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ta à Florence le laboratoire de Maurice Schiff; fut ensuite envoyé en Allemagne s’y perfectionner et étudia à Leipzig sous la diretion du célèbre Ludwig; de là il se rendit à Paris. Rentré en Italie en 1876, il ne tarda guère à être chargé de l’enseignement universitaire, et lorsque le sénateur Moleschott fut transféré à Rome, M. M. en occupa la chaire. Travailleur infatigable, talent vivace, plume brillante et précise, M. M. est en même temps un savant de premier ordre, doublé d’un lettré de la bonne école. Voilà les titres de ses premiers ouvrages : « Sui movirnenti dell’esofago », 1872; « Sopra alcune nuove proprietà delle pareti dei vasi sanguigni », 1873; « Sull’azione dell’emetico », 1874; « Sui movimenti dell’iride », id. ; « Critica sperimentale délia diastole attiva del cuore », id.; « Sopra un nuovo metodo per iscrivere i movimenti dei vasi sanguigni nell’uomo », 1875 ; « Sull’azione fisiologica dell’aria compressa »; « Sopra l’alternarsi del campo nella visione », id.; « Sull’azione del cloralio », id. ; « Tre memorie intorno alla circolazione del sangue nel cervello dell’uomo », en collaboration avec MM. les professeurs Giacomini et Albertolli ; « Sopra un nuovo istrumento per misurare la temperatura dell’orina », 1877 ; « Sulle variazioni locali del polso », 1^78 ; « Cul polso negativo » ; « Sui rapport! délia respirazione addominale e toracica nell’uomo », id. En 1879, le prof. M. gagna le prix Royal (10,000 francs) de V Académie des Lincei pour le mémoire « Su la circolazione del sangue nel cervello dell’uomo ». Il publia ensuite : « Sulle funzioni délia vescica » et « Sui movimenti dell’ intestino » (tous deux en collaboration avec le docteur Pellacani) 1882; « Il sonno sotto il rispetto fisiologico ed igienico », 1882; « Ricerche sulle sostanze estratte da organi animali freschi e putrefatti », 1882 (en collaboration avec le docteur Guarescbi) ; « Les ptomaînes », 1883 (en collaboration avec le même) ; « La respirazione dell’uomo sulle alte montagne », 1884, « La respirazione periodica e la respirazione superflua o di lusso », 1885 ; « La paura », Milan, Treves, 1886, livre d’une haute portée scientifique autant que littéraire qui a été traduit en français et en allemand. Suivirent: « Nuovi studii di fisiologia sperimentale »; « Le Università italiane e lo Stato »; « Le precauzioni contro il colèra e le quarantene », 1884 ; « Fisiologia e patologia dell’ ipnotismo »; « Il veleno dei pêsci e delle vipere », 1888; « L’espressione del dolore », 1889. M. le prof. M. publie un journal français, Les Archives italiennes de byologie , destiné à populariser en France les ouvrages des savants italiens de la jeune école. M. M. a épousé Mlle Marie Treves, fille unique du grand éditeur milanais.
Motta (Émile), homme de lettres de la Suisse italienne, né, à Locarno, le 24 octobre 1855. Il est rédacteur du Bollettino Storico délia Sviz-