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BUON

Paris, sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le 15 avril 1779. Cet opéra fit partie de la suite d'ouvrages italiens proposés à l'admiration des uns , aux sarcasmes des autres par le directeur De Vismes, dans la campagne glucko-piccinnienne de 1778-1779. Le véritable titre de la pièce est : la Cecchina, ossia la buona Figliuota, mais le sous-titre a prévalu. A Rome, cet ouvrage excita des transports d'admiration poussés jusqu'au fanatisme : il n'y avait pas eu jusqu'alors de succès plus brillant ; celui de la Cecchina fut universel. Le livret était tiré du roman de Paméla, qui a fourni au théâtre un grand nombre do comédies. La Bonne fille est une orpheline retirée dans un château et élevée par une dame qui en prend le plus grand soin. Sa beauté, ses vertus, l'ont fait aimer d'un jeune seigneur; elle a su plaire aussi au jardinier, qui veut l'épouser. La femme de chambre de la dame et une paysanne coquette, qui aspirent toutes les deux à la main du jardinier, répandent des soupçons sur la sagesse de la Bonne fille. Le jeune seigneur en est offense; la maîtresse du château veut la faire enlever et l'envoyer dans un couvent pour la soustraire à la passion du marquis amoureux ; le jardinier la délivre des mains des ravisseurs , et la conduit en triomphe ; mais le marquis l'emmène à son tour. Enfin arrive un soldat allemand, qui vient s'informer d'Un enfant que le colonel a laissé malade, en passant dans le village, d'où il avait été obligé de fuir avec précipitation , à cause d'une affaire d'honneur. Le colonel vient luimême, et reconnaît sa fille , qu'il accorde en mai'iage au jeune seigneur.

L'opéra de Piccinni s'empara de tous les théâtres d'Italie, et partout il produisit la même sensation. On ne voulait plus entendre d'autre musique; le peuple demandait toujours la Buona Figliiiola, à l'exclusion do compositions plus récentes. Les modes , les enseignes de cafés, de boutiques, les coiffures étalent à la Cecchina. Ce fut le premier exemple de cette vogue dont nous avons été souvent témoins pour quelques opéras modernes, n Ce fut dans la Cecchina , si l'on en croit l'historien de \' Opéra-Italien, que Piccinni fit entendre pour la première fois des finales avec des changements de tons, de rhythmes et de mouvements, qui renfermaient plusieurs scènes. Logroscino, à qui l'on devait l'invention de ces finales (1730), les écrivait sur un seul thème. Cette idée originale, précieuse, de la coupe et de la conduite des lin;ilcs fut une des causes du soc-

BURCt

CCS merveilleux de la pièce. Jomelli, passant à Rome, à son retour de Stuttgard, avait les oreilles fatiguées des éloges prodigués à la Buona Figliuola; d'un ton de mépris, en parlant du compositeur et de son ouvrage, il disait à ses familiers : Sarà qualche raga:zo f; qualche ragazatta ; mais, après avoir entendu l'ouvrage, il déclara solennellement, avec la sincérité digne d'un si grand maître, que Piccinni était inventeur.

Une représentation de la Buona Figliuola maritata sur le théâtre de Feltri, petite ville à sept lieues de Venise , fut signalée par un déplorable accident. Vers la fin du spectacle, un violent orage éclate tout à coup ; la foudra pénètre dans la salle par les combles du bâtiment, et éteint toutes les lumièrp^î. Les spectateurs poussent des cris d'effroi ; le tumulte, la confusion deviennent horribles. On se précipite dans les corridors ; chacun cherche dans les ténèbres une issue pour fuir co lieu de désolation. Quand la salle est enfin éclairée de nouveau, un effrayant tableau s'offre aux yeux : de tous côtés, on voit dos hommes , des femmes et des enfants privés de sentiment ; dix personnes étaient réduites en cendres , et près de quatre-vingts grièvement blessées.

BUONA FIGLIUOLA MARITATA (la), opéra italien, musique de Scolari, représenté à Venise en 1762.

BUONDELMONTE, Opéra italien , musique de J. Pacini, représenté à Florence en I844.

BUONTEMPONE DELLA PORTA TICI-

NESE , opéra-bouffe italien , musique de Mandanici, représenté à Milan en 1841.

BUONO D'ANTONA (il). Opéra italien, musique de Traetta, représenté à Florence en

BURBERO DI BUON CUORB (il) [le Bourru bienfaisant], opéra, musique de Martini (Vincent Martin, dit), livret de Da Ponte, représenté à Vienne en 1785, et à Paris, au théâtre Feydeau, le 22 février 1791.

BURG FALKENSTEIN (die) [le Bourg de Falkenstein] , opéra allemand, musique de G.-F.Grund, écrit vers 1820, (non représenté).

BURG-FRAU (die) [la Dame du château], opéra allemand, musique de Titl, représenté à Prague vers 1830.

BURGRAVI (i), opéra italien, musique de Salvi (Matteo), représenté à la Scala de Milan en 1345.

CABI

CACC

BÙRGSCHAFT (die) [la Caution] , opéra allemand , musique de Blumenrœder , représenté en Allemagne en i824.

BÙRGSCHAFT (die) [la Caution], grand opéra en trois actes, musique de François Lachner, représenté à Munich en 1834.

BURGSCHAFT (die) [la Caution], opéra allemand , musique de G. Hellmesberger , représenté à Hanovre en 1848.

BDRLA (la), ojlêra italien, musique de Aspa , représenté au théâtre del Fondo le 18 mai 1832.

BDRLA PER CORREZIONE (uxa), opéra

italien, musique de Chiaramonte, représenté au théâtre Paganini de Gênes en 1855.

BUTTE DES MOULINS (la), opéra-comique en trois actes , paroles de Gabriel et Desforges, musique de A. Boieldieu, représenté au Théâtre-Lyrique le 6 janvier 1852. Le sujet est assez bizarre : il s'agit d'une conspiration des membres de la société de l'Epingle noire et de l'attentat commis, rue Saiut-Nicaise ,

contre les jours du premier consul. Une famille de porteurs d'eau est compromise , par suite de la transformation d'un tonneau en machine infernale. Les personnages de la pièce sont un comte de Saint-Céran, conspirateur ; un bonhomme Brichard , qui a promis la main de sa fille Mariette à trois prétendants : à son neveu Robert , tambourmajor, revenant d'Italie; à Eloi, son frère; au citoyen Dorliton, clerc du commissaire de police. Tout se termine par la proclamation de l'innocence de ces pauvres Auvergnats et par un défilé triomphant sur la Butte des Moulins.

Dans le premier acte , on distingue la romance chantée par Eloi et un bon quatuor pour voix d'hommes ; dans le second, le compositeur a montré autant d'habileté que de goût dans le gracieux chœur de la fontaine, dans le duo entre Eloi et Mariette : A l'eau, à l'eau! et dans les couplets du tambour-major. Le finale, qui débute par un quin tette sans accompagnement, est remarquable. Cet ouvrage a eu pour interprètes : Meillet , Junca, Neveu et Mlle Rouvroy.

CABALEUR (le), opera-comique en un acte , paroles de Lebrun-Tossa, musique de Jadin, représenté à l'Opéra-Comique, rue Favart, le 11 janvier 1795.

CABANE DE MONTAINARD (la), mélodrame en trois actes, paroles de Frédéric et Victor Ducange, musique de Schaffner, représenté à la Porte-Saint-Martin le 2G septembre 1818.

CABARET DES AMOURS (le), Opéra-COmi-

que en un acte, paroles de MM. Michel Carré et Jules Barbier , musique de M. Prosper Pascal , représenté à l'Opéra-Comiquo le 8 novembre 1862. Cet ouvrage offre une particularité : deux acteurs y jouent quatre personnages. Couderc et Mme Chollet-Bj-ard se sont acquittés avec habileté de cette double tâche.

CABINET (the), opéra anglais, musique de Moorhcad, représenté sur le théâtre de Covcnt-Garden à Londres en 1802. Moorhead était irlandais. Il eut pour collaborateur John Davy et Brahaiu ; cette pièce paraît avoir joui d'une certaine vogue chez nos voi-

sins, car elle fut donnée pendant quelques années sur plusieurs théâtres.

CABRIOLET JAUNE (le), opéra-bouffon, en un acte, paroles de Ségur jeune, musique de Tarchi, représenté à l'Opéra-Comique le 6 novembre 1798, repris au même théâtre avec des changements en isoo.

CACCIA D'ENRICO IV (la) [la Chasse de Henri IV], opéra italien, musique de Bianchi, représenté à Venise en 1784.

CACCIA D'ENRICO IV (la), opéra italien, musique de Tossi, représenté à Barcelone en 1788.

CACCIA D'ENRICO IV (la) , opéra italien , musique de Raimondi , représenté à Naples vers 1822.

CACCIA DI ENRICO IV (la), opéra-bulTa, musique de Tarchi, représenté au théâtre Nuovo, à Naples, en 17S3.

CACCIA DI HENRICO IV (la) , opéra italien , musique de Puccita , représenté au théâtre Italien de Paris le 28 octobre 1S15.

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