‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 77 sur 496 · N AV · texte numérisé non relu

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Londres (1862), à l’Université de Bonn (1866), à la Faculté des lettres de Paris (1867), devant laquelle il prit sa licence. Les cours de Lepsius qu’il suivit en 1868 à Berlin déterminèrent sa vocation scientifique. En 1869, M. N. partit pour l’Égypte et publia les résultats de ses investio-ations dans un vol. in-fol. : « Textes relatifs au mythe d’Horus », 1870. Parurent successivement: « La litanie du soleil », 1875; « L’Inscription historique du grand prêtre Priaodjem III », 1883; enfin, en 1882, son ouvrage le plus considérable: « Le livre des morts égyptiens de la XVIIIe jusqu’à la XXe dynastie », dont la publication avec introduction historique, notes et commentaires avait été décidée en 1874 à Londres par le Congrès des Orientalistes. Depuis 1882, M. É. N., qui passe la plupart de ses hivers sur les bords du Nil, a entrepris une série de fouilles qui s’est montrée des , plus fructueuses pour le compte d’une société anglaise: Egypt Exjiloration Fund. Les résultats en ont été consignés dans les deux mémoires :

« The store city of Pithom and the Exodus », 1887, 3me éd., 1889 ; « Goshen and the Shrine of Saft et Henneh », 1888. Deux autres travaux du même ordre: « Tell el Yahoudieh » et « Bubastis » sont annoncés comme devant paraître prochainement. M. É. N. a été en 1878 à Florence le secrétaire, en 1886 à Vienne le président de la section africaine du Congrès des Orientalistes.

N avilie (Jules-Ernest), philosophe et conférencier suisse, né, au village de Chancy près de Genève, le 13 décembre 1816, reçut sa première éducation à l’Institut pédagogique alors célèbre de Vernier qui venait de fonder en 1819, après avoir longtemps exercé les fonctions pastorales, son père M. F.-M.-L. N. Ses études s’achevèrent à l’Académie de Genève qui lui conféra en 1839 le diplôme de licencié en théologie après la soutenance d’une thèse sur le « Sacerdoce dans l’Église chrétienne ». Un séjour de dix mois à Florence, où il fut appelé, après sa consécration au Saint-Ministère, à remplacer un professeur de l’Institut, lui permit de visiter Rome ainsi que d’autres villes de l’Italie et de nouer de précieuses relations dans toute la péninsule. En 1840, après son retour à Genève, M. N. se donna tout entier a la cairière de l’enseignement ; le Conseil d’État l’appela à siéger dans la direction des écoles de la ville, aujourd’hui écoles primaires ; en 1844, il fut nommé professeur de philosophie en remplacement de M. J.— D. Choisy et ne tarda pas à grouper autour de sa chaire de nombreux auditoires, grâce à la précision et à l’eclat de sa parole. L’activité pédagogique de M. E. N. fut brusquement interrompue par la révolution de 1846. Après l’arrivée au pouvoir de M. James Fazy, il se refusa à reconnaître le nouvel ordre de choses et à figurer plus longtemps

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