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complète des ouvrages, des articles de revues, non point d’après le nom de leurs auteurs, mais d’après le sujet qui y est traité : on peut ainsi rapidement faire un choix, et l’on gagne un temps précieux que l’on perdait autrefois à recueillir péniblement les titres des ouvrages dont on avait besoin.
Aizet (Henri), écrivain belge, fils du précédent et frère de Mlle M. N. dont nous allons donner la notice, né, à Bruxelles, en 1863. A dix-huit ans, il était reçu docteur en philosophie avec la plus grande distinction ; à vingt ans, il était docteur en droit. Mais la littérature avait pour lui plus d’attrait que le barreau. Déjà il avait publié: « L’épopée du Canon », Bruxelles, 1879; il envoyait des articles aux journaux et aux revues. Coup sur coup, il fit paraître deux romans qui le classèrent d’emblée parmi les maîtres écrivains: « Bruxelles rigole», Bruxelles, 1883, et « Les béotiens », id., 1884. On s’explique mal comment, après un pareil début, M. N. a pu abandonner le livre pour le journal: il semble aujourd’hui, en effet, n’avoir plus d’autre ambition que celle de ciseler avec un art exquis les articles qu’il donne au Soir , de Bruxelles, dont il est, sans contredit, l’un des rédacteurs les plus aimés du public.
Nizet (Marie), poète belge, sœur du précédent, née, en 1859, à Bruxelles. Elle débuta dans les lettres en 1878, par deux poésies publiées dans un journal de Versailles et qui attirèrent immédiatement l’attention des critiques. Presque aussitôt, d’ailleurs, parut tout un volume: « Roumânia, chants de la Roumanie », Bruxelles, 1878, et le succès fut complet. « L’instrument « était sonore et juste — dit M. Charles Polvin « — le vers avait de l’éclat et du trait, la pas- « sion y produisait des élans de lyrisme sou- « t9nu et l’indignation des railleries fortes. On « eût dit la virtuosité de La Légende des Siècles, « résultat d’une longue pratique de l’art, maniée € avec la sûreté naïve de la jeunesse. L’auteur « avait vécu de la vie de la Roumanie, en par- « tageant avec des Roumains les impressions « et les souvenirs, les haines et les enthousias- « mes qui prennent plus de vivacité lorsqu’ils « rappellent la patrie absente. Elle amassait « ainsi les éléments d’une poésie qu’on devait, « bien à tort, lui reprocher de ne pas être na- « turelle. Dans une époque où le lyrisme est « devenu suspect, ces noms roumains, ces échos « d’un pays lointain prêtaient à l’illusion et ont « permis à l’auteur des élans superbes ». Malheureusement, ce volume ne fut plus suivi que de quelques rares poésies. Mlle M. N. se maria, devint Mrae Mercier, et cessa d’écrire.
Noack (Frédéric), écrivain allemand, rédacteur en chef de la Crefelder Zeitung, où ses articles paraissent sous le pseudonyme de Dv F. Idus ; né, le 20 avril 1851, à Giessen, il fit ses études dans son pays natal et voyagea en Ita-