitiens et de l’Italie Centrale. Rentré en France en 1864, il fonda un recueil périodique intitulé: « Matériaux pour l’histoire primitive et naturelle de l’homme ». Il s’occupa aussi, dès lors, de l’organisation de Congrès internationaux d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques, dont le premier eut lieu à la Spezia, et qui lui valurent la croix de commandeur de Stanislas de Russie et de Saint-Jacques de Portugal. Il devint ensuite membre, puis président de la Société d’anthropologie de Paris. Chargé de l’organisation de la section préhistorique de la galerie de l'histoire du travail de l’Exposition universelle de 1867, M. de M. fut attaché en 1868 au Musée des antiquités nationales installé au Château de Saint-Germain, et dont il est devenu. conservateur-adjoint. En 1875, il concourut, avec Broca, à la fondation de l’école d’anthropologie de Paris, dont il devint par la suite professeur. Conseiller municipal, puis maire de Saint-Germainen-Laye, il fut élu député de Seine-et-Oise aux élections d’octobre 1885. Sincèrement matérialiste, il poursuit franchement le cléricalisme qui le lui rend bien et qui a réussi dans ces derniers

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temps à lui enlever la mairie de Saint-Germain. M. de M. a collaboré activement à la Revue Archéologique , au Bulletin de la Société d' anthropologie, à la Revue scientifique. Il a publié : « Histoire des mollusques terrestres et d’eau douce de la Savoie et du bassin du Léman », 1854; « Guide de l’étranger en Savoie », 1856 ; « Géologie et minéralogie de la Savoie », 1858, qui lui valut la croix des Saints- Maurice et Lazare ; « Revue scientifique italienne », 1862; « Étude sur le Signe de la Croix avant le christianisme », 1866 ; « Promenade au Musée de Saint-Germain », 1869; « Les Potiers allobroges, ou les sigles figulins étudiés par les méthodes de l’histoire naturelle », 1879; « Musée historique », 1881, avec 1269 figures dessinées par son fils Adrien de M. ; « Le préhistorique », 1883; « L’Homme », journal illustré, 1884 à 1887, etc., etc.

Mory (Richard-Eugène), né, le 29 avril 1846, dans la colonie allemande de Sarepta (Russie Méridionale) dont son père était le directeur, reçut sa première éducation auprès de ses parents qui en 1847 s’étaient fixés à Pétersbourg, mais fut envoyé dans sa onzième année aux instituts moraves de Grandenberg et de Niesky en Silésie. Ses précoces facultés poétiques y furent combattues par ses maîtres qui auraient voulu l’amener à l’étude de la théologie et le dirigèrent dans ce but au séminaire de Gradenfrei. Le jeune homme obtint, après de longues luttes, de secouer un régime intellectuel qui lui était antipathique, passa en Angleterre, et vécut pendant quelques années, en donnant des leçons, à Oldham près de Manchester. Une traduction en vers qu’il donna de la « Harpe de Tara » par Thomas Moore attira sur lui l’attention des lettrés. En 1884, parut son drame original : « Arnold de Winkelried ». M. M., qui dans l’intervalle s’était établi à Bâle en qualité de professeur d’anglais, a inséré à diverses reprises dans les journaux des nouvelles-feuilletons.

Mosclien (Lambert), professeur des sciences naturelles au Lycée Humbert I à Rome, né, à Levico (Trentin), en 1853, étudia les sciences naturelles à Innspruk et Vienne, prit son doctorat à Padoue en 1876 ; libre-Docent à l’Université de Padoue en 1881 ; assistant à la chaire de zoologie comparée (1878-82), professeur de physique et de chimie au Lycée de Girgenti, puis d’histoire naturelle au Lycée Marco Fosearini de Venise, enfin au Lycée Humbert I de Rome. Nous avons de lui : « Aggiunte alla fauna aracnologica del Trentino », Padoue, 1879; « Intorno all’indice nasale del cranio Trentino », Venise, id. ; « Studii sull’indice nasale », Padoue, 1880 ; « Sopra un ibrido naturale di fringilla coelebs e di fringilla montifringilla », id.; € Sull’ indice nasale dei crani veneti », id. ; « I * colori degli auimali », id., 1882; « Sull’anomala

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divisions dell’apofisi mastoidea in crani umani adulti », id. ; « Osservazioni morfologiche dei crani umani del Veneto e del Trentino », id. ; « Délia diffusions dsl Bothrio cephalus latus in Italia », id. ; « I principii délia classificazione zoologica », Venise, 1884; « Elementi di botanica descrittiva ad uso delle scuols secondarie »,♦ Milan, 1886; « Nozioni di fisica e storia naturale per le scuole elementari », id., 1889. En collaboration avec le prof. Jean Canestrini, nous avons de lui : « Sopra un cranio dell’ossario di S. Martino », Padoue, 1879 ; « Sopra due crani Botocudi », id. ; « Sopra un cranio deformato scavato in piazza Capitaniato a Padova », id. ; « Anomalie nei crani trentini », id., 1880; « Di alcuni crani scoperti nelle necropoli atestine », Venise, 1882; « I diversi apparecchi, col mezzo dei quali le orchidée vengono fecondate per gli insetti », traduction de C. Darwin, Turin, 1883 ; « Le diverse forme dei fiori in piante délia stessa specie », id., id., 1884. En collaboration avec le prof. J. Sergi : « Crani peruviani del Museo antropologico di Roma », Florence, 1887 ; « Crani délia Papuasia », id., 1888.

Moscu (Scarlat C.), jurisconsulte roumain, né, à Moscoulesti, le 18 octobre 1858; il fit ses études littéraires à Ta Sorbonne, commença son droit à Bukarest, et acheva ses études à la Faculté de droit de l’Université de Grand en Belgique. Il inséra dans Le Petit et le Grand Monde, un ouvrage remarquable intitulé: « La Roumanie et la Belgique », et travaille maintenant à un grand ouvrage de droit pénal, dont la publication est déjà commencée dans la Rivista Letterara de Boukarest. A l'égard de ce travail, la presse roumaine toute entière s’est exprimée d’une façon élogieuse.

Mossmann (Xavier), érudit alsacien, archiviste de la ville de Colmar, est né, à Colmar, le 5 avril 1821. D’abord expéditionnaire à la préfecture du Haut-Rhin, il fut ensuite attaché, comme adjoint, à M. Louis Hugot, archiviste et bibliothécaire de Colmar. Destitué en 1849 pour ses opinions politiques, M. M. se vit obligé d’avoir recours à sa plume pour vivre. C’est alors qu’il songea à publier une « Histoire de Colmar », et prit copie aux archives de sa ville natale d’une série de documents qu’il utilisa plus tard. Bientôt l’emploi de secrétaire de la mairie de Bitschwiller vint lui donner une situation plus assurée, puis il entra comme comptable dans la fabrique Kestner à Thann, où il resta douze ans. M. J. Liblin ayant fondé en 1850 la Revue d'Alsace, M. M. y inséra (1851-1854) une série d’articles relatifs au passé de Colmar, dont le plus important est une étude approfondie sur l’histoire de la réforme dans cette ville. Il rédigea les chapitres sur Colmar, Rouffach, Soulty et Guebwiller dans le Musée historique et pittoresque de l'Alsace. La Société des monuments historiques le reçut parmi ses membres, et M. M. lui paya son tribut en publiant dans son

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Bulletin ses « Recherches sur l’ancienne constitution de la Commune de Colmar ». Archiviste de Colmar, depuis 1864, M. M. a fait paraître un grand nombre de travaux alsatiques : « Murbach et Guebwiller », histoire d’une abbaye et d’une commune rurale d’Alsace, 1866 ; « Étude sur l’histoire des juifs à Colmar », 1867 ; « La Guerre des six deniers à Mulhouse », 1868; « Les Anabaptistes à Colmar (1534- 35) » et un mémoire sur les « Contestations de Colmar avec la Cour de France (1641-45) ». M. publia en outre des travaux moins étendus dans le Bulletin de la Société des monuments historiques, dans la Revue de l'Est de Metz ; il devint correspondant de la Société des Antiquaires de France, de la Société industrielle de Mulhouse, correspondant du Ministère de l’instruction publique, etc. Déjà aussi il commença à réunir les premiers éléments de son « Cartulaire de Mulhouse », son œuvre capitale. Citons encore : « Notes et documents tirés des archives de Colmar », Colmar, 1872; « Mulhouse pendant la guerre des paysans »; « Scènes de mœurs colmariennes du temps de la guerre de Trente ans »; « Un chef de bandes des guerres de Bourgogne », dans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, 1873 ; « Les Origines de Thann » ; « Matériaux pour l’invasion des Armagnacs » ; « Matériaux pour servir à l’histoire de la guerre de Trente-ans », dont les différentes parties se suivirent depuis treize ans, 1876-1888. Dans le Bulletin de la Société historique de Mulhouse, M. M. a publié: « Tablettes synoptiques et synchronitiques de l’histoire de la république de Mulhouse », un « Échec militaire de Henri IV en Alsace » et les « Notices biographiques » sur Charles Gérard, George Stoffel, Frédéric Engel-Dollfus ; « Les Grands industriels de Mulhouse », Paris, Ducroq, 1879; « Le Cartulaire de Mulhouse », forme aujourd’hui trois volumes de 5000 pages in-4°, réunissant tout ce que M. M. a pu rencontrer de documents sur le passé de Mulhouse, dans les Archives de l’Alsace, de la Suisse, de la France et jusque dans celles du Vatican. Grâce à cet ouvrage, on pourra désormais suivre l’histoire de la modeste villa carolingienne à travers les siècles, assister au développement de la petite République helvétique, et renouveler la trame usée du récit des vieux chroniqueurs locaux. Le cinquième volume s’arrête à la date de 1586. La « vie de Engel Dollfus », réimprimée à part en 1886 a été traduite en allemand, sous les auspices de la Société industrielle de Vienne et a valu à M. M. un prix Montyon, comme ouvrage utile aux mœurs.

Mosso (Ange), illustre physiologiste italien, professeur à l’Université de Turin, où il est né en 1846; il étudia au Gymnase de Chieri, et après avoir obtenu son doctorat à l’Université de Turin, il servit à l’armée comme chirurgien, fréquen-

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